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Comparatif de 19 ventirads haut de gamme
DiversRefroidissement
Publié le Mercredi 5 Avril 2017 par Matthieu Legay

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Page 1 - Introduction

Après avoir testé des ventirads à moins de 40€, nous nous étions lancé dans un comparatif de ventirads haut de gamme, voire carrément très haut de gamme. Un travail de longue haleine, avec pas moins de 19 modèles testés, qui s'est vu retardé à de nombreuses reprises du fait de diverses évolutions tant professionnelles que personnelles de son auteur, qui a finalisé cet article après avoir… traversé l'atlantique !

A l'époque où ce comparatif a été initié, le choix a été difficile face à la multitude des modèles proposés sur le marché, nous avons donc choisi de nous restreindre à des solutions de refroidissement dont le prix moyen est supérieur à 40 €. Depuis le moment ou ce comparatif a été initié, de nouveaux modèles sont apparus, d'autres présents dans le comparatif ne sont plus d'actualité, mais il aurait été dommage de ne pas publier nos résultats complets.

Voici la liste des dissipateurs testés pour vous :

  • be quiet! Dark Rock 3 & Dark Rock Pro 3
  • CoolerMaster Hyper 612 Ver. 2
  • Cryorig R1 Ultimate
  • Noctua NH-U12S, NH-U14S & NH-D15
  • Phanteks PH-TC12DX, PH-TC14S & PH-TC14PE
  • Prolimatech Armageddon & Genesis
  • Raijintek Tisis
  • Scythe Ashura & Mugen Max
  • Silverstone HE02
  • Thermalright HR22, Macho rev.B & Silver Arrow IB-E

Sauront-il se montrer véritablement meilleurs que les solutions moins onéreuses de notre précédent comparatif ?

Page 2 - PWM, Montage, AM4, DIMM

# Le PWM

Ce n'est pas une nouveauté, depuis quelques années, les ventilateurs optent de plus en plus pour une alimentation de type PWM. Ce type de ventilateur est facilement reconnaissable puisqu'il n'utilise pas un connecteur à 3 fils classique mais un à 4 fils. Pour plus de détails sur cette technologie, nous vous invitons à vous reporter à notre comparatif de ventilateurs PWM.

Connecteur PWM 4 fils

La question ne se posera pas aujourd'hui, puisque toutes les solutions de refroidissement testées sont équipées d'un ventilateur PWM, à l'exception du Phanteks PH-TC14CS (qui est fourni avec un adaptateur à cet effet) et du Raijintek Tisis, dont un seul des deux ventilateurs est PWM, et à l'exception bien sûr des solutions vendues sans ventilateur.

Le montage

Globalement, tous les ventirads de ce comparatif sont simples à monter. Il faudra toutefois s'armer d'un peu de patience puisque l'utilisation d'une plaque de fixation à l'arrière de la carte mère est quasi systématique, ce qui est compréhensible étant donné le poids des solutions testées.

Si vous ne disposez pas d'un boitier vous laissant accès à l'arrière de la carte mère, il vous faudra la démonter pour pouvoir mettre en place le ventirad. Avec un boitier proposant un tel accès, il faudra parfois également tout démonter puisque le montage sera plus simple hors boitier, surtout lorsqu'il faut directement visser le ventirad à la plaque arrière, comme c'est notamment le cas chez be quiet!

Sens optimal de montage

Sur plate-forme Intel, le montage de tous les ventilateurs peut se faire dans le sens désiré par l'utilisateur, à condition bien entendu de ne pas avoir une solution trop imposante qui serait trop proche de la carte graphique.

Il est généralement conseillé d'orienter le flux d'air vers l'arrière du boitier plutôt que vers le haut car il s'agit la plupart du temps de l'emplacement du ventilateur en extraction. Cette règle n'est toutefois pas fixe et maintenant que l'alimentation est bien souvent placée en bas des boitiers, il est tout à fait possible d'orienter le radiateur vers le haut, si vous disposez également d'un ventilateur en extraction haute.

Sur plate-forme AMD, c'est un peu moins souple, avec un sens de montage dont le choix n'est pas systématiquement laissé à l'utilisateur.

L'AM4

Un point sur la compatibilité AM4 : à l'occasion de la sortie du Ryzen d'AMD, certains constructeurs de solutions de refroidissement ont annoncé la mise à disposition gratuite de kits de fixation adaptés au nouveau socket AM4, les fixations à la carte mère n'étant pas les mêmes que les sockets AMD précédents.

C'est le cas entre autre de be quiet!, Cryorig, Noctua, Phanteks et Thermalright. Dans le cas du Cooler Master Hyper 612 v2, la situation est un peu plus floue. Cooler Master annonce une disponibilité prochaine du kit AM4, sans plus de détails.

Chez Prolimatech, c'est statu quo : la marque annonce une disponibilité prochaine des kits AM4, sans indiquer si ces kits seront gratuits ou payants, en espérant ne pas se retrouver dans la même situation qu'il y a quelques années avec les kits AM3, disponibles, mais pas gratuitement ! Raijintek de son côté annonce une disponibilité prochaine des kits AM4, gratuits moyennant la présentation d'une preuve d'achat. Quant à Scythe, les Mugen Max et Ashura peuvent recevoir un kit de compatibilité AM4 moyennant 3,99€ (frais de port inclus), en contactant le support technique de la marque.

Une partie des ventirads de ce comparatif, initié longtemps avant la sortie de l'AM4, disposent de versions mises à jour pour la plateforme soit en version classique compatible également avec d'autres socket soit avec des versions spécifiques AM4.

Sens de montage et mémoire

Il faut savoir que le sens de montage peut avoir un impact sur la possibilité d'utiliser ou non des barrettes mémoires dotées de radiateurs imposants. Le ventilateur peut en effet passer au dessus des mémoires classiques, ce dernier étant relevé selon les modèles de 30 à 45mm par rapport au socket, alors que les mémoires peuvent atteindre 50mm avec certains radiateurs.

La mesure que nous reportons comme étant l'empattement dans les fiches des ventirads correspond en fait à la distance qui sépare le centre du ventirad à l'extrémité du ventilateur. Sur notre carte mère de test Asus Maximus V Formula, au-delà de 53mm environ le ventilateur passe au dessus du premier DIMM, et au-delà de 63mm les deux premiers DIMM sont impactés. Sur certaines cartes cette distance peut être plus réduite, nous vous invitons donc à faire vos propres mesures !

Page 3 - Protocole de test

# Protocole de test

Pour permettre une meilleure comparaison des résultats, notre protocole de test est inchangé par rapport à notre comparatif précédent. Afin d'évaluer les différentes solutions de refroidissement intégrées au sein de ce comparatif, nous avons utilisé deux types de mesures.

Thermiques tout d'abord, en mesurant leur capacité de refroidissement. Pour ce faire, nous avons utilisé un processeur Core i7-2700K chargé à l'aide de Prime95 sur une Asus Maximus V Formula. Nous avons préféré rester sur un Sandy Bridge plutôt qu'un Ivy Bridge ou supérieur afin d'avoir un meilleur contact entre l'IHS et le die. Sur les dernières générations de processeur LGA 115x Intel utilise en effet de la pâte thermique au lieu d'un joint métallique, ce qui est moins efficace.

Les températures au repos, peu représentatives étant donné la faible consommation d'un tel processeur dans cet état, ne sont pas mesurées : dissiper une dizaine de watts en silence est à la portée de n'importe quel ventirad. Ce processeur est utilisé dans 4 configurations :

  • A 3,7GHz et 1.10V, avec une consommation mesurée par l'ATX12V de 65 Watts
  • Overclocké à 3.9 GHz et 1.20V, on passe alors à 90 Watts
  • Overclocké à 4.3 GHz et 1.35V, on passe alors à 135 Watts
  • Overclocké à 4.7 GHz et 1.45V, on passe alors à 180 Watts
  • Overclocké à 4.8 GHz et 1.50V, on passe alors à 200 Watts

Cette mesure de consommation ne correspond pas exactement à ce qu'il faut dissiper, puisqu'il y a environ 10% de pertes au niveau de l'étage d'alimentation de la carte mère. Tous les ventirads sont testés avec 4 niveaux de vitesses différents fixés via une régulation de type DC : 5V, 7V, 9V et 12V. En sus les vitesses de rotation des ventilateurs sont indiquées en fonction du niveau de tension et de régulation PWM qui leur est communiqué.

Les valeurs reportées sont de 4 types :

  • N/A : Le ventilateur ne tourne pas à cette tension
  • Échec : Refroidissement insuffisant, le processeur "throttle"
  • Température en rouge : Valeur supérieure à 60°C au delà de la température ambiante
  • Température en noir : Valeur mesurée

Quelques explications sont nécessaires. Lors d'un échec, le refroidissement n'est pas suffisant pour maintenir la température d'au moins un des core en dessous de 95°C. Le processeur abaisse alors sa fréquence de fonctionnement afin d'essayer de maintenir une température ne l'endommageant pas.

La mesure reportée correspond à la moyenne des températures maximales des 4 coeurs reportées par HWINFO64. Nous déduisons de cette valeur la température ambiante lors du test, qui se situe autour de 20°C. Les tests sont effectués hors boitier. La valeur reportée est donc un delta de température entre la température ambiante et la moyenne des températures maximales des 4 coeurs.

Les nuisances sonores sont pour leur part relevées à l'aide d'un sonomètre Cirrus Optimus CR152A Class 2. Il permet de mesurer des niveaux sonores aussi bas que 20 dBA, niveau à laquelle la pièce utilisée permet de descendre.

Le ventirad est au niveau du sol, le sonomètre étant 25cm plus loin et en hauteur de 15cm pour la mesure. Lorsque le niveau mesuré est entre 20 et 25 dB(A) mesurés, on peut qualifier les solutions de silencieuses lorsqu'elles seront utilisées en pratique dans une machine, mais elles ne sont réellement inaudibles qu'à la borne inférieure de cet intervalle. Jusqu'à 28 dB(A), le refroidissement se fait de manière très discrète, entre 28 et 31 dB(A) on qualifiera le niveau de discret. Jusqu'à 37 dB(A) on est dans un niveau standard pour un ordinateur, au delà on passe dans le bruyant. Après 45 dB(A) le niveau atteint est vraiment élevé et peut vite devenir difficilement supportable pour un ordinateur sauf à être couvert par un fond musical, bien que ce seuil soit comme les autres très subjectif et dépende de plusieurs facteurs tels que la sensibilité au bruit de l'auditeur bien sûr mais aussi la régularité du bruit ou encore l'environnement, le boitier utilisé, etc...

Page 4 - be quiet! Dark Rock 3

Après les be quiet! Dark Rock Advanced C1 et be quiet! Dark Rock Pro C1 de notre dernier comparatif de ventirads haut de gamme, voici les Dark Rock 3 et Dark Rock Pro 3, ce dernier étant le grand frère testé en page suivante du modèle qui nous intéresse ici.

Comme d'habitude chez be quiet!, l'esthétique de ce ventirad intégralement noir en impose. La finition est très soignée, comme en témoignent la plaque supérieure en aluminium anodisé brossé, et les 12 capuchons - en aluminium eux aussi - qui recouvrent les extrémités des heatpipes.

Le Dark Rock 3 est classiquement (à ce niveau de prix) équipé de 6 heatpipes de 6mm, et d'un ventilateur de 135mm PWM, qui présente la particularité d'avoir un moteur à 6 pôles (au lieu de 4 habituellement), pour un fonctionnement encore plus silencieux, moins de vibrations, une consommation réduite et une tension de démarrage encore plus basse.

Vous trouverez dans son bundle un manuel multilingue, une petite clef plate pour aider au montage, et un tube de pâte thermique blanche. Il est garanti 3 ans.

Le câble du ventilateur, d'une longueur de 23cm, est gainé, et la base du ventirad, presque parfaitement plane sur notre exemplaire de test, offre une jolie finition miroir.

Montage

Le montage du Dark Rock 3 ne désarçonnera (malheureusement) pas les habitués de la marque. Son installation nécessite la mise en place d'une plaque à l'arrière de la carte mère, et le vissage du ventirad se fait au dos de la carte, directement depuis la plaque, après avoir bloqué les écrous sur les pattes de fixation avec la petite clef hexagonale fournie. Cela ne demande qu'un peu d'habileté, mais on a vu plus pratique du coté de la concurrence. Attention aussi si votre carte mère est comme notre carte mère de test équipée de radiateurs imposants !

Coté encombrement, le Dark Rock 3 n'empiète que sur le premier DIMM. La hauteur de son ventilateur peut être ajustée pour laisser entre 30mm environ (ventilateur qui ne dépasse pas du ventirad) jusqu'à environ 50mm (le ventilateur soufflera alors surtout sur le dessus du ventirad).

Résultats

Le be quiet! Dark Rock 3 n'est silencieux qu'à 5V, auquel cas il permet de refroidir sans problème notre Core i7 2700K overclocké à 3,9GHz.

Pour overclocker plus, il faut passer à 9V lorsque 135W sont consommés sur l'ATX12V, et 12V (tout juste, et de manière bruyante qui plus est) quand on est à 180W.

Bilan

Les performances du Dark Rock 3 sont somme toute assez décevantes au vu du niveau sonore produit ; ses performances sont à vrai dire équivalentes à celles de son petit frère le Shadow Rock 2, qui est vendu environ 20€ moins cher. On ne peut toutefois lui enlever son esthétique et sa finition, qui en imposent.

Page 5 - be quiet! Dark Rock Pro 3

Grand frère du Dark Rock 3 testé en page précédente, ce Dark Rock pro 3 se dote d'un heatpipe supplémentaire, pour en porter le nombre total à 7, et adopte un design double tour, avec par rapport au Dark Rock 3 "tout court" un deuxième ventilateur pris en sandwich entre les deux groupes d'ailettes.

La finition du Dark Rock Pro 3 mérite les mêmes éloges que celles de son petit frère Dark Rock 3, puisque ces deux modèles sont visuellement très proches : même plaque supérieure en aluminium anodisé brossé, mêmes capuchons en aluminium pour cacher les extrémités des heatpipes, et en règle générale, même soin apporté aux détails.

Comme indiqué un peu plus haut, le Dark Rock Pro 3 est doté de 7 heatpipes, l'un d'entre eux traversant chaque groupe d'ailettes en son milieu, un endroit "oublié" sur le Dark Rock 3 par exemple, peut être parce que le flux d'air est aussi plus faible à ce niveau des ailettes.

Comme ce dernier, le ventilateur central (135mm) utilise un moteur à 6 pôles, pour une plus grande régularité de fonctionnement et encore moins de bruit, mais le ventilateur frontal (120mm) semble utiliser un moteur plus classique à 4 pôles. Les câbles des deux ventilateurs sont gainés, d'une longueur de 23cm pour le 135mm, et de 25cm pour le 120mm, ce dernier intégrant un petit connecteur (d'une longueur de 10cm mais non gainé) pour faire tourner les deux ventilateurs sur une seule prise PWM.

La base du ventirad offre une finition miroir quasiment sans défaut, mais était légèrement concave sur notre exemplaire de test. Le bundle est identique à celui du Dark Rock 3, avec une notice multilingue illustrée, une petite clef plate, et un tube de pâte thermique blanche. La garantie est de 3 ans sur ce modèle.

Montage

Le système de montage est identique à celui du Dark Rock 3 précédemment testé, et appelle donc les mêmes remarques : son installation nécessite la mise en place d'une plaque à l'arrière de la carte mère, et le vissage du ventirad se fait au dos de la carte, directement depuis la plaque, après avoir bloqué les écrous sur les pattes de fixation avec la petite clef hexagonale fournie. Au vu de l'encombrement supérieur de ce modèle, le montage demande un peu d'habileté, et encore une fois attention aux cartes mères équipées de radiateurs imposants, qui pourront rendre le montage difficile.

Au niveau de l'encombrement, on joue ici dans une autre catégorie, le radiateur empiète sur 3 DIMM, mais le ventilateur frontal en 120mm laisse 42mm de hauteur, voire un peu plus en le décalant vers le haut.

Résultats

Silencieux en 5V -car bien qu'il utilise en position centrale le même ventilateur que le Dark Rock 3 testé en page précédente, celui-ci est "en sandwich" au milieu du ventirad, ce qui permet d'atténuer son niveau sonore- le Dark Rock Pro 3 est capable dans ces conditions de refroidir notre i7 2700K de test overclocké à 4,3Ghz, un résultat très honorable.

Pour overclocker plus et atteindre les 4,7Ghz (et 180W consommés sur l'ATX12V), il faudra passer à 9V, où les ventilateurs sauront rester discrets. On atteint toutefois là la limite de dissipation du ventirad, car même avec les deux ventilateurs alimentés en 12V, nous n'avons pas pu atteindre sereinement le niveau supérieur de 200W, résultat à confronter aux 250W de TDP maxi annoncés par be quiet!.

Bilan

Malgré son look accrocheur, le Dark Rock Pro 3 déçoit. Lourd, cher et encombrant, il ne parvient pas à tirer son épingle du jeu côté performances par rapport aux modèles de la même catégorie. Certes, il se montrera tout à fait convaincant dans une configuration moyennement overclockée, mais il se laisse clairement distancer par certains de ses concurrents, ou égaler par d'autres modèles moins onéreux, comme par exemple son petit frère le Shadow Rock slim, vendu beaucoup moins cher...

Page 6 - Cooler Master Hyper 612 Ver. 2

Afin d'avoir un aperçu de la gamme intermédiaire, nous avons choisi d'intégrer le Cooler Master Hyper 612 Ver. 2, qui se situe un cran en dessous des autres modèles de ce comparatif, que ce soit en terme de positionnement au sein de la gamme Cooler Master, ou en terme de positionnement tarifaire, puisqu'il s'agit aussi là du ventirad le moins onéreux de ce comparatif. Saura-t-il faire aussi bien que d'autres modèles aux prix bien plus élevés ?

D'un physique relativement classique avec ses 6 heatpipes couleur cuivre et son ventilateur noir, le Cooler Master Hyper 612 Ver. 2 se dote néanmoins d'une base CDC™ pour Continuous Direct Contact (contact direct continu) -où les heatpipes sont en contact directs avec l'IHS du processeur donc- pour un meilleur échange thermique. Si la volonté du fabricant est louable, la réalisation manque encore un peu d'accomplissement : la planéité, bien que s'approchant d'une base plus classique (comprendre : où les heatpipes ne sont pas en contact direct avec le processeur), marque encore un peu le pas niveau planéité, et garde encore de nombreuses traces d'usinage. Cela sera-t-il dommageable en terme de performances ? Nous le verrons un peu plus tard.

Au chapitre de la finition, notons aussi que les ailettes sont juste pressées autour des heatpipes, et non soudées comme cela peut être le cas de certains modèles de ce comparatif, mais compte tenu du prix, nous n'avons rien à redire à ce niveau là.

Le bundle en lui même est des plus classiques, puisque l'Hyper 612 Ver. 2 est livré avec un manuel multilingue clair et illustré, de quoi monter un deuxième ventilateur, et une petite seringue de pâte thermique Cooler Master. Le câble du ventilateur, long de 30cm, est gainé, et la garantie est de 2 ans.

Montage

Le montage de l'Hyper 612 Ver.2 se fera on ne peut plus simplement : une plaque à positionner à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viendront se fixer deux plaques de renfort, où on viendra clipser puis visser le ventirad en lui même. Par rapport au système de montage des modèles précédents, comme celui de l'Hyper 212 Evo par exemple, cela supprime la nécessité de visser par le dessous de la carte mère, progrès en praticité que nous ne pouvons qu'applaudir !

Niveau encombrement, l'Hyper 612 Ver. 2 ne posera aucun problème de compatibilité : sa base déportée lui permet de ne pas empiéter sur les emplacements mémoire.

Résultats

Avec une vitesse maximale de rotation de 1300rpm, le ventilateur qui équipe le Hyper 612 V2 saura rester discret jusqu'à 9V, où les 135W ne seront qu'une formalité.

En revanche, en dépit de sa surface de dissipation, le 612 V2 ne pourra pas faire mieux qu'un overclock à 4,7GHz, envisageable en gardant le ventilateur à 12V. Il ne faudra toutefois pas espérer mieux.

Bilan

Les performances du Cooler Master Hyper 612 V2 sont tout à fait honorables au vu du niveau sonore produit, il est juste dommage que ce modèle n'arrive pas à faire mieux que d'autres modèles moins onéreux du même fabricant, comme l'Hyper 412S par exemple, qui se paye aussi le luxe d'être légèrement plus silencieux.

Page 7 - Cryorig R1 Ultimate

Nous avions testé il y a quelque temps le ventilateur XF140 de chez Cryorig ; voici à présent le tour du ventirad R1 de la marque, qui dans sa version Ultimate testée ici embarque deux ventilateurs XF140 de 25mm d'épaisseur (la version Universal se contentant d'un XF140 et d'un XT140, ce dernier d'une épaisseur réduite à 13mm pour réduire l'encombrement).

Le Cryorig R1 Ultimate impressionne dès l'ouverture de sa boite par le soin apporté à l'emballage et à la présentation, y compris aux détails du bundle, par ailleurs bien fourni : un câble PWM en Y pour brancher les deux ventilateurs sur une seule prise, un tube de pâte thermique CP9 de la marque, des fixations pour utiliser un ventilateur XF140 à la place d'un XT140, une petite carte pour enregistrer le produit sur le site du fabricant (et étendre la durée de la garantie, qui est de 3 ans à l'origine), un tournevis cruciforme, une lingette nettoyante (pour nettoyer le cpu avant de monter le ventirad), 4 petits inserts en silicone souple, pour remplacer ceux déjà montés sur les ventilateurs, au cas où, et bien sûr une notice illustrée.

Les 7 heatpipes de 6mm sont pris en sandwich par des ailettes bicolores, la couleur du cadre plastique qui entoure la partie non teintée des ailette étant personnalisable selon le programme Customod  du fabricant. Les câbles des deux ventilateurs (d'une longueur de 30cm) sont gainés, et la base du ventirad, bien que parfaitement plate, laisse entrevoir de fines marques d'usinage.

Montage

Simple et efficace, le système de fixation du Cryorig impose la mise en place d'un support à l'arrière de la carte mère, sur lequel viendront se visser deux petites plaques, où le ventirad en lui même viendra se fixer, à l'aide du tournevis fourni et des décochements dans les ailettes.

En terme d'encombrement, grâce à la base déportée, le R1 Ultimate n'empiétera que sur un seul DIMM, et c'est heureux car il n'offre que de 30 à 35mm de marge à ce niveau là, selon la position du ventilateur.

A noter qu'on trouve sur le site du fabricant des modèles d'origami à télécharger, pour vérifier la compatibilité physique du ventirad avec son matériel, avant l'achat. Un bon point !

Résultats

Les performances du Cryorig R1 Ultimate sont excellentes, mais elles vont malheureusement de pair avec des ventilateurs qui peuvent se montrer très bruyants ! Tant qu'on se contente d'un petit overclock à 4,3GHz (soit 135W sur l'ATX12V), on peut garder les ventilateurs à 5V, pour un niveau sonore de 20,8dB(A) : autant dire que le R1 Ultimate se fera oublier.

Pour overclocker à 4,8Ghz (200W), voire plus si affinité, il faudra passer les ventilateurs à 7V, où il feront un bond en régime de rotation, mais aussi en niveau sonore, avec 37,4 dB(A) produits, soit à la limite de ce qu'on peut qualifier de bruyant. Et si vous souhaitez overclocker encore plus, il reste une bonne marge de manoeuvre (non couverte par notre test), mais ce sera au prix d'un niveau sonore plus que conséquent…voire à la limite de l'insupportable (sur le long terme), quand les ventilateurs sont alimentés en 12V.

Bilan

Sortir le Cryorig R1 Ultimate de son emballage est une expérience plaisante, tant on ressent que l'opération a été conçue pour être une moment agréable pour le consommateur. Une fois monté, le R1 Ultimate séduit aussi par ses performances, et s'il peut se montrer bruyant, ce ne sera que la rançon de ses très bonnes performances, même s'il n'arrive pas tout à fait au niveau du Noctua NH-D15, par exemple.

Page 8 - Noctua NH-U12S

Impossible d'imaginer un comparatif de ventirads haut de gamme sans tester au moins un produit de la marque Noctua ! Nous commencerons aujourd'hui par le Noctua NH-U12S, remplaçant entre autre du célèbre NH-U12P.

D'un design particulièrement compact, le NH-U12S est doté de 5 heatpipes et équipé d'un ventilateur NF-F12 PWM, qui est une vieille connaissance puisque nous l'avions testé dans notre comparatif de ventilateurs 120mm PWM.

Comme d'habitude chez Noctua, le bundle est bien fourni, avec un tube de pâte thermique NT-H1, un adaptateur LNA (NA-RC6), un tournevis, des fixations pour monter un ventilateur supplémentaire, et 4 petits coins en silicone, pour remplacer ceux déjà positionnés sur le ventilateur NF-F12 PWM.

Le manuel est très clair bien qu'uniquement en anglais, et la base du ventirad, parfaitement plate sur notre exemplaire de test, laisse entrevoir de fines marques d'usinage. Notons aussi que la garantie est de 6 ans, comme sur la plupart des produits Noctua.

Montage

Le montage se fait de manière très simple à l'aide du kit de fixation SecuFirm 2, via une plaque à l'arrière de la carte mère. Du fait de ses dimensions réduites, le NH-U12S n'empiétera pas sur les emplacement mémoire.

Résultats

Très compact et doté de 5 heatpipes seulement, le NH-U12S n'a rien à envier en termes de refroidissement à d'autres modèles plus épais ou embarquant plus de heatpipes : les 4,3GHz seront (tout juste) envisageables avec le ventilateur à 5V, soit en restant à un niveau silencieux, et le ventilateur à 7V ouvrira la porte à un overclock à 4,8GHz, même si atteint là la limite (très) haute de ce qui est acceptable en terme de température ; il vaudra mieux rester à 12V si on souhaite conserver une marge décente.

Bilan

Le NH-U12S offre des performances intéressantes tout en gardant un encombrement contenu. Son seul défaut se situe au niveau de son ventilateur : il vibre et le son produit n'est pas des plus agréables, laissant entendre à faible rotation un bruit de moteur prononcé, ce qui n'est pas au niveau de la réputation de Noctua et qu'on avait déjà remarqué lors de notre comparatif de ventilateur 120mm PWM.

Page 9 - Noctua NH-U14S

Grand frère du NH-U12S testé en page précédente, le Noctua NH-U14S présente des caractéristiques très similaires à celles de son petit frère, et appelle des commentaires identiques, notamment sur son excellente finition.

Au chapitre des différences, nous trouverons ici un heatpipe de plus, pour en porter le nombre total à 6, et bien sûr une taille légèrement plus imposante, pour accommoder le ventilateur NF-A15 PWM du fabricant.

Le reste des caractéristiques est identique à celles du NH-U12S, à savoir un bundle bien fourni composé d'un tube de pâte thermique NT-H1, un adaptateur LNA (NA-RC7 cette fois-ci), un tournevis, des fixations pour monter un ventilateur supplémentaire, et 4 petits coins en silicone, pour remplacer ceux déjà positionnés sur le ventilateur livré avec le ventirad.

Le manuel est là encore très clair bien qu'uniquement en anglais, et la base du ventirad, parfaitement plate, présentait de fines marques d'usinage sur notre exemplaire de test. Dernier point important, la garantie est toujours de 6 ans.

Montage

Au chapitre du montage, nous retrouvons ici le même système de fixation fixation SecuFirm 2, simple et efficace, comme cela semble être le maître mot chez Noctua.

En terme d'encombrement, le Noctua NH-U14S ne causera aucun problème au niveau des DIMM, mais sa grande largeur (150mm) pourra poser problème sur certaines carte mères très compactes en débordant sur le premier port PCI/PCIe.

Résultats

Le Noctua NH-U14S profite de ses quelques centimètres et de son heatpipe supplémentaires pour offrir des performances légèrement supérieures à celles du NH-U12S, tout en étant cependant un peu plus bruyant. A 5V, il se chargera de refroidir notre processeur overclocké à 4,7Ghz, mais ce sera en acceptant des températures un peu élevées. Les 200W sur l'ATX12V seront quant à eux envisageables dès 7V.

Bilan

Un peu plus cher, un peu plus encombrant que le NH-U12S, le NH-U14S offrira un rapport performances/bruit sensiblement similaire à celui de son petit frère tant qu'on se contentera d'un overclock modéré. Il prend l'ascendant lors de gros overclock, mais ce sera au prix d'un niveau sonore un peu plus élevé, le gain restant cependant faible dans l'absolu.

Page 10 - Noctua NH-D15

Vaisseau amiral de la marque Noctua, le NH-D15 qui nous intéresse aujourd'hui est un modèle double tour résolument haut de gamme : équipé de ses deux ventilateurs NF-A15 PWM, il en arrive à dépasser allègrement le kilo... avec plus de 1300g sur la balance, il s'agit là d'un des modèles les plus lourds de ce comparatif !

Le poids important du NH-D15 est justifié par une construction particulièrement soignée articulée autour de 6 heatpipes et d'une base (parfaitement plate) à la finition presque miroir (quelques marques d'usinage subsistent).

Le bundle est encore une fois bien fourni : un tube de pâte thermique NT-H1, deux adaptateurs LNA (des NA-RC7, un par ventilateur), un tournevis, un câble en Y pour brancher les deux ventilateurs sur une seule prise PWM, et un manuel d'installation parfaitement explicite, bien qu'uniquement en anglais. La garantie est là aussi de 6 ans.

Montage

Le NH-D15 profite lui aussi du système de fixation fixation SecuFirm 2, via une plaque à l'arrière de la carte mère, ce qui assure un montage simple et efficace, en dépit du poids important du modèle.

Le bat blesse au chapitre de l'encombrement : avec ses deux ventilateurs, le NH-D15 empiète sur 4 DIMM, et n'offre qu'une hauteur disponible de 32 à 35mm seulement (si votre boitier le permet, il est toutefois possible de décaler le premier ventilateur pour laisser plus de place disponible). Sa grande largeur (150mm) pourra poser problème sur certaines carte mères en débordant sur le premier port PCI/PCIe.

Résultats

Le NH-D15 offre des performances à la hauteur de la réputation de la marque : tout simplement excellentes. Il refroidit sans problème notre processeur de test overclocké à 4,7Ghz, et ce avec son ventilateur alimenté en 5V. Les 4,8GHz sont même envisageables en acceptant des températures un peu plus élevées. Ces bonnes performances sont toutefois obtenues au prix de nuisances sonores qui peuvent vite devenir excessives.

Bilan

Lourd, cher et (très) encombrant, le Noctua NH-D15 compense heureusement par de très bonnes performances. Dommage qu'il soit aussi bruyant, il mériterait des ventilateurs capables de se montrer un peu plus silencieux.

Page 11 - Phanteks PH-TC12DX

Le Phanteks PH-TC12DX existe en quatre couleurs : noir (comme notre exemplaire de test), bleu, rouge, et blanc, pour pouvoir être assorti si besoin est au thème de votre boitier.

Très compact, le PH-TC12DX est le seul de ce comparatif à n'utiliser que que 4 heatpipes de 6mm. Il compense ce léger désavantage théorique par l'utilisation de deux ventilateurs 120mm PWM en push/pull, nous verrons un peu plus tard si cela a vraiment une incidence sur ses performances.

Au niveau du bundle, le PH-TC12DX fait dans le classique : en plus d'un manuel multilingue illustré, on trouvera dans la boite un câble PWM en Y (gainé) et un tube de pâte thermique PH-NDC de la marque.

La finition du Phanteks est un peu décevante à ce niveau de prix : la base (très légèrement convexe) laisse entrevoir des traces d'usinage assez marquées, le revêtement coloré (qui semble particulièrement résistant, il faut le dire) était taché ou absent à certains endroits, et la soudure entre les ailettes et les heatpipes présentait quelques approximations... La garantie est quant à elle de 5 ans.

Montage

Le montage du PH-TC12DX est relativement aisé : on commence par positionner une plaque sur l'arrière de la carte mère, sur laquelle viendront se visser (par le dessus de la carte mère) deux supports, sur lequel on positionnera le ventirad, avant de le visser.

En terme d'encombrement, compacité oblige, le Phanteks n'encombrera ni les DIMM, ni les slots PCI/PCIe.

Résultats

Les performances du PH-TC12DX sont étonnamment bonnes pour une solution de refroidissement aussi compacte : refroidir notre processeur de test overclocké à 4,3GHz ne sera qu'une formalité avec les ventilateurs à 5V, et augmenter la fréquence du processeur sera envisageable jusqu'à 4,8GHz en passant les ventilateurs à 7V. Dommage que l'acoustique des ventilateurs en question soit plus que perfectible, et que ceux-ci peinent à se faire oublier, surtout à plein régime, où le niveau sonore produit frise l'insupportable.

Bilan

Compact et léger, le PH-TC12DX prouve que la taille ou le nombre de heatpipes ne font pas tout, et offre des performances intéressantes. Il est toutefois regrettable que ses ventilateurs ne sachent pas se faire plus discrets, voire tout simplement moins bruyants !

Page 12 - Phanteks PH-TC14CS

Exception dans notre comparatif de ventirads haut de gamme, ce Phanteks PH-TC14CS s'articule autour d'un design Top-flow, ce qui lui permet de proposer une hauteur réduite (115mm avec un seul ventilateur, 141mm avec les deux ventilateurs fournis), pour une meilleure compatibilité avec des boitiers plus étroits, ou HTPC par exemple. De manière surprenante, les deux ventilateurs qui l'équipent ne sont pas PWM ! Dommage si l'on n'a pas de quoi réguler les ventilateurs DC, que ce soit par la carte mère, un rhéobus, ou une autre solution, comme le petit adaptateur fourni en bundle, que nous évoquerons un peu plus loin.

Plutôt compact du fait de son design Top-flow, le PH-T14CS utilise 5 heatpipes de 8mm, dont une seule des extrémités est prise en sandwich dans les ailettes. Pour terminer cette description du Phanteks PH-T14CS, notons qu'il est disponible comme son petit frère le PH-TC12DX testé en page précédent en différents coloris, noir, bleu, rouge, et blanc.

Sa finition est correcte, mais toujours un cran en dessous de ce que peuvent faire les ténors du marché comme Noctua ou Thermalright par exemple, notamment au niveau de la base (convexe et qui présente des marques d'usinage) ou de la soudure des ailettes aux heatpipes. Pas d'inquiétude en revanche au sujet du revêtement coloré, qui résiste bien aux manipulations même les plus intensives.

La garantie est de son coté toujours de 5 ans, une bonne chose, et le bundle est identique à celui du PH-TC12DX à trois différences près : un petit tournevis est fourni, indispensable pour assurer le montage du ventirad, et le câble en Y n'est pas gainé. Le PH-TC14CS est de plus livré avec un adaptateur PWM-DC, à brancher sur une prise PWM, et qui permet de réguler les ventilateurs DC fournis entre 700 et 1200rpm, une solution technique originale si ce n'est inhabituelle.

Montage

Le montage du PH-TC14CS est strictement identique à celui du PH-TC12DX précédemment testé, les deux systèmes de montages étant interchangeable. Encore une fois, l'installation est relativement aisée : positionner une plaque sur l'arrière de la carte mère, sur laquelle viendront se visser (par le dessus de la carte mère) deux supports, sur lequel on positionnera le ventirad, avant de le visser, cette dernière étape étant la seule qu'on pourrait qualifier de laborieuse, puisqu'il convient d'utiliser la petite clef hexagonale coudée fournie, ce qui prendra un peu plus de temps que pour des modèles qu'on peut visser directement par le dessus.

Au niveau de l'encombrement, du fait de son design, le Phantek empiètera sur 2 à 4 DIMM (selon la manière dont vous le positionnerez), avec une hauteur disponible de 36 à 60mm (selon que vous le monterez avec un ou deux ventilateurs).

Un dernier mot sur l'installation du PH-TC14CS ; Phanteks conseille de positionner les deux ventilateurs pour qu'ils soufflent vers le haut, et c'est ainsi que nous avons testé de modèle, mais il est aussi possible de monter les ventilateurs pour qu'ils soufflent vers la carte mère, apportant ainsi un flux d'air plus conséquent sur les étages d'alimentation de cette dernière, ainsi que sur la RAM.

Pas un mot en revanche côté sens de montage ; Noctua déconseillait par exemple pour ses modèles Top-flow d'avoir la partie courbée des caloducs vers le haut, pour des raisons de performance, mais Phanteks ne conseille rien de particulier à ce sujet.

Résultats

Face aux autres solutions testées dans ce comparatif, le design Top-flow du PH-TC14CS ne l'handicape en rien, et refroidir notre processeur de test overclocké à 4,3GHz sera possible avec les ventilateurs à 5V. Pour overclocker jusqu'à 4,8GHz (et 200W dissipés), il faudra par contre passer les ventilateurs à 7V (au moins), où leur discrétion ne sera hélas plus de mise.

Bilan

Le Phanteks PH-TC14CS offre des performances très correctes au regard de son encombrement, mais il peine cependant à sortir du lot. D'autres solutions offrent un meilleur rapport bruit/refroidissement, la faute à des ventilateurs bruyants et à l'acoustique perfectible.

Page 13 - Phanteks PH-TC14PE

Troisième et dernier Phanteks de ce comparatif, le résolument haut de gamme PH-TC14PE reprend un design double tour, refroidi par deux ventilateurs 140mm, PWM cette fois-ci. Plutôt massif du haut de ses 1250g tout équipé, et surtout haut de plus de 170mm, voila un modèle qui ne conviendra pas aux boîtiers les plus étriqués !

Comme le Top-flow PF-TC14CS, le PH-TC14PE utilise 5 heatpipes de 8mm, dont chacune des extrémités est prise en sandwich dans une rangée d'ailettes. Par rapport à ce dernier, la finition est un cran au dessus, notamment au niveau de la base (toujours convexe), dont la finition s'approche cette fois-ci de l'effet miroir. Notre exemplaire de test nous a été livré en finition blanche, un revêtement différent de l'anodisé noir des deux Phanteks précédemment testés, mais qui semble lui aussi très résistant. D'autres couleurs sont disponibles pour le PH-TC14PE : noir, bleu, rouge, et un très cliquant doré.

Nous trouverons dans le bundle de quoi monter 3 ventilateurs 140mm (un de plus que les deux fournis, donc), un adaptateur PWM en Y (gainé), et un tube de pâte thermique PH-NDC de la marque. La garantie est quant à elle toujours de 5 ans.

Montage

Le système de montage du PH-TC14PE est encore une fois identique à celui des deux Phanteks précédemment testés : une plaque à placer sur l'arrière de la carte mère, des supports sur l'avant de la carte mère, et le ventirad qui se positionne sur ces dits supports. Notons qu'il sera ici très facile de visser le ventirad sur son support après avoir ôté le ventilateur central, avantage de son design double tour.

En terme d'encombrement, pas de miracle, les 4 DIMM seront impactés, avec une hauteur maxi disponible allant de 30mm (pour respecter les 170mm de hauteur annoncés) à 46mm, selon la position du ventilateur frontal.

Résultats

Le PH-TC14PE n'est silencieux qu'à 5V, auquel cas il ne permet de refroidir notre Core i7 2700K overclocké qu'à 3.9GHz. Pour overclocker plus, il faut passer à 7V pour notre niveau correspondant à une consommation de 200W sur l'AT12V, mais le bruit produit par les deux ventilateurs augmente alors rapidement.

Bilan

Le PH-TC14PE offre des performances en rapport avec ses dimensions. Par rapport par exemple au Noctua NH-D15 dont il reprend sensiblement les proportions, notre conclusion sera similaire : les performances thermiques du PH-TC14PE sont indéniables, mais cela se fait au prix d'un encombrement comme de nuisances sonores conséquents.

Page 14 - Prolimatech Armageddon

Fin et élancé, le Prolimatech Armageddon est prévu pour être équipé de deux ventilateurs 140mm, même si l'utilisation de deux ventilateurs 120mm est possible.

L'Armageddon est livré sans ventilateur, Prolimatech laissant ainsi le choix à l'utilisateur final du modèle à associer avec son ventirad, se contentant de suggérer d'utiliser des ventilateurs tournant entre 800 et 1200rpm, et délivrant un flux d'air de 57 CFM, valeur probablement issue de calculs visant à optimiser la dissipation thermique du ventirad. Nous avons de notre coté testé l'Armageddon avec 2 exemplaires de notre ventilateur 140mm de référence, à savoir le be quiet! Shadow Wings PWM, mais il existe dans la gamme Prolimatech différents modèles de ventilateurs répondant à ces caractéristiques (qui ne sont qu'indicatives), comme par exemple le Blue Vortex 14, testé dans un article précédent.

Comme celle de son grand frère le Genesis, testé en page suivante, la finition du Prolimatech Armageddon est bonne, notamment au niveau de l'assemblage des ailettes autour des heatpipes, mais sa base (très légèrement convexe) présente encore quelques traces d'usinage. Le bundle se compose d'un tube de 2g de pâte thermique PK-2 de la marque, d'un manuel d'installation multilingue, et de fixations universelles pour deux ventilateurs 120 ou 140mm. La garantie est de 2 ans.

Montage

Le montage du Prolimatech Armageddon ne présente aucune difficulté particulière : monter la plaque arrière et les supports de fixation à la carte mère, positionner le ventirad, et fixer le tout avec une plaque de rétention qui vient se visser aux supports. A noter que le système de fixation est identique à celui du Prolimatech Genesis, testé en page suivante.

La taille de guêpe de l'Armageddon facilitera son intégration, du moins au niveau des DIMM, car il n'empiétera sur aucun d'eux, pas d'inquiétude à prévoir à ce niveau là.

Résultats

En dépit de sa taille réduite, les performances de l'Armaggeddon sont plutôt bonnes : il faudra alimenter nos deux ventilateurs de référence en 7V pour atteindre sereinement les 4,3Ghz, mais cela se fait avec des nuisances sonores plus que contenues.

Pour overclocker plus et passer à 4,7Ghz, il faudra alimenter les ventilateurs en 9V, les nuisances sonores augmentant elles aussi au passage, même si l'ensemble reste très discret. Les 4,8GHz ou 200W sur l'ATX12V nécessiteront pour leur part de conserver les ventilateurs à leur vitesse maximale, ce qui n'est pas non plus un supplice pour les oreilles, étant donné leur faible vitesse de pointe (1000 rpm).

Bilan

Le Prolimatech Armaggeddon n'est plus disponible sur le marché, mais nous avons tenu à l'inclure à titre de référence. Sa compacité n'est visiblement pas un frein à de bonnes performances, mais du fait de sa faible inertie thermique, celles-ci dépendront grandement de la vitesse des ventilateurs qui seront utilisés.

Page 15 - Prolimatech Genesis

Le Prolimatech Genesis se démarque par son format très particulier, à mi chemin entre un design double tour et un design top-flow. S'agit-il là de profiter du meilleur des deux mondes ?

Le Genesis est livré sans ventilateur, à vous donc de choisir votre ou vos propre(s) ventilateur(s), puisque Prolimatech livre son ventirad avec trois jeux de fixations pour ventilateurs : un jeu de fixation universel, un jeu pour ventilateur 120mm, et un jeu de fixations pour ventilateur 140mm (le tout pour monter jusqu'à 3 ventilateurs). Nous avons quant à nous choisi de tester le Genesis avec 2 exemplaires de notre ventilateur 140mm de référence, à savoir le be quiet! Shadow Wings PWM.

La finition du Genesis est très bonne ; au niveau du bundle, on trouvera en plus des fixations déjà citées un tube de 2g de pâte thermique PK-2 de la marque, et un manuel d'installation multilingue. La garantie est quant à elle de 2 ans.

Montage

Le montage du Prolimatech Genesis ne déroutera pas les habitués de la marque : monter la plaque arrière et les supports de fixation à la carte mère, positionner le ventirad, et fixer le tout avec une plaque de rétention qui vient se visser aux supports.

En terme d'encombrement, l'originalité du design fait que le Genesis passe au dessus des 4 DIMM, sans trop d'incidence heureusement au vu des 55mm de hauteur disponibles.

Résultats

Équipé de deux exemplaires de notre ventilateur 140mm de référence, le Prolimatech Genesis offre des performances convaincantes par rapport au niveau sonore produit ; il refroidit ainsi sans problème notre processeur de test overclocké à 4,3Ghz, et ce avec les ventilateurs alimentés en 5V, pour un bruit très faible, à la limite de l'inaudible. Les 4,7GHz -voire 4,8GHz- seront atteignable avec les ventilateurs à 7V, même s'il vaut mieux passer à 9V pour conserver un peu de marge au niveau des températures, et ce tout en conservant un niveau sonore très modéré : 24,4 dB(A), de quoi se faire oublier facilement une fois installé dans un boîtier.

Bilan

Le mariage entre le ventirad Prolimatech et nos deux ventilateurs de référence (qui pour rappel ne tournent qu'à 1000 rpm) produit un rapport performance/bruit de tout premier ordre : les overclocks importants seront une vraie partie de plaisir, y compris pour les oreilles.

Page 16 - Raijintek Tisis

1370g ! C'est au Raijintek Tisis que revient la palme du modèle le plus lourd de ce comparatif, surpassant (de très peu) sur ce point le Noctua NH-D15.

Comme dans le cas du Noctua, le poids de ce Raijintek Tisis s'explique par un design double tour imposant, ainsi qu'une bonne finition, à commencer par celle de sa base (légèrement convexe) à la superbe finition miroir.

Le Tisis est équipé de deux ventilateurs différents : l'un est PWM, l'autre pas. Cette différence n'est évoquée que de manière très discrète sur l'emballage du Tisis, et on peut s'interroger sur les raisons qui ont poussé Raijintek à utiliser deux ventilateurs différents.

Au niveau du bundle, on se contentera par contre de l'essentiel : des fixations pour les deux ventilateurs fournis, un petit sachet de pâte thermique (moins pratique qu'une seringue, dommage à ce niveau de prix), et un tournevis. Le manuel d'installation multilingue est quant à lui relativement explicite, et la garantie est de 2 ans.

Montage

Le montage du Raijintek Tisis demandera un peu d'habileté, mais n'a rien de compliqué : il faut installer une plaque à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viennent se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, supports sur lesquels on viendra visser le ventirad grâce au tournevis fourni.

Coté encombrement, pas de miracle malheureusement, le Tisis passe au dessus de 4 DIMM, et n'offre même pas 30mm de hauteur...le système de fixation des ventilateurs n'autorise pas la même souplesse que celui des Noctua par exemple, et ne permettra pas de décaler aussi facilement le premier ventilateur vers le haut (à moins d'utiliser un autre système de fixation que celui fourni, bien sûr).

Résultats

Les performances thermiques du Raijintek Tisis sont excellentes, et les 4,7GHz seront sereinement atteignables avec les ventilateurs à 7V, tout comme les 4,8GHz à vrai dire, même si pour conserver un peu plus de marge de manoeuvre il vaudra mieux à cet effet les pousser à 12V.

Bilan

Les performances du Tisis sont de premier ordre, mais le tableau est gaché par son niveau sonore. Bruyants, ses ventilateurs souffrent d'une acoustique assez désagréable. Le choix du constructeur à ce niveau là est aussi des plus curieux : pourquoi ne pas offrir deux ventilateurs PWM ? Cela permettrait d'aider un peu le Tisis à rester discret lorsque le processeur est faiblement chargé, et accessoirement de faciliter sa régulation par la carte mère.

Page 17 - Scythe Ashura

D'un design plutôt sobre, le Scythe Ashura fait partie des solutions les moins onéreuses de ce comparatif, aux cotés du Cooler Master Hyper 612 Ver.2, par exemple.

A l'image de ce dernier, l'Ashura utilise 6 heatpipe, qui ne profitent cette fois ci pas d'un revêtement nickelé (ce qui est plus une question de design et de finition que de qualité des heatpipes en question). Il est livré avec un ventilateur 140mm que nous connaissons bien, un Glide Stream PWM (SY1425HB12M-P), testé dans notre comparatif de ventilateurs 140mm.

Pour terminer sur le chapitre de la finition, celle du Scythe Asura est correcte par rapport à son prix de vente, mais la planéité de sa base (convexe, avec un apex marqué) pourrait être améliorée (le traitement de la surface étant en lui-même plutôt bien réalisé, à défaut d'offrir une vraie finition miroir).

Le bundle se compose de l'essentiel : un petit sachet de pâte thermique (nous aurions préféré un tube ou une petite seringue, plus pratique), un manuel d'installation multilingue, une petite clef plate (pas forcément utile ni pratique pour fixer le ventirad sur son support, mais qui a le mérite d'être présente), et de fixations pour deux ventilateurs 140mm. Le design de ces fixations gagnerait d'ailleurs à être amélioré, même s'il ne s'agit là que d'un détail, car que ce soit pour fixer les ventilateurs, ou pire, les démonter du ventirad, il faudra posséder des doigts de fée ou s'aider d'un outil... La garantie est quant à elle de 2 ans.

Montage

Le système de montage du Scythe Ashura est, à l'image des fixations pour ventilateurs, simple mais pas forcément des plus pratique : il consiste en une plaque à positionner à l'arrière de la carte mère (et à maintenir plaquée pendant qu'on vient la fixer par le dessus de la carte mère), sur laquelle viennent se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, où on viendra visser le ventirad, à l'aide d'un tournevis ou de la petite clef fournie.

Grâce à sa base décalée, l'Ashura ne posera pas de problèmes de compatibilité avec la mémoire, c'est heureux car il laisse une hauteur disponible plus que réduite !

Résultats

Avant de passer aux résultats en terme de refroidissement pur, une petite remarque au sujet du ventilateur qui équipe le Scythe Ashura (et le Scythe Mugen Max testé en page suivante) : bien que de référence identique (SY1425HB12M-P) au modèle testé dans notre comparatif de ventilateurs 140mm, celui-ci ne présentait pas tout à fait les mêmes caractéristiques, notamment une tension de démarrage bien plus basse (3,4V contre 6,8V), mais aussi une plage de vitesse décalée vers le bas lorsqu'alimenté en DC.

Notons aussi que la vitesse maximale de notre ventilateur de test était plus proche des 1500rpm que des 1300rpm annoncés pour ce modèle, différence probablement à attribuer à la variabilité qui peut exister entre différents exemplaires du même modèle, bien qu'on retrouve ces mêmes particularités sur un deuxième exemplaire de ce ventilateur Glide Stream testé aujourd'hui, livré avec le Mugen Max.

Autre particularité, le ventilateur tourne plus lentement alimenté en 7V qu'en 5V, ce qui explique les résultats un peu surprenants à ces deux tensions.

En dépit des éléments précédemment évoqués, le Scythe Ashura a permis de refroidir notre i7 2700k de test overclocké à 3,9GHz, avec son ventilateur alimenté en 5 ou 7V, un overclock à 4,7Ghz (180W) nécessitant par contre de devoir alimenter le ventilateur au moins en 9V, si ce n'est un peu plus. Les 4,8GHz ne seront quant à eux pas vraiment possibles, du moins pas sur le long terme.

Bilan

Les résultats du Scythe Ashura sont quelque peu en demi-teinte. Ses performances ne lui permettent pas vraiment de se démarquer de la concurrence, mais c'est aussi un des modèles les moins chers de ce comparatif, ce qui le rend plus attrayant que le be quiet! Dark Rock 3 par exemple, du fait de son meilleur rapport prix/performances, voire performances/bruit. Il s'incline cependant légèrement face au Cooler Master Hyper 612 V2, qui ne joue pas tout à fait dans la même catégorie : un peu plus silencieux, mais aussi un peu moins performant.

Page 18 - Scythe Mugen Max

Le Scythe Mugen Max qui nous intéresse aujourd'hui se rapproche du design du Scythe Mugen 4, testé dans notre dernier comparatif, avec néanmoins quelques améliorations, qu'elles soient esthétiques, comme les heatpipes joliment nickelés, ou plus fonctionnelles, comme la base décalée, pour ne pas empiéter sur les emplacements mémoire.

Fondamentalement, si on oublie quelques modifications esthétiques, les différences s'arrêtent là. On retrouve donc le ventilateur 140mm Glide Stream PWM (SY1425HB12M-P), testé dans notre comparatif de ventilateurs 140mm.

En terme de finition, en plus des heatpipes nickelés déjà évoqués, on peut citer la base, qui opte cette fois-ci pour une finition miroir (tout en restant légèrement convexe), ou la plaque supérieure chromée, ce qui rend son esthétique générale plutôt valorisante.

Le bundle se concentre sur le minimum vital : un petit sachet de pâte thermique (un tube ou une petite seringue auraient été plus pratiques), un manuel d'installation multilingue, une petite clef plate pour fixer le ventirad, des fixations pour deux ventilateurs 140mm, et...c'est tout.

On retrouve d'ailleurs les mêmes fixations pour ventilateurs que celles du Scythe Ashura, mais le design des ailettes les rend cette fois-ci légèrement plus pratiques, même si il y a clairement plus ergonomique sur le marché. La garantie est de son coté toujours de 2 ans.

Montage

Le montage du Scythe Mugen Max se fera exactement de la même façon que le montage du Scythe Ashura testé en page précédente : une plaque à positionner à l'arrière de la carte mère (et à maintenir pendant qu'on vient la fixer par le dessus de la carte mère), sur laquelle viennent se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, où on viendra visser le ventirad, à l'aide d'un tournevis ou de la petite clef fournie.

Là encore, du fait de la base décalée, le Mugen Max n'empiètera pas sur les DIMM, et ne devrait pas poser de problème de compatibilité majeur.

Résultats

Notre commentaire concernant le ventilateur du Scythe Ashura (testé en page précédente) se vérifie aussi pour le ventilateur Glide Stream qui équipe ce Scythe Mugen Max : ses caractéristiques techniques sont légèrement différentes de l'exemplaire que nous avions pu tester par le passé, et petite particularité, il tourne plus lentement à 7V qu'à 5V.

Un peu plus haut de gamme que l'Ashura, le Mugen Maxx fait aussi légèrement mieux en terme de performances, enfin une fois son ventilateur alimenté à partir de 9V ! Grâce à sa surface de dissipation plus importante, les 4,8GHz seront sereinement envisageables, avec un ventilateur qui se montrera néanmoins bruyant.

En dessous des 9V, n'espérez rien de bon du Mugen Maxx, aucun overclock ne sera possible, du fait de la trop faible vitesse de rotation de son ventilateur.

Bilan

Nous pensions retrouver dans le Scythe Mugen Maxx un Mugen 4 sous stéroïdes, mais les choses ne sont malheureusement pas aussi simples : ce dernier équipé d'un ventilateur de 120mm s'était montré plus silencieux, pour un rapport performances/bruit (lorsque comparable) équivalent. Le Mugen Maxx est un peu plus performant avec son ventilateur à 12V, mais cela se paye par des nuisances sonores accrues.

En dépit de cela, si le Mugen Maxx ne se démarque pas vraiment de la concurrence de par son ratio performances/bruit, à ce niveau de prix il reste néanmoins tout à fait recommandable. Peut être qu'il serait mieux loti équipé d'un autre ventilateur ? Pas besoin d'aller chercher bien loin, il y a du choix dans la gamme Scythe !

Page 19 - Silverstone HE02

Le Silverstone Heligon HE02 est conçu pour assurer un refroidissement passif du cpu, ou tout au moins sous un flux d'air modéré, que ce soit par les ventilateurs du châssis dans lequel il est installé, ou y montant des ventilateurs 120mm optionnels.

Silverstone annonce que son HE02 est capable de refroidir passivement (en s'aidant du flux d'air des ventilateurs du châssis) un processeur avec un TDP de 95W maximum, et que cette valeur peut être portée à plus 150W en utilisant un ou deux ventilateur(s) 120mm.

Nous avons pour notre part choisi de tester le HE02 équipé de deux de nos ventilateurs 120mm de référence, le be quiet! Shadow Wings PWM.

La finition du HE02 s'est avérée plutôt bonne dans l'ensemble, avec une réalisation soignée des ailettes ou de leur fixation aux heatpipes, mais nous émettons de légers doutes en ce qui concerne la finition de la base...

Bien qu'elle soit très légèrement concave, et malgré quelques traces d'usinage, sa finition n'est pas à mettre en défaut, c'est plutôt son contact avec les heatpipes qui nous a paru perfectible sur notre exemplaire de test. Cela aura-t-il une incidence sur les résultats ? Nous le verrons un peu plus tard.

Le bundle va directement à l'essentiel : un petit tube de pâte thermique, des fixations pour deux ventilateurs 120mm. Soulignons tout de même l'excellente qualité du manuel multilingue illustré, présenté sous forme de livret, avant de passer au montage.

Montage

Monter le HE02 sur votre carte mère se fera sans grincement de dents : une plaque à positionner à l'arrière de la carte mère, des supports à visser par le dessus, et le ventirad à fixer sur ces mêmes supports ; rien de bien compliqué. Les décochements dans les ailettes permettent de visser le ventirad sans se contorsionner, à condition de disposer d'un tournevis long.

Grâce à sa base décalée, le Silverstone H02 ne gênera pas les DIMM quand il sera utilisé sans ventilateur, par contre, avec un ventilateur sur l'avant, ce seront trois DIMM sur lesquels le ventilateur empiètera.

Résultats

Équipé de deux ventilateurs 120mm de référence, le Silverstone HE02 est silencieux jusqu'à 7V, et il permettra dans ces conditions de refroidir convenablement notre i7 2700K overclocké à 4,3GHz. Pour passer (tout juste) à 4,7Ghz (et 135W sur l'ATX12V), il faudra augmenter la tension des ventilateurs jusqu'à 12V. L'overclocking le plus haut restera trop important pour ce ventirad, on se retrouve donc avec des résultats conformes à ce qu'annonce Silverstone (TDP de +150W).

Bilan

Le Silverstone HE02 n'est actuellement plus disponible sur le marché. Lourd et encombrant, il est prévu pour assurer un refroidissement passif du cpu, ce qui est peut être envisageable si on ne nécessite pas de dissiper beaucoup de chaleur. Avec deux ventilateurs en push/pull, ses performances sont quelconques, en dépit du large écartement de ses ailettes. Regardez plutôt du coté des Thermalright si vous recherchez des solutions passives/semi-passives.

Page 20 - Thermalright HR22

Prenez un Thermalright Macho, enlevez-lui son ventilateur, ajoutez-lui deux heatpipes (pour en porter le nombre total à 8), quelques centimètres en largeur et en profondeur, quelques centaines de grammes par-ci par-là, et vous obtenez un Thermalright HR22 !

Plus sérieusement, le HR22 est une version encore améliorée de ses prédécesseurs, notamment les HR02, HR02 Macho, ou Macho "tout court". La réalisation est irréprochable, même si la base à la finition miroir reste légèrement convexe.

Le bundle du HR22 se compose d'un manuel multilingue clair et illustré (présenté sous forme de livret), d'un petit tube de pâte thermique Chill Factor 3 de la marque, d'une petite clef plate, de deux fan ducts (pour ventilateur 120mm et 140mm), et d'un long tournevis aimanté, indispensable pour mener à bien le montage du HR22. Comme le HR22 n'est livré qu'avec des fixations pour un seul ventilateur 120mm, nous l'avons testé avec un exemplaire de notre ventilateur 120mm de référence, le be quiet! Shadow Wings PWM.

Montage

Le montage du HR22 est identique à celui du Thermalright Macho testé en page précédente. Le HR22 est de son coté équipé d'un système de réglage de la pression appliquée sur le processeur, via une vis située sur la plaque de retenue du ventirad au support de montage.

Thermalright ne donne pas d'informations spécifiques sur l'utilisation de cette vis de réglage : nos expérimentations ont montré de meilleurs résultats quand la molette était vissée jusqu'au point de résistance seulement, une pression trop importante semblant nuire aux résultats finaux, du moins sur notre exemplaire de test.

Sans ventilateur, le Thermalright HR22 n'empiètera pas sur les DIMM ; avec un ventilateur, le premier DIMM sera recouvert, pour une hauteur disponible de 37mm seulement.

Résultats

En dépit du large écartement de ses ailettes, il semblerait que le HR22 nécessite un minimum de pression statique pour offrir de bonnes performances : à bas régime (à 5 ou 7V par exemple) notre ventilateur de référence ne permet d'overclocker (respectivement) qu'à 3,9GHz et 4,3Ghz, ce qui n'est pas ridicule du tout étant donné le très faible niveau sonore produit.

L'overclock maximum, à 4,8GHz (ou 200W consommés sur l'ATX12V) ne sera envisageable qu'avec le ventilateur à 9V, voire un peu plus pour se laisser de la marge.

Bilan

Évolution ultime du design passif/semi-passif de chez Thermalright, le HR22 offre une finition à la hauteur de la réputation de la marque. Notre protocole de test ne permet pas d'évaluer ses performances en tant que solution de refroidissement passive pure (ou semi-passive, avec les fan ducts livrés en bundle), mais ses prestations avec un seul ventilateur 120mm ne déméritent pas.

Pour augmenter un peu ses performances, il est toutefois dommage que Thermalright ne livre pas avec son HR22 de quoi fixer un deuxième ventilateur, mais cela irait peut être quelque peu à contre courant de son objectif de refroidissement passif...

Page 21 - Thermalright Macho Rev. B

Nous avions testé le Thermalright Macho 120 rev. A dans notre notre dernier comparatif, voici à présent le tour de son grand frère le Macho "tout court" (ici en rev. B). Équipé (comme son nom de l'indique pas) d'un ventilateur TY-147A (152x140x26,5mm) de la marque, il profite par rapport à son petit frère d'un heatpipe supplémentaire, tout comme de quelques centimètres de plus, ce qui devrait améliorer encore ses capacités de dissipation thermique. L'esthétique générale est conservée, ainsi que la base décalée (avec finition miroir, mais d'une planéité perfectible), afin de ne pas empiéter sur plus d'un DIMM.

En plus d'un manuel multilingue clair et illustré et d'un sachet de pâte thermique Chill Factor, le bundle se compose d'un très utile tournevis aimanté, qui, nous l'avouons volontiers, nous a servi à monter la plupart des ventirads de ce test (il faut dire que le montage du Macho est difficile si ce n'est impossible si l'on ne dispose pas d'un tel tournevis long).

Montage

Le montage du Macho passera par l'installation de supports à visser par l'arrière de la carte mère, supports sur lesquels on viendra fixer une plaque, sur laquelle on viendra fixer le ventilateur. Le long tournevis aimanté se montrera bien pratique pour visser le ventirad à travers le trou prévu à cet effet dans les ailettes.

Malgré son design asymétrique, le Thermalright Macho empiètera sur un DIMM. Il offre à ce niveau là une faible hauteur disponible (entre 30 et 45mm, selon la position du ventilateur).

Résultats

Grâce à sa surface de dissipation généreuse, les performances du Macho sont bonnes. Les 4,3GHz seront une formalité -et en silence s'il vous plait- en gardant le ventilateur à 5V. Pour les deux overclock supérieurs, il faudra augmenter la tension du ventilateur respectivement à 9V et 12V, avec une augmentation des nuisances sonores à la clef bien sûr, même si celles-ci restent toujours très raisonnables.

Bilan

Le Thermalright Macho offre des performances très intéressantes tout en gardant un niveau sonore contenu. Par rapport au Macho 120, son rapport performances/bruit est encore meilleur, très probablement à mettre en relation avec ses dimensions un peu plus généreuses.

Page 22 - Thermalright Silver Arrow IB-E

Chez Thermalright, la série des Silver Arrow ne nous est pas inconnue : nous avions il y a quelques années déjà testé le Silver Arrow "tout court", et nous testons à présent le Silver Arrow IB-E.

Par rapport au modèle précédemment testé, la principale différence est que le Silver Arrow IB-E utilise 8 heatpipes de 6mm (et non plus 4 heatpipes de 8mm), ce qui en théorie devrait décupler ses capacités de dissipation thermiques, du moins optimiser la conductivité thermique entre la base et les ailettes. Les ventilateurs qui équipent le Silver Arrow IB-E sont des TY-141 (152x140x26,5mm) de la marque, d'un format inhabituel même si identique à celui des TY-147 du Thermalright Macho testé dans ce même dossier.

L'esthétique générale est conservée, ainsi que les dimensions qui évoluent assez peu : le Silver Arrow IB-E se révèle un peu plus large (154 vs 147mm), mais aussi un peu moins épais (-20mm) que son prédécesseur, avec un poids qui évolue aussi à la baisse (- 75g), pour un total qui culmine tout de même à 1090g.

Au niveau du bundle, on retrouve les mêmes éléments que dans le cas du Thermalright Macho : un manuel multilingue clair et illustré, un seringue de pâte thermique Chill Factor 3, une petite clef plate pour faciliter son montage, ainsi qu'un câble PWM (non gainé) en Y pour brancher les deux TY-141 sur une seule prise PWM.

Montage

Encore une fois, le montage du Thermalright Silver Arrow est identique à celui du Thermalright Macho : on fixe d'abord la plaque arrière et un support de fixation à la carte mère, puis on visse par dessus la plaque de rétention du ventirad.

L'encombrement n'est pas le point fort du Silver Arrow. Avec ses deux ventilateurs, les 4 DIMM passent sous le ventirad avec seulement de 30mm à 42mm de disponible selon le positionnement du ventilateur.

Résultats

Les TY-141 qui équipent le Silver Arrow IB-E ne tournent pas lorsqu'ils sont alimentés en 5V, ce qui explique l'absence de mesures dans le tableau ci-dessus. Cela réduit grandement les aptitudes de ce Thermalright à se faire oublier (heureusement on peu descendre un peu plus bas en PWM), mais ne l'empêche heureusement pas d'être performant, très performant même ! Les 200W consommés sur l'ATX12V seront évacués sans problème avec les ventilateurs à 7V, un excellent résultat.

Bilan

Le Silver Arrow IB-E place la barre très haut en ce qui concerne ses performances de dissipation thermique, mais ils souffre du même défaut que les autres "poids lourds" de ce comparatif (Cryorig R1 Ultimate, Noctua NH-D15, Phanteks PH-TC14PE pour ne citer que ces trois-là) : un encombrement plus que conséquent, et des performances qui vont de pair avec des nuisances sonores mal contenues.

Page 23 - Récapitulatif delta T° vs dB(A)

Afin d'avoir une vue d'ensemble, voici un graphique général représentant les courbes delta T° vs dB(A) de chaque ventirad (la température est pour rappel le delta entre la température ambiante et la température maximale des 4 coeurs). C'est cette représentation qui nous a semblé la plus judicieuse pour faciliter la comparaison entre les différents ventilateurs, avec en abscisses les dB(A) et en ordonnées les températures.

Pour simplifier, plus la courbe T° vs dB(A) de chaque ventilateur tend vers le bas et vers la gauche, meilleur est le ventirad.


[ ATX12V 65W ] [ ATX12V 90W ] [ ATX12V 135W ]
[ ATX12V 180W ] [ ATX12V 200W ]

En bonus nous ajoutons également les performances pour les radiateurs les plus imposants avec nos 2 140mm de référence, des be quiet! Shadow Wings PWM.


[ ATX12V 135W ] [ ATX12V 180W ] [ ATX12V 200W ]


Page 24 - Conclusion

Qui dit haut de gamme peut vouloir dire plusieurs choses, selon l'attente du consommateur final. On peut être à la recherche de l'objet esthétique, bien fini, dont la construction respire le sérieux. On peut être à la recherche des performances maximales, même si cela se fait au dépend d'autres facteurs, comme le niveau sonore, ou on peut être à la recherche du meilleur compromis entre les trois facteurs précédents, le ventirad haut de gamme "ultime", qui présentera le meilleur rapport bruit/performances, et qui plus est une finition irréprochable (nous laisserons les considérations esthétiques aux lecteurs !).

Parmi les 19 modèles testés aujourd'hui, les principaux concurrents au trône du ventirad le plus performant du jour sont très certainement les Phanteks PH-TC14PE, Noctua NH-D15, et Thermalright Silver Arrow IB-E, dans le domaine du (très) très haut de gamme.

Il est difficile de départager ces trois concurrents, tant leurs performances sont similaires ; il faudra comme souvent considérer des critères plus secondaires pour les départager : des ventilateurs qui peuvent se montrer plus silencieux en ce qui concerne le Phanteks, ou une meilleure finition dans le cas des Noctua et Thermalright.

Du fait qu'il soit vendu sans ventilateur, le Prolimatech Genesis occupe une position un peu particulière : il a ici brillé lorsque équipé de nos ventilateurs de référence, se montrant même plus polyvalent (et surtout plus silencieux) que les trois ventirads cités précédemment. Le surcoût rajouté par l'achat de deux ventilateurs en fait aussi un produit au final plus coûteux...cependant, arrivé à ce niveau de gamme, une telle différence de prix est-elle significative ?

C'est en tout cas un excellent produit, son design unique ne gâche en rien son intégrabilité dans une configuration bien remplie, et le fait qu'il soit vendu sans ventilateur vous permettra de l'appairer avec les modèles qui conviendront le mieux à votre usage personnel.

Reste une question essentielle à laquelle nous allons essayer de répondre : les ventirads testés aujourd'hui se sont-ils montrés véritablement meilleurs que les solutions moins onéreuses de notre précédent comparatif ? Pour certains, oui, très clairement, mais il convient d'analyser la situation un peu plus en détail. Nous avions conclu notre précédent comparatif de ventirad, des ventirads à moins de 40€ (à l'époque, ce qui n'est plus forcément le cas aujourd'hui !), en mettant en avant deux modèles : les Thermalright Macho 120 rev.A et Scythe Mugen 4. Les résultats du Cooler Master Hyper 212 Evo, un best seller, ont aussi été intégrés aux graphiques.


[ ATX12V 65W ] [ ATX12V 90W ] [ ATX12V 135W ]
[ ATX12V 180W ] [ ATX12V 200W ]

Si on compare ces deux modèles aux ténors du refroidissement haut de gamme on constate qu'à 4,7GHz - soit 180W consommés sur l'ATX12V - le Scythe Mugen 4 fait quasiment jeu égal avec les meilleures ventirads testés aujourd'hui. Le Thermalright Macho 120 rev.A ne fait par contre pas le poids, et se place ici bon dernier (toutes proportions gardées bien sûr, il s'agit là d'une comparaison entre les meilleurs modèles seulement !)

Si on examine la situation à 4,8GHz (200W sur l'ATX12V), l'écart se creuse entre les solutions les moins onéreuses du comparatif précédent, qui atteignent là leurs limites de dissipation thermique, et les modèles haut de gamme, qui conservent tout de même une capacité de dissipation thermique supérieure.

Parmi les candidats testés aujourd'hui, le Cryorig R1 Ultimate n'a pas non plus démérité par rapport aux ténors du marché. Il souffre néanmoins de ventilateurs particulièrement bruyants, sauf à très bas régime, raison pour laquelle nous ne l'avons pas inclus dans le groupe de tête.

Bien d'autres modèles ont su se montrer convaincants, comme le Thermalright HR22, sur lequel nous passerons rapidement étant donné son statut EOL, ou le Raijintek Tisis, pour lequel on ne peut que regretter un choix de ventilateurs quelque peu curieux. N'oublions pas non plus le Thermalright Macho, qui s'il ne joue pas tout à fait dans la même gamme, offre un excellent rapport prix/performances.

En ce qui concerne les autres modèles testés dans ce comparatif, il est possible d'en écarter deux : les be quiet! Dark Rock 3 et Dark Rock pro 3, n'ont pas été à la hauteur de nos attentes. Leur finition comme leur esthétique sont irréprochables, mais leurs prestations ne sont pas au niveau de leur prix. Quant aux modèles qui n'ont pas été cités jusqu'à présent, aucun ne démérite vraiment sur le chapitre des performances (nous parlons bien sûr du ratio performance/bruit), mais aucun ne se distingue particulièrement non plus. Il faudra d'autres critères pour les distinguer : prix, esthétique, finition, bundle, etc… Parmi ces modèles, certains sont de très bonne qualité, comme les Noctua pour ne citer qu'eux, mais il leur a manqué un petit quelque chose pour réellement se distinguer.

Enfin, encore une fois n'oublions pas que tout le monde n'a pas besoin de dissiper 150W à 200W. Si vous n'envisagez pas d'overclocker, ou alors seulement de manière modérée, est-il vraiment judicieux de s'intéresser aux modèles haut de gamme que nous testons aujourd'hui ? De nombreuses références de notre précédent comparatif pourront peut être vous satisfaire, pour un prix plus doux, à commencer par les Thermalright Macho 120 rev.A et Scythe Mugen 4 déjà cités.

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