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Les futurs CPU seulement supportés par W10 ?

Tags : Microsoft; Windows;
Publié le 16/01/2016 à 12:02 par
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Terry Myerson, vice-président exécutif chargé de la division Windows and Devices au sein de Microsoft, a indiqué au travers d'un billet  que les processeurs à venir tel qu'Intel Kaby Lake ou AMD Bristol Ridge ne seraient supportés que sous Windows 10.


Windows 7 et 8 continueront bien entendu d'être supportés pour tout ce qui touche la sécurité, la fiabilité et la compatibilité sur les puces précédentes, respectivement jusqu'en janvier 2020 et janvier 2023, sauf pour Skylake ou le support ne sera complet que jusqu'en juillet 2017. Au-delà seules les failles les plus critiques concernant ces configurations seront comblées, à condition que la mise à jour n'entrave pas la fiabilité ou la compatibilité sur d'autres plates-formes.

Microsoft continue donc d'essayer de pousser au maximum la migration vers Windows 10, alors qu'il reste environ 6 mois de gratuité. Les versions Entreprise n'étant pas concerné, les professionnels en étant équipé devront donc forcément repasser par la caisse en cas de changement de machine si on en croit les dires de Microsoft.

Il faut toutefois tempérer le contenu de ce billet puisqu'il parait évident que Windows 7 ou 8 seront tout de même capable de tourner sur les nouvelles plates-formes, les quelques mises à jour parfois nécessaires concernant surtout de nouvelles fonctionnalités introduites par les processeurs qui ne sont pas essentielles au bon fonctionnement du tout. On notera au passage avec amusement que Terry Myerson annonce que comparé à un PC Windows 7, Skylake combiné avec Windows 10 permet de faire 30x mieux côté graphique et 3x mieux en autonomie. On suppose que le "PC Windows 7" doit être équipé d'un CPU Intel de l'époque, par exemple un Clarkdale, mais l'absence de précision montre bien les tours de passe-passe marketing que Microsoft est prêt à utiliser pour mettre en avant Windows 10.

AMD lance ses Opteron A1100 en ARM

Tags : AMD; ARM; Opteron;
Publié le 15/01/2016 à 13:22 par
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Annoncé en octobre 2012, l'arrivée d'Opteron à base d'ARM chez AMD devait se faire en 2014. Après le lancement d'un kit de développement début 2014, ce n'est finalement qu'en ce mois de janvier 2016 qu'AMD lance les Opteron A1100 dans leur version définitive.

Trois références de ces SoC gravés en 28nm sont annoncées :

-A1170, 8 cœurs à 2.0 GHz, 4 Mo L2 + 8 Mo L3, DDR3-1600/DDR4-1866, 32w
-A1150, 8 cœurs à 1.7 GHz, 4 Mo L2 + 8 Mo L3, DDR3-1600/DDR4-1866, 32w
-A1120, 4 cœurs à 1.7 GHz, 2 Mo L2 + 8 Mo L3, DDR3-1600/DDR4-1866, 25w

Les cœurs ARM sont pour rappel de type Cortex-A57 64-bit. Côté fonctionnalité le contrôleur mémoire dispose de deux canaux et peut gérer jusqu'à 32 Go (4x8 Go) de DDR3 avec des dies de 4 Gb, 64 Go (8x8 Go) en DDR4 avec des die de 8 Gb et même 128 Go (4x32 Go) si on passe en RDIMM. Le SoC gère en sus 8 lignes PCIe Gen3, pas moins de 14 ports SATA 3.0 et deux réseaux 10 Gigabit. L'USB n'est pas de la partie et devra être confié à une puce externe.

Il est question d'environ 150$ pour l'A1170, soit un tarif proche de l'Atom C2730 d'Intel et ses 8 cœurs x86 Silvermont à 1.7-2.4 GHz qui devrait a priori avoir des performances assez proches mais dont le TDP est de 12w. L'intérêt de ces Opteron ARM ne se situera donc a priori pas du côté du rapport performance/prix ou performance/watt mais plutôt côté fonctionnalité, l'Atom étant limité officiellement à 32 Go (a priori 64 Go en pratique), ne disposant que d'une interface Gigabit et que de 6 SATA dont 2 SATA 3.0.

Pour gérer 128 Go de mémoire et deux interfaces 10 Gigabit il faut chez Intel passer au Pentium D1517 (4C/8T 1.6-2.2 GHz, 25W et 194$) ou au Xeon D1520 (4C/8T 2.2-2.6 GHz, 45W et 199$) qui sont autrement plus performants en calcul puisque basés sur Broadwell, gèrent 32 lignes PCIe (24 en 3.0 et 8 en 2.0) mais restent limité comme l'Atom à 6 SATA (tous 3.0 cette fois).

C'est donc avec pas mal de retard et un positionnement assez complexe que les premiers Opteron ARM arrivent. Il faut dire que la mise en place de l'écosystème ARM côté serveur a mis du temps, avec notamment le support logiciel de l'APCI ou du PCIe. Pas de quoi faire trembler Intel et son x86 pour le moment mais ça ne saurait tarder ! Gageons en effet que tout ce qu'AMD a appris et mis en place lui servira pour le lancement de la prochaine génération d'Opteron ARM utilisant des cœurs K12 (intégration "custom" d'ARMv8). Initialement prévu pour 2016, ce lancement ne devrait se faire qu'en 2017 et il faut espérer que cette-fois AMD n'aura pas de retard puisqu'en sus de la concurrence d'Intel il ne devrait plus être seul sur le marché serveur en ARM, puisque d'autres puces notamment chez Qualcomm sont prévues.

 
 

1500$ pour l'i7-6950X Broadwell-E à 10 cœurs ?

Publié le 11/01/2016 à 12:18 par
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Intel n'a jamais été connu pour faire des cadeaux et le lancement de Broadwell-E ne devrait pas y échapper. Ainsi alors qu'on se réjouissait de l'arrivée d'une déclinaison 10 cœurs en version X et 8 cœurs en version K, cela serait accompagné selon nos confrères de Computerbase d'un tarif revue à la hausse puisqu'il est question de 1499$ pour l'i7-6950X 10 cœurs contre 999$ pour l'actuel i7-5960X 8 cœurs. De là à imaginer que l'i7-6900K 8 cœurs serait à 999$ et non pas 583$ comme l'i7-5930K 6 cœurs il n'y a qu'un pas.


Voilà qui devrait grandement compromettre l'intérêt de Broadwell-E par rapport à Haswell-E, alors qu'on aurait pu penser qu'Intel allait faire un peu profiter ses clients des économies réalisées grâce au passage en 14nm. Dans tous les cas un tel prix ne serait pas une première pour Intel qui avait déjà lancé les Core 2 Extreme QX9775 au même tarif en 2008. A l'époque ces processeurs devaient être associés par paire au sein de la plate-forme Skulltrail afin d'atteindre les 8 cœurs sur une carte mère à 650$ !

AMD A10-7890K pour fêter les 2 ans de Kaveri...

Tags : AMD; FM2+; Kaveri;
Publié le 11/01/2016 à 10:59 par
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Deux ans après son apparition, AMD lance une nouvelle déclinaison de son Kaveri, l'A10-7890K. Les spécifications exactes en sont pas données mais selon les rumeurs les fréquences sont de nouveau revue à la hausse, que ce soit côté CPU 4.1/4.3 GHz soit 200 MHz de mieux que le 7870K et 300-400 MHz de plus que l'A10-7850K que côté GPU avec une fréquence de 900 MHz contre 866 MHz et 720 MHz pour les 7870K et 7850K. Côté tarification l'A10-7890K est positionné à 140$ HT.

CES: Discussion avec Lisa Su, CEO d'AMD

Tags : AMD; CES 2016; Polaris; Zen;
Publié le 08/01/2016 à 19:50 par
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A l'occasion de ce CES, AMD a convié une petite dizaine de journalistes à prendre part à une discussion ouverte avec sa CEO, Lisa Su. Un entretien d'une heure au cours duquel de nombreux sujets ont pu être abordés : Zen, Polaris, les consoles, la réalité virtuelle…



Polaris

Si le premier sujet aux lèvres des journalistes était Zen, de son côté c'est Polaris que Lisa Su a voulu aborder en premier lieu, une manière de réaffirmer que les GPU sont très importants pour AMD qui mise notamment sur la réalité virtuelle pour générer de la demande pour ses technologies matérielles et logicielles. Lisa Su indique à ce sujet avoir été impressionnée par les progrès réalisés par Oculus et HTC, mais qu'il faudrait du temps, une nette baisse des prix des casques et beaucoup de travail sur ses futurs GPU pour rendre la technologie accessible au plus grand nombre.

Lors de l'annonce de l'architecture Polaris, le Radeon Technology Group a parlé d'une relativement petite puce d'entrée ou de milieu de gamme prévue pour mi-2016. Introduire une nouvelle architecture de cette manière est inhabituel même s'il y a des précédents, mais le mois dernier AMD s'était refusé à confirmer que ce serait bien le premier GPU Polaris commercialisé.

"Une petite puce qui représente le meilleur compromis entre coûts, consommation et performance est mieux adaptée pour apprendre à maîtriser un nouveau process et son rendement" a indiqué Lisa Su. Plus explicite, la CEO poursuit : "avec Polaris nous avons voulu nous focaliser sur un dérivé mobile pour la période back-to-school". AMD met ainsi les bouchées doubles pour ne pas rater cette période importante de la rentrée 2016 et ne pas devoir attendre le cycle suivant.

Cela ne veut pas dire qu'AMD abandonne le haut de gamme desktop. Lisa Su a tenu à réaffirmer que le haut de gamme reste important mais n'a pas voulu s'engager en affirmant qu'il serait également lancé en 2016. "J'ai encore besoin de quelques semaines avant de pouvoir répondre à cette question", nous a indiqué la CEO d'AMD.

Zen

Difficile de ne pas passer rapidement aux questions concernant Zen lors d'un entretien avec la CEO d'AMD, cette future architecture CPU étant très attendue et cruciale pour l'avenir de la société. Est-ce que le lancement en 2016 en toujours bien au programme ? A cette question, Lisa Su a répondu que "le lancement de Zen sur les plateformes desktop haut de gamme et serveur est au programme de 2016 avec les premiers volumes de productions prévus pour la fin de l'année". Reste bien entendu à voir si la commercialisation au détail débutera bien cette année puisqu'il n'est pas impossible que la disponibilité réelle n'intervienne que début 2017.

Avec Zen, Lisa Su a indiqué vouloir se refaire une place dans le monde du serveur en s'attaquant en priorité aux stations de travail 1P et aux serveurs destinés à exécuter des tâches hautement multi-threadées. L'inertie importante de ce marché implique cependant qu'il faudra du temps et de nombreux efforts successifs à AMD pour parvenir à y réoccuper une place significative, mais cela reste un objectif important pour la société.

Le marché PC en général

Alors que de nombreux acteurs du marché PC tentent de se diversifier, par exemple Intel avec Curie ou Nvidia avec le pilotage des voitures, Lisa Su explique que pour AMD le marché PC reste prioritaire. Certes il n'est plus en croissance mais il représente toujours de grosses opportunités pour AMD qui n'y occupe que de petites parts de marché. "Nous sommes sous-représentés par rapport aux capacités de nos produits", estime Lisa Su, qui y voit l'opportunité de faire mieux sur base de ses technologies actuelles et beaucoup mieux par la suite.

AMD a ainsi décidé de focaliser ses investissement sur ses technologies de base telles que son architecture CPU et son architecture GPU. D'une part c'est ce qui permettra à AMD de reprendre des parts de marché dans le monde du PC et d'autre part "c'est le volume de ce business traditionnel qui nous permet de supporter le coût de développement de toutes ces technologies".

Les futures consoles

Comme vous le savez, c'est AMD qui fournit la technologie matérielle derrière toutes les consoles principales actuellement disponible. Est-ce que ce sera toujours le cas à l'avenir ? "Rien n'est jamais acquis", répond Lisa Su, qui a cependant bon espoir de garder une forte présence dans ce domaine qui évolue relativement lentement. Lisa estime la durée de vie des consoles actuelles comprise entre 5 et 7 ans, mais précise "dans cet intervalle il y aura des opportunités de réduction des coûts".

Il est ainsi probable que l'an prochain AMD fournisse une nouvelle version de l'APU de la PS4 et/ou de la Xbox One. Des rumeurs font d'ailleurs état d'une Xbox One équipée d'un GPU Polaris. Il sera en effet logique pour AMD d'utiliser sa nouvelle architecture prévue pour la 14/16 nm plutôt que de porter son ancienne architecture sur ces nouveaux process.

2016 une bonne année pour AMD ?

Lisa Su estime que 2016 va être une bonne année pour AMD et que de nombreux investissements réalisés par la société vont enfin commencer à payer. Si nous espérons pour AMD que ce sera bien le cas, de notre côté, nous nous attendons par contre à une année difficile de plus pour AMD, tout du moins à deux ou trois trimestres difficiles de plus. Avec Zen annoncé pour la fin de l'année et Polaris qui ne fera son introduction que mi-2016 dans le milieu de gamme, AMD n'aura probablement d'autre choix que de jouer la montre.

Enfin, à la question de savoir quel gros titre elle aimerait lire lors du CES 2017, c'est avec un grand sourire que Lisa Su a répondu "AMD is back !". Et de préciser "nous savons ce que c'est d'être numéro un, nous avons déjà été dans cette position et tous nos efforts se font dans l'optique de nous y retrouver à nouveau". Il reste 12 mois de travail !

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