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Comparatif de 63 ventilateurs 120mm DC
DiversRefroidissement
Publié le Jeudi 20 Septembre 2012 par Matthieu Legay

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Page 1 - Introduction

Après notre précédent comparatif qui traitait des ventilateurs PWM, nous abandonnons aujourd'hui les subtilités de la régulation PWM pour nous concentrer sur les plus classiques ventilateurs DC.


Réguler un ventilateur DC est, dans le principe, très simple : il suffit de faire varier la tension appliquée au moteur du ventilateur, ce qui fait varier sa vitesse de rotation. Certaines cartes mères ou rheobus peuvent s'acquitter de cette tâche, que ce soit de manière automatique en fonction d'une température prédéfinie, ou manuellement, sur intervention de l'utilisateur.

Par rapport à une régulation PWM, le fait que le ventilateur puisse ne pas démarrer si la tension qui lui est appliquée est inférieure à sa tension de démarrage fait que la plage de vitesse du ventilateur peut être moins large que celle d'un ventilateur alimenté par PWM. Dans la pratique, la plupart des ventilateurs DC testés aujourd'hui disposent d'une tension de démarrage suffisamment basse pour que leur plage de vitesse utile soit suffisante pour convenir à la plupart des utilisateurs.

Certains fabricants de cartes mères ou de rhéobus ont néanmoins doté leur produit de fonctions qui peuvent s'avérer intéressantes ; par exemple en appliquant momentanément au démarrage de l'ordinateur une tension un peu plus élevé aux ventilateurs, ceux-ci sont en quelque sorte lancés, et le risque qu'ils ne démarrent pas est évité. D'autres produits disposent d'une alarme qui se déclenche si la vitesse du ventilateur tombe sous un certain seuil ou s'il s'arrête, ce qui peut être salutaire dans le cadre d'applications critiques (serveur, etc…).

Comme il fallait bien restreindre le nombre des modèles à tester, nous avons choisi de ne tester que des ventilateurs dont la vitesse maximale ne dépasse pas 1500 rpm, ce qui représente tout de même pas moins de 63 modèles en test !

Voici donc une "petite" liste des ventilateurs testés :

- Acoustifan : Dustrproof (AFDP12025B)
- Advance : V-A120
- Akasa : White led quiet fan (AK-FN055)
- Antec : TrueQuiet, TrueQuiet Pro et TwoCool blue
- Arctic : F12
- be quiet! : Shadow Wings low speed, Shadow Wings mid speed, SilentWings Pure, Silent Wings 2
- Bitfenix : Spectre, Spectre Pro
- CoolerMaster : Turbine Master MACH 0.8, ventilateur d'un boitier Silencio 450 (A12025-12CB-3BN-F1)
- Coolink : SWIF2 1201
- Corsair : AF120, SP120, et ventilateur stock du boitier 300R (A1225M12S)
- Cougar : CF-V12H et CF-V12S
- Fractal Design : Silent Series R2 Fan
- Enermax : Magma, T.B. Apollish, T.B. Silence
- Nanoxia : FX Evo 1300 et 1000 IFC
- Nexus : basic series real silent
- Noctua : NF-P12 et NF-S12B FLX
- Noiseblocker : eLoop B12-1 et eLoop B12-2, M12-S2, PL1, PL2, XL1
- NZXT : Airflow Fan et Performance Fan
- Papst : 4412F/2GLL
- Phobya : G-silent 12
- Reeven : Coldwing Silent (RM1225S08B)
- Revoltec : Dark blue
- Scythe : Gentle Typhoon 1450 rpm (D1225C12B4AP-14), Glide Stream 1000 rpm (SY1225HB12LM) et 1400 rpm (SY1225HB12SM), Kama Flow 2 900 (SP1225FDB12L) et 1400 rpm (SP1225FDB12M), Slimstream 1200 rpm (SY1225SL12M), Slipstream Slim 1200 rpm (SY1212SL12L)
- Sharkoon : System Fan Silent
- SilenX : EFX-12-12 et EFX-12-15
- Silverstone : AP121 et Blue led Fan
- Thermalright : X-silent
- Xigmatek : XAF-F1251, XLF-F1254, XOF-F1251
- Xilence : Red Wing
- Yate-loon : D12SL-12C
- Zalman : ZM-F3 FDB et ZM-SF3
- Zaward : ZG3-120C


Page 2 - Protocole de test

Protocole de test
Notre protocole de test est identique à celui suivi lors de notre comparatif sur les ventilateurs 120mm PWM. Afin d'évaluer les différents ventilateurs qui composent ce comparatif, nous avons réalisé deux types de mesures :

Aérauliques tout d'abord, en mesurant le flux d'air produit par les différents modèles, dans un premier temps de base, puis sur un radiateur Hardware Labs SR1 120mm . Pour cela, nous avons utilisé un anémomètre TSI 5725 , placé à l'extrémité d'un tube de plastique de 1 m de longueur et de 20 cm de diamètre :


Les ventilateurs sont enchâssés dans un bloc de mousse, à l'autre extrémité du tube.


Les mesures sur radiateur sont effectuées exactement de la même façon, le ventilateur fixé sur le radiateur placé en sortie de tube. Afin de limiter les pertes liées à ce montage sur radiateur, nous avons utilisé une semelle en silicone entre le ventilateur et le radiateur.


Pour assurer une meilleure homogénéité des résultats, le flux d'air relevé est une moyenne entre 5 mesures de 5 s réalisées successivement. Toujours dans le même but, nous avons laissé les ventilateurs tourner pendant 10 min avant d'effectuer les mesures.

Les nuisances sonores sont pour leur part relevées à l'aide d'un sonomètre Cirrus Optimus CR152A Class 2. Il permet de mesurer des niveaux sonores aussi bas que 20 dB(A), niveau auquel la pièce utilisée permet de descendre.


Les ventilateurs sont placés dans un bloc de mousse, afin d'atténuer les éventuelles vibrations, et le sonomètre à 25 cm du ventilateur, à hauteur du rotor, pour ne pas être perturbé par le flux d'air produit. La distance a été volontairement choisie courte, pour permettre de différencier au mieux les concurrents de ce comparatif.


Lorsque le niveau mesuré est entre 20 et 25 dB(A) mesurés, on peut qualifier les solutions de silencieuses lorsqu'elles seront utilisées en pratique dans une machine, mais elles ne sont réellement inaudibles qu'à la borne inférieure de cet intervalle. Jusqu'à 28 dB(A), le refroidissement se fait de manière très discrète, entre 28 et 31 dB(A) on qualifiera le niveau de discret. Jusqu'à 37 dB(A) on est dans un niveau standard pour un ordinateur, au delà on passe dans le bruyant. Après 45 dB(A) le niveau atteint est vraiment élevé et peut vite devenir difficilement supportable pour un ordinateur sauf à être couvert par un fond musical, bien que ce seuil soit comme les autres très subjectif et dépende de plusieurs facteurs tels que la sensibilité au bruit de l'auditeur bien sûr mais aussi la régularité du bruit ou encore l'environnement.

Les ventilateurs ont été alimentés de 2,5 à 12 V par pallier de 0,5 V, grâce à une alimentation stabilisée ELC AL942, qui permet un réglage en continu de la tension et délivre un courant maximal de 2A, valeur heureusement jamais atteinte !

Les mesures de vitesse ont été effectuées avec un rhéobus Zalman ZM-MFC3 , lui-même alimenté par une alimentation passive, afin de ne pas rajouter de nuisances sonores.

Après une présentation des caractéristiques des ventilateurs, les données seront présentées sous plusieurs formes :

- Un graphique général par marque représentant les courbes dB(a) vs CFM, représentation qui nous a semblée la plus judicieuse pour faciliter la comparaison entre les différents ventilateurs. Nous incluons dans chaque graphique la courbe (en bleu) du be quiet! Shadow Wings PWM, qui nous avait servi de ventilateur de référence lors de notre premier comparatif, et que nous avons choisi de conserver ici en ventilateur de référence. Pour simplifier, plus la courbe db(A) vs CFM de chaque ventilateur tend vers le bas et vers la droite, meilleur est le ventilateur !
- Un graphique par ventilateur comparant le flux d'air obtenu avec et sans radiateur à différentes vitesses
- Un tableau récapitulatif par ventilateur des valeurs de flux d'air avec et sans radiateur, bruit à vide et vitesse de rotation sur toute la plage de tension testée


Page 3 - AcoustiFan DustPROOF en test

AcoustiFan
Premier modèle à passer sur le grill aujourd'hui, l'AcoustiFan DustPROOF utilise d'après son fabricant un double roulement à billes de la plus haute qualité qui soit, afin de garantir une longue durée de vie (60000 h annoncées). Autre caractéristique clef de ce modèle, le moteur est rendu étanche à la poussière.


Malgré un prix de vente moyen frisant les 27€, ce qui en fait le ventilateur le plus cher de tout le comparatif, cet AcoustiFan ne se distingue pas d'un ventilateur premier prix par son design, il va falloir chercher les différences ailleurs.

Commençons par le bundle bien fourni, qui inclut 5 (courtes) fixations souples d'excellente qualité, 4 vis, et un triple adaptateur molex 12V/5V/7,5V (via une résistance) avec retour de vitesse. N'oublions pas 4 colliers plastiques qui peuvent s'avérer utiles pour ranger ou attacher d'éventuels câbles.

En ce qui concerne les performances, le DustPROOF devrait produire à 1500 rpm un flux d'air de 56,3 CFM, et démarrer en dessous de 5V (nous avons mesuré une tension de démarrage de 3,9V), tout en consommant 0,13A au maximum (contre 0,09A mesurés).

Passons rapidement sur la finition, qui n'a rien de remarquable. Le ventilateur est plus lourd que la moyenne, ce qui lui confère une impression de qualité et de solidité, mais son câble, d'une longueur de 40cm, n'est pas gainé ou même ses fils collés, ce qui est un peu dommage, surtout au regard du prix de vente.

Dernier point important avant de passer aux résultats, le DustPROOF est garanti 2 ans.


Parfaitement équilibré, le DustPROOF produit un son uniforme et relativement agréable, et ce tout au long de sa plage de vitesse. Il souffre malheureusement du défaut habituel des ventilateurs à roulements à billes, un très léger chuintement caractéristique de ce genre de roulements.

En terme de performances, il n'arrive pas à faire jeu égal avec notre modèle de référence, ni même à s'en approcher en dessous de 1200 rpm environ. Au-delà, il s'en rapproche, et on peut même supposer qu'il fait mieux, en extrapolant à partir de la courbe de notre ventilateur de référence.

Sur radiateur, sa perte de débit est assez marquée, et il ne sera pas des plus à l'aise.

Le DustPROOF est loin d'être un mauvais ventilateur, et sa construction très sérieuse devrait lui garantir une longue durée de vie, mais son prix de vente bien trop élevé lui enlève un intérêt certain…


Page 4 - Advance V-A120 en test

Advance
Et voici le ventilateur le moins cher de notre comparatif, l'Advance V-A120, disponible entre 4 et 5€. Pour être précis, il dispute sa place de ventilateur le moins cher du comparatif avec l'Arctic F12, disponible sensiblement dans la même gamme de prix. Quel sera le meilleur des deux, et comment un ventilateur "premier prix" se place-t-il face à d'autres modèles parfois bien plus chers ? C'est ce que nous allons voir.


Nous ne disposons pas de beaucoup d'informations concernant l'Advance V-A120 : nous savons juste que sa référence est F4Z12025S12L-3M, que sa vitesse maximale est de 1300 rpm, qu'il utilise un Sleeve bearing, et que sa consommation s'élève à 0,23A (nous avons relevé 0,16A au maximum). A coté de cela, sa tension de démarrage est de 3,5V, ce qui est une bonne chose. Le bundle ne se compose que de 4 vis, pour moins de 5€, il ne faut pas être trop exigent.

En terme de finition, ce n'est pas la panacée, mais pour le prix, on ne va pas se plaindre : l'Advance n'est pas très bien fini, avec un câble d'alimentation (long de 40 cm) non gainé et aux fils non collés. Dernière chose avant de passer aux résultats, l'Advance V-A120 est garanti 1 an.


Comment se comporte un ventilateur à moins de 5€ face à notre ventilateur de référence, qui coute presque trois fois son prix ? Et bien l'Advance s'est montré un peu instable, un peu vibrant, un peu cliquetant à tous les régimes, avec quelques bruits de frottement en provenance du roulement…tout cela sans faire aussi bien que notre ventilateur de référence, même si les résultats sont loin d'être ridicules (des modèles plus chers font moins bien !). Sur radiateur, il s'en sort bien passé 1000 rpm.

Alors, une bonne affaire cet Advance ? Et bien à vrai dire, pour un prix sensiblement identique ou un tout petit peu plus élevé selon les boutiques, il y a l'Arctic F12 qui nous fait de l'œil ! Ses performances sont un cran au-dessus, et surtout, il est garanti 6 ans…


Page 5 - Akasa White Led Quiet Fan AK-FN055 en test

Akasa
Le troisième des ventilateurs qui nous intéressent aujourd'hui est l'Akasa white led quiet fan (AK-FN055), qui comme son nom l'indique est équipé de 4 leds blanches.


Doté d'un physique plutôt sympathique, cet Akasa devrait produire un flux d'air de 38,4 CFM à 1200 rpm, tout en ne consommant que 0,18A (nous avons mesuré 0,14A au maximum). En ce qui concerne les 4 leds intégrées, leur tension d'allumage se situe aux alentours de 2,5V, ce qui signifie qu'elles seront toujours allumées avec le ventilateur, ce dernier démarrant dès 3,2V.

Le white led quiet fan utilise un classique sleeve bearing d'une durée de vie annoncée de 30000 h, et est livré avec un adaptateur molex (avec retour de vitesse) et 4 vis, rien de remarquable de ce coté-là.


La finition est bonne, sans plus, ce qui va avec le câble d'alimentation long de 30 cm mais non gainé. Notre exemplaire de test avait de plus le câble d'alimentation d'une de ses led légèrement fondu.

Passons à présent aux performances.


Légèrement vibrant, le white led quiet fan aurait mérité d'être livré avec des fixations souples.

C'est à vrai dire son principal défaut, car en dehors de cela ses prestations sont des plus satisfaisantes : il fait presque jeu égal avec notre ventilateur de référence jusque vers 1100 rpm, et même s'il s'en éloigne un peu au-delà, pour un prix de vente moyen de 7€ son rapport qualité/prix reste des plus favorables, d'autant que son ensemble moteur/roulement ne produit pas de bruits parasites, et ce même en position horizontale.

Placé sur radiateur, il se débrouille relativement bien.


Page 6 - Antec TrueQuiet Pro, TrueQuiet et TwoCool en test

Antec
Fabricant bien connu de boitiers, Antec nous a fait parvenir le Two Cool, le TrueQuiet, et le True Quiet Pro.


Ce dernier partage avec le tout nouveau Noiseblocker eLoop la particularité d'avoir les extrémités de ses pales solidaires. Selon Antec, cela permettrait d'augmenter le flux d'air tout en diminuant les nuisances sonores…ce qui est sensiblement ce que tous les fabricants de ventilateurs promettent ! Nous verrons néanmoins ce qu'il en est dans nos tests, quoi qu'il en soit l'inertie liée à la masse plus importante du rotor lui permet de rester en rotation un certain temps après coupure de l'alimentation du ventilateur.

En dehors de ces particularités, le TrueQuiet Pro dispose de coins en silicone pour amortir les vibrations, d'un câble gainé de 31 cm, et d'un petit sélecteur à deux positions permettant de choisir entre deux vitesses, 600 ou 1200 rpm, ce qui correspond à des flux d'air respectifs de 21,1 et 46,3 CFM. Le type de roulement utilisé et sa durée de vie ne sont pas mentionnés, tout comme la consommation ou la tension de démarrage (nous avons mesuré un maximum de 0,13A et une tension de démarrage de 4,3V).


Un peu moins haut de gamme, puisque vendu aux alentours de 13€ (contre 18€ pour le modèle Pro), le TrueQuiet «tout court» reprend le même bundle, composé d'un adaptateur molex et de 4 (longues) fixations souples (le TrueQuiet Pro en offre 5), ainsi que des caractéristiques très similaires : le même système de sélecteur à deux position pour 2 vitesses de 600 et 1000 rpm, qui correspondent à des flux d'air de 21,5 et 35,83 CFM. Le TrueQuiet se contente néanmoins d'un cadre plus classique, même s'il garde les coins en silicone (de couleur orange, cette fois-ci). Le roulement utilisé et sa durée de vie ne sont toujours pas mentionnés ; selon nos mesures la tension de démarrage s'établit à 3,4V et la consommation maximale à 0,10A. Le câble d'alimentation (long de 45 cm) n'est plus gainé, mais ses fils sont collés et de couleur argentée.


Dernier Antec de notre sélection et moins cher des trois (12€), le TwoCool -ici dans sa version version blue qui inclut 3 leds bleues- est un grand classique de chez Antec, vendu (avec ou sans leds), avec un certain nombre de boitiers de la marque, et c'est précisément pour cela que nous l'avons inclus dans notre sélection.

Reprenant le même sélecteur à deux positions que ses deux frères, et les mêmes vitesses (600/1200 rpm) que le TrueQuiet Pro, ce TwoCool devrait produire un flux d'air de 21,3 CFM à 600 rpm, et de 42,6 CFM à 1200 rpm. Rien n'est mentionné au sujet du type de roulement, de la consommation (0,16A mesurés), ou de la tension de démarrage (4,3V pour le ventilateur, 2,3V pour les leds, qui seront donc toujours allumées). Son câble d'alimentation (long de 45 cm) n'est pas gainé, mais ses fils (noirs) sont collés. Son bundle est identique à celui des deux autres Antec, à l'exception des fixations souples, qui manquent à l'appel.

Dernier point important avant de passer aux résultats, les deux TrueQuiet sont garantis 2 ans, tandis que le TwoCool bénéficie d'une année de garantie supplémentaire, ce qui porte le total à 3 ans.



[ TrueQuiet Pro ]  [ TrueQuiet ]  [ TwoCool ]



[ TrueQuiet Pro ]  [ TrueQuiet ]  [ TwoCool ]


Commençons par le TrueQuiet Pro : du fait de la masse importante de son rotor, ses montées en régime comme ses décélérations se passent dans la plus grande douceur… ce qui n'empêche pas le roulement d'émettre de légers bruits de frottement, ou le moteur de cliqueter ponctuellement selon la vitesse de rotation. Ses performances comparativement à notre modèle de référence sont, pour être gentil, décevantes. Sur radiateur, même si le TrueQuiet Pro n'est clairement pas fait pour ça, ce n'est pas catastrophique malgré une perte de flux d'air assez importante.

Le TrueQuiet "tout court" s'est révélé être meilleur que le TrueQuiet Pro, sans pour autant s'approcher de notre ventilateur de référence, bien que le bruit qu'il produise soit uniforme et relativement agréable. Son roulement n'est pas irréprochable, se manifestant sur la quasi intégralité de la plage de régime du ventilateur par des bruits de frottement plus ou moins prononcés. Sur radiateur ses prestations sont faibles en dessous de 800 rpm, et restent très moyennes au delà.

Quant au TwoCool, il s'est révélé être le meilleur des trois malgré un léger crépitement métallique en provenance du roulement, sans toutefois arriver à faire jeu égal avec notre modèle de référence. Sur radiateur, ses prestations sont moyennes. Si vous avez un boitier Antec avec des TwoCool, cela vaut-il la peine de les changer ? Et bien la réponse dépendra comme d'habitude de la sensibilité et des besoins de chacun, mais à vrai dire, pas nécessairement, à moins bien sûr d'être à la recherche de la moindre optimisation possible en terme de ventilation !

A noter que si le TrueQuiet Pro et le TwoCool ne posent aucun problème en position horizontale, le TrueQuiet n'apprécie pas trop et son roulement émet des bruits de frottement accentués.


Page 7 - Arctic F12 en test

Arctic
L'Arctic F12 que nous testons aujourd'hui ne se différencie du modèle PWM que nous avions testé dans notre précédent comparatif que par l'absence de PWM (logique), et la perte du système PST qui permet de brancher plusieurs ventilateurs sur la même prise.


Vendu aux alentours de 5€ -ce qui en fait un des modèles les moins chers de ce comparatif- il se fera apprécier des utilisateurs au budget serré, qui excuseront sa finition relativement moyenne, son câble aux fils collés mais non gainés, et son bundle des plus légers (4 vis).

En terme de performances, le F12 devrait produire 57 CFM à 1350 rpm, tout en consommant 0,23A (contre 0,15A annoncés…), ce qui en fait tout de même un modèle assez gourmand, même si cette gourmandise est toute relative au regard de la consommation d'un ordinateur. Doté d'un fluid dynamic bearing, il pourra être monté indifféremment en position verticale comme horizontale.

Saluons la durée de la garantie, particulièrement longue (6 ans) pour un modèle aussi peu cher, et passons aux résultats.


Si l'on faisait un classement des ventilateurs de ce comparatif en termes de rapport performances/prix, cet Arctic mériterait probablement la première place ! Il fait jeu égal avec notre ventilateur de référence, et parvient même à faire mieux au-delà de 1100 rpm. Sur radiateur, il s'en sort relativement bien de 950 à 1200 rpm environ, mais un peu moins bien au-dessus et en dessous, avec une perte de débit plus marquée.

Ses défauts ? Un léger mais permanent ronronnement de moteur, et une certaine tendance à vibrer. Relativisons, à 5€ le ventilateur, cela laisse un peu de marge pour acheter des fixations souples !


Page 8 - be quiet! Shadow Wings, SilentWings 2 et Pure en test

Après avoir testé les be quiet! Silentwings PWM et Shadow Wings PWM dans notre dernier comparatif, nous nous attaquons maintenant aux Shadow Wings low speed (800 rpm), Shadow Wings mid speed (1500 rpm), Silent Wings 2 et Silentwings Pure.


Commençons par le premier. A 800 rpm, il devrait produire 22,5 CFM et une pression statique de 0,3 mmH2O. Le deuxième et le troisième devraient produire 50,5 CFM et une pression statique de 1,63 mmH2O à 1500 rpm (pour rappel exactement la même chose que le Shadow Wings PWM qui nous sert de ventilateur de référence aujourd'hui). Le Silent Wings Pure quant à lui devrait produire 46,6 CFM et une pression statique de 1,8 mmH2O à 1350 rpm.


Les Shadow Wings et Silent Wings 2 partagent des pales identiques, et un cadre relativement similaire : celui des Shadow Wings est équipé de fixations antivibrations intégrées et inamovibles, tandis que celui du Silent Wings 2 laisse le choix entre des fixations antivibrations similaires à celles des Shadow Wings ou des fixations permettant d'utiliser des vis plus classiques, l'utilisateur pouvant choisir entre ces deux jeux de fixations.

Au chapitre des différences, le Silent Wings 2 utilise un Fluid dynamic bearing avec cœur en cuivre d'une durée de vie impressionnante de 300 000h, tandis que les Shadow Wings et Silent Wings Pure se contentent d'un Rifle bearing d'une durée de vie déjà importante de 200000 h.

Autres différences, au niveau de la consommation annoncée : 0,09A pour le Silentwings Pure et le Shadow Wings low speed, contre 0,20A pour le Silent Wings pure et le Shadow Wings mid speed (nous avons mesuré 0,08A pour le Pure, 0,12A pour le Silent Wings 2 et le Shadow Wings mid speed, et 0,05A pour le Shadow Wings low speed). En terme de tensions de démarrage nous avons mesuré 3,1V pour le Pure, 3,9V pour le Shadow Wings low speed, 2,7V pour le Shadow Wings mid speed, et 2,9V pour le Silent Wings 2.

Le bundle du Silent Wings 2 est le plus complet, avec 5 vis, 5 rivets en plastique et 5 rondelles en caoutchouc nécessaires à l'utilisation de leurs fixations antivibrations intégrées, un adaptateur molex 12V avec retour de vitesse, et un adaptateur molex polyvalent 5/7/12V. Les Shadow Wings se contentent des mêmes 5 rivets en plastique et 5 rondelles en caoutchouc, et d'un adaptateur molex 7V. Moins haut de gamme, le Pure se contente de 5 vis.

Passons rapidement sur la finition, qui est très bonne dans le cas des Shadow Wings et Silent Wings 2, avec un avantage à ce dernier pour son long (45 cm) câble gainé, là où les Shadow Wings n'ont qu'un câble aux fils noirs collés mais non gainé (de 45 cm aussi). La finition du Pure est moins bonne, son câble long de 35 cm seulement, et il n'a que ses fils collés (mais pas de couleur noire).

Dernier point important avant de passer aux résultats, les be quiet! sont garantis 3 ans et vendus à des prix de 9€, 13€ et 20€, respectivement pour les Silent Wings Pure, Shadow Wings et Silent Wings 2.



[ ShadowWings Low Speed ]  [ ShadowWings Mid Speed ]  [ SilentWings 2 ]  [ SilentWings Pure ]



[ ShadowWings Low Speed ]  [ ShadowWings Mid Speed ]  [ SilentWings 2]  [ SilentWings Pure ]


Commençons par le Silent Wings Pure, qui est le moins bon de tous. Il souffre d'une certaine tendance à vibrer, et son roulement émet de légers bruits de frottement.

Les Shadow Wings low speed et mid speed sont logiquement très proches de notre ventilateur de référence (pour rappel un Shadow Wings PWM), le modèle mid speed faisant par moment jeu égal ou mieux. Les petits défauts restent hélas toujours les mêmes, un léger bruit de frottement émis par le roulement à bas régime ou quelques vibrations heureusement atténuées par les fixations souples intégrées.

Plus haut de gamme, le Silentwings 2 se comporte de la même manière que les Shadow Wings, et bien que son roulement soit dépourvu de bruits de frottement, nos deux exemplaires se sont avérés un tout petit peu moins bons que les Shadow Wings. Peut-être cette tendance s'inversera-t-elle après un certain temps de fonctionnement ? Impossible à dire dans l'immédiat !

Sur radiateur, les be quiet! se débrouillent plutôt bien, sauf le Shadow Wings low speed, qui n'offre que des prestations moyennes. A noter que les be quiet! ne sont aucunement affectés par leur position de fonctionnement.


Page 9 - Bitfenix Spectre et Spectre Pro LED en test

Bitfenix
Marque bien connue pour ses boitiers, Bitfenix nous a fait parvenir deux ventilateurs, le Spectre et le Spectre Pro LED.


Le premier, relativement classique malgré un design de pales plutôt agressif, devrait offrir un flux d'air de 43,5 CFM et une pression statique de 0,62 mmH2O à sa vitesse de pointe de 1000 rpm. Le deuxième, d'un design encore plus agressif, est spécialement prévu pour offrir un flux d'air très dirigé -un peu à la manière du Silverstone AP121- et devrait offrir un flux d'air de 56,22 CFM et une pression statique de 1,24 mmH2O à la vitesse de 1200 rpm. Tous deux utilisent un Fluid Dynamic bearing dont la durée de vie n'est pas précisée.

Le Spectre devrait consommer 0,10A (nous avons mesuré 0,07A), et démarre dès 3,1V. Sa finition est moyenne, ce qui va avec son câble (long de 40 cm) qui n'est pas gainé (mais ses fils sont noirs et collés), et son bundle, minimaliste (4 vis en tout et pour tout).


Le Spectre Pro est un peu plus gourmand (peut-être du fait de ses leds, allumées dès 2,5V) et consomme 0,14A (contre 0,18A annoncés), tout en démarrant dès 4,0V.

Point particulier, le cadre n'est pas solidaire du reste du ventilateur, et peut en être séparé complètement, même si nous avons préféré ne pas tenter l'opération sur notre modèle de test, puisqu'il aurait pour cela fallu décoller les leds. Attention si vous prévoyez de le monter sur radiateur, ses coins sont «bouchés», ce qui pourra poser problème avec certaines fixations.


Un petit connecteur placé sur le coté du ventilateur permet d'allumer ou éteindre les leds, et le Spectre Pro dispose en bundle d'un câble spécial (long de 70 cm) qui permet de commander l'allumage ou l'extinction de ces leds à distance, via l'utilisation d'un boitier ou d'accessoires Bitfenix compatibles. En plus de ce câble, le bundle se compose d'un adaptateur molex 7V, de 4 vis, de 4 rondelles en caoutchouc, et de 4 (longues) fixations souples, qui manquent justement un peu de souplesse pour être vraiment efficaces. En dehors de cela, la finition est bonne, même si là encore le câble d'alimentation (long de 50 cm) n'est pas gainé et n'a que ses fils (noirs) collés.

Les deux Bitfenix se trouvent à des prix moyens de 6€ pour le Spectre et 12€ pour le Spectre Pro, et sont garantis 2 ans.



[ Spectre ]  [ Spectre Pro LED ]



[ Spectre ]  [ Spectre Pro LED ]


Commençons par le Spectre, dont l'acoustique est plutôt bonne malgré de nombreux bruits de frottements en provenance du roulement, bruits encore plus accentués quand le ventilateur est placé en position horizontale rotor vers le bas, position qu'il vaudra mieux éviter pour ce modèle.

Face à notre ventilateur de référence, il ne peut que s'incliner, faute de faire mieux même s'il s'en approche. Ses performances sur radiateur ne sont que moyennes.

Un peu plus particulier, le Spectre Pro est prévu pour produire un flux d'air plus dirigé… Autant dire que si ses performances face à notre ventilateur de référence s'en ressentent très fortement, il est difficile de juger de l'efficacité d'un tel dispositif avec notre protocole de test.

Sur radiateur, sa perte de débit est très peu marquée…mais avec 21,44 CFM mesurés au maximum, ses prestations restent faible face à la concurrence.

En dehors de cela, les 12 "bras" sensés diriger le flux d'air ont malheureusement une influence néfaste sur l'acoustique, avec un bruit de déplacement d'air bien plus prononcé que celui du Spectre. Le roulement tombe hélas quant à lui dans les mêmes travers que celui de son petit frère : des bruits de frottement prononcés, qui s'accentuent encore une fois le ventilateur à l'horizontale.


Page 10 - Cooler Master Turbine Master et A12025-12CB-3BN-F1 en test

Cooler Master
Le CoolerMaster Turbine Master MACH 0.8 passe difficilement inaperçu. Avec son rotor à 16 pales qui comme son nom l'indique ressemble à une turbine, son physique est définitivement inhabituel, et nous allons voir si cela l'aide dans les tests.


Il utilise un roulement à billes barométrique d'une durée de vie de 100000 h, qui permet de détacher les pales pour un nettoyage plus facile, par exemple. A 800 rpm, il devrait produire un flux d'air de 33,07 CFM et une pression statique de 0,42 mmH2O. Sa consommation maximale annoncée est de 0,25A, nous avons pour notre part mesuré un maximum de 0,05A. Sa tension de démarrage s'est avérée assez haute, avec 7,9V mesurés, une des valeurs les plus élevées de ce comparatif.

Le bundle de ce CoolerMaster est composé de 4 vis, 4 rondelles en caoutchouc, 4 (longues) fixations souples et un adaptateur molex, ce qui permettra de faire face à la plupart des situations envisageables. En plus de cela nous y avons trouvé un petit appendice aérodynamique à fixer au centre du rotor (notez que nous avons effectué nos tests avec et sans cet appendice sans constater de différence notable).

La finition est relativement bonne même si le matériau utilisé pour les pales les rend assez souples, ce qui peut donner une impression de fragilité, et si le câble d'alimentation (long de 51 cm) n'est pas gainé (ses fils (gris/argent) sont cependant collés).

Derniers points importants, le Turbine Master est garanti 1 an, et vendu aux alentours de 12€.


Le deuxième modèle CoolerMaster (A12025-12CB-3BN-F1) que nous testons aujourd'hui est extrait d'un boitier Silencio 450 de la marque (cette référence A12025-12CB-3BN-F1 correspond aussi à un autre modèle aux caractéristiques différentes, à commencer par une vitesse maximale de 1200 rpm). Nous n'avons pas beaucoup d'informations à son sujet, si ce n'est qu'il doit tourner à 800 rpm (nos deux exemplaires de test avaient plutôt une vitesse de pointe proche des 1000 rpm) et ne consommer que 0,16A au maximum. Nous avons pour notre part relevé une consommation de 0,14A, et une tension de démarrage de 3,5V.



[ Turbine Master MACH 0.8 ]  [ A12025-12CB-3BN-F1 ]



[ Turbine Master MACH 0.8 ]  [ A12025-12CB-3BN-F1 ]


Instable et distillant de faibles performances, le Turbine master est une déception, incapable de rivaliser avec notre ventilateur de référence. Son acoustique est correcte en dehors des points de résonance (visibles sur sa courbe), et du léger bruit de frottement qu'émet son roulement à bas régime (qui, maigre consolation, ne semble pas affecté par la position de fonctionnement). Sur radiateur, il ne se débrouille pas très bien, ce qui était à attendre d'un modèle au cadre aussi ouvert.

Passons à présent à notre deuxième modèle CoolerMaster du jour. La question s'adresse aux possesseurs de Silencio 450 (et d'autres boîtiers intégrant ce ventilateur) : si vous le possédez, cela vaut-il le coup de changer les ventilateurs d'origine ?

Et bien notre réponse sera comme d'habitude à tempérer en fonction des attentes et des exigences de chacun, mais pour nous elle est très claire : ce ventilateur n'a rien à faire dans un boitier orienté silence (à moins peut être que ne soit pour montrer les qualités d'isolation phonique de ce dernier ?).

Non seulement ses performances sont faibles (elles sont meilleures que celles du Turbine master, ceci dit…), mais surtout son acoustique est déplorable, faisant la part belle à un bruit de moteur désagréable et marqué quel que soit le régime de rotation, ainsi qu'à de nombreux cliquetis. Placé en position horizontale, il faut ajouter à cela un ronronnement accentué en provenance du roulement… N'espérez pas non plus le recycler sur radiateur, où sa perte de flux d'air est marquée.


Page 11 - Coolink SWIF2 1201

Coolink
Tout aussi acidulé que son grand frère le SWIF2 120P que nous avions testé dans notre précédent comparatif, le SWIF2 1201 que nous testons aujourd'hui perd le PWM, et sa vitesse de pointe descend à 1200 rpm. Cela s'avère néanmoins suffisant pour produire un flux d'air de 55,48 CFM, tout en réduisant la consommation à 0,14A (nous avons mesuré 0,13A).


Si Coolink annonce une tension de démarrage de 7V, nous avons relevé une valeur beaucoup plus basse : notre exemplaire de test démarrait dès 3,2V.

Les autres caractéristiques ne changent pas, et le SWIF2 1201 utilise toujours un roulement hydro-dynamique qui devrait durer longtemps, puisque Coolink garantit son produit 5 ans.

La finition est toujours bonne -même si le câble d'alimentation (long de 40 cm) est là encore recouvert de gaine thermorétractable non rétractée- et le bundle se compose de l'essentiel : 4 vis et 4 (courtes) fixations souples de la même couleur que les pales.


Le SWIF2 120P ne nous avait pas déçus, et ce SWIF2 1201 continue dans la même veine, puisqu'il fait jeu égal avec notre ventilateur de référence. A la verticale, il est totalement dénué de bruits parasites, mais malheureusement, faute d'aimant de maintien dont est doté le roulement de son grand frère, en position horizontale (rotor vers le bas) des bruits de roulement se manifestent...une position de montage qu'il conviendra donc d'éviter. Sur radiateur, malgré ses 11 pales, ses prestations ne sont que correctes.


Page 12 - Corsair AF120, Corsair SP120 et A1225M12S en test

Corsair
Nouveau venu dans le monde des ventilateurs, Corsair nous a envoyé les très prometteurs AF120 et SP120. Un peu à la manière de Noctua, partant du principe qu'un design de pales unique ne peut satisfaire tous les besoins, Corsair a opté pour une différenciation très nette : les SP120 sont conçus dans l'optique d'une forte pression statique, ce qui devrait les rendre particulièrement adaptés à un usage sur radiateur ou ventirad, et les AF120 devraient offrir des performances optimales lorsque la résistance au flux d'air est moindre, ce qui les oriente plutôt vers un usage «boitier».


Les Corsair sont chacun vendus avec trois anneaux décoratifs bleu/blanc/rouge (un petit côté patriote ?), qui sont interchangeables à loisir, et qu'il est possible de peindre à la couleur désirée. Notez qu'il est aussi tout à fait possible d'utiliser les ventilateurs sans cet anneau décoratif.


Les AF120 et SP120 qui nous intéressent aujourd'hui sont les modèles "quiet edition", qui tournent respectivement à 1100 et 1450 rpm, pour un flux d'air de 39,88 et 37,85 CFM, et une pression statique de 0,50 et 1,29 mmH2O. Leur tension de démarrage ne sont pas précisées, mais nous avons mesuré (toujours dans le même ordre) 3,7V et 3,8V. La consommation maximale s'établit quant à elle à 0,05A, une valeur très faible, contre 0,19 et 0,09A annoncés, toujours pour les AF120 et SP120.

Les deux Corsair tournent sur un "Avanced Hydraulic bearing", dont la durée de vie n'est pas précisée. La finition est quant à elle très bonne, et si le câble d'alimentation (long de 30 cm) n'est pas gainé, ses fils sont noirs et collés. Le bundle est identique dans les deux cas, il comprend en plus des 3 anneaux colorés (dont un livré monté sur le ventilateur) - une bonne idée pour les fans de mods - 4 vis et un réducteur de tension. L'absence de fixations souples est excusable par la présence de coins silicone, qui devraient amortir efficacement les vibrations.


Les AF120 et SP120 sont vendus à des prix respectifs de 13€ et 14€, et sont garantis 2 ans.


En plus des modèles AF120 et SP120, nous avons décidé de rajouter un ventilateur stock (A1225M12S) du boitier 300R de la marque. Beaucoup moins bien fini, ce dernier a tout de même un câble long de 50 cm, aux fils noirs et collés.

Nous n'avons trouvé que peu d'informations à son sujet, mais il se devrait de tourner à 1200 rpm, pour un flux d'air de 32,95 CFM et une consommation de 0,38A (nous avons mesuré 0,11A au maximum). Le type de roulement utilisé est inconnu, probablement un classique sleeve bearing, et nous avons mesuré une tension de démarrage de 3,6V.



[ AF120 ]  [ SP120 ]  [ A1225M12S ]



[ AF120 ]  [ SP120 ]  [ A1225M12S ]


L'AF120 se montre très performant en dehors de toute restriction, puisqu'il égale sur une bonne partie de sa plage de vitesse notre ventilateur de référence. En revanche il n'apprécie pas tellement d'être placé sur radiateur, et sa perte de débit est alors plutôt marquée.

Les performances du SP120 restent faibles, mais là où le bât blesse pour le Corsair, c'est au niveau de l'acoustique : il dispense un bruit de moteur assez marqué, et disons-le, assez désagréable au regard de ce que certains concurrents peuvent proposer…le coup d'essai ne sera malheureusement pas un coup de maître. Dommage encore une fois, car l'"Avanced Hydraulic bearing" se montre de bonne composition quelle que soit la position d'utilisation.

Dans le cas de l'AF120, nous retrouvons ce bruit de moteur, dans une moindre mesure heureusement. C'est un peu dommage au regard de son ratio flux d'air vs vitesse de rotation ; un moteur un peu plus silencieux lui permettrait peut-être de faire encore mieux et de distancer la concurrence, au lieu de se contenter de s'en approcher ou de l'égaler ?

Notre avis est plus mitigé en ce qui concerne le SP120 ; certes sa perte de débit est faible sur radiateur, mais c'est en comparaison avec un flux d'air hors restriction relativement faible lui aussi… Si on compare avec les performances du Scythe Gentle typhoon, en 12V, pour un niveau de bruit légèrement inférieur (35,4 dB(A) vs 35,8 dB(A)), le Scythe offre un flux d'air plus important, sur radiateur comme hors restriction. Pire, si on le compare avec l'AF120 sur radiateur, il est moins performant que ce dernier à vitesse équivalente ! Partant de là, pourquoi acheter un ventilateur aussi spécifique que les SP120, puisque d'autres plus polyvalents font mieux ?

Le dernier Corsair testé aujourd'hui est le ventilateur d'origine du boitier 300R. Il s'agit donc de savoir pour l'acheteur du 300R si cela vaut la peine de le changer, et au vu de ses performances, notre réponse penche plutôt vers le oui : acoustiquement, il est correct, mais au-delà de 600 rpm, il s'éloigne des performances de notre ventilateur de référence pour atteindre celles…du SP120. Tout dépendra donc des exigences et des besoins en refroidissement de l'acheteur du 300R.

Placé sur radiateur, même s'il n'a pas été prévu pour cela à l'origine, ses prestations sont très correctes, en revanche il n'apprécie que moyennement la position horizontale et le fait savoir par des bruits de frottement amplifiés.


Page 13 - Cougar CF-V12S et CF-V12H

Cougar
Toujours aussi esthétiquement originaux, les Cougar CF-V12S et CF-V12H que nous testons aujourd'hui font partie de la même famille que le CF-V12HP que nous avions testé auparavant.


Nos deux modèles du jour sont garantis 5 ans et partagent une vitesse maximale de 1200 rpm, pour un flux d'air de 60,4 CFM et une pression statique de 1,73 mm H20. Ils partagent aussi le même cadre et les mêmes pales (conçues pour produire un flux d'air plus dirigé), et très probablement le même moteur et la même électronique étant donné leur tension de démarrage (4,3V) et consommation (0,12A mesurés contre 0,20A annoncés) identiques.


Passons maintenant aux différences, tout d'abord le prix : environ 12€ pour le CF-V12S, et 16€ pour le CF-V12H. La finition est très bonne et de petits pads en silicone orange sont présents aux 4 coins du cadre, pour amortir d'éventuelles vibrations. Si le câble d'alimentation du CF-V12H est superbement gainé (et long de 45 cm), celui du CF-V12S n'a que ses fils collés (pour une longueur identique).

Autre différence entre les deux Cougar, leur roulement : le CF-V12S utilise un «Hyper-Spin», d'une durée de vie de 150000 h, tandis que le CF-V12H utilise un «Hydro Dynamic bearing» d'une durée de vie encore plus impressionnante de 300000 h.

Dernière différence, au niveau du bundle : le CF-V12S est fourni avec un adaptateur molex et 4 vis, le CF-V12H rajoute à cela 4 (courtes) fixations souples.



[ CF-V12S ]  [ CF-V12H ]



[ CF-V12S ]  [ CF-V12H ]


Les deux Cougar sont très proches l'un de l'autre (la différence de performance entre les deux est à mettre sur le compte de plages de vitesse légèrement différentes, probablement dues à une certaine variabilité entre exemplaires), et s'avèrent bien équilibrés, ne produisant pas de bruits parasites, et ce quelle que soit leur position de fonctionnement. Le CF-V12H prend l'avantage sur le CF-V12S à bas régime, probablement grâce à son roulement plus évolué, qui est très légèrement plus silencieux en dessous de 500 rpm.

Malheureusement, malgré ces qualités, aucun des deux n'arrive à faire jeu égal avec notre ventilateur de référence…il faudra se consoler avec les performances sur radiateur, bonnes voire très bonnes, avec une perte de débit relativement peu marquée au-delà de 1000 rpm.


Page 14 - Enermax T.B. Apollish, T.B. Silence et Magma en test

Enermax

Des trois Enermax testés aujourd'hui, le T.B. Apollish (UCTA12N) est certainement le plus coloré. Doté de 12 leds de couleur bleue (sur notre modèle de test, le T.B. Apollish existe aussi en rouge) qui illumineront les pales bleues elles aussi et dotées de bandes argentées, cet Enermax pourra difficilement passer inaperçu ! Du moins passé 7,5V, car en dessous de cette tension, les leds sont tout simplement éteintes…tout comme le T.B. Apollish, qui ne démarre qu'à 7,5V (une des valeurs les plus élevées de ce comparatif). Dommage car une fois lancé il a accepté de tourner sans problème jusqu'à 3V. Sa consommation s'élève à 0,11A, contre 0,20A annoncés.


Petit frère du T.B. Apollish, le T.B.silence (UCTB12) reprend la même vitesse de pointe (900 rpm), mais ses pales «Batwing» lui permettent de revendiquer un flux d'air plus élevé (71,54 m3/h, soit 42,13 CFM, contre 63,78 m3/h, soit 37,56 CFM pour le T.B. Apollish), même si sa pression statique est inférieure (0,828 mH2O, contre 1,088 mH2O pour le T.B. Apollish). Dépourvu de leds, il est tout de même -à l'instar de toute la gamme Enermax- doté du célèbre roulement «Twister bearing», qui promet une longue durée de vie (100000 h) et permet de détacher les pales à loisir, pour les nettoyer plus facilement, par exemple. Sa tension de démarrage est de 3,0V, et si Enermax indique une consommation de 0,15A, nous n'avons mesuré que 0,06A au maximum.


Le dernier et le plus puissant des trois Enermax que nous testons aujourd'hui est le Magma. Ce dernier reprend les ailes «Batwing» du T.B. Silence, mais sa vitesse maximale de 1500 rpm lui permet d'offrir un flux d'air plus important de 69,15 CFM. Un peu plus gourmand, il consomme 0,15A maximum, contre 0,40A annoncés.

En ce qui concerne le bundle, le Magma -qui est le plus cher des trois, avec un prix de vente moyen de 11€- se place plutôt bien, avec 4 vis, 4 (courtes) fixations souples et un adaptateur molex. Les deux autres Enermax, moins chers (environ 8€ pour le T.B Silence, et 10€ pour le T.B. Apollish, reprennent le même bundle en faisant l'impasse sur les fixations souples. Tous trois bénéficient d'un câble de 50 cm, non gainé mais aux fils argentés et collés.

La finition de ces trois ventilateurs est plutôt bonne, même si la construction du T.B. Silence paraît plutôt légère, et tous sont garantis 2 ans.



[ T.B. Apollish ]  [ T.B. Silence ]  [ Magma ]



[ T.B. Apollish ]  [ T.B. Silence ]  [ Magma ]


Commençons par le T.B. Silence et le T.B Apollish, tous deux instables et souffrant de bruits parasites à certains régimes (comme en témoignent les irrégularités sur leurs courbes dB(A) vs CFM respectives). En dehors de ces points délicats, le T.B. Apollish n'arrive à s'approcher que ponctuellement des performances de notre ventilateur de référence.
Peut-être du fait de sa relative légèreté de construction, le T.B. Silence souffre d'une certaine tendance à vibrer...ce qui ne l'empêche néanmoins pas de faire jeu égal avec notre ventilateur de référence jusque vers 650 rpm.

Le Magma, bien plus puissant, souffle lui aussi d'instabilité chronique, et c'est dommage car sorti de ces quelques points délicats le bruit qu'il produit est globalement uniforme et régulier. Au-delà de 1300 rpm, il fait jeu égal avec notre ventilateur de référence (en extrapolant à partir de la courbe de ce dernier), en dessous il ne fait malheureusement que s'en approcher, au mieux.

Placés sur radiateur, les T.B. Silence et Magma ne sont pas des plus à l'aise, avec une chute de débit assez marquée. Quant au T.B. Apollish, on peut carrément dire qu'il fait de la figuration.

Dernière chose, le roulement Twister est irréprochable quelle que soient la position de fonctionnement des ventilateurs.


Page 15 - Fractal Design Silent Series R2 Fan en test

Fractal Design
Les nouveaux Fractal Design Silent Series R2 fan sont, à l'image de la plupart des ventilateurs de ce comparatif, spécialement conçus pour délivrer un flux d'air élevé tout en gardant un niveau sonore peu élevé (sic). Ils sont à cet effet équipés d'un "high performance hydraulic bearing", dont la durée de vie n'est malheureusement pas annoncée, et d'un rotor à 11 pales. D'autres ventilateurs de ce comparatif dotés d'un rotor à 11 pales (comme le Coolink SWIF2 ou le Reeven) ont prouvé qu'ils étaient capables de bons résultats dans nos tests, nous verrons ce qu'il en est de ce Fractal.


En termes de performances, le Silent Series R2 devrait fournir à 1200 rpm un flux d'air de 40,59 CFM, ainsi qu'une pression statique de 1,07 mmH2O. Le bundle est constitué d'un adaptateur (gainé) qui permet de réduire sa vitesse à 850 rpm environ, ainsi que de 4 vis de couleur noire et 4 courtes fixations souples, ce qui est correct étant donné le prix de vente de 9€ environ.

La finition du Fractal est bonne, sans plus, avec quelques restes de matière mal ébavurée. Le câble d'alimentation long de 50 cm est néanmoins joliment gainé, ce qui est toujours appréciable.

Dernier point important, ce Fractal est garanti 2 ans.




Et bien il faut croire que le rotor à 11 pales n'aura pas favorisé le Silent Series R2, puisqu'il n'a pas réussi à s'approcher de notre ventilateur de référence. L'«hydraulic bearing» ne s'est de plus pas montré irréprochable, laissant filtrer quelques bruits de frottement en dessous de 650 rpm environ (il ne pose aucun problème lorsqu'il est placé en position horizontale). Nous ne pouvons cependant pas savoir s'il s'agit d'un cas isolé ou pas.

Placé sur radiateur, ce Fractal Design n'offre que des prestations moyennes.


Page 16 - Nanoxia FX Evo 1300 et 1000 IFC en test

Nanoxia
Identiques esthétiquement aux modèles PWM testés dans notre précédent comparatif, les Nanoxia FX Evo 1300 IFC et FX Evo 1000 IFC se différencient surtout de leurs cousins par l'absence de PWM et par leurs suffixes IFC, pour Intelligent Fan Control. Concrètement, cela signifie que ces modèles sont livrés avec un potentiomètre à placer dans un slot PCI, qui permet de réguler la tension du ventilateur de 3,5 à 12V, avec pour particularité de «lancer» le ventilateur au démarrage, en appliquant brièvement une tension plus élevée que celle réglée.


Dans la pratique, même réglé au minimum, le régulateur Nanoxia envoie au démarrage du 6v pendant environ 1s, ce qui permet bien de lancer le ventilateur qui y est connecté. Ce sera inutile avec le FX Evo 1300 qui démarre dès 3,1V (sans certitude que ce sera toujours le cas après plusieurs années d'usage ceci dit !), mais le FX Evo 1000 pourra en profiter, puisqu'il ne démarre qu'à 4,5V.


Les FX Evo utilisent le roulement «Nano Technology bearing», qui devrait durer aussi longtemps que 150000 h d'après le constructeur, et qui présente la particularité de permettre de détacher les pales. La mention "Waterproof" est là aussi portée sur l'emballage, sans que l'on sache si cette mention s'applique à l'électronique, au roulement, ou aux deux. Nous n'avons pas été vérifier cette affirmation.

En plus de cela, les FX Evo utilisent un moteur «ECO Traction», pour une faible consommation (nous avons mesuré 0,08A contre 0,06A annoncés pour le FX Evo 1300, et 0,05A pour le FX Evo 1000, ce qui est conforme à ce qu'annonce le constructeur). Le modèle 1300 rpm devrait produire un flux d'air de 48,9 CFM et une pression statique de 1,24 mmH2O, tandis que le 1000 rpm se contente de 37,9 CFM et 0,92 mmH2O.

Au niveau de la finition, là encore, rien à redire. Les Nanoxia sont construits en MAKROLON®, un matériau durable et résistant, et leurs câbles d'alimentation joliment gainé mesurent 50cm de long. En ce qui concerne le bundle, rien de particulier à signaler, puisqu'il ne se compose en plus du régulateur IFC que de 4 (courtes) fixations souples d'un vert très acidulé, et de 5 vis (4 pour le ventilateur en lui-même et une pour le régulateur IFC).


Dernier point important avant de passer aux résultats, les FX Evo bénéficient d'une garantie d'une durée record de 10 ans, la plus longue de tout le comparatif !



[ FX Evo 1300 IFC ]  [ FX Evo 1000 IFC ]



[ FX Evo 1300 IFC ]  [ FX Evo 1000 IFC ]


Le Nanoxia FX Evo 1300 IFC est en dehors d'un point précis (aux alentours de 900 rpm) totalement dénué de bruits parasites. Nous avons apprécié son roulement qui lui permet d'être monté dans n'importe quelle position sans apparition de bruits parasites, même si cela ne l'aide pas à faire le poids face à notre ventilateur de référence, dont il ne fait que s'approcher.

Le FX Evo 1000 IFC reprend les qualités du modèles 1300 rpm, tout en s'approchant un peu plus de notre ventilateur de référence. Malheureusement, il souffre d'une légère tendance aux résonances, ce qui est visible sur sa courbe.

Montés sur radiateur, les Nanoxia n'offrent que des prestations moyennes.


Page 17 - Nexus Basic D12SL-12 en test

Nexus
Bien connu des amateurs de ventilateurs silencieux, le Nexus Basic (D12SL-12) est aussi d'après son fabricant le ventilateur le plus silencieux du monde….nous verrons bien sûr ce qu'il en est réellement.


D'une apparence relativement classique bien qu'agréable, vendu aux alentours de 9€, le Nexus basic utilise un sleeve bearing, et est garanti 3 ans. A sa vitesse maximale de 1000 rpm, il est sensé produire un flux d'air de 36,87 CFM, tout en ne consommant que 0,30A (nous avons pour notre part mesuré un maximum de 0,07A). En ce qui concerne sa tension de démarrage, il semblerait qu'il existe une certaine variabilité au sein des exemplaires, néanmoins tous nos exemplaires de test ont démarré en dessous de 5,1V, plus précisément entre 4,8V et 5,1V.

La finition du Nexus Basic est moyenne, avec de légers restes de matière non ébavurés sur les pales, et un câble long de 42 cm partiellement gainé mais incluant à la fois une prise 3 pins classique et une prise molex.

Le bundle se compose quant à lui du strict nécessaire, à savoir 4 (longues) fixations souples de très bonne qualité, ce qui à choisir est une de nos options préférées et sera amplement suffisant pour monter le Nexus Basic dans votre boitier.


En dehors d'un petit point de résonance aux alentours de 9,0V, le Nexus Basic délivre de bonnes performances et fait soit jeu égal avec notre ventilateur de référence, soit un tout petit peu moins bien, soit mieux.

Placé sur radiateur, il ne démérite pas non plus, du moins au-dessus de 950 rpm. En dessous, ses prestations sont moyennes.

Son plus gros défaut (toutes proportions gardées) réside dans son sleeve bearing, qui s'il est irréprochable en position verticale manifeste son mécontentement par quelques bruits de frottement dès lors qu'il est placé en position horizontale, rotor vers le bas. Le même avec un roulement un tout petit peu plus évolué, Monsieur Nexus ?


Page 18 - Noctua NF-P12 et NF-S12B FLX en test

Noctua
Lors de notre précédent comparatif nous avions testé deux modèles de la célèbre marque autrichienne Noctua.

Nous testons aujourd'hui deux autres ventilateurs de la marque, les bien connus NF-P12 et NF-S12B FLX.


Le premier est spécialement conçu pour délivrer une forte pression statique (Noctua annonce 1,68 mm H2O à 1300 rpm, et un flux d'air de 92,3 m3/h, soit environ 54,32 CFM), ce qui devrait le rendre particulièrement adapté à un montage sur radiateur ou ventirad, tandis que le deuxième est plutôt prévu pour être utilisé sur boitier du fait de sa pression statique moins importante (1,31 mm H2O à 1200 rpm, et un flux d'air de 100,6 m3/h, soit environ 59,25 CFM).

La finition de ces deux Noctua est très bonne, avec un câble de 40 cm joliment gainé, ce qui est heureux étant donné le prix de vente de presque 20€. Le bundle est lui aussi à la hauteur, puisque ces deux ventilateurs sont livrés chacun avec 4 (courtes) fixations souples, 4 vis, un adaptateur molex et deux réducteurs de tension LNA et ULNA, qui permettent de réduire la vitesse maximale du NF-P12 respectivement à 1100 et 900 rpm et celle du NF-S12B FLX à 900 et 600 rpm.

Au niveau de leur consommation maximale, tous deux se placent bien : le NF-P12 n'a jamais demandé plus de 0,09A, ce qui est conforme à ce qu'annonce Noctua, et le NF-S12B FLX s'est contenté de 0,08A, contre 0,10A annoncés. Les tensions de démarrage de ces deux produits Noctua ne sont en revanche pas leur point fort, avec 4,6V pour le NF-P12 et 5,2V pour le NF-S12B FLX.

Dernier points important, ces deux solutions Noctua utilisent un SSO-Bearing d'une durée de vie de 150000 h, sont garanties 6 ans, et bénéficient de l'excellent service après vente de la marque, une chose qu'il est toujours agréable de mentionner.



[ NF-P12 ]  [ NF-S12B FLX ]



[ NF-P12 ]  [ NF-S12B FLX ]


Bien que de conceptions quasi-opposées, avec des designs de pales on ne peut plus différents, les deux Noctua s'avèrent hors restriction très proches l'un de l'autre.

Malgré quelques résonances métalliques et une instabilité assez marquée, le NF-P12 s'est avéré plus agréable que le NF-S12 FLX en termes d'acoustique. Ce dernier, peut être du fait de son design de pales très particulier, fait la part belle aux turbulences et aux bruits d'air, en plus de vibrer légèrement (nous recommandons un montage avec les fixations souples livrées).

Aucun des deux n'arrive à faire jeu égal avec notre ventilateur de référence, ni même à s'en approcher, à l'exception notoire du NF-S12B FLX qui l'égale à l'ultime extrémité de sa plage de vitesse, en 12V…ce qui nous rend curieux de savoir ce qu'un NF-S12B FLX pourrait donner à 1500 rpm, par exemple !

Sur radiateur, les prestations du NF-P12 sont bonnes, du moins au-delà de 1200 rpm. Celles du NF-S12B FLX sont logiquement moins bonnes, même si de manière assez surprenante il est loin de démériter entre 550 et 850 rpm environ, où sa perte de débit est quasiment aussi faible que celle du NF-P12 au-delà de 1200 rpm ! Il faut aussi remarquer que le flux d'air qu'il fournit sur radiateur est sensiblement identique à celui fourni par le NF-P12 à la même vitesse...

Avant de passer au ventilateur suivant, saluons la bonne tenue du SSO-Bearing quelle que soit sa position de fonctionnement.


Page 19 - Noiseblocker XL1, PL1, PL2, M12-S2, B12-1 et B12-2 en test

Noiseblocker
Le catalogue Noiseblocker est, à l'image de celui d'autres marques bien connues dans le domaine du refroidissement pc, des plus fournis. Nous testons aujourd'hui les XL1 (1000 rpm, 41 CFM), PL1 (900 rpm, 40 CFM), PL2 (1400 rpm, 56,5 CFM) et M12-S2 (1250 rpm, 51 CFM), ainsi que les tous nouveaux NB-eLoop dans les deux déclinaisons les moins rapides de la gamme, les B12-1 (800 rpm, 33,7 CFM) et B12-2 (1300 rpm, 57,3 CFM).


Noiseblocker a pris quelques risques avec le rotor de ces derniers en ne les dotant que de 6 pales, situation très inhabituelle, les constructeurs préférant généralement s'en tenir à un nombre impair de pales afin de limiter l'apparition de résonances indésirables. La surface de ce rotor est de plus spécialement étudiée pour que la poussière ne s'y dépose pas, et les pales sont toutes reliées entre-elles aux extrémités, ce qui aurait pour effet de réduire les turbulences d'après le fabricant. Nous verrons bien entendu ce qu'il en est.


Le moins cher des six (environ 10€, mais on le trouve aussi en version OEM pour 7€) est le XL1. Garanti 3 ans, contre 6 ans aux autres modèles Noiseblocker, il utilise un roulement NB-Longlife sleeve bearing, d'une durée de vie de 80000 h. Sa finition est relativement bonne, et son câble d'alimentation, long de 40 cm, est gainé. Son bundle ne se compose que de 4 fixations souples de la même couleur que les pales. Noiseblocker annonce pour son XL1 une tension de démarrage de 5V, nous avons pour notre part relevé 3,5V, ainsi qu'une consommation de 0,06A.


Les cinq autre Noiseblocker utilisent le roulement NB-NanoSLI de la marque (en version 2 -qui inclut 2 aimants de maintien- pour les B12-1 et B12-2), d'une durée de vie bien plus importante (140000 h pour le PL2 et le M12-S2, 150000 h pour le B12-2, 160000 h pour le B12-1 et 180000 h pour le PL1). Les PL1 et PL2 utilisent un cadre classique, le M12-S2 utilise le cadre «Multiframe», qui consiste en 4 coins détachables en silicone, et les B12 utilisent un troisième type de cadre, à mi-chemin entre les deux autres, et qui intègre des coins en silicone antivibrations.

En terme de bundle, les PL1 et PL2 sont livrés avec une semelle anti-vibration en silicone noire, la visserie adaptée (4 longues vis, 4 rondelles silicone et 4 écrous), et, petite particularité, 2 câbles d'alimentation détachables (et gainés) de 20 et 30 cm, associables pour porter la longueur totale à 50 cm. Un autocollant Noiseblocker est aussi de la partie. Le M12-S2 est lui aussi livré avec une semelle en silicone spécialement adaptée à son cadre, 4 vis, et un autocollant Noiseblocker. Son câble d'alimentation est gainé et long de 45 cm. Les B12-1 et B12-2 reprennent le bundle des PL1 et PL2, la semelle en silicone en moins, et 4 rondelles silicone en plus, ce qui porte leur nombre à 8.

Les PL1, PL2 et M12-S2 démarrent respectivement à 3,8V, 3,6V et 3,7V, consomment au maximum 0,05A, 0,12A et 0,09A, et sont disponibles à des prix respectifs de 13€, 13€ et 17€. Les B12-1 et B12-2 démarrent à 5,0V et 3,6V, consomment 0,03A (la valeur la plus faible de tout le comparatif) et 0,09A, et sont disponible pour 17€. Pour une raison inconnue, nous n'avons pu relever leur vitesse de rotations sous 6,0V.



[ XL1 ]  [ PL1 ]  [ PL2 ]  [ M12-S2 ]  [ B12-1 ]  [ B12-2 ]



[ XL1 ]  [ PL1 ]  [ PL2 ]  [ M12-S2 ]  [ B12-1 ]  [ B12-2 ]


Les performances des Noiseblocker se tiennent dans un mouchoir de poche. Tous offrent un ratio flux d'air/bruit des plus satisfaisants, même si aucun (à part le B12-1 en dessous de 650 rpm) n'arrive à égaler notre ventilateur de référence.

En terme d'acoustique, les XL1 (même s'il est le seul à ne pas trop apprécier la position horizontale rotor vers le bas, son roulement émettant alors de légers bruits de frottement), PL1 et PL2 sont les «moins bons» (notez les guillemets), avec un infime crépitement métallique en provenance de l'ensemble moteur/roulement, audible en approchant l'oreille de très près. Le M12-S2 est irréprochable, tandis que les B12-1 et B12-2 émettent de désagréables résonances à certains régimes (serait-ce là l'influence du rotor à 6 pales seulement ?), comme le montre leurs courbes un peu chahutées par endroits. En dehors de ces régimes de rotation «critiques», le B12-1 est irréprochable, mais le B12-2 se comporte un peu comme les PL1 et PL2.

A présent, que valent les Noiseblocker lorsqu'ils sont placés sur radiateur ? Le B12-1 s'avère, de manière surprenante, le plus doué dans cet exercice. Toutes proportions gardées bien entendu, puisque le flux d'air qu'il fournit reste faible, néanmoins au-delà de 600 rpm sa perte de débit est peu marquée. Il est suivi de près par les M12-S2 et B12-2, qui offrent eux aussi une perte de débit relativement peu marquée. Les PL1 et PL2 se sont comportés de manière très proches de celle du M12-S2. Quant au XL1, il avoue une perte de débit marquée en dessous de 950 rpm, mais se rattrape un peu au-delà.


Page 20 - NZXT Airflow Fan et Performance Fan en test

NZXT

Le NZXT Airflow fan est le seul ventilateur de ce comparatif à disposer d'un rotor à 13 pales, et nous sommes curieux de voir si cela va l'avantager dans nos tests. Utilisant un «Long life bearing» d'une durée de vie de 40000 h, il tourne à 1200 rpm pour produire un flux d'air de 59,1 CFM, et une pression statique de 0,71 mmH20. Sa consommation est donnée pour 0,14A, nous avons pour notre part relevé 0,15A au maximum.


Le deuxième NZXT que nous testons aujourd'hui, le Performance Fan, ne dispose que d'un rotor plus classique à 9 pales, ce qui ne lui permet, en théorie, que de produire un flux d'air de 47 CFM (et une pression statique de 0,95 mmH20) à la vitesse de 1300 rpm. Il utilise un Riffle bearing d'une durée de vie de 40000 h, et ne devrait consommer que 0,16A (nous avons mesuré 0,13A au maximum).

Si rien n'est indiqué sur le sujet par le constructeur, nous avons mesuré des tensions de démarrage respectives de 2,5V et 3,4V, respectivement pour l'Airflow fan et le Performance fan.

Les deux NZXT partagent un bundle identique, composé de 4 vis et d'un adaptateur molex. Tous deux possèdent un câble d'alimentation joliment gainé de 50 cm de long. En dehors de ce câble recouvert d'une gaine tressée de belle qualité, la finition des NZXT est correcte, même si celle du Performance fan est un ton en dessous de celle de l'Airflow fan.

L'Airflow fan et le Performance fan sont vendus à des prix respectifs de 15 et 9€, et sont tous deux garantis 2 ans.



[ Airflow Fan ]  [ Performance Fan ]



[ Airflow Fan ]  [ Performance Fan ]


Bien équilibré, le Performance fan produit un son uniforme bien qu'un peu trop aigu pour être agréable, sans bruit parasite en provenance du roulement ou du moteur. Des deux NZXT, c'est celui qui a le meilleur ratio flux d'air/bruit, même s'il ne fait que s'approcher -d'assez près par moment- de notre ventilateur de référence. Placé sur radiateur, il se débrouille correctement, sans plus.

Malgré ses 13 pales, l'Ariflow fan n'arrive pas à être plus performant que notre ventilateur de référence, ni même à s'en approcher. En terme d'acoustique, rien à redire, si ce n'est que ses 13 pales créent des turbulences plus ou moins audibles selon leur vitesse de rotation. Sur radiateur, sa perte de débit est faible.

Aucun des deux NZXT n'a souffert de bruits parasites supplémentaires en provenance du roulement quand ils ont été placés en position horizontale.


Page 21 - Papst 4412 F/2GLL en test

Papst
Papst…une marque qu'on ne présente plus ! Très appréciée il y a quelques années par les amateurs de pc silencieux, elle continue à avoir ses aficionados, et c'est pourquoi -même si Papst se concentre plutôt sur la fabrication de ventilateurs industriels- nous testons aujourd'hui le 4412 F/2GLL.


Brut de décoffrage, c'est un peu l'impression que donne le 4412 ! La qualité de fabrication est bonne, et même si la finition n'est pas des plus soignée ou le câble (long de 32 cm) gainé, le poids conséquent de ce modèle inspire confiance.

Vendu nu pour une quinzaine d'euros, notre Papst de test devrait produire un flux d'air de 41,22 CFM à la vitesse de 1200 rpm. La tension de démarrage n'est pas mentionnée (Papst indique une plage de fonctionnement de 7 à 14V, nous avons mesuré une tension de démarrage de 3,1V), mais la consommation annoncée de 0,06A correspond exactement à ce que nous avons pu relever.


A vrai dire, en ajoutant ce Papst à notre liste de ventilateurs testés, nous ne nous attendions pas à grand-chose de plus qu'un «golden oldie» aux performances dépassées, mais nos tests ont prouvé que nous avions tort, ce Papst est toujours dans le coup !

Loin de démériter face à notre ventilateur de référence, dont il s'approche par moments, il offre aussi passé 850 rpm environ de bonnes prestations sur radiateur.

Du coté des points négatifs, son roulement produit malheureusement toujours un léger chuintement, et n'apprécie pas particulièrement la position horizontale rotor vers le bas. Son moteur laisse aussi filtrer ponctuellement quelques cliquetis, et il nous faut noter une légère tendance à vibrer, qui passera inaperçue en privilégiant un montage avec des fixations souples.


Page 22 - Phobya G-Silent 12 en test

Phobya
Bien fini, avec son câble d'alimentation long de 50 cm gainé de blanc, le Phobya G-Silent 12 existe en deux couleurs : rouge (avec leds rouges) et bleu (avec leds bleues). Nous testons aujourd'hui le G-Silent 12 1500rpm blue led, qui comme son nom l'indique dispose de 4 leds bleues, et devrait produire un flux d'air de 57,24 CFM, tout en ne consommant que 0,20A (nous avons mesuré 0,17A).


Le G-Silent 12 dispose d'un «Hydro Dynamic bearing», d'une durée de vie de 50000 h, et bénéficie d'un revêtement étanche de ses composants électroniques, ce qui devrait faire de ce modèle un ventilateur idéal pour les utilisateurs de watercooling…là encore, je doute qu'en cas de fuite les ventilateurs soient les choses auxquelles ont tienne le plus, mais l'intention est louable.

Le bundle est de son coté on ne peut plus minimaliste, puisqu'il ne se compose que de 4 vis. Avant de passer aux résultats sachez que ce Phobya démarre dès 3,4V (contre 5V annoncés), et est garanti 3 ans, ce qui est plutôt long (et appréciable) en regard du prix de vente (environ 8€).


Plutôt bien équilibré, ce Phobya ne produit pas de bruits parasites en provenance de son roulement ou de son moteur (quelle que soit sa position de fonctionnement) mais n'arrive malheureusement pas à être plus performant que notre ventilateur de référence. Placé sur radiateur, il se débrouille bien, particulièrement passé 1150 rpm environ.


Page 23 - Reeven Coldwing Silent 800 en test

Reeven
Nous avions déjà testé des modèles Coldwing de la marque Reeven dans notre précédent comparatif.

Le modèle qui nous intéresse ici, le RM1225S08B, ou plus simplement Coldwing Silent 800 rpm comme nous l'appellerons, partage les mêmes caractéristiques que ses deux grands frères : une année de garantie, un sleeve bearing d'une durée de vie de 30000 h, et surtout un rotor à 11 pales, caractéristique partagée avec le Coolink SWIF2 1201.


Au niveau des différences, l'absence de PWM bien sûr, et une vitesse maximale de 800 rpm, qui devrait se traduire par un flux d'air de 43,03 CFM. La consommation s'élève à 0,15A, mais nous avons pour notre part relevé un maximum de 0,05A. La tension de démarrage de notre exemplaire s'élevait à 6,1V.

Le bundle de ce modèle Silent est identique à celui des modèles PWM : un autocollant de la marque, 4 vis et un adaptateur molex. La finition est quant à elle toujours sans reproche, avec un câble d'alimentation gainé de 30 cm.

Dernier point important avant de passer aux résultats, le Reeven Coldwing Silent est vendu à un prix moyen de 9€.



Ce Reeven nous semble toujours venir du même endroit que les Slipstream de chez Scythe, partageant des caractéristiques assez similaires et un packaging proche, bien que son design de pales soit différent.

Quoi qu'il en soit, son roulement ne s'est pas montré irréprochable, produisant de légers bruits de frottement à bas régime, bruits qui s'accentuent lorsque le ventilateur est placé à l'horizontale, rotor vers le bas. C'est dommage car il a fait jeu égal avec notre ventilateur de référence sur la quasi-totalité de sa plage de vitesse, ne déméritant que sur radiateur, où sa perte de débit est assez marquée.


Page 24 - Revoltec Air Guard Dark Blue en test

Revoltec
Le Revoltec Air guard Dark blue que nous testons aujourd'hui semble avant tout miser sur la couleur pour séduire. D'une construction très classique, il attire l'œil par sa très vive couleur bleue (comme son nom l'indique), que ce soit celle des pales ou celle de ses 4 leds. Ces dernières seront toujours allumées : elles s'allument à partir de 2,7V environ, et l'Air guard dark blue démarre à 3,5V. Du côté de la consommation, malgré les 0,20A annoncés, nous n'avons mesuré que 0,14A au maximum.


Au niveau des performances, le Dark blue devrait fournir 49,58 CFM à 1200rpm. Il utilise un sleeve bearing dont la durée de vie n'est pas précisée.

En ce qui concerne la finition, elle est bonne, sans plus, et le câble d'alimentation (long de 25 cm seulement) n'est pas gainé. Le bundle fait dans le classique : 4 vis dorées et un adaptateur molex.

Avant de passer aux performances, sachez que le Dark blue est disponible pour un prix approximatif de 12€, et qu'il est garanti 1 an.


Le plus gros défaut du Dark blue se situe au niveau de son bundle. Ou plutôt, pour prendre le problème à la source, en sa nette tendance à vibrer, et c'est pourquoi des fixations souples en plus dans le bundle auraient été appréciables !
En dehors de ce petit défaut -qui était peut être inhérent à nos deux exemplaires de test uniquement- le Dark blue reste assez proche des performances de notre ventilateur de référence, du moins en dessous de 1000 rpm. Son acoustique est sans reproche, y compris en position horizontale, malgré l'usage d'un classique sleeve bearing… cependant impossible de dire si cette situation est amenée à durer.

Placé sur radiateur, sa perte de débit est peu marquée, particulièrement au-delà de 1000 rpm.


Page 25 - Scythe KF2, SlipStream, GlideStream, Gentle Typhoon en test

Scythe
Dans la famille Scythe, il y a de nombreux modèles, de très nombreux modèles même. Afin de ne pas se perdre, nous avons réduit notre sélection aux Kama Flow 2 900 (SP1225FDB12L) et 1400 rpm (SP1225FDB12M), Slipstream 1200 rpm (SY1225SL12M), Gentle Typhoon 1450 rpm (D1225C12B4AP-14) et Slipstream Slim 1200 rpm (SY1212SL12L), ainsi qu'aux tous nouveaux Glide Stream 1000 rpm (SY1225HB12LM) et 1400 rpm (SY1225HB12SM).

Tout d'abord, commençons par le point commun de nos Scythe du jour : le bundle. Tous sont fournis avec un adaptateur molex et 4 vis (celles du Slipstream Slim sont un peu plus courtes, pour s'adapter à son épaisseur réduite). Nous aurions aimé y voir aussi des fixations souples, mais étant donné les prix de vente relativement raisonnables de nos concurrents (7€ pour le Slipstream, 10€ pour le Slipstream slim et les Kama flow 2, et 13€ pour le Gentle typhoon), il ne faut peut être pas trop en demander. A noter que le prix des Glide Stream n'est pas encore connu, même si l'on parle d'un prix de vente qui se situerait aux alentours de 8€ pour les versions DC.


Les Slipstream et les Glide Stream utilisent un sleeve bearing d'une durée de vie de 30000 h, ce qui est relativement peu par rapport aux autres produits de ce comparatif. La finition des Slipstream est correcte, même si leurs câbles d'alimentations (longs de 30 cm) ne sont pas gainés, mais leurs fils seulement collés. A 1200 rpm, le Slipstream devrait produire un flux d'air de 68,54 CFM et consommer 0,26A (nous avons mesuré 0,27A et une tension de démarrage très basse de 2,4V).


Les Glide Stream offrent un design et une finition similaire à celle des Slipstream, à quelques différences près : leurs pales sont rainurées (conséquence directe ou coïncidence, elles sont aussi plus souples que celles des Slipstream, ce qui n'est pas forcément une bonne chose), et de petits carrés en silicone sont présents aux coins du ventilateur, ce qui est toujours positif.

Leurs câbles d'alimentation sont aussi plus longs (50 cm), et gainés, même si nous aurions préféré que ce gainage commence un peu plus près du ventilateur en lui-même. Les Glide Stream 1000 et 1400 rpm devraient produire un flux d'air de 54 et 79 CFM et consommer entre 0,11A et 0,18A. Nous avons mesuré des consommations respectives de 0,11A et 0,16A, ainsi que des tensions de démarrage de 2,3V pour le modèle 1000 rpm (une valeur extrêmement basse pour un modèle aussi lent) et de 3,1V pour le modèle 1400 rpm.


Le Slipstream slim est le seul modèle de ce comparatif à ne mesurer que 12 mm d'épaisseur (et le seul modèle avec le Yate-loon D12SL-12C à mesurer moins de 25 mm d'épaisseur). Même s'il essaye de compenser avec 15 pales au lieu de 9 sur le Slipstream «classique», son flux d'air est donc logiquement réduit en conséquence, avec 24,03 CFM à 1200 rpm. Sa consommation s'élève à 0,10A (contre 0,17 annoncés), et sa tension de démarrage est de 5,2V.


Les deux Kama flow 2 utilisent un Fluid dynamic bearing d'une durée de vie de 120000 h. Si leur finition est bonne, sans plus, leurs câbles d'alimentation (longs de 30 cm) ne sont pas gainés (mais leur fils collés).

A 1400 rpm, le Kama Flow 2 1400 devrait produire un flux d'air de 47,5 CFM, contre 30,54 CFM pour le Kama Flow 2 900, comme son nom l'indique à 900 rpm. La consommation de ces deux modèles est de 0,30A annoncés par Scythe, nous avons mesuré respectivement 0,09A et 0,05A pour les Kama Flow 2 1400 rpm et 900rpm. En ce qui concerne leur tension de démarrage, nous avons mesuré 2,7V et 3,6V, toujours dans le même ordre.


Enfin, le Gentle typhoon 1450 rpm utilise un double roulement à billes d'une durée de vie de 100000 h à 35°, ou 60000 h à 60°. A 1450 rpm, il devrait produire un flux d'air de 45,9 CFM. Sa consommation est annoncée à 0,049A, ce qui correspond à nos mesures, puisque nous avons relevé 0,05A. Si sa finition est relativement bonne, son aspect est «brut de décoffrage» et son câble (long de 30 cm) n'est ni gainé, ni même ses fils collés. Il faut croire que Gentle typhoon vise plus l'efficacité que l'esthétisme !

Dernier point important avant de passer aux résultats, toutes les solutions Scythe présentées sont garanties 2 ans.



[ KamaFlow 2 900 ]  [ KamaFlow 2 1400 ]  [ SlipStream 1200 ]
[ GlideStream 1000 ]  [ GlideStream 1400 ]  [ Gentle Typhoon 1450 ]  [ SlipStream Slim 1200 ]



[ KamaFlow 2 900 ]  [ KamaFlow 2 1400 ]  [ SlipStream 1200 ]
[ GlideStream 1000 ]  [ GlideStream 1400 ]  [Gentle Typhoon 1450 ]  [ SlipStream Slim 1200 ]


Un peu marginal du fait de son épaisseur réduite, le Slipstream slim ne peut concurrencer notre ventilateur de référence. Il souffre de plus de quelques bruits de frottement en provenance du roulement, et d'un moteur qui cliquète légèrement. En position horizontale (rotor vers le bas) les bruits de frottement s'accentuent, et surtout il perd près de 200 rpm.

Ses prestations sur radiateur sont étonnamment bonnes pour un ventilateur aussi fin, avec une perte de débit réduite, même si évidemment le flux d'air reste faible.

Les deux Kama flow 2 se sont révélés légèrement vibrants (des fixations souples auraient été bienvenues dans le bundle…), mais surtout comme le montre leur courbes, instables, avec quelques résonances métalliques à certains régimes. Il suffit cependant d'ajuster un peu la vitesse pour sortir de ces points de résonance. Leurs performances sont bonnes, mais ils ne font que s'approcher de notre ventilateur de référence.

Sur radiateur, le Kama flow 2 900 rpm s'est montré plutôt décevant, tandis que le modèle 1400 rpm s'est montré des plus convaincant passé 1100 rpm.

Nous avons gardé les meilleurs modèles pour la fin : le Slipstream et le Gentle Typhoon offrent des performances très similaires, et font jeu égal avec notre ventilateur de référence, ou mieux. Le Slipstream est dépourvu de tout bruit parasites, sauf quand il est placé à l'horizontale rotor vers le bas, auquel cas sa vitesse diminue un peu et son roulement émet quelques bruits de frottement. Le Gentle typhoon émet quant à lui le bruit typique des ventilateurs équipés de doubles roulements à billes, un léger chuintement.

Sur radiateur, le Slipstream n'est pas très à son aise, tandis que le Gentle typhoon se montre tout bonnement excellent, faisant ainsi preuve d'une grande polyvalence.

Les nouveaux Glide Stream se sont montrés très prometteurs, le modèle 1000 rpm faisant presque jeu égal avec notre ventilateur de référence, le modèle 1400 rpm faisant même mieux (et mieux que ses congénères Slipstream et Gentle Typhoon) à partir de 900 rpm environ, ce qui en fait tout simplement le meilleur modèle de ce comparatif à ce niveau là (ainsi que le plus puissant) !

Un bémol néanmoins, vous l'aurez remarqué sur leurs courbes, une certaine instabilité, peut être due à la souplesse de leurs pales ? Ils corrigent aussi le défaut des Slipstream en position horizontale, en adoptant un aimant de maintien dans leur roulement…ce qui n'empêche pas quelques légers bruits de frottement de filtrer à bas régime.

Placés sur radiateur, les Glide Stream font un tout petit peu mieux que les Slipstream, même si sans être ridicules, ils ne sont pas à la fête.


Page 26 - Sharkoon System Fan Silent en test

Sharkoon
D'une apparence très classique, le Sharkoon System Fan Silent que nous testons aujourd'hui ne propose pas de particularités extraordinaires sensées en faire le meilleur ventilateur du monde. Néanmoins, il coute tout de même presque 10€, et pour ce prix vous obtenez un ventilateur discret et sans fioritures, dont la finition est correcte même si les matériaux utilisés ne sont pas d'un aspect des plus valorisants (le câble d'alimentation, long de 29cm, n'est pas gainé par exemple, même si ses fils sont collés). Reste à savoir si ses performances sont à la hauteur, et c'est ce que nous allons voir.


Le roulement utilisé (ou plutôt pallier) est un slide bearing, dont la durée de vie n'est pas précisée.

Le modèle Silent que nous testons aujourd'hui devrait produire 33,69 CFM à la vitesse de 1000 rpm. Si aucune donnée n'est communiquée sur le sujet, nous avons mesuré une tension de démarrage de 3,9V, ainsi qu'une consommation de 0,08A.

Après tout cela, inutile d'espérer grand-chose dans le bundle, qui ne se compose que de 4 vis.


Dénué de bruits parasites en provenance de son moteur ou de son roulement (y compris en position horizontale), le Sharkoon System Fan s'est malheureusement avéré n'être qu'un ventilateur moyen, incapable de concurrencer les performances de notre modèle de référence. Il ne se rattrape pas sur radiateur, où ses prestations sont très moyennes, et au final on en viendrait presque à questionner son intérêt… vendu moins cher, peut-être ?


Page 27 - SilenX Effizio EFX-12-12 et EFX-12-15 en test

SilenX
Les nouveaux SilenX Effizio que nous testons aujourd'hui utilisent un «design de pale de ventilateur haute technologie, avec moteur plus petit et plus rond qui permet la propulsion d'une plus grande quantité d'air par rotation, ce qui a pour effet de réduire le bruit et d'améliorer la circulation d'air».


Concrètement : meilleur flux d'air, plus silencieux, et SilenX va même jusqu'à qualifier ses nouveaux ventilateur de procurant «le meilleur ratio flux d'air/bruit du monde», chose que nous nous empresserons de tester, bien entendu.


En dehors de ces qualificatif qui, nous l'espérons, ne sont pas que marketing, les Effizio EFX-12-12 (1100 rpm, pales jaunes) et EFX-12-15 (1400 rpm, pales rouges) sont des ventilateurs au design plutôt agréables, bien finis, disponible aux alentours de 11€. Leurs câbles d'alimentation ne sont pas gainés, mais leurs fils sont noirs et collés, et ils intègrent un adaptateur molex. Le bundle est classique sans être chiche, puisqu'en plus de l'adaptateur molex intégré au câble d'alimentation il se compose de 5 (courtes) fixations souples et de 4 vis.

Dernière similitude, les deux SilenX utilisent un Fluid dynamic bearing de fabrication japonaise, et sont garantis 3 ans (après enregistrement sur le site SilenX).

En termes de différences, en plus de la couleur de leurs pales, les EFX-12-12 et EFX-12-15 diffèrent par leur vitesse maximale : 1100 rpm pour l'EFX-12-12, ce qui devrait se traduire par un flux d'air de 44 CFM, et 1400 rpm pour l'EFX-12-15, qui devrait produire 74 CFM. La consommation est elle aussi différente : 0,09A pour le modèle le plus lent (nous avons mesuré 0,10A), et 0,11A pour l'autre (nous avons mesuré 0,12A). La tension de démarrage de ces deux ventilateurs n'est pas mentionnée, nous avons mesuré 5,0V et 3,5V respectivement pour l'EFX-12-12 et l'EFX-12-15.



[ Effizio EFX-12-12 ]  [ Effizio EFX-12-15 ]



[ Effizio EFX-12-12 ]  [ Effizio EFX-12-15 ]


Après de telles déclarations de la part de SilenX sur «le meilleur ratio flux d'air/bruit du monde», nous espérions des produits de haute tenue, qui auraient donné du fil à retordre à notre modèle de référence…

Il n'en a rien été, hélas : l'EFX-12-12 avec son moteur qui ronronne désagréablement à tous les régimes (dommage pour un ventilateur aussi lent, a priori plutôt destiné à des configurations silencieuses par ailleurs), et l'EFX-12-15 qui a tendance à vibrer (nous apprécions d'autant plus la présence de fixations souples dans le bundle)…tout cela est regrettable, même si tous deux ne souffrent pas de bruits parasites en provenance du roulement, ni ne sont affectés par leur position de fonctionnement.

C'est d'autant plus regrettable qu'un peu à la manière d'un Corsair AF120 leurs ratios rpm vs CFM sont plutôt bons, et que le bilan général est entaché par un moteur dont l'acoustique pourrait être avantageusement améliorée… Un petit effort SilenX, change-nous ces moteurs par d'autres plus silencieux (nos yeux se tournent, au hasard, vers Noiseblocker et Nexus), et tes produits pourront tenir leurs promesses !

Placés sur radiateur, les SilenX ne sont vraiment pas à leurs aises.


Page 28 - Silverstone AP121 et Blue Leds Fan en test

Silverstone
Spécialement conçu pour créer un flux d'air très dirigé, le Silverstone AP121 peut faire pale figure quand on compare ses données techniques avec celles d'autres ventilateurs plus classiques : avec 35,36 CFM (et une pression statique de 1,71 mmH2O) annoncés pour une vitesse de 1500rpm, il est clair que ses performances ne pourront pas être directement comparées à celles d'autres ventilateurs concurrents, mis à part peut être à celles du Bitfenix Spectre Pro, qui propose des caractéristiques approchantes.


Dans la pratique, l'AP121 est plutôt prévu pour être utilisé en aspiration dans un boitier, où son flux d'air directionnel devrait lui assurer de bonnes performances pour refroidir ou amener de l'air en un endroit précis du boitier, comme la carte graphique, par exemple.

En attendant les résultats, la finition de l'AP121 est très bonne, et son poids conséquent inspire confiance. Le câble d'alimentation est joliment gainé, et le bundle comprend l'essentiel et même plus encore, avec 4 vis, un adaptateur molex 5/7/12V, et 4 (courtes) fixations souples.

En ce qui concerne la consommation, Silverstone annonce un maximum de 0,33A (probablement au démarrage), et une consommation réelle de 0,09A. Nous avons mesuré pour notre par un maximum de 0,08A. La tension de démarrage s'établit à 3,8V, contre 5V annoncés, et l'AP121 utilise un fluid dynamic bearing, d'une durée de vie qui devrait atteindre 50000h.


Beaucoup plus classique, le Blue Leds Fan se veut quant à lui créer un flux d'air important tout en restant silencieux, grâce à son rotor à 9 pales. Avec 53,24 CFM et une pression statique de 0.91 mmH2O annoncés pour une vitesse de 1200 rpm, nous verrons ce qu'il en est. Dans la pratique, le Blue leds Fan utilise un Rifle bearing, d'une durée de vie non précisée, et devrait consommer 0,26A. Nous avons pour notre part mesuré 0,21A, gourmandise relative probablement en partie due aux 4 leds bleues (allumées dès 2,6V) disposées sur le cadre. La tension de démarrage s'établit quand à elle à 3,3V.


En ce qui concerne la finition, elle est bonne, sans plus, particulièrement du coté du circuit électronique, qui sur notre exemplaire semble avoir eu un petit coup de chaud ! Le matériau qui compose les pales est assez souple, ce qui n'est pas là pour renforcer l'impression de solidité dégagée par le ventilateur.

Le bundle fait dans le classique, avec un adaptateur molex et 4 vis, mais pas de fixations souples.

Dernier point important avant de passer aux résultats, ces deux ventilateurs Silverstone sont garantis 2 ans et disponibles pour un prix moyen de 15€.



[ AP-121 ]  [ Blue Leds Fan ]



[ AP-121 ]  [ Blue Leds Fan ]


Commençons par le Blue Leds, hélas mal desservi par un moteur bruyant et au bruit est plutôt aigu, ce qui le rend assez désagréable. C'est dommage car à coté de cela son roulement est sans reproche quelle que soit sa position de fonctionnement, enfin quoi qu'il en soit il ne fait pas de miracle et ne rivalise pas avec les performances de notre ventilateur de référence.

Il ne se rattrape pas non plus placé sur radiateur, où il fait grise mine, souffrant d'une perte de débit marquée. Rajouté à cela une nette tendance à vibrer, conjuguée avec l'absence de fixations souples dans le bundle, et nous avons là un ventilateur qui présente bien peu d'intérêt…

L'AP121 ne joue pas dans la même cour, et s'avère un peu plus complexe à analyser : du fait de sa grille, qui lui permet d'offrir un flux d'air réellement directionnel, ses performances face à notre ventilateur de référence pourraient être considérées comme décevantes.

En vérité, du fait de sa particularité, il faut plutôt comparer ses performances à celles du Bitfenix Spectre Pro, seul véritable concurrent dans ce comparatif, dont nous avons inclus la courbe dans le graphique CFM vs dB(A).

A côté du Bitfenix, l'AP121 s'avère meilleur ; il se montrera utile en ce pourquoi il est conçu : être utilisé en aspiration, et/ou pour amener de l'air en un endroit précis du boitier (comme la carte graphique, par exemple, au risque de nous répéter).

Au regard de sa perte de flux d'air sur radiateur, vraiment faible, il serait tendant de vouloir l'utiliser pour cet usage. Mais ce n'est pas une si bonne idée que cela : dans l'absolu son flux d'air reste faible au regard du bruit produit, et la grille servant à canaliser le flux d'air ne fait qu'ajouter une certaine restriction à ce flux, en plus de celle qui sera causée par le radiateur en lui-même…qui ne profitera pas spécialement d'un flux d'air aussi dirigé.


Page 29 - Thermalright X-Silent 120 en test

Thermalright
Marque bien connue dans le domaine du refroidissement, Thermalright nous a fait parvenir le X-Silent 120, qui se veut efficace est silencieux, comme la majeure partie des ventilateurs qui composent ce comparatif !


Très élégant avec son cadre gris foncé et ses pales grises translucides, le X-silent 120 devrait produire 35,5 CFM à sa vitesse maximale de 1000 rpm, tout en ne consommant que 0,08A, cette dernière valeur étant confirmée par nos mesures. Ajoutons qu'il démarre dès 4,9V, contre 7V annoncés, et utilise un «Liquid state bearing» dont la durée de vie devrait être de 50000 h.

La finition est bonne -bien que la construction soit un peu légère- et le câble d'alimentation long de 40 cm est joliment gainé. Le bundle se compose de 4 vis, d'un adaptateur molex, et de 4 (très longues) fixations souples.

Derniers points importants avant de passer aux résultats, le prix de vente du X-silent est de 8€ environ, et il est garanti 2 ans.


Dénué de bruits parasites, en dehors d'un très léger ronronnement de son roulement (qui s'est avéré tout à fait adapté à une utilisation à l'horizontale) ou de son moteur, ce Thermalright n'arrive cependant pas au niveau de notre modèle de référence. Il produit pourtant un bruit relativement agréable, mais n'en reste pas moins qu'un ventilateur moyen, car pour 8€ on peut trouver mieux, comme le Nexus Basic, par exemple.

Placé sur radiateur, sa chute de débit est faible, particulièrement au-delà de 850 rpm.


Page 30 - Xigmatek XAF-F1251, XLF-F1254 et XOF-F1251 en test

Xigmatek
Nous testons aujourd'hui trois Xigmatek, les XAF-F1251, XLF-F1254 et XOF-F1251. Les deux premier partagent une vitesse maximale de 1500rpm, mais si le XAF est sensé produire jusqu'à 75,3 CFM, le XLF n'est donné que pour 61 CFM. Le XOF quant à lui devrait produire un flux d'air de 50 CFM, pour une vitesse maximale de 1400 rpm.


Le tout nouveau XAF-F1251 utilise un «long-life sleeve bearing» avec un axe en cuivre, qui est sensé procurer une longue durée de vie (Xigmatek parle de 50000 h). L'extrémité de cet axe en cuivre est d'ailleurs visible au milieu du rotor, et le bundle contient un petit sachet de gel dessicant, peut-être pour que cette extrémité visible ne s'oxyde pas. En plus de cela, le bundle contient 4 vis et un adaptateur molex. La finition du XAF est assez moyenne, mais étant donné son prix de vente de 8€ environ, et comme le câble d'alimentation (long de 30 cm) est gainé, on lui pardonnera facilement.

Xigmatek annonce une tension de démarrage de 9V, mais nous avons mesuré une valeur beaucoup plus basse que cela, avec 2.4V seulement, une des valeurs les plus basses de tout le comparatif. Même chose avec la consommation, nous n'avons mesuré que 0,23A au maximum, contre 0,38A annoncés.


Passons à présent au XLF-F1254, que nous appellerons XLF. Lui utilise un «long-life bearing», qui bien que ne disposant pas d'axe en cuivre, devrait lui aussi durer 50000 h. Si ses pales ont un design beaucoup plus classique que celles du XAF, son cadre inclut 4 leds blanches, qui seront toujours allumées étant données que le ventilateur démarre à 3,6V, et les leds aux alentours de 2,5V. Sa consommation s'établit quant à elle à 0,17A, contre 0,20A annoncés.

Au niveau du bundle, rien d'exotique, avec 4 vis et un adaptateur molex. La finition est dans la bonne moyenne, même si le câble (long de 31 cm) n'est pas gainé (mais ses fils sont torsadés), ce qui pour un prix de vente moyen de 8€ est encore tout à fait excusable.


Dernier modèle Xigmatek testé aujourd'hui, le XOF-F1251 est quant à lui plutôt prévu pour être utilisé sur radiateur, même si rien n'empêche de le monter en extraction sur un boitier. Son cadre spécifique l'empêchera en revanche d'être utilisé en aspiration, et, de manière un peu ironique, sur certains ventirads. Des trois Xigmatek, c'est le moins cher, avec un prix de vente moyen de 6€, et c'est aussi le mieux fini, avec un long (50 cm) câble d'alimentation gainé, même s'il reste un peu de matière mal ébavurée sur certaines pales. Il utilise un sleeve bearing, sans autre précision, ce qui n'empêche pas Xigmatek d'annoncer une durée de vie de 50000 h là encore, tout comme une consommation de 0,30A, là où nous n'avons relevé que 0,22A au maximum.

Son bundle ne fait pas dans la fantaisie et se compose comme celui des autres Xigmatek de 4 vis et d'un adaptateur molex.

Dernier point important avant de passer aux résultats, ces trois Xigmatek sont garantis 2 ans.



[ XAF-F1251 ]  [ XLF-F1254 ]  [ XOF-F1251 ]



[ XAF-F1251 ]  [ XLF-F1254 ]  [ XOF-F1251 ]


Des trois Xigmatek, le XLF-F1254 est le moins intéressant : vibrant, instable et émettant un désagréable bruit de moteur, il fait pâle figure à coté de ses deux frères, et à coté de notre ventilateur de référence. Son roulement émet de plus un fort bruit de frottement quand il est placé à l'horizontale. Sur radiateur, ses prestations sont néanmoins des plus correctes, avec une perte de débit modérée…mais il reste toujours aussi bruyant.

Le XOF-F1251 est bien plus intéressant. Étrangement, placé sur radiateur, il ne fait pas d'étincelles, avec une perte de débit moyenne. En dehors de toute restriction, il égale notre ventilateur de référence, et fait même mieux à haut régime. Son roulement n'émet pas de bruits parasites, même quand il est placé à l'horizontale, malgré l'absence d'aimant de maintien.

Terminons par le XAF-F1251 : quel souffle ! C'est le deuxième plus puissant des ventilateurs de ce comparatif (le premier étant le Scythe Glide Stream 1400 rpm), et cela se paye, c'est aussi un des plus bruyants à plein régime. Son rapport flux/bruit (tout comme son rapport performances/prix d'ailleurs) est cependant tout simplement excellent, puisqu'il fait aussi bien que notre ventilateur de référence, voire même mieux à haut régime. Bien équilibré, il produit un son uniforme, sans aucun bruit parasite à déplorer, y compris en position horizontale. Placé sur radiateur, il se débrouille correctement.


Page 31 - Xilence Red Wing en test

Xilence
Beaucoup moins haut de gamme que les deux Xilence que nous avions testé lors de notre précédent comparatif, le Red Wing est comme son nom l'indique doté de pales rouges qui forment un joli contraste avec son cadre noir, pour peu que l'on aime le rouge, bien entendu.


Disponible pour 7€ environ et garanti 1 an, il tourne à 1300 rpm sur un Hydro bearing (de durée de vie inconnue), pour produire un flux d'air de 44,71 CFM, tout en démarrant à 7V (nous avons mesuré 5,1V) et en ne consommant que 0,07A (nous avons mesuré 0,06A), ce qui en fait un modèle plutôt économe. Sa finition est en rapport avec le prix de vente, bonne, sans plus, avec un câble court (23 cm), non gainé, et aux fils non collés.

Le bundle est du même acabit, se composant de seulement de 4 vis en plus de l'adaptateur molex intégré au câble d'alimentation.

Passons à présent aux résultats.


En dehors de légers bruits métalliques en provenance de son roulement (qui ne pose aucun problème lors d'une utilisation à l'horizontale), et d'une certaine tendance à vibrer, le bruit produit par ce Xilence n'est pas des plus désagréables. Malgré tout, il n'arrive pas à s'approcher des performances de notre ventilateur de référence. Sur radiateur, sa perte de débit est peu marquée, et il se débrouille bien voire très bien passé 1000 rpm.


Page 32 - Yate-loon D12SL-12C en test

Yate-Loon
Le Yate-loon D12SL-12C partage avec le Scythe Slipstream slim la particularité de mesurer moins de 25mm d'épaisseur, en l'occurrence 20mm pour ce modèle 12C (et 12mm pour le Slipstream Slim, que nous avons déjà abordé auparavant).


En dehors de cette différence d'épaisseur, le D12SL-12C est un modèle des plus classique : utilisant un sleeve bearing (dont la durée de vie n'est pas précisée) et disponible pour un peu moins de 6€, il devrait produire 41 CFM à 1350 rpm, tout en consommant un maximum de 0,30A (nous avons mesuré 0,09A max pour notre part). Sa tension de démarrage n'est pas mentionnée, mais nos deux exemplaires ont démarré à 4,6V.

Que ce soit au niveau de la finition ou du bundle, rien d'extraordinaire à attendre : le câble d'alimentation (long de 54 cm) n'est ni gaîné ni même ses fils collés, et le ventilateur est tout simplement vendu nu.

Attention si vous projetez de monter ce Yate-loon sur radiateur, l'espace entre ses trous de fixations est bouché.

N'oubliez pas que nous avons ici affaire à un ventilateur de 20mm d'épaisseur seulement, qui ne peut réellement concurrencer des modèles plus épais. Pour une comparaison un peu plus équitable, nous avons inclus les résultats du Scythe Slipstream Slim testé auparavant.


Jusqu'aux alentours de 600 rpm (750 rpm pour le Slipstream slim), le Yate-Loon offre des performances équivalentes à celles du Slipstream slim. Au-delà, il prend l'avantage, probablement du fait de son épaisseur plus importante. Néanmoins, ces 5 mm de différence d'épaisseur par rapport à notre ventilateur de référence font une différence, et le D12SL-12C est loin de s'en approcher.

En terme d'acoustique, le D12SL-12C n'est pas irréprochable, la faute à un permanent cliquetis de moteur, et à un roulement qui manifeste son mécontentement par des bruits de frottement légers mais présents lorsqu'il est utilisé en position horizontale, rotor vers le bas.

Placé sur radiateur…est-il vraiment utile d'en parler ? La perte de débit du D12SL-12C oscille entre marquée (de 400 à 800 rpm environ) et très marquée (au-delà de 800 rpm). Venant d'un ventilateur moins épais, c'était à attendre, même si le Slipstream Slim s'était montré assez surprenant à ce niveau.

Quoi qu'il en soit, si vous avez besoin d'en ventilateur de 20mm d'épaisseur seulement, ce Yate-loon est fait pour vous… de toute façon, il n'y a pas énormément de modèles de ce genre disponibles sur la marché !


Page 33 - Zalman ZM-F3 FDB et ZM-SF3 en test

Zalman
Doté d'un cadre bleu-noir et de pales translucides, le Zalman ZM-F3 FDB est bien plus qu'une évolution du vénérable et bien connu modèle ZM-F3, qui est d'ailleurs toujours disponible à la vente même si nous ne l'avons pas testé, la faute à une vitesse maximale supérieure à la limite que nous nous sommes fixés aujourd'hui.


Avec un Fluid Dynamic Bearing d'une durée de vie très importante (150000 h), d'où son suffixe FDB, le ZM-F3 FDB se devrait donc de durer longtemps…c'est malheureusement un point qu'il nous est impossible de vérifier dans le cadre de ce comparatif.

Si Zalman -fidèle à son habitude- ne communique pas sur le flux d'air que produisent ses ventilateurs (ce qui n'est peut être pas plus mal, étant donné le manque de fiabilité généralement constaté sur ce genre de données communiquées par les fabricants !), le ZM-F3 FDB est livré avec un adaptateur RC56 (qui consiste en…une résistance de 56 Ohms !), qui permet de réduire la vitesse de rotation à 1000 rpm environ, au lieu des 1500 rpm nominaux. Le bundle se compose encore de 4 (longues) fixations souples de très bonne qualité, et si nous n'avons rien à redire en ce qui concerne la finition mis à part peut être des pales un peu souples, le câble d'alimentation (long de 40cm) n'est pas gainé, ses fils étant néanmoins collés et de couleurs relativement discrètes (noir/gris/blanc).


Sous une apparence complètement différente (et beaucoup plus agressive), le ZM-SF3 utilise des pales au design «ailerons de requin» (sic), spécialement optimisées pour un flux d'air maximal tout en gardant un niveau de bruit et de vibrations le plus bas possible. Il possède aussi des incrustations en silicone à chacun de ses coins, pour une réduction des éventuelles vibrations.

Le ZM-SF3 utilise un roulement ELQ (pour EverLasting Quiet), d'une durée de vie de 150000 h. Sa finition est très bonne, et son câble d'alimentation long de 40 cm est très joliment gainé, ce qui est toujours appréciable. Son bundle est identique à celui du ZM-F3 FDB, avec un réducteur de tension RC56 (qui réduit ici la vitesse de rotation à 900 rpm au lieu des 1500 rpm nominaux), et 4 (longues) fixations souples.

Les tensions de démarrage des deux Zalman ne sont pas précisées, nous les avons mesurées à 3,8V et 2,8V respectivement pour le ZM-F3 FDB et le ZM-SF3. Les consommations indiquées sont, toujours dans le même ordre, de 0,20A et 0,40A, là où nous n'avons mesuré que 0,12A et 0,24A au maximum.

Avant de passer aux résultats, sachez que les ZM-F3 FDB et ZM-SF3 sont vendus respectivement à 9€ et 13€ environ, et sont tous deux garantis 1 an.



[ ZM-F3 FDB ]  [ ZM-SF3 ]



[ ZM-F3 FDB ]  [ ZM-SF3 ]


Les deux Zalman se sont avérés assez proches l'un de l'autre, et partagent malheureusement le même défaut : une certaine instabilité, et une tendance aux résonances, métalliques dans le cas du ZM-F3 FDB, plutôt dues à la souplesse des pales en ce qui concerne le ZM-SF3.

En dehors de ça, tous deux dispensent des performances proches de celles de notre ventilateur de référence, et arrivent même à faire mieux au-delà de 1200-1250 rpm.

Placé sur radiateur, les choses se gâtent pour le ZM-F3 FDB, avec une perte de débit bien marquée ; il y aura donc de meilleurs choix pour cet usage, comme le SM-SF3, qui lui offre de bonnes prestations.


Page 34 - Zaward Golf Fan ZG3-120C en test

Zaward
Dans notre dernier comparatif, nous avions testé deux Zaward, dont la vitesse maximale était de 2000 rpm. Aujourd'hui nous testons un autre représentant de la famille des Golf Fan G3, le ZG3-120C, dont la vitesse maximale n'est que de 1000 rpm (et qui est dépourvu de PWM, bien entendu). Grâce entre autre aux pâles à motifs hexagonaux (dont le but est de réduire la résistance à l'air et donc le bruit émis), cette vitesse de 1000 rpm devrait néanmoins lui assurer un flux d'air de 52,85 CFM, une valeur plutôt élevée pour un ventilateur tournant aussi lentement.


Du côté de la finition, rien à redire, et le câble d'alimentation gainé et long de 30 cm participe à l'impression de qualité dégagée. Le bundle contient l'essentiel : 4 vis, 4 (longues) fixations (pas très) souples, et les 4 rondelles qui vont avec.

Le ZG3-120C utilise un «Duro bearing», de fabrication japonaise, et dont la durée de vie devrait atteindre 60000 h. En termes de consommation, il se place bien, avec 0,06A mesuré contre 0,10A annoncés, et une tension de démarrage de 5,6V.


En dépit de ses pales texturées, ce Zaward ZG3-120C ne fait pas de miracle, et n'arrive pas au niveau de notre ventilateur de référence. Malgré un bruit de frottement prononcé en provenance de son roulement (qui a tendance à s'estomper après plusieurs heures d'utilisation même s'il s'accentue lorsque le ZG3-120C est placé à l'horizontale), le bruit produit est relativement uniforme et agréable, si on excepte une petite résonance aux alentours de 850 rpm.

Ses performances sur radiateur sont très moyennes en dessous de 800-850 rpm, mais s'améliorent au-delà.


Page 35 - Récapitulatif dB(A) vs CFM

Graphique récapitulatif
Afin d'avoir une vue d'ensemble, voici un graphique général représentant les courbes dB(A) vs CFM de chaque ventilateur. C'est pour rappel cette représentation qui nous a semblé la plus judicieuse pour faciliter la comparaison entre les différents ventilateurs, avec en abscisses les CFM (obtenus sans radiateur) et en ordonnées les dB(A) (à vide).

Pour simplifier, plus la courbe db(A) vs CFM de chaque ventilateur tend vers le bas et vers la droite, meilleur est le ventilateur. Attention toutefois, ceci ne donne qu'une vision partielle des résultats de chaque ventilateur, qu'il faudra affiner en consultant leurs résultats complet sur leur propre page, notamment pour ce qui est de l'usage sur radiateur.

Note : afin de garder un minimum de lisibilité, vous ne pouvez sélectionner que 12 ventilateurs en simultanée. Cliquez sur le libellé d'un ventilateur pour l'intégrer ou le retirer de la comparaison, et sur l'icône en haut à droite pour passer en plein écran !



Utilisez un navigateur compatible HTML5 pour voir le graphique !




Page 36 - Conclusion

Conclusion
Conclure un comparatif de plus de 60 ventilateurs n'est pas chose aisée, et il est difficile d'aboutir sur des conseils d'achat simples, tant les facteurs à prendre en compte sont nombreux et peuvent varier selon les besoins de chacun. Au-delà du ratio flux d'air/bruit, de nombreux paramètres peuvent rentrer en compte, comme l'esthétique, facteur important pour certains, l'usage envisagé, le prix, ou la durée de vie. A ce sujet, impossible pour nous de tirer des conclusions claires, faute de disposer de quelques années pour faire les tests ! Si les MTBF annoncés par les fabricants sont à prendre avec des pincettes, les durées de garantie peuvent parfois donner un ordre d'idée…


Quoiqu'il en soit, parmi ces 63 ventilateurs testés, certains modèles sortent du lot, soit parce que leurs performances les placent au premier plan, soit au contraire parce que leur intérêt s'est avéré questionnable.

Du coté des modèles qui se distinguent positivement, citons, dans le désordre, les be quiet! Shadow Wings et Silent Wings 2, qui représentent un bon compromis entre performances et bruit dans la plupart des situations auxquelles ils pourraient être confrontés, ou les deux Xigmatek XAF-F1251 et XOF-F1251, qui bien que définitivement plus puissants que silencieux, ont néanmoins un excellent rapport performances/bruit.

Dans un autre registre, citons les Reeven Coldwing, Coolink SWIF2, Corsair AF120 et Scythe Slipstream : leurs très bonnes performances quand leur flux d'air ne rencontre pas de restriction les fera apprécier pour ventiler un boitier, par exemple. N'oublions pas non plus l'Arctic F12, qui pour son prix plancher offre des performances des plus convaincantes, sans que l'on puisse hélas dire si elles se maintiendront dans le temps… Un peu plus cher, le Nexus Basic est aussi un très bon ventilateur, même si là encore nous ne pouvons présumer de sa longévité et si quelques rumeurs de variabilité entre exemplaires soufflent sur les forums, tous nos exemplaires de test s'étant cependant admirablement comportés.

Terminons par un autre coup de cœur, le Scythe Gentle Typhoon. Si le ventilateur parfait existait, le Gentle Typhoon n'en serait pas loin ! Ses excellentes prestations ne sont gâchées que par le léger chuintement de son roulement à billes, et son esthétique pourra paraître discutable à certains.

Avant de passer à des modèles dont l'intérêt nous a semblé moins évident, attardons nous sur les nouveaux Scythe Glide Stream, ainsi que sur les deux Zalman, les ZM-F3 FDB et ZM-SF3 : tous offrent d'excellentes performances quand leur flux d'air n'est pas restreint (et le ZM-SF3 ne démérite pas non plus quand il est placé sur radiateur ou ventirad) -le Glide Stream 1400 rpm étant même un des meilleurs modèles de tout ce comparatif à ce niveau- mais souffrent de quelques résonances parasites à certains régimes. Si l'on arrive à surfer entre ces manifestations parasites, ils méritent clairement d'être cités…


Passons à présent aux modèles dont l'intérêt nous a paru discutable. Parmi ceux-ci, les Coolermaster Turbine Master et Antec TrueQuiet Pro sont en tête : leur design original ne s'est hélas pas montré payant, trop original peut être ? D'autres modèles, comme le Xilence Red Wing ou le Xigmatek XLF-F1254 se sont montrés décevants. Comme il y a mieux pour le même prix, ou parfois moins cher, nous conseillerons plutôt de regarder ailleurs !

Terminons par le Corsair SP120 : sa réalisation respire la qualité mais ses performances sont quelconques, et il manque cruellement de polyvalence, à un tel point qu'il se fait distancer par d'autres modèles, comme le Scythe Gentle Typhoon (qui lui est à l'aise en toutes circonstances) et ne fait pas mieux que le Corsair AF120, pourtant pas du tout prévu à la base pour être utilisé sur radiateur… de là à en questionner le bien fondé de son existence, il n'y a qu'un pas, que nous ne franchirons pas, n'ayant pas examiné l'intégralité de la gamme Corsair (le SP120 existe aussi en version "High Speed").

Quant aux modèles que nous n'avons pas encore cités, et bien il s'agit tout simplement…des autres ! Aucun ne démérite sur le chapitre des performances (nous parlons bien sûr du ratio performance/bruit), mais aucun ne se distingue particulièrement non plus, et il faudra chercher ailleurs : prix, esthétique, bundle, durée de la garantie, etc… pour les différencier. Parmi ces modèles, certains se sont montrés de très bonne qualité, comme les Noiseblocker ou les Noctua pour ne citer qu'eux, mais il leur manquait un petit quelque chose pour entrer dans le groupe des excellents modèles.

Arrivés au terme de cet article, nous n'avons plus qu'une chose à dire, et cet épilogue se rapprochera par beaucoup de celui de notre précédent comparatif : nous n'avons pas encore trouvé le ventilateur parfait. Certains s'en rapprochent, comme le Scythe Gentle Typhoon, qui aura décidément été cité souvent, mais tout est là encore une affaire de compromis, aussi ténus soient-ils.


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