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Comparatif de 18 ventirads à moins de 40 €
DiversRefroidissement
Publié le Lundi 8 Septembre 2014 par Matthieu Legay

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Page 1 - Introduction

Le temps a passé depuis notre dernier comparatif de ventirads, et nous vous proposons donc aujourd'hui un nouveau comparatif de 18 modèles après un petit retard à l'allumage. Encore une fois, face aux nombreux modèles disponibles sur le marché et aux prix parfois très variables d'un revendeur à l'autre, le choix a été difficile, aussi avons-nous choisi de n'intégrer à ce comparatif que des solutions de refroidissement dont le prix moyen ne dépasse pas 40 €.


Voici la liste des dissipateurs que nous avons testés pour vous :

- Arctic Freezer i30 & Freezer Xtreme rev. 2
- be quiet! Shadow Rock 2 & Shadow Rock slim
- CoolerMaster Hyper 212 Evo & Hyper 412S
- Enermax ETS-T40-TB
- Prolimatech basic 65, 68 & 81
- Raijintek Ereboss, Themis & Themis Evo
- Scythe Mugen 4 & Ninja 3
- Thermalright TrueSpirit 120M BW & Macho 120 rev. A
- Zalman CNPS11x Performa

A titre de comparaison, nous avons également intégré les résultats du ventirad stock qu'Intel fournit avec ses processeurs Core i5 et i7 LGA1150.


Page 2 - PWM, Montage, DIMM

Le PWM
Ce n'est pas une nouveauté, depuis quelques années, les ventilateurs optent de plus en plus pour une alimentation de type PWM. Ce type de ventilateur est facilement reconnaissable puisqu'il n'utilise pas un connecteur à 3 fils classique mais un à 4 fils. Pour plus de détails sur cette technologie, nous vous invitons à vous reporter à notre comparatif de ventilateurs PWM.

Connecteur PWM 4 fils

La question ne se posera pas aujourd'hui, puisque toutes les solutions de refroidissement testées sont équipées d'un ventilateur PWM, à l'exception notable du CoolerMaster Hyper 412S, encore équipé d'un ventilateur DC à 3 fils.
Le montage

Globalement, tous les ventirads de ce comparatif sont simples à monter. Il faudra toutefois s'armer d'un peu de patience puisque l'utilisation d'une plaque de fixation à l'arrière de la carte mère est quasi systématique, ce qui est compréhensible étant donné le poids des solutions testées.


Si vous ne disposez pas d'un boitier vous laissant accès à l'arrière de la carte mère, il vous faudra la démonter pour pouvoir mettre en place le ventirad. Avec un boitier proposant un tel accès, il faudra parfois également tout démonter puisque le montage sera plus simple hors boitier, surtout lorsqu'il faut directement visser le ventirad à la plaque arrière, comme c'est notamment le cas chez Scythe et be quiet!
Sens optimal de montage
Sur plate-forme Intel, le montage de tous les ventilateurs peut se faire dans le sens désiré par l'utilisateur, à condition bien entendu de ne pas avoir une solution trop imposante qui serait trop proche de la carte graphique.

Il est généralement conseillé d'orienter le flux d'air vers l'arrière du boitier plutôt que vers le haut car il s'agit la plupart du temps de l'emplacement du ventilateur en extraction. Cette règle n'est toutefois pas fixe et maintenant que l'alimentation est bien souvent placée en bas des boitiers, il est tout à fait possible d'orienter le radiateur vers le haut, si vous disposez également d'un ventilateur en extraction haute.


Sur plate-forme AMD, c'est un peu moins souple, avec un sens de montage dont le choix n'est pas systématiquement laissé à l'utilisateur.
Sens de montage et mémoire
Il faut savoir que le sens de montage peut avoir un impact sur la possibilité d'utiliser ou non des barrettes mémoires dotées de radiateurs imposants. Le ventilateur peut en effet passer au dessus des mémoires classiques, ce dernier étant relevé selon les modèles de 30 à 45mm par rapport au socket, alors que les mémoires peuvent atteindre 50mm avec certains radiateurs.


La mesure que nous reportons comme étant l'empattement dans les fiches des ventirads correspond en fait à la distance qui sépare le centre du ventirad à l'extrémité du ventilateur. Sur notre carte mère de test Asus Maximus V Formula, au-delà de 53mm environ le ventilateur passe au dessus du premier DIMM, et au-delà de 63mm les deux premiers DIMM sont impactés. Sur certaines cartes cette distance peut être plus réduite, nous vous invitons donc à faire vos propres mesures !

Le cas le plus "problématique" est celui du be quiet! Shadow Rock 2, puisque avec son ventilateur il est au dessus de 4 DIMM tout en ne laissant que 40mm de hauteur, ce qui oblige à utiliser des barrettes dotées de radiateurs assez simples. Nous mettons problématique entre guillemets car nous ne sommes plus au temps des DDR et DDR2 : les DDR3 chauffent peu et les radiateurs sont plus là pour l'esthétique que pour le refroidissement... !


Page 3 - Protocole de test

Protocole de test
Afin d'évaluer les différentes solutions de refroidissement intégrées au sein de ce comparatif, nous avons utilisé deux types de mesures.

Thermiques tout d'abord, en mesurant leur capacité de refroidissement. Pour ce faire, nous avons utilisé un processeur Core i7-2700K chargé à l'aide de Prime95 sur une Asus Maximus V Formula. Nous avons préféré rester sur un Sandy Bridge plutôt qu'un Ivy Bridge ou un Haswell afin d'avoir un meilleur contact entre l'IHS et le die. Sur les dernières générations de processeur LGA 1155 et 1150 Intel utilise en effet de la pâte thermique au lieu d'un joint métallique, ce qui est moins efficace.

Les températures au repos, peu représentatives étant donné la faible consommation d'un tel processeur dans cet état, ne sont pas mesurées : dissiper une dizaine de watts en silence est à la portée de n'importe quel ventirad. Ce processeur est utilisé dans 4 configurations :

- A 3,7GHz et 1.10V, avec une consommation mesurée par l'ATX12V de 65 Watts
- Overclocké à 3.9 GHz et 1.20V, on passe alors à 90 Watts
- Overclocké à 4.3 GHz et 1.35V, on passe alors à 135 Watts
- Overclocké à 4.7 GHz et 1.45V, on passe alors à 180 Watts
- Overclocké à 4.8 GHz et 1.50V, on passe alors à 200 Watts

Cette mesure de consommation ne correspond pas exactement à ce qu'il faut dissiper, puisqu'il y a environ 10% de pertes au niveau de l'étage d'alimentation de la carte mère. Tous les ventirads sont testés avec 4 niveaux de vitesses différents fixés via une régulation de type DC : 5V, 7V, 9V et 12V. En sus les vitesses de rotation des ventilateurs sont indiquées en fonction du niveau de tension et de régulation PWM qui leur est communiqué.

Les valeurs reportées sont de 4 types :

- N/A : Le ventilateur ne tourne pas à cette tension
- Échec : Refroidissement insuffisant, le processeur "throttle"
- Température en rouge : Valeur supérieure à 60°C au delà de la température ambiante
- Température en noir : Valeur mesurée

Quelques explications sont nécessaires. Lors d'un échec, le refroidissement n'est pas suffisant pour maintenir la température d'au moins un des core en dessous de 95°C. Le processeur abaisse alors sa fréquence de fonctionnement afin d'essayer de maintenir une température ne l'endommageant pas.


La mesure reportée correspond à la moyenne des températures maximales des 4 cœurs reportées par HWINFO64. Nous déduisons de cette valeur la température ambiante lors du test, qui se situe autour de 20°C. Les tests sont effectués hors boitier. La valeur reportée est donc un delta de température entre la température ambiante et la moyenne des températures maximales des 4 coeurs.


Les nuisances sonores sont pour leur part relevées à l'aide d'un sonomètre Cirrus Optimus CR152A Class 2. Il permet de mesurer des niveaux sonores aussi bas que 20 dBA, niveau à laquelle la pièce utilisée permet de descendre.

Le ventirad est au niveau du sol, le sonomètre étant 25cm plus loin et en hauteur de 15cm pour la mesure. Lorsque le niveau mesuré est entre 20 et 25 dB(A) mesurés, on peut qualifier les solutions de silencieuses lorsqu'elles seront utilisées en pratique dans une machine, mais elles ne sont réellement inaudibles qu'à la borne inférieure de cet intervalle. Jusqu'à 28 dB(A), le refroidissement se fait de manière très discrète, entre 28 et 31 dB(A) on qualifiera le niveau de discret. Jusqu'à 37 dB(A) on est dans un niveau standard pour un ordinateur, au delà on passe dans le bruyant. Après 45 dB(A) le niveau atteint est vraiment élevé et peut vite devenir difficilement supportable pour un ordinateur sauf à être couvert par un fond musical, bien que ce seuil soit comme les autres très subjectif et dépende de plusieurs facteurs tels que la sensibilité au bruit de l'auditeur bien sûr mais aussi la régularité du bruit ou encore l'environnement, le boitier utilisé, etc...


Page 4 - Arctic Cooling Freezer i30


C'est l'Arctic Freezer i30 qui ouvre le bal aujourd'hui. Comme le i de son nom l'indique, il s'agit là de la version destinées aux cartes mères Intel. La version AMD porte quant à elle le nom d'A30, et est strictement identique à l'i30 testé aujourd'hui, à la différence bien sûr du système de montage.

Doté de 4 caloducs en contact direct avec le processeur, le i30 est équipé d'un ventilateur 120 mm PWM (plus précisément un F12 PWM). On trouvera dans la boite un manuel uniquement illustré, mais très clair quand même (avec cependant une petite erreur dont on se rendra rapidement compte au sujet du type de vis à utiliser pour fixer les clips de montage), et une petite seringue de pate thermique MX-4 de la marque. Notez que le i30, comme la plupart des produits Arctic, est garanti 6 ans.

Le câble du ventilateur, d'une longueur de 30cm, est gainé, et la base du ventirad -bien que présentant des traces d'usinage- est presque parfaitement plane sur notre exemplaire de test, ce qui n'est pas toujours le cas quand les caloducs sont en contact direct avec le processeur.

Montage
Le montage du i30 est simple : on positionne d'abord une plaque (autocollante) au dos de la carte mère, puis des entretoises (livrées avec des petites rondelles adhésive pour faciliter leur mise en place) sur l'avant de la carte mère, avant de visser le ventirad. Le ventilateur est quant à lui maintenu par un cadre en plastique qui vient se clipser sur le ventirad, un vrai jeu d'enfant.

Coté encombrement, le i30 empiète sur le premier DIMM, et ne laisse qu'au mieux 35mm de hauteur disponible sous le ventirad. Il faudra donc se contenter de barrettes ayant des radiateurs peu encombrants, si vous souhaitez en utiliser plus de trois.

Résultats

Le i30 n'est silencieux qu'à 5V, auquel cas il permet de refroidir sans problème notre Core i7 2700K overclocké à 4,3GHz. Pour overclocker plus, il faut passer à 7V pour dissiper 180W, et 9V pour dissiper 200W. Les 180W ne seront cependant confortablement dissipées qu'avec le ventilateur à 12V.
Bilan
Le i30 offre des performances intéressantes tout en gardant un niveau sonore contenu. Plus performant, moins cher et plus silencieux que son cousin le Freezer Xtreme, c'est une bien meilleure affaire.


Page 5 - Arctic Cooling Freezer Xtreme Rev.2


Affiché à un prix similaire à celui de son cousin le Freezer i30 testé précédemment, l'Arctic Freezer Xtreme Rev. 2 est compatible avec la plupart des sockets actuels (sauf le LGA 2011), ainsi que quelques sockets plus anciens (LGA 775, 939, 754). Il est doté de 4 caloducs, d'un ventilateur de 120mm PWM (d'une épaisseur de 30mm), et se distinguera avant tout par sa hauteur réduite (141mm jusqu'à l'extrémité de ses caloducs), qui peut être un atout si votre boitier manque de largeur.

Le bundle ne contient qu'un manuel illustré, la pate thermique MX-2 étant pré-appliquée sous forme de pad sur la base du ventirad, base qui soit dit en passant était légèrement concave sur notre exemplaire de test, et présentait quelques légères marques d'usinage. Le câble du ventilateur (d'une longueur de 27cm) n'est quant à lui pas gainé, mais ses fils sont collés. Au sujet de la garantie, Arctic semble avoir confiance en son produit et le garantit 6 ans.

Montage
Le montage du Freezer Xtreme est des plus simples, puisqu'il utilise un système de push-pins en plastique, et qu'il n'y a pas de plaque à positionner à l'arrière de la carte mère.

Très compact, il ne gênera en rien l'installation de la mémoire.

Résultats

Le Freezer Xtreme n'est silencieux qu'à 5V, et il permettra dans ces conditions de refroidir convenablement notre i7 2700K overclocké à 3,9GHz. Pour passer à 4,3Ghz (et 135W dissipés), il faudra augmenter la tension du ventilateur jusqu'à 7V. L'overclocking le plus haut sera trop important pour ce ventirad, mais les 4,7GHz restent envisageables à condition de maintenir le ventilateur à 12V.
Bilan
Affiché à un prix similaire (voire plus élevé) que le Freezer i30, ce Freezer Xtreme offre des performances inférieures et un ventilateur d'un format non standard, qu'il sera difficile de remplacer. A moins d'avoir besoin d'un ventirad de hauteur réduite, ce Freezer Xtreme manque singulièrement d'intérêt dans cette tranche tarifaire.


Page 6 - be quiet! Shadow Rock 2


Quel physique ! La plaque supérieure en aluminium brossé et les couvre caloducs font forte impression à l'ouverture de la boite du be quiet! Shadow Rock 2. Saura-t-il aussi nous impressionner par ses performances ?

Doté de 4 heatpipes de 8mm et équipé d'un ventilateur de 120mm PWM (au câble long de 25cm, non gainé mais aux fils collés), le Shadow Rock 2 est compatible avec tous les sockets actuels, ainsi qu'avec bon nombre d'autres sockets (LGA 775 et 1366, 754, 939, 940), et est garanti 3 ans.

On trouvera de plus dans la boite une petite clef plate, un manuel d'installation multilingue assez clair, ainsi qu'un tube de pate thermique blanche non identifiée, très liquide et facile à étaler.

La base du ventirad offre une finition miroir, et était presque parfaitement plane sur notre exemplaire de test.

Montage
Comme souvent chez be quiet!, c'est là le plus gros défaut du ventirad. Son installation nécessite la mise en place d'une plaque à l'arrière de la carte mère, et le vissage du ventirad se fait au dos de la carte, directement depuis la plaque, après avoir bloqué les écrous sur les pattes de fixation avec la petite clef hexagonale fournie. Si cela ne pose pas spécialement de problème hors boitier, il n'en sera pas de même si vous tentez une installation in situ, surtout si votre carte mère est comme notre carte mère de test équipée de radiateurs imposants.

Coté encombrement, tout n'est pas rose non plus, puisque le radiateur empiète sur les 4 DIMM, tout en n'offrant que 45mm de hauteur environ, obtenus en décalant au maximum le ventilateur vers le haut.

Résultats

Silencieux en 5V, bien qu'il ne démarre pas à cette tension, le Shadow Rock 2 est capable dans ces conditions de refroidir notre i7 2700K de test overclocké à 3,9Ghz. Pour overclocker plus et atteindre les 4,7Ghz (ou 180W à dissiper, ce qui correspond au TDP maxi annoncé par be quiet!), il faudra passer à 12V, où le ventilateur sera à présent loin d'être silencieux. On atteint toutefois la limite de dissipation du ventirad...ce qui est un peu surprenant au vu de son encombrement.


Pour en savoir plus, et comme nous avions un ventilateur et des fixations supplémentaires sous la main, nous avons décidé de tester le Shadow Rock 2 avec deux ventilateurs en push/pull. N'oubliez pas que be quiet! ne livre son ventirad qu'avec un seul ventilateur, et surtout, un seul jeu de fixations pour ventilateur ; ces résultats sont donc uniquement présents à titre expérimental. Quoi qu'il en soit, équipé de deux ventilateurs, le Shadow Rock 2 devient logiquement un peu plus bruyant, et ses performances n'augmentent malheureusement pas autant que ce que l'on aurait pu espérer : le ventirad offre à présent un peu plus de marge à 4,7GHz, puisque ces derniers sont atteignables avec les ventilateurs à 9V, et les 4,3GHz seront envisageables avec les ventilateurs à 5V, ce qui devient nettement plus intéressant d'un point de vue acoustique.
Bilan
Encombrant, le be quiet! Shadow Rock 2 souffre de plus d'un système de fixation peu pratique. Une fois installé, il offre des performances correctes, mais qui ne lui permettent pas de se détacher de la concurrence…y compris de celle de son petit frère le Shadow Rock slim !

Il est aussi dommage que be quiet! ne livre pas son ventirad avec des fixations pour un deuxième ventilateur, à défaut de l'équiper de série de deux ventilateurs...


Page 7 - be quiet! Shadow Rock slim


Petit frère du Shadow Rock 2 testé en page précédente, le Shadow Rock slim se présente grosso modo comme un Shadow Rock 2 ayant subi un (gros) régime. En dépit d'une largeur presque divisée par deux, le Shadow Rock slim conserve une esthétique avantageuse, là encore due à sa plaque supérieure en aluminium brossé et à ses couvre caloducs argentés.

En dehors de ça, le Shadow Rock slim conserve 4 heatpipes, la compatibilité avec tous les sockets actuels et bien plus encore (LGA 775 et 1366, 754, 939, 940), et est garanti 3 ans. Il reprend aussi le même manuel d'installation multilingue, la même petite clef plate et le même tube de pate thermique blanche que son grand frère, tout comme la même finition miroir pour sa base, cette dernière s'étant cependant cette fois avérée très légèrement convexe.

Le Shadow Rock slim utilise en revanche un ventilateur de 135x135x22mm, dont le câble de 25cm n'est pas gainé mais a ses fils collés. Il pourra être utilisé avec un deuxième ventilateur (qu'il faudra acheter à part), le bundle comprenant aussi le nécessaire pour le fixer.

Montage
On retrouve malheureusement le même système de montage que sur le Shadow Rock 2, à savoir un vissage par l'arrière de la carte mère pendant que vous maintenez le ventirad en place, en appuyant si besoin sur les pattes de fixation.

Le tout est véritablement peu pratique si vous tentez une installation alors que la carte mère est déjà dans le boitier, même si la taille plus réduite du Shadow Rock slim facilite quelque peu les choses par rapport à son grand frère.

Le Shadow Rock Slim se rattrape sur l'encombrement, puisque très compact il ne gênera pas l'installation de la mémoire.

Résultats

Silencieux en 5V, le Shadow Rock 2 est capable dans ces conditions de refroidir notre i7 2700K de test overclocké à 4,3Ghz. Il ne démarre cependant pas à cette tension, bien qu'il soit capable d'y fonctionner une fois lancé. Pour overclocker plus, il faudra passer à 9V, où son ventilateur est déjà moins discret.
Bilan
Il est curieux de constater que le Shadow Rock Slim, pourtant donné pour un TDP maxi de 160W, offre en tous points de meilleures performances que son grand frère le Shadow Rock 2 (donné pour un TDP max de 180W), et ce à un niveau sonore équivalent ou inférieur. Quel dommage que son système de fixation ne soit pas plus abouti, car ses performances sont bonnes, rapportées à son encombrement.


Page 8 - Cooler Master Hyper 212 Evo


Le Cooler Master Hyper 212 Evo est comme son nom l'indique une évolution du Cooler Master Hyper 212 Plus (lui-même une évolution de l'Hyper 212 «tout court»). Par rapport à ce dernier, le 212 Evo apporte un ventilateur plus silencieux, un système de montage des ventilateurs différent, et une meilleure finition au niveau de la base. Cette dernière conserve les caloducs direct-touch et quelques marques d'usinage, mais est à présent parfaitement plate, et sans espace entre les caloducs (ce que Cooler Master appelle «Continuous Direct Contact»), pour une plus large surface de contact avec le processeur.

Le ventilateur reste un classique 120mm PWM d'une vitesse maxi de 1600 rpm, doté d'un «long-life sleeve bearing» d'un MTBF de 40000h, ce qui laisse déjà de quoi voir venir, même si cela est plus court que ce que d'autres concurrents annoncent pour leurs produits. Au passage, son câble d'alimentation (long de 40cm) n'est pas gainé mais a ses fils noirs et collés.

En dehors de cela l'Hyper 212 Evo est livré avec un manuel multilingue clair et illustré, de quoi monter un deuxième ventilateur (à acheter à part), et une petite seringue de pate thermique Cooler Master.

Montage
Le montage du 212 Evo passe par la fixation d'une plaque à l'arrière de la carte mère, avec des supports que vous devrez visser par l'arrière. Une fois les supports fixés, ce qui est tout à fait réalisable même avec la carte mère dans le boitier, il suffit de positionner le ventirad et de visser les 4 vis qui le maintiendront.

L'encombrement du 212 Evo est réduit, et ce dernier n'empiète pas sur les emplacements mémoire.

Résultats

L'Hyper 212 Evo n'est silencieux qu'à 5V, où il pourra se charger de refroidir le Core i7 2700K overclocké à 3,9Ghz. Surface de dissipation réduite oblige, pour atteindre les 4,3Ghz il faudra passer le ventilateur à 7V, et à 9V pour atteindre les 4,7GHz, auquel cas le silence ne sera plus vraiment de mise, bien que le niveau sonore reste correct.
Bilan
Vendu pour moins de 30€, le Cooler Master Hyper 212 Evo offre un bon rapport performances/prix. Dommage que l'ensemble moteur/roulement de son ventilateur se manifeste par un ronronnement de plus en plus présent à mesure qu'il monte dans les tours.


Page 9 - Cooler Master Hyper 412S


Grand frère de l'Hyper 212 Evo testé en page précédente, le Cooler Master Hyper 412S reprend les principaux éléments de ce dernier en y rajoutant une plus grande surface de dissipation. Les heatpipe, toujours au nombre de 4, sont désormais nickelés, et si la base conserve les caloducs direct-touch (sans espace entre les caloducs, ce que Cooler Master appelle en fait «Continuous Direct Contact») et de légères traces d'usinage, elle perd un tout petit peu en perfection puisqu'il y avait sur notre exemplaire de test un infime manque de planéité au niveau d'un des heatpipes.

Le ventilateur reprend le même design de pales que celui du 212 Evo, mais perd le PWM, et sa vitesse maxi chute à 1300 rpm. Il est toujours doté d'un «long-life sleeve bearing» d'un MTBF de 40000h et d'un câble d'alimentation (long de 30cm) non gainé mais aux fils noirs et collés, mais est à présent accompagné d'un réducteur de tension qui réduira sa vitesse maxi à 900rpm, pis-aller acceptable à l'absence de PWM, étant donné le niveau sonore résultant.

En dehors de cela l'Hyper 412S est livré avec un manuel multilingue clair et illustré, de quoi monter un deuxième ventilateur (à acheter à part), un tournevis, et une petite seringue de pate thermique Cooler Master.

Montage
Le montage du 412S est identique à celui de l'Hyper 212 Evo : une plaque à placer à l'arrière de la carte mère, maintenue par quatre vis support et quatre écrous. Une fois les supports fixés, ce qui est tout à fait envisageable même avec la carte mère dans le boitier, il suffit de positionner le ventirad et de visser les 4 vis qui le maintiendront.

L'encombrement du 412S, bien que relativement contenu, le fait tout de même passer au dessus d'un DIMM sur notre carte mère de test.
Résultats

L'Hyper 412S offre un excellent compromis entre performances de refroidissement et nuisances sonores : à 5V il arrive à refroidir notre Core i7 2700K overclocké à 4,3Ghz, tout en ne générant que 20,9 dB(A)…autrement dit, il se fera sans problème oublier une fois installé dans un boitier !

Il s'est aussi montré capable de refroidir notre processeur de test à 4,7GHz -à condition que son ventilateur soit alimenté en 7V ou plus- ce qui n'a pas été à la portée de tous les ventirads de ce comparatif étant donné le niveau sonore ainsi généré, mais les 4,8GHz sont restés hors d'atteinte.
Bilan
Le Cooler Master Hyper 412S offre des performances très intéressantes pour un prix à peine plus élevé que celui de son petit frère le 212 Evo, une excellente affaire ! Dommage que son ventilateur ne soit pas PWM, ce qui lui aurait apporté un peu plus de polyvalence.


Page 10 - Enermax ETS-T40-TB


L'Enermax ETS-T40 qui nous intéresse est testé aujourd'hui en version ETS-T40-TB, équipée d'un ventilateur T.B. silence PWM (dont le câble gainé mesure 50cm de long). Il utilise 4 caloducs en contact direct avec le processeur, qui présentent des traces d'usinage mais forment néanmoins une base presque parfaitement plate, ce qui est toujours appréciable.

On trouvera dans la boite un manuel multilingue illustré, une petite seringue de pate thermique Enermax (Dow corning TC-5121), et le nécessaire pour fixer un ventilateur supplémentaire (à acheter à part).

Montage
Le système de montage de l'ETS-T40 est simple et efficace : il faut d'abord monter une plaque à l'arrière de la carte mère, puis le support de fixation. On positionne ensuite le radiateur, qui se fixe par deux vis au support de fixation, opération réalisable sans problème avec la carte mère dans le boitier.

Au niveau de l'encombrement, l'Enermax n'empiète que sur le premier DIMM, et laisse jusqu'à 45mm de hauteur sous le ventilateur.

Résultats

Les performances de l'ETS-T40 peuvent être plutôt bonnes, mais là où le bat blesse, c'est qu'elles vont de pair avec un ventilateur bruyant, très bruyant ! Si vous souhaitez overclocker à 4,7GHz, il faudra obligatoirement laisser le ventilateur en 12V, au prix d'un niveau sonore plus que conséquent…

Il a néanmoins pu refroidir notre i7 2700K overclocké à 3,9Ghz avec son ventilateur alimenté en 7V, qui s'est alors montré très silencieux (à 5V son ventilateur tourne à vitesse très faible, et les performances s'en ressentent logiquement, mais il est à peine plus bruyant à 7V).
Bilan
L'Enermax ETS-T40 peut se montrer performant (même si les 200W dissipées annoncées par son constructeur ne sont restées que théoriques), mais ce sera au prix d'un niveau sonore élevé.

Si vous vous contentez d'un overclock moins poussé, il pourra aussi refroidir en silence votre processeur, mais attention, son ventilateur monte vite en régime quand il est alimenté en DC (sa vitesse double presque entre 7V et 7,5V), et nous aurions aussi aimé qu'il descende un peu plus bas lorsqu'il est alimenté par PWM…


Page 11 - Intel Box


Intégré dans ce comparatif à titre de référence, la solution de refroidissement Intel fournie avec ses processeurs box -en l'occurrence les Core i5 et i7 LGA1150- n'a pas vraiment évolué depuis ces dernières années. On retrouve donc un cœur en cuivre entouré d'ailettes en aluminium, le tout refroidi par un ventilateur de 80 mm. Ce ventirad a le mérite d'être assez compact, et il est fourni avec un pad thermique pré-appliqué.

Montage
Le montage de ce ventirad est on ne peut plus simple, puisqu'il suffit de le clipper dans les trous prévus à cet effet dans les cartes mères. Très compact, il ne gêne en rien l'installation de mémoire.

Résultats

Le ventirad Intel n'est capable de refroidir notre i7 2700K qu'à partir de 9V. Vous pourrez même tenter un léger overclock à 3,9Ghz, à condition de le faire fonctionner en 12V. Ses nuisances sonores resteront cependant tout à fait acceptables.
Bilan
En quelque sorte "gratuite", ou tout du moins imposée avec bon nombre de processeurs, la solution thermique Intel n'en est pas pour autant ridicule, puisqu'elle s'accommode de sa tache de manière satisfaisante, tant qu'aucun overclock n'est de mise. Elle pourra même se montrer silencieuse, voire très silencieuse en idle... mais avec une régulation DC. Dommage que son ventilateur ne descende pas plus en régime lorsqu'il est alimenté par PWM.


Page 12 - Prolimatech Basic 65


Le Prolimatech Basic 65 est le premier et le moins coûteux des trois ventirads Prolimatech que nous avons choisi d'inclure dans ce comparatif. De taille réduite, il embarque 3 heaptpipes et utilise un ventilateur 120mm PWM à double roulement à billes (d'une vitesse maximale de 1600 rpm), dont le câble (long de 35cm) est joliment gainé.

Sa base légèrement convexe présente de fines marques d'usinage, et le bundle très réduit se compose d'un manuel d'installation (multilingue) illustré et d'un sachet de pâte thermique non identifiée.

Montage
Bien conçu, le système de montage du Basic 65 est un des plus simples de ce comparatif. On équipe le radiateur des supports métalliques adaptés au socket utilisé, on positionne une plaque à l'arrière de la carte mère…et on visse le radiateur !

Le Prolimatech Basic 65 n'empiète pas sur les DIMM ; son encombrement est des plus réduits.

Résultats

Les performances thermiques du Prolimatech Basic 65 sont relativement bonnes, surtout au regard de son encombrement limité, mais cela se paye par un niveau sonore élevé… Son ventilateur ne descend en effet pas très bas en régime, que ce soit alimenté en DC ou par PWM, ce qui lui permet à 5V de refroidir notre processeur de test overclocké à 4,3Ghz. Au delà, même si le ventilateur Prolimatech produit un bruit uniforme et régulier, le niveau sonore devient vite désagréable.
Bilan
Vendu 35€, ce Prolimatech Basic 65 est plutôt cher au regard de son rapport performances/bruit, surtout par rapport à d'autres solutions testées dans ce comparatif, comme le Raijintek Themis ou les Cooler Master. Dommage.


Page 13 - Prolimatech Basic 68


Le Prolimatech Basic 68 est le grand frère du basic 65 testé en page précédente. Il en reprend exactement le design et les dimensions, ainsi que le même ventilateur 120mm PWM à double roulement à billes (d'une vitesse maximale de 1600 rpm). Il y ajoute un heaptpipe supplémentaire (à présent au nombre de 4) ainsi que la compatibilité avec le socket LGA 2011.

La base est là aussi convexe, et présente de légères traces d'usinage (plus légères que celle du Basic 65). Le bundle se compose d'un manuel d'installation (multilingue) illustré et d'un sachet de pâte thermique non identifiée.

Montage
Le système de montage du Basic 68 est identique à celui du basic 65, ce qui n'est pas pour nous déplaire : il suffit d'équiper le radiateur des supports de fixation adaptés au socket utilisé, de positionner une plaque à l'arrière de la carte mère, et de visser le radiateur.

L'encombrement du Prolimatech 68 est lui aussi des plus réduits ; il ne gênera en rien l'installation des barrettes mémoire.

Résultats

Probablement grâce au heaptpipe supplémentaire, les performances du Basic 68 sont légèrement supérieures à celles du Basic 65. A 5V, il se chargera de refroidir notre processeur overclocké à 4,3Ghz, mais inutile d'envisager un overclock plus poussé. Le ventilateur étant (malheureusement) identique à celui de son petit frère (les variations mesurées sont à mettre sur le compte de la variabilité qui peut exister entre différents exemplaires), les nuisances sonores seront aussi de la partie.
Bilan
Offrant des performances très correctes au regard de son encombrement, le Basic 68 de Prolimatech peine cependant à sortir du lot. D'autres solutions offrent un meilleur rapport bruit/refroidissement…voire un meilleur rapport performances/prix.


Page 14 - Prolimatech Basic 81


Vous souvenez-vous du Prolimatech Megahalems, le premier ventirad lancé par la marque ? Et bien le Prolimatech Basic 81 en reprend le design et les caractéristiques qui ont fait son succès, dans une version moins chère et livrée en bundle avec un ventilateur. Que vaut-il réellement ? C'est ce que nous allons voir !

Le Basic 81 n'est compatible qu'avec les sockets LGA 115x et LGA 2011, une manière de simplifier le produit et de réduire les coûts. Ses heatpipe sont au nombre de 6, et sa base légèrement convexe offre une finition miroir presque parfaite. Le ventilateur livré est un 120mm PWM à double roulement à billes, d'une vitesse maximale de 1600 rpm (exactement le même que celui de ses deux petits frères les Basic 65 et Basic 68), dont le câble (long de 35cm) est joliment gainé.

Le bundle contient en plus d'un manuel clair et illustré une petite seringue de pâte thermique PK-2 de la marque, des fixations pour un deuxième ventilateur 120mm (à acheter à part), et des fixations pour deux ventilateurs 140mm.

Montage
Le système de montage est légèrement différent celui des Basic 65 et 68 : il faut d'abord monter la plaque arrière et les supports de fixation à la carte mère, positionner le ventirad, et fixer le tout avec une plaque de rétention qui vient se visser aux supports. Rien de bien compliqué, l'opération pourra s'effectuer sans problème avec la carte mère dans le boitier.

Coté encombrement, le Basic 81 est clairement une taille au dessus de ses cadets. Le ventilateur passera au dessus du premier DIMM, et les crochets de fixation du ventilateur iront jusqu'au deuxième DIMM, ne laissant qu'une hauteur de 45mm. Attention donc si vous comptez l'utiliser avec des barrettes mémoire aux radiateurs imposants.

Résultats

Le Basic 81 offre des performances à la hauteur de celle de son ainé le Megahalems ; il refroidit sans problème notre processeur de test overclocké à 4,7Ghz, et ce avec son ventilateur alimenté en 5V.

Il s'est aussi montré capable de refroidir notre Core i7 jusqu'à 4,8Ghz à condition que son ventilateur soit alimenté en 9V ou plus, ce qui n'a pas été à la portée de tous les ventirads de ce comparatif…mais cela est malheureusement associé à des nuisances sonores excessives.
Bilan
Pour un prix similaire ou à peine supérieur à celui des Basic 65 et 68, le Prolimatech basic 81 offre des performances thermiques de bon aloi, mais ne semble s'épanouir que sous un flux d'air conséquent, ce qui est malheureusement associé à des nuisances sonores excessives. Peut être serait-il plus séduisant avec un autre ventilateur ?


Page 15 - Raijintek Ereboss


Le Raijintek Ereboss reprend quelque peu le design du Thermalright Macho 120 testé un peu plus loin dans ce comparatif, lui-même dérivant du Thermalright HR02.

Il se démarque par sa taille imposante et ses ailettes largement écartées, ce qui laisse présumer de bonnes performances même avec un flux d'air limité, une bonne nouvelle pour les oreilles. Le ventilateur qui l'équipe est un original modèle slim, de 150x140x13mm, un moyen de limiter l'encombrement, et les 6 heatpipes sont accompagnés d'une base légèrement convexe à la finition miroir.

Le bundle est composé d'un jeu de fixations souples supplémentaires (pour un deuxième ventilateur à acheter séparément), d'un sachet de pâte thermique, d'un manuel multilingue illustré (mais dont les illustrations mettent en scène un ventirad qui ressemble au Themis Evo, ce qui n'a pas vraiment d'importance étant donné que le montage est identique), et d'un long tournevis aimanté, indispensable pour assurer la fixation du ventirad.

Montage
Le montage commence par l'installation d'une plaque à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viennent se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, supports sur lesquels on viendra visser le ventirad grâce au tournevis fourni, à travers le trou prévu à cet effet dans les ailettes.

Le Raijintek Ereboss est imposant, et malgré son design asymétrique et son ventilateur slim il viendra empiéter sur le premier DIMM, tout en n'offrant que 35mm de hauteur. Attention donc si vous utilisez des barrettes aux radiateurs imposants !

Résultats

En dépit du ventilateur slim (pourtant bien aidé par le large écartement des ailettes), la surface de dissipation généreuse paye, et les performances thermiques pures du Raijintek Ereboss sont tout bonnement excellentes.

Néanmoins tout n'est pas parfait, et le ventilateur slim se montre d'une acoustique déplorable, son ensemble moteur/roulement laissant entendre un ronronnement aigu. Les choses empirent encore quand le ventilateur est alimenté par PWM, puisqu'il laisse alors entendre un sifflement désagréable dès lors qu'il n'est pas à 0% ou à 100% PWM. Dommage aussi que le ventilateur ne descende pas un peu plus bas en régime, que ce soit alimenté en DC ou par PWM, ce qui aurait permis de réduire un peu le niveau sonore émis.
Bilan
L'impressionnante capacité de dissipation thermique du Raijintek Ereboss lui permet d'offrir des performances thermiques de premier ordre. Il offre de plus un rapport performances/prix alléchant, mais il est vraiment regrettable que son (abominable) ventilateur gâche le tableau. Un ventilateur plus petit (pour libérer un peu plus d'espace à la mémoire) mais plus large pourrait peut être offrir de meilleures performances, tout en réduisant les nuisances sonores ?


Page 16 - Raijintek Themis


Le Raijintek Themis est le ventirad le moins cher de notre comparatif. Doté de 3 heatpipes (8mm) direct-touch, ce poids-plume à l'encombrement réduit est aussi un des plus légers parmi les ventirads testés, juste derrière le Zalman CNPS11X Performa. Ses performances seront-elle à la hauteur ?

Le ventilateur qui l'équipe est un classique 120mm PWM, d'une vitesse maxi de 1500 rpm, au câble gainé long de 30cm. La finition de la base, bien que présentant quelques traces d'usinage, est bonne pour une base direct-touch, du moins sa planéité est irréprochable.

Le bundle est composé d'une cinquième fixation souple (une de plus que les 4 nécessaires à la fixation du ventilateur), d'un sachet de pâte thermique, et d'un manuel multilingue illustré (mais dont les illustrations mettent en scène un ventirad qui ressemble plutôt au Themis Evo, ce qui est sans importance étant donné que les opérations à effectuer sont identiques).

Montage
Le système de montage est identique à celui du Raijintek Ereboss testé en page précédente ; il s'agit d'installer une plaque à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viendront se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, supports sur lesquels on viendra visser le ventirad.

Attention cependant car le système de montage permet une certaine latitude dans le placement du radiateur, et si le positionnement est mauvais, dans le cas le plus extrême un des heatpipe pourra ne pas faire contact (partiellement ou intégralement) avec le processeur, ce qui réduira d'autant les performances du ventirad.

Très compact, le Themis ne gênera en rien l'installation de la mémoire.

Résultats

En dépit de sa taille réduite, les performances du Themis sont correctes : avec son ventilateur à 5V, il refroidira correctement notre Core i7 2700K overclocké à 4,3Ghz. Les nuisances sonores seront alors contenues. Pour overclocker plus et passer à 4,7Ghz, il faudra alimenter le ventilateur en 9V, les nuisances sonores augmentant elles aussi au passage. Son ventilateur souffre malheureusement du même défaut que celui de l'Ereboss, et se manifeste à l'instar de ce dernier par des sifflements incongrus lorsqu'il est alimenté par PWM.
Bilan
Grâce à son prix plancher pour un ventirad équipé d'un ventilateur de 120mm, le Raijintek Themis offre un excellent rapport performances/prix, et saura se montrer suffisamment polyvalent pour qu'il vaille la peine de s'y intéresser. Il s'agit là d'un excellent choix dans cette tranche de prix, ce qui nous fera fermer les yeux sur son ventilateur qui siffle et qui ne descend pas très bas en régime lorsqu'il est alimenté par PWM…


Page 17 - Raijintek Themis Evo


En dépit de ce que son nom semble suggérer, le Raijintek Themis Evo est bien plus qu'une simple évolution du Themis testé en page précédente. Le radiateur prend de la hauteur, passant de 158 à 165mm, et de l'embonpoint, avec une profondeur désormais à 82mm, contre 50mm précédemment.

Raijintek en a aussi profité pour rajouter un quatrième heatpipe (8mm), et pour augmenter un peu le prix, ce qui est compréhensible au vu des changements effectués. Les éléments inchangés sont le ventilateur, qui reste un 120mm PWM d'une vitesse maximale de 1500 rpm, et le système de montage. La finition de la base -bien que présentant quelques traces d'usinage- est aussi bonne que celle du Themis, et sa planéité n'est pas mise en défaut.

Le bundle reste quant à lui inchangé, et se compose toujours d'une cinquième fixation souple (une de plus que les 4 nécessaires à la fixation du ventilateur), d'un sachet de pâte thermique, et d'un manuel multilingue illustré.

Montage
Le système de montage est identique à celui des deux Raijintek testés précédemment. Il faut toujours installer une plaque à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viendront se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, supports sur lesquels on viendra visser le ventirad.

Ce système de montage permet une certaine latitude dans le placement du radiateur, attention donc à ce que tous les heatpipes soient bien en contact avec le processeur avant de fixer le radiateur, au risque d'impacter les performances.

Du côté de la mémoire, le Themis Evo ayant quelque peu forci par rapport à son petit frère, deux DIMM se retrouvent sous le ventirad. L'espace disponible est de 40mm, ce qui sera suffisant pour des barrettes avec des radiateurs, à condition que ces derniers ne soient pas trop imposants.

Résultats

Le Themis Evo offre des performances en progrès par rapport à celles de son petit frère ; il refroidit ainsi sans problème notre processeur de test overclocké à 4,3Ghz, et ce avec son ventilateur alimenté en 5V. Les 4,7GHz seront atteignable avec le ventilateur à 7V, au prix de nuisances sonores supérieures, et les 4,8GHz seront une partie de plaisir (à part pour les oreilles) avec le ventilateur à 9V ou plus...ventilateur qui de son coté siffle toujours lorsqu'il est alimenté par PWM, hélas.
Bilan
Par rapport au Raijintek Themis, le prix du Themis Evo est en augmentation, mais ses performances aussi, ce qui lui permet de conserver un bon rapport performances/prix. Il gagnerait toutefois à avoir un ventilateur un peu plus silencieux, et qui descendrait plus bas en régime lorsqu'alimenté par PWM.


Page 18 - Scythe Mugen 4


La marque japonaise Scythe nous a habitués à des solutions thermiques d'un bon rapport performances/prix. Le récent Mugen 4 sera-t-il à la hauteur de la réputation de la marque ?

Dernier descendant de la lignée des Scythe Mugen, il embarque 6 heatpipes, qui viennent faire contact sur une base convexe à la finition presque miroir, et un ventilateur Glide Stream PWM (utilisant un sleeve bearing d'une durée de vie de 30000h, ce qui est relativement peu par rapport aux autres produits de ce comparatif) d'une vitesse maximale de 1400 rpm. La boite contient de plus un manuel multilingue illustré, un jeu de fixations supplémentaire pour un deuxième ventilateur (à acheter à part), et une petite clef plate, qui vous sera utile pour le montage du ventirad.

Montage
Le système de montage est en net progrès par rapport au Mugen 3 (et au Ninja 3 testé en page suivante). Il consiste en une plaque à positionner à l'arrière de la carte mère, sur laquelle viennent se visser des supports à adapter en fonction du socket utilisé, où on viendra visser le ventirad, grâce à l'encoche découpée dans les ailettes si vous disposez d'un long tournevis, ou avec la petite clef fournie (auquel cas un peu de patience sera nécessaire).

Coté mémoire, le ventilateur du Mugen 4 passera au-dessus de 2 DIMM, en laissant une hauteur de 41mm. Attention donc aux barrettes dotées de radiateurs imposants, même si cela laisse déjà un peu de marge.

Résultats

Un des points forts du Mugen 4 est son ventilateur Glide Stream, qui saura se montrer très silencieux en 5V, vitesse à laquelle il a pu sans problème refroidir notre processeur de test overclocké à 4,3Ghz.

Pour atteindre les 4,8Ghz, il suffira tout simplement de passer à 7V, où les nuisances sonores resteront contenues.
Bilan
Le Scythe Mugen 4 offre des performances intéressantes, et refroidira votre processeur en silence tant que vous n'overclockerez pas trop. Et même si c'est le cas, ses nuisances sonores resteront acceptables.


Page 19 - Scythe Ninja 3 Rev.B


Attention, poids lourd ! Du haut de ses 8 heatpipes (6mm), et avec plus d'un kilo sur la balance en ordre de marche, le Scythe Ninja 3 Rev.B en impose ! Son ventilateur est une vieille connaissance, puisqu'il s'agit du Slipstream PWM Adjustable (SY1225SL12HPVC), qui dispose d'un potentiomètre décalé sur une équerre PCI permettant d'ajuster sa vitesse maximale entre 1340 et 1900rpm (tout en conservant la régulation PWM).

La base (légèrement concave) du Ninja 3 offre une finition miroir, et le bundle inclut en plus d'une petite clef pour vous aider à monter le ventirad (seulement pour le socket 2011) deux manuels multilingues illustrés (un pour le socket 2011, un pour les autres sockets, ce dernier gagnerait d'ailleurs à être un peu plus clair) et un petit sachet de pate thermique.

Notez au passage que le design cubique du Ninja 3 vous permet (même si cela serait complètement inutile) de monter jusqu'à 4 ventilateurs (un par face). Il n'est cependant livré qu'avec un seul jeu de griffes de fixation pour ventilateur.

Montage
Le montage du Ninja 3 est moins pratique que celui du Mugen 4, mais étant donné son encombrement, c'est compréhensible. Il faut tout d'abord installer sur les ventirad les pattes de fixations adaptées au socket utilisé, puis visser sur ces pattes de fixation des écrous-vis, eux-mêmes fixés par des écrous. Il faut ensuite positionner une plaque à l'arrière de la carte mère, et visser le radiateur par en dessous, à travers cette plaque. Cela demandera un peu d'agilité, mais le système est tout de même plus simple à mettre en œuvre que celui des be quiet!, par exemple.

Du coté de l'encombrement, le Ninja 3 est un mauvais élève, il empiètera sur 4 DIMM. Il offre tout de même une hauteur disponible de 45mm (en remontant au maximum le ventilateur), mais attention aux barrettes dotées de radiateurs imposants.

Résultats

Avec pas moins de 8 heatpipes, et un ventilateur qui souffle fort, on attendait le Ninja 3 au tournant. Hélas, les résultats sont un peu en demi-teintes…

Le Ninja 3 usurpe malheureusement quelque peu son nom, puisqu'il fera tout sauf passer inaperçu. Grâce à sa taille imposante, il sera tout de même capable à 5V de refroidir notre processeur de test overclocké à 4,7GHz, ce qui est déjà appréciable. Pour atteindre les 4,8Ghz, il vous faudra passer à 7V au minimum, où le ventilateur musclé commence déjà à se faire entendre.


Avec le potentiomètre réglé au minimum on à accès à des vitesses de rotation plus basses qui permettent malgré tout de dissiper l'i7-2700K à 4.3 GHz.
Bilan
Il semblerait que la taille et le nombre de heatpipes ne fasse pas tout. Lourd et encombrant, le Ninja 3 déçoit un peu par rapport au Mugen 4, plus petit, plus léger, et plus silencieux…


Page 20 - Thermalright Macho 120 Rev.A


Le Thermalright Macho 120 Rev. A reprend la base convexe à la finition miroir, le système de montage et le ventilateur 120mm PWM (d'une vitesse maxi de 1300 rpm) du True Spirit 120. Les similitudes s'arrêtent là, puisque le radiateur en lui-même dérive du HR-02 de la marque, dans une version raccourcie et avec un heatpipe de moins (5 au total). Avec sa large surface de dissipation et ses ailettes très écartées, le Macho 120 semble conçu pour offrir de bonnes performances avec un flux d'air limité…et c'est ce que nous allons découvrir.

En plus d'un manuel multilingue clair et illustré et d'un sachet de pâte thermique Chill Factor, le bundle contient un long tournevis aimanté, fort utile pour assurer le montage du ventirad.

Montage
Le montage passe par l'installation de supports à visser par l'arrière de la carte mère, supports sur lesquels on viendra fixer une plaque, sur laquelle on viendra fixer le ventilateur. Rien de compliqué au programme, mais attention si votre carte mère est équipée de radiateurs volumineux. Le long tournevis aimanté se montrera bien pratique si ce n'est indispensable pour visser le ventirad à travers le trou prévu à cet effet dans les ailettes.

Le Macho 120 est assez volumineux, mais son design asymétrique lui permet de n'empiéter que sur un seul emplacement mémoire. Il n'offrira cependant à cet endroit là qu'une hauteur de 30mm, attention donc si vous comptez peupler tous les slots mémoire de votre carte mère avec des barrettes aux radiateurs imposants.

Résultats

La surface de dissipation généreuse et les ailettes largement espacées du Macho 120 lui offrent de très bonnes performances. Les 4,3Ghz seront atteignables dans un quasi-silence, et les 4,8Ghz envisageables tout en conservant des nuisances sonores correctes.
Bilan
Le Thermalright Macho 120 Rev. A ne déçoit pas, et offre un très bon rapport bruit/performances.


Page 21 - Thermalright True Spirit 120M BW Rev.A


Thermalright est une marque bien connue dans le domaine du refroidissement, et nous espérons qu'en dépit de sa petite taille les performances du True Spirit 120M BW Rev. A (ouf !) seront à la hauteur de la réputation de la marque.

Le ventirad en lui-même est très classique bien que compact (compacité d'ailleurs quelque peu mise à mal par le volumineux support du ventilateur). Doté de 4 heatpipes, d'une base convexe à la finition miroir impeccable et d'un ventilateur 120mm PWM (1300 rpm maxi), il fait dans le classique. La boite contient un petit sachet de pâte thermique Chill Factor, et un manuel multilingue très détaillé et illustré.

Montage
Le montage passe par l'installation de supports à visser par l'arrière de la carte mère, supports sur lesquels on viendra fixer une plaque, sur laquelle viendra se visser le ventirad. Rien de compliqué au programme, mais si votre carte mère est comme notre carte mère de test dotée de radiateurs volumineux, l'opération demandera un peu d'agilité.

En termes d'encombrement, rien à redire, le True Spirit 120M est suffisamment compact pour ne pas empiéter sur les emplacements mémoire.

Résultats

En dépit de sa taille compacte, le Thermaltight True Spirit 120M offre un bon compromis entre performances et bruit, et a su refroidir notre processeur de test à overclocké à 4,3GHz avec son ventilateur à 5V, cas dans lequel ce dernier sait se faire oublier. Pour atteindre les 4,7Ghz il faudra passer le ventilateur à 7V, où les nuisances sonores resteront très acceptables.
Bilan
Le Thermalright True Spirit 120M offre des prestations à la hauteur de la réputation de la marque, et se démarque par un excellent rapport encombrement/performances/bruit.


Page 22 - Zalman CNPS11X Performa


De forme originale, le Zalman CNPS11X Performa que nous testons aujourd'hui est par ailleurs de réalisation plutôt classique, avec ses 4 heatpipes, un ventilateur 120mm PWM (doté d'un câble d'alimentation de 35cm, non gainé mais aux fils collés) qui plafonne à 1600rpm, et une base direct-touch dont la finition est digne d'une base direct-touch, c'est-à-dire approximative et avec des espaces entre les heatpipes, bien que relativement plate.

A part cela, le CNPS11X Performa est livré avec un manuel illustré tout à fait honorable bien qu'en anglais (et coréen) seulement, un autocollant aux couleurs de la marque, un petit sachet de pâte thermique ZM-STG2M, ainsi qu'une clef Allen qui vous permettra de fixer le radiateur.

Montage
L'installation du CNPS11X Performa se déroulera sans encombre grâce à la clef Allen fournie. Il s'agit de placer une plaque à l'arrière de la carte mère, et de visser le ventirad, ce dernier ayant été au préalable équipé des supports adaptés au socket utilisé.

Le Zalman étant assez compact en dépit de sa forme particulière, vous pourrez utiliser sans arrière-pensée des barrettes mémoire aux radiateurs imposants.

Résultats

Les performances du CNPS11X sont étonnamment bonnes pour une solution de refroidissement aussi légère : refroidir notre processeur de test overclocké à 4,3GHz ne sera qu'une formalité, et ce dans un quasi-silence avec le ventilateur à 5V. Augmenter la fréquence du processeur sera envisageable jusqu'à 4,8GHz avec le ventilateur à 9V, c'est-à-dire en restant à un niveau sonore supportable.

A noter que le ventilateur du CNPS11X Performa semble appliquer une sorte de temporisation lorsqu'on augmente sa tension d'alimentation ; par exemple en passant de 5V à 12V, le moteur n'accélère pas immédiatement, et le ventilateur met un peu plus de 5s à atteindre sa vitesse maximale. Serait-ce là un moyen de réduire le désagréable effet «yoyo» d'un ventilateur qui accélère trop vite, puis revient à sa vitesse initiale, puis réaccélère, etc, quand la régulation appliquée est un peu trop «nerveuse» ?
Bilan
Compact et léger, le Zalman CNPS11X Performa prouve que la taille ne fait pas tout et offre des performances intéressantes. Dommage que son prix ne soit pas un peu plus contenu, et que son ventilateur ne descende pas plus bas en régime lorsqu'il est alimenté par PWM.


Page 23 - Récapitulatif delta T° vs dB(A)

Afin d'avoir une vue d'ensemble, voici un graphique général représentant les courbes delta T° vs dB(A) de chaque ventirad (la température est pour rappel le delta entre la température ambiante et la température maximale des 4 cœurs). C'est cette représentation qui nous a semblé la plus judicieuse pour faciliter la comparaison entre les différents ventilateurs, avec en abscisses les dB(A) et en ordonnées les températures.

Pour simplifier, plus la courbe T° vs dB(A) de chaque ventilateur tend vers le bas et vers la gauche, meilleur est le ventirad.

Note : afin de garder un minimum de lisibilité, vous ne pouvez sélectionner que 12 ventirads en simultanée. Ce choix est conservé lors du changement du type de série (en cliquant sur 65, 90W, etc.). Cliquez sur le libellé d'un ventirad pour l'intégrer ou le retirer de la comparaison.


[ ATX12V 65W ] [ ATX12V 90W ] [ ATX12V 135W ]
[ ATX12V 180W ] [ ATX12V 200W ]


Page 24 - Conclusion

Conclusion
Les mesures et analyses précédentes nous ont permis de donner un aperçu des caractéristiques de chaque modèle. A l'issue de ce comparatif, deux références sortent du lot, et il est curieux de constater que ce ne sont pas forcément les références disposant du plus grand nombre de heatpipes qui se détachent :


Les Thermalright Macho 120 rev.A et Scythe Mugen 4 ont offert des performances des plus convaincantes. Tous deux se tiennent dans un mouchoir de poche, et pencher en faveur de l'un ou de l'autre sera plus une question de préférence personnelle : un encombrement un peu plus réduit du côté du Thermalright, un ventilateur un peu plus silencieux à bas régime pour le Scythe. Le système de montage du Thermalright est peut être légèrement plus pratique, même si une fois le ventirad monté, ce point passe au second plan. Il faut toutefois noter ces deux références se situent dans le haut de la fourchette tarifaire fixée, et que le Mugen 4 est même souvent vendu au-delà des 40 € ces derniers temps, ce qui le disqualifie dans ce cas au profit du Macho 120 !

D'autres références auraient pu être citées avec ce duo, mais il leur a manqué un petit quelque chose pour figurer au tableau d'honneur. Le Raijintek Ereboss par exemple mériterait définitivement un ventilateur à la hauteur de ses capacités de dissipation thermique pour être exploité à sa juste mesure, même si cela se ferait sans doute au détriment de son encombrement. Même remarque pour son cousin le Raijintek Themis Evo, qui aurait lui aussi pu figurer dans le peloton de tête, si l'acoustique de son ventilateur avait été meilleure...

Le Cooler Master Hyper 412S offre aussi de bonnes performances, mais son absence de PWM le rendra impossible à réguler sur certaines cartes mères. Son prix un peu plus doux que les deux modèles mis en avant en fera, avec le Thermalright True Spirit 120M, un choix à privilégier si vous recherchez le meilleur rapport performances/prix, et/ou la compacité. Lui aussi très compact, le Zalman CNPS11X a offert de bonnes performances par rapport à son encombrement, bien que son ventilateur ne puisse pas être aussi silencieux que ce que l'on aimerait lorsqu'il est alimenté par PWM. Moins compact, l'Arctic Freezer i30 offre lui aussi un bon compromis entre performances et bruit pour un tarif comparable à celui du True Spirit.

Dans un registre différent, le Prolimatech Basic 81 s'adressera aux amateurs de performances, pour qui les nuisances sonores passent au second plan. Comme son illustre ancêtre le Megahalems, il offrira de bonnes performances thermiques, y compris avec un processeur fortement overclocké, à condition que son ventilateur tourne vite.

Enfin, il ne faut pas oublier que tout le monde n'a pas besoin de dissiper 150W ! Dans cette optique, si vous ne comptez pas overclocker ou tout du moins de manière modérée, il convient de se demander s'il est nécessaire de remplacer le ventirad stock livré avec votre processeur. A moins que vous ne vous souciez pas des nuisances sonores (à défaut d'évoquer les températures), auquel cas vous ne seriez sans doute pas en train de lire cet article, la réponse est oui. Pour cela vous pourrez regarder du coté du Raijintek Themis, imbattable pour moins de 25€, ou du côté du Cooler Master Hyper 212 Evo, qui offre des prestations satisfaisantes pour 30€.

Comme cette descente en gamme ne se fait malheureusement pas sans quelques concessions sur le plan acoustique au niveau de la qualité des ventilateurs, nous vous conseillerons aussi de ne pas oublier l'Arctic Freezer 13 testé lors du précédent comparatif. Sa taille comme ses capacités de dissipation thermique sont un cran en dessous des références équipées de ventilateurs 120 ou 140mm, mais son acoustique s'était avérée irréprochable, et il saura remplacer avantageusement le ventirad stock d'un processeur 95W hors overclocking.

Dans tous les cas, un des points à ne pas oublier lors du choix d'une solution de refroidissement est l'encombrement. Que ce soit au niveau de la mémoire ou pour pouvoir fermer votre boitier, prenez vos mesures !


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