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Comparatif : ASRock Z77 OC Formula, Asus Maximus V Formula et Gigabyte G1.Sniper 3
Cartes Mères
Publié le Mardi 11 Septembre 2012 par Guillaume Louel

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Page 1 - Introduction

Après avoir fait le tour des modèles Z77 milieu/haut et entrée de gamme, nous allons nous intéresser aujourd'hui a un segment très particulier : celui des cartes mères très haut de gamme.

Vendues entre trois à quatre fois plus cher que les modèles premiers prix utilisant le même chipset, ces cartes sont généralement considérées comme des vitrines pour les constructeurs qui y ajoutent un très grand nombre de fonctionnalités, parfois originales. Les contrôleurs additionnels y sont légions, tout comme les switchs PCI Express nécessaires pour les connecter.

Ces cartes servent souvent également de faire valoir du côté de l'overclocking extrême. Certaines disposent de modes de fonctionnements dédiés au refroidissement à l'azote liquide qui font fit des limites "recommandées" en termes de tensions par exemple. La lecture précise des diverses tensions ou des possibilités de niches comme la désactivation d'un port PCI Express sont des caractéristiques que l'on retrouvera dans ces cartes souvent mises en avant dans les diverses tentatives de record du monde de fréquence.

Nous nous sommes donc intéressés à trois modèles :
  • ASRock OC Formula
  • Asus Maximus V Formula
  • Gigabyte G1.Sniper 3

Notez que certaines cartes comme la MSI Z77 Mpower ou la GA-Z77X-UP7 de Gigabyte n'étaient pas disponibles à temps pour ce comparatif. Nous les ajouterons éventuellement dans le futur.

Avant de commencer à détailler les cartes, ceux qui souhaiteraient plus de détails sur le fonctionnement des systèmes d'alimentation des cartes mères peuvent se référer à notre article précédent sur le sujet (page deux et trois) pour plus d'explication sur les phases, les composants et leur fonctionnement.


Page 2 - ASRock Z77 OC Formula en test

ASRock Z77 OC Formula

La gamme Z77 d'ASRock s'est aujourd'hui étendue avec l'arrivée de la Z77 OC Formula, fraichement lancée il y a quelques jours de cela.


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Comme son nom l'indique, la Z77 OC Formula vise avant tout les overclockers, un d'entre eux (Nick Shih) ayant participé au design de la carte (et obtenu dans la foulée quelques records de fréquence) selon la marque. Avant d'aller plus loin, notez que cette carte est au format CEB, à savoir légèrement plus large que l'ATX classique. La Z77 OC Formula mesure 26,7 cm de large, soit le plein format CEB.


Si la carte ne manque pas d'être chargée en composants, on a immédiatement l'œil attiré vers le ventilateur qui surplombe l'imposant radiateur du système d'alimentation. Sa petite taille et sa haute vitesse de rotation le rendent particulièrement bruyant. On pourra le débrancher, mais ASRock affiche clairement la couleur : ce modèle est fait avant tour pour l'overclocking !


Le système d'alimentation est annoncé de type 12+4 phases, en pratique 11 phases pour le VCC, 1 pour le VCCSA et 1 pour le VXGA. ASRock a soigné son design avec des composants de qualité, les condensateurs, outre leur aspect dorés, sont de provenance japonaise et les bobines type ferrite. Les transistors sont de type intégrés, sous l'appellation Digi Power (annoncé comme équivalent du Digi+ de chez Asus). Un circuit d'alimentation assurément costaud, et surplombé par un imposant radiateur prévu pour s'intégrer dans un système de watercooling.

Du côté des ports, la carte est plutôt épurée. Seuls deux ports x16 sont effectivement reliés au processeur, le troisième port x16 est relié en mode x4 au chipset (en PCI Express 2.0). Notez qu'un switch PLX 8605 4 ports est présent pour permettre d'alimenter les deux ports x1 supplémentaires ainsi que le reste des contrôleurs de la carte.


On trouvera un contrôleur Gigabit Ethernet Broadcom 57781 et côté son un contrôleur Realtek ALC898. S'ajoute à ceux-ci un contrôleur USB 3.0 4 ports Etrontech 188H ainsi que côté stockage, deux contrôleurs Marvell SE9172.

Façade

Les ports vidéo ne sont pas à l'honneur ici : on ne trouve qu'un seul port HDMI !


Cela laisse de la place pour beaucoup d'USB, à savoir quatre ports USB 2.0 et six ports USB 3.0. Deux sont en provenance du chipset Intel, les quatre autres sont gérés par le contrôleur Etrontech. Le bloc audio offre cinq jacks assignables et un S/PDIF optique. En plus du réseau et du port PS/2, on notera la présence d'un bouton ClrCMOS.

Headers

Du côté des headers la carte est relativement chargée. En ce qui concerne l'alimentation, on trouvera en plus des classiques 24 broches et 8 broches (P8), un connecteur carré quatre broche (P4) additionnel ainsi qu'un connecteur molex en bas de la carte pour l'alimentation des ports PCI Express.


Côté USB on disposera de 2 ports USB 3.0 supplémentaires (chipset) et 4 ports USB 2.0. Les contrôleurs Marvell permettent d'obtenir au total 10 ports Serial ATA (6 chipset, 2x2 Marvell). Les ports Marvell sont de type 6 Gb/s. Notez enfin la présence d'un header RS-232 ainsi que deux infrarouges.

Particularités


Côté particularités la carte est riche. Commençons d'abord par la présence d'un BIOS de backup, toujours intéréssant sur ce type de cartes. Un jumper permet de passer de l'un à l'autre. Tout en haut à gauche de la carte, on retrouvera un tas de fonctionnalités liées à l'overclocking, avec pour commencer un indicateur LED pour suivre les étapes de boot. Juste à côté, on trouvera trois petits switchs particuliers : ils permettent de desactiver les ports PCI Express, une fonctionnalité qui servira pour débuguer des overclockings de SLI ou de Crossfire. Ces switchs ne sont utilisables que lorsque le système est arrêté.


Un jeu de boutons + et - sont présents, ils permettent de changer au choix BCLK ou multiplicateur en temps réel, un petit logiciel Windows est fourni fonctionnant en parrallèle avec ces boutons pour choisir ce que l'on modifie. A côté, 14 plots de lecture de tensions sont présents : Vcore, VTT1, VTT2, VCCSA, VCCM entourés de deux masses pour la ligne du bas, et 1.8V PLL, PCH, PCH2, DMI, XCLK_RCOMP, DMI_COMP et une masse sur la seconde. Des indications qui ne sont pas présentes sur la carte faut de place, elles sont tout de même dans le manuel. Notez pour terminer que des boutons Power et Reset sont également présents sur la carte.

Bundle

Haut de gamme oblige, le bundle est conséquent et il est même fourni chez ASRock dans une petite pochette imitation velours. Pour les classiques, on trouvera six cables Serial ATA, deux adaptateurs molex vers alimentation SATA, un pont SLI (simple) ainsi qu'une équerre USB 3.0 (PCI et floppy).


On trouvera aussi deux originalités. D'abord un (petit) tube de pate thermique OC Extreme de chez Gelid, toujours bon à prendre, mais surtout un jeu de pieds en plastique qui permettent de surélever la carte lorsque l'on veut l'utiliser hors boitier. Un petit plus qui ne coute pas grand-chose, mais qui est extrêmement pratique ! Pas de surprise côté manuel, il est certes épais mais c'est parce qu'il cumule les langues. L'équerre pour la façade n'est pas non plus rembourrée.


Page 3 - Asus Maximus V Formula en test

Asus Maximus V Formula


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La gamme Z77 d'Asus est très étendue, et encore il manque la Maximus V Extreme sur ce tableau !

La Maximus V Formula fait partie de la gamme ROG d'Asus qui vise avant tout les joueurs, même si comme nous le verrons la carte intègre beaucoup de fonctionnalités liées à l'overclocking. La carte d'Asus est également au format CEB, même si légèrement moins large que celle d'ASRock : seulement 25.7 cm de large.


Du côté du système d'alimentation, Asus annonce 8 phases pour le processeur (en pratique 7 VCC, 1 VCCSA) et 4 pour l'iGPU. Côté composants on retrouvera des phases digitales (Digi+) avec des condensateurs solides haute qualité et des bobines ferrite. Un système que le constructeur utilise depuis quelques temps sur ses cartes haut de gamme. Un épais système de refroidissement surplombe le tout, il est lui aussi prévu pour être intégré dans un système de watercooling si on le désire.


Du côté des ports PCI Express, on retrouve trois ports x16 qui sont cette fois ci tous reliés au processeur. Pour rappel seuls deux seront utilisables avec un processeur Sandy Bridge, mais avec un Ivy Bridge un mode 8+4+4 est disponible en PCI Express 3.0. Un autre port x4 relié au chipset est présent tout au dessus du premier port graphique, tout comme trois ports x1. Asus utilise pour relier ces derniers un switch PLX 8608 8 ports.


Du côté des contrôleurs intégrés, on retrouve côté réseau le populaire contrôleur Intel 82579V tandis que côté son, Asus renomme un Realtek ALC898 en SupremeFX IV. Le nom venant du blindage qui recouvre la puce. Côté USB et Serial ATA, comme souvent chez Asus, c'est ASMedia qui a la côte avec un ASM1042 deux ports pour l'USB 3.0, et deux ASM1061 pour le Serial ATA 6 Gb/s.

Façade

La façade de la carte parait relativement aérée à gauche avec un trou entre deux interrupteurs (ClrCMOS et ROG Connect). Ce dernier cache en réalité un connecteur mPCI Express sur lequel on branchera une carte combo WiFi (compatible 2.4/5 GHz)/Bluetooth 4.0 (fournie). On trouvera quatre ports USB 2.0 dont un blanc, utilisé entre autre pour la recharge rapide de périphériques via la suite logicielle. Quatre ports USB 3.0 complètent le tout (2 chipset, 2 Intel).


Côté vidéo seuls deux connecteurs sont disponibles, HDMI et DisplayPort. Côté audio en plus de cinq jack assignables on trouve à la fois une entrée et une sortie S/PDIF. Le port Gigabit Ethernet et un port eSATA (connecté directement au chipset) complètent le tout.

Headers

La connectique d'alimentation est là aussi multiple à la fois un connecteur P8 et P4, mais en prime un molex en bas de la carte pour alimenter les ports PCI Express. On retrouve tout en haut le port mPCIe déjà évoqué, et en bas de quoi connecter 4 ports USB 2.0 supplémentaires, deux USB 3.0 et de quoi connecter un module TPM.


On notera côté disque que seuls 8 ports sont disponibles, 4 par les ASMedia et 4 par le chipset. Manque donc deux ports 3 Gb, le premier étant en façade pour exposer un port eSATA, le second étant disponible sur l'équerre WiFi/BT qui intègre en combo un port mSATA.

Particularités

La carte d'Asus ne manque pas d'interupteurs en tout genre, on trouvera en haut à droite outre le Power/reset un "Go Button" qui permet au choix d'activer la fonction MemOK (mode de compatibilité mémoire, si on le presse avant le démarrage) ou d'activer un profil d'overclocking préchargé (si appui après le démarrage).


L'interupteur SLOW_Mode permet quand à lui d'éviter les plantages lorsque l'on utilise un refroidissement à l'azote liquide. Notez la présence de plots de tensions, tout comme de LED indiquant la phase de démarrage en cours. On notera enfin la présence d'un amplificateur pour la prise casque en provenance de chez Texas Instruments.

Bundle

Du côté des classiques, le bundle d'Asus comprend six câbles serial ATA et un connecteur SLI Souple pour les classiques. On notera l'absence d'équerre USB 3.0.


Du côté des choses plus originales, Asus ajoute un cable USB male/male qui permet d'overclocker sa carte mère via un autre PC avec la fonctionnalité ROG Connect (on relie ainsi les deux cartes mères ensemble via USB, quelque chose de scrupuleusement proscrit par la spécification USB !). Il faudra l'insérer dans le port USB blanc et se réferer au manuel poru éviter toutes bétises. Notez aussi la présence du module combo WiFi/BT/mSATA et de deux antennes.

Le manuel fourni est épais et intégralement en anglais. Son contenu est riche est détaillé, et une version française est disponible sur le site du constructeur au format PDF. Notez que l'équerre de façade est ici rembourrée.


Page 4 - Gigabyte G1.Sniper 3 en test

Gigabyte G1.Sniper 3

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Gigabyte propose une gamme étendue avec pas moins 9 modèles auxquels ils faut rajouter la toute récente Z77X-UP7.

La G1.Sniper 3 est une carte haut de gamme visant plus particulièrement le marché des joueurs. Une carte qui reprend un thème "militaire".


Le système d'alimentation reprend le 12+2+1 (VCC/VXGA/VCCSA) que l'on avait déjà vu sur l'UD5H, le système de refroidissement changeant ici de couleur cependant.


Si l'on compare le système de refroidissement de l'UD5H avec celui de la G1 Sniper 3, outre la couleur, on notera aussi la présence d'un arrêt supplémentaire sur le caloduc entre alimentation et chipset. Cet arrêt recouvre un pont PLX 8747, un switch PCI Express 3.0 48 lignes qui permet de relier les 4 ports x16 physiques (deux x16 et deux x8) directement au processeur pour gérer quatre cartes graphiques en simultanée. Une option de niche, certes, mais très rare sur ce type de cartes. En sus de ces ports, on trouve deux ports PCI Express x1 directement reliés au chipset, tout comme un port PCI traditionnel.


Du côté des contrôleurs additionnels, Gigabyte fait dans l'original avec côté réseau la présence de deux contrôleurs. D'abord un "classique" Intel 82579V mais en prime un contrôleur Qualcomm Atheros Killer E2200 (anciennement Bigfoot Networks). Côté son, le constructeur fait là encore dans l'originalité avec un contrôleur Creative CA0132. Côté USB 3.0, Gigabyte n'utilise pas de contrôleur additionnel, mais simplement deux hubs VIA VL810 pour multiplier les ports. Pour terminer, on trouvera deux contrôleurs Serial ATA 6 Gb/s (Marvell 9172) capables de gérer chacun deux ports. Notez qu'un contrôleur Firewire (PCI) est également présent.

Façade

La façade de la G1 Sniper 3 suprend par l'absence de ports USB 2.0 ! On retrouve en pratique 6 ports USB 3.0 (deux directement reliés au chipset à gauche, et 4 via un HUB VIA à droite) ainsi qu'un port PS/2.


Côté vidéo, les quatres ports traditionnels sont ici présents : VGA, DVI, Display Port et HDMI tandis qu'en sus des deux conncteurs réseau, on trouvera pour le son cinq jacks assignables et la sortie S/PDIF optique.

Headers

Du côté de l'alimentation, contrairement aux cartes concurrentes, Gigabyte n'ajoute pas de P4 au connecteur P8. On trouve par contre un connecteur supplémentaire pour les ports PCI Express, non pas au format molex mais au format d'alimentation SATA.Pour le reste, on trouvera de quoi ajouter 4 ports USB 2.0, et 4 ports USB 3.0 (via le hub VIA) ainsi que deux ports Firewire et un module TPM. Notez également la présence d'un port mSATA, Gigabyte oblige !

Particularités

Comme à son habitude, Gigabyte propose deux bios indépendants et l'on pourra passer de l'un à l'autre via un interrupteur en haut à droite de la carte.


Cet interrupteur n'est pas seul puisque l'on retrouve aussi des boutons power et reset. Des leds de debug sont également présente tout comme des plots de lecture de tension.

On notera également du côté du contrôleur son une plaque qui entoure tous les composants du contrôleur audio, afin d'éviter les interférences électromagnétiques.


Bundle

Le bundle est large chez Gigabyte avec huit câbles SATA et de nombreux connecteurs multi GPU. On trouve un Crossfire simple, et trois SLI (pour deux, trois et quatre cartes respectivement).


Une équerre USB 3.0 est disponible au format floppy, mais c'est surtout l'équerre eSATA qui attire notre attention puisqu'elle propose un molex externe pour alimenter un disque dur. Mieux, un cable d'adaptation molex/alimentation SATA est livré, ce qui permet de connecter a la volée un disque. La carte WiFi est placée sur un support PCI Express x1.

Le manuel est en anglais mais de très bonne facture, à la fois accessible et complet. L'équerre fournie est elle aussi rembourrée comme chez Asus.


Page 5 - Récapitulatif des caractéristiques

Récapitulatif des caractéristiques

Nous avons récapitulé dans ce grand tableau l'intégralité des caractéristiques des cartes mères que nous avons testées, pour vous permettre plus facilement de les comparer.


Nous ajoutons également un récapitulatif complet des gammes :



Passons désormais aux BIOS !


Page 6 - BIOS/UEFI ASRock

BIOS/UEFI

Le passage à la plateforme Sandy Bridge a entériné, côté Intel, l'arrivée des BIOS de type UEFI. Développé à l'origine par Intel (désormais par un forum ), l'UEFI permet de revenir sur un certain nombre de limitations du BIOS qui fonctionnait toujours, entre autre, en mode 16 bit côté processeur et étaient donc particulièrement limités en mémoire.

Autre nouveauté notable, le changement du système de partitionnement des disques durs qui ne repose plus sur le format MBR mais désormais sur le GUID. Le MBR comptait plusieurs limitations, allant du nombre de partitions à un nombre de secteurs qui empêche de dépasser les 2.2 To avec des secteurs de 512 octets. Le format GUID augmente le nombre de secteurs disponibles et permet également de changer la taille des secteurs physiques, supportant ainsi à terme des disques disposants de secteurs 4K physiques et logiques (actuellement les disques haute capacité grand public utilisent des secteurs 4K physiques et 512 octets logiques pour rester compatible, Windows ne supportant toujours pas les secteurs 4K natifs ).

Le dernier avantage de l'UEFI est la possibilité d'utiliser des pilotes pour les différents composants systèmes, ce qui permet par exemple d'initialiser un contrôleur réseau ou la souris. Ces pilotes peuvent ensuite être passés au système d'exploitation pour autoriser un fonctionnement minimum, ce qui peut être utile pendant et après l'installation de l'OS et avant l'installation des pilotes.

Comme nous allons le voir, si les BIOS/UEFI sont identiques à l'intérieur d'une gamme, certains constructeurs appliquent un skin pour les versions haut de gamme, en plus d'ajouter certaines fonctionnalités.

ASRock

L'implémentation du BIOS UEFI d'Asrock perd son bleu pour l'OC Formula et reprend un design noir/jaune aux couleurs de la carte. Un avantage de ce changement de couleur est qu'il améliore la lisibilité des textes, même si la fonte reste toujours trop fine à notre gout.
L'ergonomie clavier est très bonne, les touches page up/down sont fonctionnelles et appuyer vers le haut quand on est en haut d'une page nous renvoi en bas. L'ergonomie souris se fait d'un clic pour choisir une option et un autre pour la sélectionner.


L'onglet principal est avant tout informatif, on notera que le System Browser a été déplacé. L'unique choix est celui de l'onglet qui sera activé au démarrage du BIOS, par défaut celui consacré à l'overclocking. Notez la présence d'un QR Code…

Nous avons également pu tester la fonctionnalité de mise à jour automatique du BIOS par Internet. Un fonctionnement simplissime et une vraie bonne idée originale proposée par ASRock. Toutes les cartes mères devraient se mettre à jour ainsi !



Toutes les options d'overclocking sont regroupées dans le panneau OC Tweaker. Tout ce qui peut être réglable l'est, même si pour beaucoup les réglages automatiques resteront selectionnés. ASRock met par contre en avant des "profils" d'overclocking développés par leur overclockeur sponsorisé, Nick Shih. Il s'agit de profils qui règlent quelques options (la grande majorité restant sur Auto) et peuvent guider dans la mise au point de ses réglages. Bien entendu, la variance entre les processeurs fait qu'il faudra souvent adapter les réglages, mais en pratique il suffira juste d'adapter le Vcore. Une plutôt bonne idée.





Les options de réglages avancées sont très classiques et ne changent pas par rapport aux modèles précédemment testés. La mise à jour du BIOS a disparu de cet onglet.



L'onglet "Tool" regroupe désormais toutes les fonctionnalités originales du BIOS, on retrouvera le System Browser qui indique les périphériques branchés mais aussi le multi thermal sensor. 15 points de lectures de températures sont en effet disponibles sur la carte.

Seul petit défaut de cette fonctionnalité, contrairement à son pendant Windows, il faut déplacer la souris sur chaque point pour lire la température. Afficher les températures sous chaque point (comme pour l'utilitaire Windows) faciliterait son utilisation.

L'UEFI permet également de bloquer l'accès réseau durant certaines heures (fonctionnalité baptisée OMG). La mise à jour du BIOS par Internet se retrouve ici, avec un onglet de fonctionnalités qui permet d'assigner manuellement une IP si l'on n'utilise pas DHCP, mais aussi de choisir un serveur. Par défaut le réglage était sur Europe sur notre carte.


Côté ventilation, ASrock propose deux connecteurs pour le processeur, un 4b et un 3b qui sont régulés en simultanée, chaque port n'accepte que des ventilateurs de son type. Côté châssis quatre ports sont réglables, seul le premier est cependant thermorégulé. Le ventilateur du bloc d'alimentation (MOS Fan) peut se régler ici, par défaut il tourne à pleine vitesse.


Les options restantes sont classiques. Globalement le BIOS de l'OC Formula n'est pas très différent de celui des autres cartes de la gamme d'ASRock, si l'on passe sur le changement de couleur. Les profils d'overclocking sont un bon point, tout comme l'interface de visualisation des températures, même si celle-ci peut être améliorée. Nous apprécions tout de même les efforts continus réalisés pour améliorer, certes par petites touches, les fonctionnalités des BIOS pour les rendre plus utilisables et logiques.


Page 7 - BIOS/UEFI Asus & Gigabyte

Asus

La marque dispose d'une double interface, l'EZ Mode et un mode avancé. Comme vous pouvez le voir, Asus applique un skin aux couleurs ROG (rouge/noir) à son interface. On passera sur l'EZ Mode qui n'évolue pas ici et qui est desactivé par défaut.



L'overclocking est la star et son onglet est placé en premier. Il pert d'ailleurs son nom d'AI Tweaker pour devenir un Extreme Tweaker. La liste d'options est grande même si, comme souvent, on se servira principalement des réglages automatiques. Des options pour faciliter l'overclocking sont présentes, le mode CPU Level Up permet d'overclocker automatiquement jusqu'à 4.6 GHz. D'autres profils sont également fournis.


L'onglet principal arrive désormais en seconde position. Une traduction française est présente mais elle est toujours perfectible.





Tous les réglages des périphériques sont placés dans les sous menus du menu Avancé. Asus tend à ajouter des sous menus là où l'on pourrait probablement en retirer quelques uns. Malgré tout cela reste relativement logique.


Côté gestion des ventilateurs, Asus propose un très grand nombre d'options avec un choix de la vitesse des ventilateurs en pourcentage en fonction d'une température dans le mode manuel. Pour les ports chassis/cpu. Les ports optionnels ont droit à une version plus limitée des réglages, qui restent tout de même riches.



On remarquera dans les options restantes la sauvegarde de profils d'overclockings, le mode Go Button qui permet de spécifier un overclocking qui s'activera si l'on utilise un bouton sur la carte mère et un panneau de lecture des informations SPD.

Sans être particulièrement innovante, l'implémentation d'Asus reste toujours aujourd'hui la référence. Cette version ROG n'apporte pas vraiment de nouveautés au-delà de quelques changements de nomenclatures. Proposer un vrai BIOS graphique, complet et utilisant réellement les possibilités graphiques serait une prochaine étape que l'on aimerait voir venir. Peut être pour la prochaine génération...

Gigabyte

Gigabyte propose lui aussi un BIOS UEFI graphique, le constructeur ne propose pas de version spécifique pour sa carte et il est identique à celui des autres modèles de la gamme.


Baptisée 3D BIOS, l'interface affiche un schéma de la carte mère (que l'on peut tourner à 90°, d'où le nom 3D…) où certaines zones sont sélectionnables. Si l'on ne fait rien, ces zones clignotent comme pour inviter votre pointeur de souris.






Cliquer sur un élément fait apparaitre une fenêtre, déplaçable, qui permet de régler certains des paramètres. Certains, mais pas tous ! C'est d'ailleurs un peu le problème de cette solution qui, bien qu'elle reste plus évoluée que l'EZ Mode d'Asus, ne permet pas en pratique de s'affranchir du mode Avancé. Notez que si de multiples langues sont disponibles, le Français est toujours absent.





Dans le mode avancé, la taille de la fonte, très petite, reste toujours un souci à nos yeux, la lisibilité pourrait être largement améliorée. L'overclocking se retrouve toujours perdu dans de multiples sous menus, ce que nous aimerions que le constructeur change ! Une remise à plat de cette ergonomie serait indispensable.

Notez qu'il est toujours nécessaire de double cliquer pour valider un sous menu, un choix sur lequel nous espérons que Gigabyte reviendra rapidement. L'autre lourdeur ergonomique concerne le fait que certaines options d'un menu, comme par exemple les tensions, n'affichent pas de popup à l'écran lorsque l'on clique dessus. La règle en pratique est que les valeurs ou l'on peut rentrer manuellement ne disposent pas de popup. Pour l'utilisateur, cela n'est pas lisible, Gigabyte pourrait soit ajouter systématiquement un menu popup, soit différencier visuellement les champs ou l'on peut entrer manuellement une valeur des autres !




Le découpage à foison de l'overclocking apparait d'autant plus énervant quand on voit que les périphériques sont regroupés simplement sur une page !

Pour le reste, les options sont classiques. Globalement, Gigabyte propose un BIOS intéressant, innovant sur certains points, mais qui propose encore quelques petites lourdeurs ergonomiques. Certaines pourraient être très simplement corrigées, d'autres autour du 3D Bios réclameront un peu plus de réflexion et de développement. Une implémentation qui reste malgré tout très solide et la plus aboutie techniquement.


Page 8 - Ventilateurs, Temps de boot

Gestion des ventilateurs

Nous avons récapitulé les caractéristiques de gestion des ventilateurs pour chacune des cartes mères. Pour rappel, PWM indique un ventilateur 4 broches, tandis que DC indique un ventilateur 3 broches.


Notons que si Asus et Gigabyte sont passés à des connecteurs 4 broches exclusifs, seul Gigabyte permet de contrôler un ventilateur 3 broches sur un connecteur 4 broches. Asus effectue cependant une pirouette logicielle via son logiciel FanXpert 2, même si une fois de plus cette régulation n'a pas voulu fonctionner avec notre ventilateur Noctua pour le port processeur. ASRock propose désormais également un logiciel qui ressemble fortement à celui d'Asus pour la configuration des ports. Lui manque simplement le mode de détection/réglage automatique.

Démarrage

Nous avons également relevé le temps de démarrage des cartes mères. Nous mesurons le temps qui s'écoule entre la pression sur le bouton et le début du lancement du système d'exploitation. Ces temps, qui peuvent paraitre longs, représentent une phase d'initialisation complète de la carte mère. L'alimentation est coupée avant chaque mesure.

Nous mesurons deux scénarios, les réglages bios par défauts, et un réglage "rapide" ou nous désactivons les périphériques inutilisés (y compris l'initialisation de la stack réseau). Bien souvent les périphériques les plus gourmands sur le temps de boot (les ROMs additionnelles au démarrage pour les contrôleurs réseaux et disques) sont déjà désactivés par défaut chez la majorité des constructeurs.


Si ASRock gagne d'un cheveu, globalement nos trois cartes démarrent très rapidement et font virtuellement jeu égal !


Page 9 - Logiciels ASRock & Asus

Logiciels

Les constructeurs livrent tous un certain nombre d'utilitaires sous Windows, permettant de gérer au mieux leurs cartes. Nous avons fait le tour de l'offre proposée.

ASRock

L'offre logicielle d'ASRock ressemble assez fortement à celle que nous avions couverte dans cet article, avec quelques petites modifications.


Le logiciel de prioritarisation de traffic réseau Xfast LAN est par toujours présent, il s'agit d'une version customisée pour ASRock d'un logiciel disponible en version payante, cFos Speed et que l'on retrouvera également à la concurrence comme nous le verrons un peu plus loin.


Côté USB ASRock offre Xfast USB. Le logiciel permet d'accélérer significativement les taux de transferts USB en remplaçant, pour chaque périphérique connecté, le pilote utilisé afin d'améliorer les transferts. Un logiciel résident est également disponible pour gérer la spécification USB Battery Charging qui permet de fournir 1.5 A par les ports USB au lieu de 500 mA (nécessaire pour le chargement via USB par exemple des iPad).


Côté son, le logiciel THX TruStudio Pro est toujours présent, il s'agit pour rappel d'un logiciel développé par Creative qui propose divers effets de traitement audio (conversion multicanal vers stéréo, renforcement du volume des dialogues, compression dynamique pour ajuster le volume, etc…). Le logiciel requiert une activation en ligne.


ASRock fournit toujours également Instant Boot. Le concept du logiciel est pour le moins original puisqu'il promet un démarrage instantané de Windows. En pratique il s'agit surtout d'une astuce. Lorsque vous éteignez votre PC, il va en réalité forcer Windows à redémarrer complètement… puis s'éteindre (soit en veille RAM, soit en hibernation). Lorsque vous rallumerez votre PC, le PC sortira alors de veille ou d'hibernation, sur un système fraichement booté (ou presque). Nous avons toujours du mal à voir l'intérêt de ce logiciel.




Contrairement aux autres modèles de sa gamme qui sont livrés avec AXTU, nous avons droit ici à Formula Drive. Dans les grandes lignes, il s'agit d'une version skinnée d'AXTU avec cependant quelques modifications de taille. Dans le second tab par exemple, on trouvera une gestion des ventilateurs qui ressemble très fortement à ce qui est proposé par Asus dans sa suite logicielle. L'utilitaire d'overclocking est toujours présent, tout comme la partie économie d'énergie ou le plus surprenant, mais loin d'être inutile, logiciel de Ramdisk intégré (Xfast RAM). On notera l'arrivée du Multi Thermal Sensor, une interface qui permet de visualiser en temps réel la température à différents endroits de la carte mère. Appréciable.


Notons enfin deux autres nouveautés liées à l'overclocking, d'abord Rapid OC, le logiciel qui permet de configurer l'utilisation des boutons +/- présents sur le haut de la carte mère.


Le second baptisé Timing Configurator permet de régler les timings mémoire en temps réel.

Globalemeent l'offre d'ASRock est originale et relativement complète. Les additions proposées, liées à l'overclocking, seront utiles pour le public visé par cette carte.

Asus


L'AI Suite classique à l'offre d'Asus à le droit à un lifting aux couleurs "ROG" mais sur le fond, le logiciel reste le même. Tous les logiciels sont regroupés dans un installeur unique, téléchargeable en une fois sur le site du constructeur.

On retrouve toujours une barre de lancement ou l'on peut sélectionner l'application que l'on souhaite lancer.





La quantité d'utilitaires présent peut faire peur et les doublons ne se limitent pas à l'USB 3. Ainsi deux logiciels de monitorings sont présents, ils pourraient être fusionnés, tout comme TurboEvo et DigiVRM+. FanXpert reste la référence en matière de gestion de ventilateurs avec un mode de detection automatique certes un peu long, mais efficace. On notera également qu'une traduction française, relativement partielle, est appliquée parfois sur certains utilitaires, mais pas sur d'autres. Ceci mis à part, ces logiciels sont fonctionnels et efficaces.


D'autres logiciels sont ajoutés, là encore liés à l'overclocking. On notera particulièrement Mem TweakIt qui permet de modifier les timings mémoires en temps réel.


Asus fournit également une version customisée de CPU-Z aux couleurs de la marque.


Les joueurs ne sont pas oubliés avec GameFirst II. Comme son nom ne l'indique pas forcément, il s'agit d'un logiciel de prioritarisation de traffic réseau. Et sans surprise, c'est cFosSpeed une fois de plus qui est ici choisi. Asus a cependant ajouté par-dessus une interface qui simplifie l'utilisation du logiciel. Une réussite.


Pour terminer, notez qu'Asus fournit également une solution de stockage en ligne baptisée Webstorage.

L'offre d'Asus est complète et couvre tous les besoins, la présence de l'utilitaire de prioritarisation réseau est un plus pour une carte qui vise les joueurs.


Page 10 - Logiciels Gigabyte

Gigabyte

Gigabyte continue de fournir un nombre élevé d'utilitaires sur son site web. Commençons par ce qui est commun aux modèles précédents.


Gigabyte fournit 3D Power, un logiciel qui se présente sous la forme d'un cube en 3D qui permet de régler certains détails de l'alimentation. A l'image de ce que l'on a vu dans le BIOS, le découpage en trois de ces options ne fait que servir la narration marketing de la 3D. Qui plus est, lancé sur un IGP, l'animation de ce "cube" rame fortement. On s'en passera.


Terminons enfin sur les logiciels @BIOS et EasyTune. Le premier permet de mettre à jour son BIOS par Internet en allant vérifier automatiquement si un nouveau BIOS est disponible.


Le dernier point est EasyTune 6, logiciel d'overclocking qui dispose de préréglages. Gigabyte a eu la bonne idée d'ajouter une fonctionnalité de recherche d'overclocking, un peu identique à l'OC Génie de MSI à ceci prêt qu'elle fonctionne sous Windows.


Des nouveautés sont cependant présentes. A commencer par l'arrivée d'une version customisée de CPU-Z.



Terminons par la grosse nouveauté, la présence du "Killer Network Manager", le logiciel qui accompagne le contrôleur réseau e2200 d'Atheros/Qualcomm. Il est plutôt bien ficelé, reste à mesurer son impact en pratique sur les performances, ce que nous allons faire rapidement !


Page 11 - Performances globales

Performances globales

Avec l'arrivée du contrôleur mémoire dans le processeur et la disparition des northbridges, les écarts de performances entre les cartes mères deviennent (normalement) inexistants. Nous avons tout de même voulu vérifier que les performances étaient bel et bien celles attendues sur tous les modèles.

PC Mark Vantage

Nous avons d'abord utilisé PC Mark Vantage. Nous utilisons deux tests individuels, la "Suite" qui reprend des extraits des différents scénarios présents dans le logiciel, ainsi que le scénario "Productivité".


Les performances entre les cartes sont très similaires entre elles, pas de surprise.

7-Zip

Nous avons utilisé ensuite 7-Zip ou nous effectuons une compression de fichiers en mode LZMA2. Nous utilisons un SSD Vertex 3 Max IOPS connecté à l'un des ports 6 Gb/s du Z77 pour réaliser le test sur toutes les cartes.


La encore les écarts sont normalement infimes, et liés à la marge d'erreur de notre benchmark.


Page 12 - Performances disques

Performances disques

Toutes les cartes mères de ce comparatif intègrent, en sus du contrôleur disque intégré au chipset, un ou plusieurs contrôleurs additionnels pour ajouter des ports Serial ATA 6 supplémentaires.

Contrôleurs Serial ATA 6 Gb/s

Nous avons relevé les performances du chipset Intel (en mode 6 et 3 Gb) ainsi que celles des différents contrôleurs additionnels. Gigabyte continue sa fidélité à Marvell, et ASRock emboite également le pas. Asus de son côté utilise un contrôleur Asmedia. Voyons ce que cela donne en pratique, nous utilisons CrystalDiskMark pour mesurer les débits séquentiels et aléatoires d'un SSD Vertex 3 Max IOPS :



[ Sequentiel ]  [ Aléatoire ]

Ce n'est plus une surprise, les ports du Z77 continuent de dominer les résultats dans nos benchs. Si l'Asmedia et le Marvell font jeu presque égal (avec un avantage au premier) en lecture, en écriture l'Asmedia est plus nettement devant son concurrent.

Notez que si la carte d'Asus propose un port eSATA à l'arrière de sa carte, il s'agit d'un port SATA Intel 3Gb/s qui est rerouté, ses performances sont donc identiques à celle d'un port 3G classique.


Page 13 - Performances USB 2.0/ 3.0

Performances USB 2.0

Nous avons mesuré les performances en USB 2.0 sous CrystalDiskMark avec un SSD connecté en USB. Nous avons utilisé également l'utilitaire Xfast USB d'ASRock qui permet d'augmenter les performances via un pilote alternatif. Le logiciel d'Asus, équivalent sur l'USB 3.0, ne propose pas cette fonctionnalité pour l'USB 2.0. Nous mesurons les débits séquentiels :


Les performances sont on ne peut plus proches d'une carte à l'autre. Xfast USB apporte un petit boost, mais il ne fait pas de miracle pour cette interface qui reste lente de nos jours. La carte de Gigabyte ne propose pas de ports USB 2.0 pour rappel, sauf sous la forme de headers (mais l'équerre est non fournie).

USB 3.0 : Débits séquentiels

Nous avons ensuite mesuré les débits séquentiels en USB 3.0 en utilisant notre SSD de test en USB connecté en 3.0. En plus du logiciel Xfast, le logiciel d'Asus est également testé.


Sans mode Turbo, nos trois cartes obtiennent des scores équivalents, sans trop de surprise lorsqu'il s'agit des ports Z77. Ces derniers ont toujours l'avantage, suivis par l'Asmedia et l'Etrontech 4 ports. Lorsque l'on ajoute un nouveau driver via Xfast ou Turbo chez Asrock et Asus, le Z77 continue de briller. Avantage a l'Asmedia ensuite, même si l'Etrontech EJ188H n'est pas très loin.

USB 3.0 : IOmeter

Afin de tester pleinement les capacités des contrôleurs USB 3.0, nous avons utilisés deux SSD en simultanée pour mesurer les débits en lecture et en écriture.


Cumuler les performances sur deux ports est un peu plus stressant pour les contrôleurs, particulièrement en écriture. Derrière l'intouchable Z77, l'Asmedia a l'avantage en lecture, et l'Etrontech en écriture. Ajouter les solutions logicielles Xfast/Turbo ne fait que renforcer la domination du Z77 dans ce test qui dépasse les 500 Mo/s en lecture. Notez que Xfast apporte un gain à la fois en lecture et en écriture sur l'Etrontech, ce qui n'est pas le cas du Turbo d'Asus sur l'Asmedia qui talonne en écriture ici.

Terminons par le cas VIA, Gigabyte utilise en effet un hub pour quatre des 6 ports. Si l'on connecte les SSD aux deux ports "directs" (les plus à gauche sur la façade), les performances sont comparables à la concurrence. Passer par le hub limite cependant fortement les performances cumulées. On préfèrera donc les ports directs pour les transferts de fichiers rapides !


Page 14 - Performances réseau, audio

Performances réseau

Nous mesurons les performances des contrôleurs réseaux via le logiciel de Microsoft, NTttcp. Nous relevons les débits maximums atteints ainsi que le taux d'utilisation processeur.



[ Débits ]  [ Utilisation CPU ]

Conformément à nos tests précédents, on note un léger retrait de la solution Broadcom par rapport à l'Intel. Le nouveau venu, l'e2200 de Bigfoot/Atheros/Qualcomm domine les débits purs. Seul problème, lorsque l'on regarde le taux d'utilisation processeur, l'e2200 domine aussi. Près de 10% d'utilisation processeur pour transférer des fichiers est quelque peu excessif, pour rappel sur notre Core i7 2700K, cela représente un cœur à près de 80% d'utilisation, ce qui n'est pas du tout anodin. C'est d'autant plus ironique que l'avantage avancé de l'e2200 est le fait qu'il ne s'agisse pas d'un PHY, mais d'un contrôleur réseau PCI Express à part entière qui est donc censé limiter l'utilisation processeur.

D'ou vient cette consommation processeur superflue ? Du monitoring réseau inclus dans le Killer Network Manager, qui est activé par défaut et qu'il faudra donc désactiver. A ce jour nous n'avons pas eu l'opportunité de refaire les mesure sans cette option.

Audio

Nous avons utilisé RightMark Audio Analyzer pour mesurer la qualité audio en analogique (en numérique via la sortie S/PDIF, le signal est identique). Nous utilisons le mode loopback qui utilise à la fois l'entrée ligne et la sortie ligne analogique de la carte mère. Pour rappel, Asus et Asrock utilisent le même contrôleur, l'ALC898 même si Asus l'appelle Supreme FX de part l'utilisation d'une coque censée limiter les interférences et l'ajout d'un amplificateur casque. Gigabyte utilise de son côté une puce Creative utilisée sur les Sound Core3D de la marque.



[ 16 bit/44.1 kHz ]  [ 24 bit/192 kHz ]

La coque SupremeFX ne change pas drastiquement les performances du Realtek ALC898 chez Asus, si ce n'est que l'on notera un petit avantage sur la distorsion et le bruit en mode 24 bits. La puce de Creative fait par contre significativement mieux que ses concurrents avec une plage de réponse en fréquences plus large et des niveaux supérieurs.


Page 15 - Overclocking

Nous avons cherché à vérifier les capacités d'overclocking de toutes les cartes, en cherchant à obtenir la fréquence la plus haute possible pour différents paliers de tensions.

La notion de tension varie fortement d'une carte mère à l'autre, chaque constructeur manipulant différemment la tension effective (celle que l'on mesure à la sonde) en fonction de celle demandée (le VID envoyé au processeur). Intel prévoit dans sa spécification VRM 12/12.5 qu'en charge, la tension fournie baisse du fait de la sollicitation accrue (le concept du Vdrop). La tension effective en charge est alors plus basse.

Depuis quelques temps, les constructeurs peuvent manipuler la notion de Vdrop au travers de ce qui est appelé "LoadLine Calibration" dans les BIOS. Parfois réglable, l'option permet de mitiger la "perte" naturelle de tension en charge, ce qui peut donner l'impression que l'overclocking est plus facile pour un VID donné. En pratique il ne s'agit cependant que d'une manipulation de la tension finale, mais l'algorithme utilisé chez chaque marque varie significativement, ce qui peut engendrer des différences marquées. A défaut, nous avons activé l'option à 50% sur toutes les cartes, sauf mention contraire plus bas. Nous avons également activé l'Internal PLL Overvolting sur toutes les cartes. En pratique l'option ne nous a pas permis de monter plus haut en fréquence de manière stable.

Malgré ces différences entre la gestion de la tension interne de chaque carte, nous avons tenté de regarder les fréquences atteignables en augmentant la tension par pallier de 0.05V. Chaque carte doit être considérée indépendamment et l'on ne pourra pas comparer ligne à ligne les cartes mères. Pour chaque cas nous indiquons :
  • La tension demandée dans le BIOS
  • La tension lue, en charge, à la sonde
  • La lecture VID en charge
  • Le ratio maximal atteint (multiplier par 100 pour obtenir la fréquence, 47 = 4.7 GHz)
  • La consommation à la prise de la plateforme


Nous vérifions à chaque fois la stabilité de l'overclocking sous Prime95, seuls les résultats stables sont indiqués. Nous avons atteint des fréquences supérieures sous Windows qui n'étaient pas pleinement stables. Avant de commencer, nous tenons a remercier Martin Malik (auteur de l'excellent logiciel hwinfo ) pour son aide sur le sujet des tensions.

Côté configuration, nous utilisons uniquement deux barrettes de mémoire DDR3 que nous cadençons au minimum autorisé par la carte mère (800 ou 1066 MHz). Les mesures de consommation ne sont donc pas comparables avec celles de la page suivante !

Nous overclockons notre Core i7-2700K par le multiplicateur, nous restons sur Sandy Bridge à la fois pour la fréquence atteinte plus importante en overclocking que les Ivy Bridge en notre possession mais également pour sa consommation plus importante qui stresse donc plus les étages d'alimentations qu'un Ivy Bridge. Dans notre comparatif de cartes mères milieu/haut de gamme, toutes nos cartes ont atteint les 5 GHz avec le même processeur utilisé pour ce test. Pour les meilleures, la consommation, en charge, à 5 GHz, était sous la barre des 200 watts. Qu'en est-il aujourd'hui ?

ASRock

La carte d'ASRock est annoncée comme faite pour l'overclocking. Quid en pratique ?


La montée en fréquence ne pose pas particulièrement de problème même si l'on note que l'on dépasse largement les 200 watts à 5 GHz. C'est un net progrès par rapport à l'Extreme6 qui pour rappel n'avait jamais voulu être stable à cette fréquence. L'aspect consommation est dans la lignée de résultats que l'on a obtenus jusqu'ici avec d'autres modèles de la marque.

Asus

La carte d'Asus propose aussi de nombreux réglages dédiés à l'OC.


Les 5 GHz sont atteints très facilement sur ce modèle et la consommation est plutôt excellente.

Gigabyte

La carte de Gigabyte vise un peu moins l'overclocking que les joueurs, comment se comporte t'elle ici ?


Atteindre les 5 GHz a été légèrement plus complexe que sur l'UD5H puisqu'il nous a fallu monter un peu plus la "valeur" de la tension. La consommation reste cependant similaire à ce que nous obtenions à l'époque.

Récapitulatif

Maximiser les possibilités de notre processeur n'était pas vraiment un problème avec les modèles milieu de gamme de notre comparatif original, sauf chez Asrock dont l'Extreme6 était quelque peu rétive. Ici pas de problème avec aucune des cartes : les 5 GHz sont tenus facilement.


Par rapport à notre comparatif milieu de gamme, la carte d'Asus obtient des résultats un peu meilleurs tandis que la carte de Gigabyte fait peu ou prou jeu équivalent. La carte d'Asrock continue d'être plus énergivore en charge.


Page 16 - Consommation, températures

Consommation

Nous avons mesuré la consommation des différentes cartes. Pour cela, chaque carte mère est testée avec un processeur Core i7 2700K qui est également utilisé pour la partie graphique. Notre configuration diffère de celle utilisée pour les mesures d'overclocking. Quatre barrettes mémoire sont branchées sur le système, cadencées à1600 MHz et alimentées en 1.5V. Un seul disque dur est branché à la machine et nous utilisons l'IGP pour la partie graphique. Les chiffres ne sont donc pas comparables à ceux obtenus page précédente !

Nous mesurons la consommation totale de la plateforme au repos, en charge processeur (Prime 95) puis en charge processeur + carte graphique (Prime 95 + Furmark). Cette mesure se fait à la prise et tient donc compte des pertes liées au rendement de l'alimentation.

Notez que les certaines cartes mères proposent des modes d'économie d'énergie qui baissent parfois certaines tensions par exemple. Nous les avons ajoutés à notre comparatif ci-dessous, notez cependant que nous n'avons ajouté que les modes qui ne changent en rien les performances.


La consommation de nos cartes au repos est particulièrement elevée. Le nombre de composants additionnels présents sur la carte, y compris des ponts switch PCI Express y contribue fortement. La carte de Gigabyte est la plus touchée sur ce point, elle dispose pour rappel d'un switch PCI Express 3.0 48 lignes. Les modes d'économies d'énergie Asus et Asrock montrent leurs intérêts.

Températures

Nous avons pour terminé tenté de mesurer la température des circuits d'alimentation des cartes mères. Pour cela nous plaçons les cartes dans un boitier Lian Li PC-P50 R et mesurons la température à l'arrière des circuits VRM avec un thermomètre infrarouge, via une découpe dans la plaque qui tient la carte mère. Deux ventilateurs sont branchés dans le boitier, un en bas à l'avant devant le disque dur tourne à 600 RPM, le second à 1100 RPM en extraction à l'arrière.

Voici à quoi ressemblent nos cartes vu de derrière :



[ ASRock ]  [ Asus ]  [ Gigabyte ]  

Nos trois cartes placent une partie de leurs composants d'alimentations à l'arrière du PCB. Gigabyte est le seul a ne pas ajouter de plaque, Asus ajoute une plaque sur la partie droite, et Asrock une plaque coudée qui couvre l'intégralité de l'arrière du système de refroidissement.

Nous avons mesuré les températures avec notre processeur à sa vitesse par défaut (avec profil XMP actif) et overclocké à 4.8 GHz :



[ 3.5 GHz ]  [ 4.8 GHz ]


Avec sa consommation supérieure en overclocking, la carte d'Asrock a plus de chaleur a dissiper, ce qui se note sur les températures. La présence du petit ventilateur de 4cm ne change pas grand chose à la donne. Malgré cela, la carte reste fraiche, tout comme nos deux autres modèles.

Les composants de qualité utilisés sur l'alimentation se ressentent très nettement, surtout lorsque vous regardez les températures de l'ordre de 70°C que nous atteignions avec des cartes mères d'entrée de gamme, à "seulement" 4.5 GHz. Par contre, en comparaison avec des cartes milieu / haut de gamme l'écart est moins flagrant puisque les températures étaient, à 4.8 GHz cette fois, plutôt de l'ordre de 50°C.


Page 17 - Conclusion

Les cartes mères haut de gamme sont l'occasion pour les constructeurs de montrer leur savoir-faire et servent aussi de vitrine. Comme nous l'avons vus, les fonctionnalités y sont démultipliés - parfois avec des contrôleurs originaux - les composants choisis de qualité, et l'on voit des efforts sur des plans souvent mis de côté sur les modèles inférieurs. Packaging imposant, bundles qui incluent carte WiFi et autres accessoires en tout genre, mais aussi des logiciels fournis additionnels qui visent très souvent l'overclocking, et parfois les joueurs. Tout ceci a un coût élevé et ses cartes se trouvent dans le commerce à 270 – 320 €, de quoi réfléchir à deux fois sur l'utilité réelle des fonctionnalités proposées avant l'achat !

Avec son angle axé très clairement sur l'overclocking de haut niveau, la Z77 OC Formula s'adresse à une frange du marché très précise, celle des overclockers qui aiment pousser les composants jusque dans leurs derniers retranchement. La quantité de réglages proposés dans le BIOS, tout comme la présence d'un ventilateur sur le système de refroidissement insiste sur cette vision. Le constructeur indique en effet avoir atteint 7 GHz avec un Ivy Bridge, et 3 GHz côté mémoire DDR3 avec un refroidissement à l'azote liquide. Pour un usage moins extrême, nous notons de nets progrès par rapport aux modèles de la marque précédemment testés avec notre Core i7 Sandy Bridge 2700K sur la facilité d'overclocking, tout en notant une consommation élevée. Quelque chose qui ne sera pas forcément un problème pour le public visé par cette carte. Annoncée récemment, la carte commence à être disponible actuellement pour environ 290 euros tout de même. Un tarif qui nous semble un peu élevé au regard de la concurrence.

En effet pour le même tarif on trouve la Maximus V Formula, qui vise à la fois les joueurs et l'overclocking. On trouve donc un mélange de fonctionnalités qui s'adressent à l'un ou à l'autre de ces marchés. Sur l'overclocking tels que nous l'avons testé, avec un refroidissement à air, la carte d'Asus aura été la plus efficace sur l'aspect consommation avec une simplicité de réglages enfantine. L'aspect joueur est toujours plus complexe à mesurer puisque les besoins de ces derniers varient franchement en fonction de leurs configurations. Nous émettons un bémol sur l'appellation Supreme FX cependant. Lorsque l'on recherche les spécifications de la carte sur le site du constructeur , on notera qu'il n'est a aucun moment mentionné quel contrôleur se cache derrière l'appellation Supreme FX. Une appellation porte manteau que le constructeur justifie par les technologies appliquées autour (blindage et choix des condensateurs, etc) mais qui change selon les époques (on a trouvé au choix des puces VIA ou ADI par exemple). Le constructeur devrait, comme il le fait dans son manuel, indiquer clairement sur son site le codec utilisé, comme il le fait pour les autres composants d'ailleurs ! Ceci mis à part, la partie son est plutôt de bonne facture pour une carte intégrée et ceux qui utilisent la sortie S/PDIF apprécieront le DTS Connect géré dans le driver pour encoder en DTS le son multicanal produit par le PC, par exemple dans les jeux. Une carte solide et complète à laquelle on ne pourra reprocher finalement que son prix, comme pour toutes les cartes de ce comparatif.

Avec un prix qui démarre à un peu plus de 320 euros, la G1.Sniper 3 est la carte la plus chère de ce trio. Ici Gigabyte vise avant tout les joueurs fortunés, même si ses prestations en overclocking sont bonnes, grâce à trois fonctionnalités qui font grimper l'addition : 4 ports PCI-Express 3.0, une puce son Creative et une puce réseau Killer e2200.

La gestion de quatre ports graphiques en PCI Express 3.0 est une originalité qui se paye côté consommation, mais les rares amateurs de Quad SLI l'apprécieront à défaut de passer directement sur une plate-forme de type LGA 2011. Sur les composants additionnels choisis, l'utilisation d'un hub VIA pour multiplier les ports USB 3.0 n'est pas sans avoir un coût sur les performances cumulées et ne sonne pas vraiment «haut de gamme». Heureusement, deux ports connectés directement au chipset sont présents tout de même en façade arrière, ce qui mitige quelque peu le problème. Côté audio, l'utilisation d'une puce Creative permet à la carte d'obtenir les meilleurs résultats de notre comparatif pour ceux qui utilisent les sorties analogiques. L'intégration d'un contrôleur réseau Killer e2200 ne semble pour sa part pas essentielle, les résultats avec un contrôleur PHY plus classique tel que l'Intel qui est également intégré étant déjà très bon. Son bundle est également le plus fourni avec des accessoires originaux comme le report de port Serial ATA mais à l'image des autres cartes, devant le tarif affiché, il faudra se demander à deux fois si les fonctionnalités supplémentaires apportées méritent réellement le prix demandé par la marque. Pour notre part, vous l'aurez compris, l'achat d'une de ces cartes nous semble plus tenir de l'achat passion que d'un achat raisonné.


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