Actualités divers
Antec lance son haut Nineteen Hundred
-10.1% de PC vendus en 2013
FSP lance un petit adaptateur secteur
Câble SATA ultra-fin chez SilverStone
Bracket GPU pour kit watercooling chez NZXT
CES: Corsair AX1500i : 1500W Titanium à 400€
Corsair lance à l'occasion du CES une nouvelle alimentation haut de gamme destinée à servir de porte étendard pour la marque : l'AX1500i. Comme son nom l'indique, ce nouveau bloc certifié 80+ Platinum affiche une puissance de 1500W, qui le destine aux systèmes les plus extrêmes.

Alors que la certification Titanium en 115V n'est pas encore finalisée, Corsair indique que ce bloc en respecte les exigences actuelles, telles qu'un rendement de 94% à 50% de charge. Corsair ne donne pas encore d'information concernant la norme 80+ Titanium en 220V, dont les spécifications sont déjà fixées, mais nous a fait part d'un rendement de 90% à 10% de charge qui correspond à l'une de ses exigences.
Corsair insiste bien entendu sur la mise en place d'un circuit de contrôle numérique de qualité supérieure pour des tensions aussi stables que possibles et une fiabilité élevée, l'AX1500i étant garantie pas moins de 7 ans.

L'AX1500i embarque un ventilateur dont le design est propre à la marque annoncé comme plutôt discret et qui sera par ailleurs à l'arrêt en dessous d'une charge de 30% (450W). Comme d'habitude chez Corsair, le petit "i" indique que l'alimentation est compatible avec l'interface de monitoring et de contrôle Link.
Le bloc affiche des dimensions de 150 mm x 86 mm x 225 mm et propose entre autre 8 connecteurs PCIE 8 pins, 12 molex et 20 SATA. Il sera disponible d'ici quelques semaines à un tarif d'introduction de 400€.
Focus : Nvidia Tegra K1 et son GPU Kepler : les details
Enfin, après plusieurs générations de SoC basés sur un GPU à l'architecture vieillissante, Nvidia intègre un GPU digne de ce nom. Exit le GeForce ULP et place à Kepler pour le futur Tegra K1 !
Le Tegra K1 v1
Il a souvent été fait référence au nouveau SoC de Nvidia, nom de code Logan, en tant que Tegra 5, succession logique au Tegra 4. Nvidia a cependant décidé que la rupture d'architecture qui l'accompagne devait se refléter dans le nom du produit qui sera ainsi officiellement...
[+] Lire la suite
CES: Nvidia annonce Tegra K1, avec Denver en option
A chaque CES son nouveau Tegra. L'édition 2014 du salon ne déroge pas à la règle et Nvidia y annonce officiellement son nouveau SoC précédemment connu sous le nom de code Logan. Destiné aux tablettes, aux gros smartphones et autres consoles mobiles, le Tegra K1 se démarque des précédents Tegra par l'arrivée, enfin d'un GPU Kepler, à l'architecture identique à celle des GeForce GTX 600 et GTX 700.

Nous vous avons déjà parlé de Logan à plusieurs reprises, Nvidia ayant dévoilé ses caractéristiques principales en mars lors de sa conférence GTC et cet été lors du Siggraph :
4+1 cores Cortex-A15 32-bit
GPU Kepler 192 "cores" (1 SMX)
Interface mémoire 64-bit
Grossièrement Tegra K1 est donc un SoC Tegra 4 dont le GPU de classe DirectX 9 à l'architecture vieillissante a été remplacé par un GPU Kepler de classe DirectX 11 qui correspond à une demi GeForce GT 740M. Une évolution attendue depuis longtemps qui permet à Nvidia, enfin de proposer pour son SoC une composante graphique à la hauteur de sa réputation sur PC.

Nvidia parle de 365 Gflops soit une puissance de calcul au niveau des pixels supérieure à celle des consoles PS3 et Xbox 360. De quoi afficher des performances qui seraient plus que doublées par rapport à celle du SoC Apple A7.
En dehors du nom commercial du SoC, l'autre grosse annonce concerne l'arrivée d'une seconde version de Tegra K1… équipée avec 2 cores Denver. Pour rappel il s'agit du premier core ARMv8 64-bit développé en interne par Nvidia, qui promet pour celui-ci des performances de premier plan tant en single thread qu'en multi thread.

Les premiers prototypes de cette version de Tegra K1 viennent tout juste de sortir des usines de TSMC et étaient déjà fonctionnel, ce que nous avons pu observer lors d'une démonstration très limitée qui n'incluait malheureusement aucun aperçu de ses performances. Il est encore trop tôt pour cela et Nvidia est probablement très optimiste en parlant de l'arrivée de premiers produits au second semestre. Nous tablons plutôt sur fin 2014 pour que ce Tegra K1 v2 débarque dans le commerce.

Nvidia en a profité pour dévoiler les grandes lignes de ses spécifications. Contrairement au Cortex-A15 qui est de type superscalaire 3 voies, Denver passe à 7 voies. Une architecture beaucoup plus large qui s'annonce effectivement bien plus performante en single thread. Pour le reste, Nvidia parle de fréquences jusqu'à 2.5 GHz, de caches L1D et L1I qui passent à 128 Ko et 64 Ko ainsi que d'un GPU Kepler identique à celui de Tegra K1 v1. Les deux versions de Tegra K1 seront compatibles pin-to-pin, ce qui permettra aux fabricants de passer assez facilement de l'un à l'autre, et ce qui indique que l'interface mémoire reste identique à 64-bit (double canal 32-bit).
Le prix de la DDR3 remonte, une baisse en mars ?
Après avoir amorcé une (lente) baisse des prix depuis la mi-octobre, la DDR3 a vu son prix repartir à la hausse à partir de début décembre. Quasiment toute la baisse a été effacée en quelques jours, et les prix sont mêmes repassés depuis à des niveaux plus élevés pour les puces de 256 Mo DDR3-1600 qui sont à 2,46$, contre 2,33$ au plus haut entre septembre et mi-octobre, et 1,57$ avant l'incendie soit une hausse de 57%. Sur les puces de 512 Mo DDR3-1600, le prix unitaire est désormais de 4,11$, moins élevés que le plus haut de l'année à 4,27$ mais on reste tout de même à 36% de plus qu'avant l'incendie (3,14$).

Selon TrendForce , cette situation devrait malheureusement perdurer encore quelques temps puisque ce n'est qu'à compter de ce mois de janvier que cette usine, qui produit 10% de la mémoire mondiale, retrouvera sa pleine capacité de 130 000 wafers par mois. Après un mois de septembre vierge de production, SK Hynix avait lancé la production de 30 000 wafers de DRAM en octobre, puis 70 000 en novembre et 100 000 en décembre.
Attention toutefois, une puce ne se fabrique pas en une semaine mais en deux mois environ, c'est donc à compter de mars que ce retour à la normale devrait logiquement vraiment se ressentir sur les prix. On peut toutefois s'attendre à une baisse avant cette date, le niveau de production de décembre étant déjà assez élevé alors que dans le même temps Hynix a fabriqué de la DRAM sur des puces auparavant dédiées à la fabrication de NAND.
Micron abdique contre Rambus
Après Nvidia l'année dernière et SK Hynix en juin c'est aujourd'hui au tour de Micron d'abdiquer dans la guerre des brevets qui opposait la majeure partie de l'industrie à Rambus.
Pour rappel, ce feuilleton juridique avait démarré en 1991 lors des meetings du JEDEC (le comité de standardisation des formats de mémoire) autour du futur standard SDRAM. Entre 1991 et 1995, Rambus avait pris part au développement de la SDRAM et avait transmis les informations techniques du format en discussion à son département légal afin qu'il « solidifie et étende » les brevets de Rambus pour couvrir le standard SDRAM (une pratique interdite par les status du JEDEC qui réclamait que tous les brevets soient annoncés et proposés via une licence type FRAND – Fair, Reasonable And Non Discriminatory, en français des termes raisonnables et non discriminatoires, c'est-à-dire semblables pour tous les acteurs).
Rambus avait alors claqué la porte du JEDEC en 1996 après avoir signé un accord avec Intel pour l'utilisation de la RDRAM, tout en préparant « un champ de mine de brevets » pour empêcher toute traction autour du standard SDRAM. Le début d'une longue bataille qui se termine finalement aujourd'hui. Si vous souhaitez plus de détails historiques sur ce sujet, nous vous conseillons vivement la lecture (PDF a partir de la page 3, en anglais) de ce verdict qui continent un rappel des faits très bien documenté et très complet.

Malgré de multiples invalidations de brevets , pertes de procès anti trust et encore d'autres invalidations de brevets pour destruction de preuves (voir le PDF au-dessus), la plupart des acteurs ont tout de même signé un accord – à minima - avec Rambus.
Dans le cas de SK Hynix et Micron (les termes de l'accord de Nvidia ne sont pas connus) il s'agit d'accords bien loin de ce que pouvait réclamer jusqu'ici Rambus puisqu'aucun dommage n'est versé pour d'éventuelles violations de brevets durant les années passées, les deux sociétés ont simplement négocié un accord de licence : 12 millions de dollars par trimestre pour Hynix sur cinq années et aujourd'hui une licence flottante pour Micron ne pouvant pas dépasser 10 millions de dollars par trimestre pour une durée de 7 ans et qui inclut à son terme une licence perpétuelle sur « certains produits » non précisés. Des sommes certes non-négligeables, mais bien loin des 3.95 milliards de pertes évalués par Rambus lors de sa tentative perdue de procès anti trust contre Micron et Hynix.
A titre de rappel, Micron avait annoncé un chiffre d'affaire de 2.84 milliards de dollars sur le troisième trimestre de cette année. De quoi rendre négligeable le cout de la licence cédée à Rambus, même si Micron perd ce qui était ici une bataille de principes.


