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Comparatif : Neuf disques durs 3.5'' de 3 To
StockageDisques durs
Publié le Mercredi 12 Mars 2014 par Marc Prieur

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Page 1 - 3 To : La limite du MBR dépassée

Mise à jour du 01/05/2013 : Ajout des Toshiba DT01ABA300 et WD Black WD3001FAEX
Mise à jour du 12/03/2014 : Ajout des Seagate NAS HDD ST3000VN000, WD Red WD30EFRX "2.0" et WD Black WD3003FZEX
Inaugurée entre octobre 2010 et mars 2011 chez les différents constructeurs, la capacité de 3 To a connu un gros retard à l'allumage du fait de la pénurie engendrée par les inondations en Thaïlande d'octobre 2011.


Cette catastrophe climatique, à l'origine de plus de 800 décès, a en effet touché des zones industrielles qui hébergeaient une grande partie de la production mondiale, que ce soit des sous-traitants mais aussi les usines de Western Digital, le n°1 mondial du disque dur qui a vu sa production divisée par deux sur un trimestre.

Vous connaissez la suite, en prévision de la pénurie à venir les prix ont rapidement doublé puis triplé, avant un très long retour à la normale : alors que la demande est en berne et les capacités de production largement suffisante depuis au moins 3 mois, les prix ne sont toujours pas revenus à leurs niveaux d'avant octobre 2011 pour les capacités de 1 et 2 To.


Ce n'est toutefois pas le cas de la capacité de 3 To qui nous intéresse. Encore récente en 2011, elle affichait à l'époque un prix au To mauvais par rapport aux 2 To mais ce n'est plus le cas et pour cause : alors que les 2 To sont encore nettement plus chers qu'ils ne l'étaient avant la pénurie, les 3 To sont aujourd'hui un peu plus abordables qu'ils ne l'étaient à l'époque.
3 To : La limite du MBR dépassée
La table de partitionnement MBR (Master Boot Record) utilisée depuis les années 1980 a montré avec cette capacité sa limite. En effet elle fonctionne en 32 bits et avec des secteurs logiques de 512 octets, il n'est donc pas possible d'adresser des disques de plus de 2^32*512 octets soit 2 Tio ou 2,2 To.

Pour utiliser des partitions des disques de 3 To il faut donc passer au GPT (Guid Partition Table), avec certaines limitations au niveau du support natif sous Windows :
- Windows XP : Pas de prise en charge du GPT
- Windows Vista, 7 et 8 32 bits : GPT pour les disques secondaires
- Windows Vista, 7 et 8 64 bits : GPT pour tous les disques
Seules les éditions 64 bits des derniers Windows permettent donc de démarrer sur un disque dur utilisé en GPT, mais il faudra en sus disposer d'une carte mère avec un bootloader EFI.


Il faut noter que certains logiciels permettent d'outrepasser ces limitations via un pilote de disque spécifique qui permettra d'utiliser une partition GPT sous XP ou un disque de 3 To en MBR sous deux entités distinctes : un premier disque physique qui sera limité à 2 Tio et un second disque virtuel de 746 Gio.

On trouve par exemple Paragon GPT Loader, qui est payant, mais Seagate propose DiscWizard gratuitement pour ses disques alors que des constructeurs de cartes mères proposent également ces logiciels comme par exemple ASUS avec Disk Unlocker. Attention toutefois, le disque virtuel ne sera pas accessible sur une machine qui n'est pas dotée du logiciel !


Page 2 - 9 disques peu configurables testés

6 disques sur le banc d'essai
Il existe à ce jour 9 disques durs de 3 To grands publics proposé par les 3 fabricants de disques :

- Seagate Barracuda 7200.14 ST3000DM001
- Seagate NAS HDD ST3000VN000
- Toshiba DT01ABA300
- Toshiba DT01ACA300
- WD Green WD30EZRX
- WD Red WD30EFRX
- WD Red WD30EFRX "2.0"
- WD Black WD3001FAEX
- WD Black WD3003FZEX

Lors de la publication initiale du comparatif seuls 4 d'entre-eux étaient testés, nous avons ajouté le Toshiba DT01ABA300 et le WD Black WD3001FAEX le 01/05/2013, puis les Seagate NAS HDD ST3000VN000, WD Red WD30EFRX "2.0" et WD Black WD3003FZEX le 12/03/2014.
Des disques de moins en moins configurables
Jusque récemment, les fabricants de disques durs laissaient quelques paramètres configurables directement par l'utilisateur.
Automatic Acoustic Management (AAM)

AAM, APM ou SCT ERC : passez votre chemin sur le WD30EZRX !

Le plus célèbre d'entre eux était l'Automatic Acoustic Management, ou AAM, qui permettait de régler la vitesse de déplacement des têtes de lecture : rapide et bruyant ou moins rapide et moins bruyant.

Grosse déception, aucun des disques durs testés ici ne supporte cette technologie. Il faut donc se contenter du choix par défaut du constructeur, alors qu'il est très probable que le paramètre soit toujours disponible dans le firmware mais non accessible à l'utilisateur : il permet alors au constructeur de différencier ses gammes, comme c'est le cas pour Western entre les WD Green et les WD Red, les Red ayant des accès plus lents mais plus discrets que ceux des Green.
Advanced Power Management (APM)
Autre paramètre qu'il était parfois possible de régler, c'est l'APM pour Advanced Power Management. Habituellement il permet entre autres de jouer sur le délai de parcage des têtes, qui se fait alors plus ou moins rapidement (voir pas du tout). Le parcage des têtes permet d'économiser un peu d'énergie, mais rajoute une petite latence lorsqu'il faut sortir de cet état et il est à très long terme source d'usure.

Ce réglage est disponible directement sur les disques Seagate et Toshiba. Sur les Toshiba, d'après nos mesures il n'a pas d'impact en pratique et il n'est pas certain que le parcage soit utilisé. Par contre sur le Seagate on peut clairement entendre que par défaut il y a un parcage des têtes après 30 secondes sur le 7200.14 (et le son pouvait être très désagréable avant le firmware CC4H), il est possible de le désactiver via l'APM. La consommation en rotation passe alors de 4,7 à 6,2 watts.

Western Digital ne propose pas d'accès direct à l'APM, mais son utilitaire WDIDLE3  permet d'avoir accès à ce qu'il appelle Idle3 Timer, soit le délai d'inactivité avant le parcage des têtes. Sur le WD Green WD30EZRX et le WD Red WD30EFRX "2.0", il est configuré à 8s par défaut, mais est désactivé sur le WD Red WD30EFRX et le WD Black WD3001FAEX. Cette valeur est modifiable, sur un WD Green le disque en rotation consomme 3,8 watts sans parcage et 3 watts avec le parcage.
SMART Command Transport Error Recovery Control (SCT ERC)
Il s'agit cette fois de contrôler le délai laissé au disque dur pour effectuer une opération de lecture ou d'écriture. Par défaut il sera élevé, ce qui permettra au disque d'essayer d'accéder de multiples fois à un secteur avant de l'invalider et de perdre les données qu'il contenait. Mais avec un RAID (et donc un NAS par exemple) si le disque met trop longtemps à répondre il sera alors considéré comme défectueux et éjecté de la grappe.

Le principe est donc de pouvoir configurer cette valeur pour que le disque réponde dans un délai inférieur à celui que lui laisse le système RAID. Pour ce faire, il faut que le disque soit compatible avec SMART Command Transport (SCT), une extension du SMART permettant d'envoyer des commandes aux disques. En plus du réglage de l'Error Recevory Control, le SCT permet d'autres actions :
- Long Sector Access : écrit ou un lit un secteur avec les données ECC/CRC
- LBA Segment Access : permet d'écrire la même information sur un nombre de secteur donné
- Error Recovery Control : permet de régler le délai de récupération d'erreur
- Feature control : permet de paramétrer le cache en écriture et l'intervalle de log de la température
- Data table command : permet de lire un log des températures du disque
Le Seagate Barracuda 7200.14 ST3000DM001 ne supporte aucune de ces fonctions, les WD Black et Red se contentent des deux dernières. Pour le SCT ERC en plus il faut s'orienter vers les disques Toshiba (la fonctionnalité est désactivé par défaut et à régler), les WD Red (7s par défaut) et le Seagate NAS HDD (7s par défaut).

Limiter l'ERC à 7 secondes permet d'éviter que le disque se fasse éjecter d'une grappe RAID car il met trop de temps à répondre.


Page 3 - Protocole de test

Protocole de test
Nous avons repris les grandes lignes du protocole de test du comparatif 2012-2013 de SSD pour ce test de disque dur, avec quelques adaptations.


Les performances dites synthétiques sont mesurées en partie à l'aide de cette formidable boite à outil qu'est IOMeter pour ce qui est des accès aléatoires :

- Lectures aléatoires par bloc de 4 Ko
- Écritures aléatoires par bloc de 4 Ko

Ceci permet de voir la rapidité du support de stockage en terme d'entrées / sorties et donc d'en déduire son temps d'accès moyen. Les tests sont faits avec 1, 2 et 4 commandes simultanées afin de mettre en avant la possibilité qu'a le disque d'optimiser les accès lorsqu'ils sont multiples. Nous utilisons h2bench pour les débits séquentiels, de manière à pouvoir obtenir le débit en fonction de la position de la tête de lecture sur le disque.

Viennent ensuite des tests pratiques, avec pour commencer l'écriture et la lecture de divers ensembles de fichiers. Ces fichiers sont composés de la sorte :

-Extra : 731,17 Mo de moyenne
-Gros : 5,20 Mo de moyenne
-Moyens : 800,88 Ko de moyenne
- Petits : 48,78 Ko de moyenne

La source ou la cible lors de la lecture ou de l'écriture sur le HDD est un Ramdisk de 8 Go. Vu la rapidité des HDD récents et afin d'avoir des résultats moins sujets à variation, nous utilisons Robocopy avec un logiciel maison qui permet de faire les tests en boucle. Chaque test est effectué 5 fois de suite nous effectuons la moyenne des 3 scores intermédiaires.

Suivent pour finir des tests purement pratiques, à savoir diverses opérations chronométrées après copie d'une image système sur chacun des HDD :

- Démarrage de Windows 7
- Démarrage de 3D Studio Max 2011
- Démarrage de 3D Studio Max 2011 + Visual Studio 2010 + Bibble Pro 5
- Rescan du code source d'Ogre sous Visual Studio 2010
- Régénération des aperçus d'un répertoire de 48 RAW sous Bibble 5 Pro
- Lancement de Battlefield 3
- Lancement d'un niveau de Battlefield 3

Attention ces chronométrages ne sont pas comparables à ceux des précédents tests. D'une part, le processeur est cette-fois overclocké à 4.5 GHz, d'autre part pour Windows 7 nous mesurons désormais le temps entre le début du démarrage de Windows (après le menu de démarrage accessible via la touche F8) et l'apparition du bureau.

Pour 3d Studio Max 2011 il s'agit du délai entre le lancement et l'apparition de la fenêtre d'astuces, alors que le démarrage multi-applicatif est fait via un batch. Le code source du moteur 3D Ogre est utilisé sous Visual Studio 2010 alors qu'un répertoire contenant 48 RAW issus d'un 5D mark II sert de base au test sous Bibble 5 Pro. Pour Battlefield 3 nous mesurons le temps de lancement du jeu entre la validation du mot de passe Origin et le début des vidéos d'introduction, et le chargement d'un niveau entre la validation de la reprise de la campagne (mission 7 – Thunder Run) et l'apparition de l'image à l'écran. Toutes ces mesures sont effectuées en chronométrage manuel 5 fois, avec une extinction de la machine entre chaque mesure. Nous effectuons la moyenne des 3 scores intermédiaires. Le système de test est composé d'une carte mère Intel DP67BG (P67 Express) associé à 16 Go de DDR3-1600 et un Core i7-2600K (à 4.5 GHz pour les tests applicatifs), le tout sous Windows 7 SP1 64 bits.

Nous évaluons la consommation à l'aide d'une pince ampèremétrique. Elle est mesurée en rotation simple d'une part, puis lors d'accès aléatoire par bloc de 4 Ko en QD1 sous IOMeter. Une mesure des températures via un thermomètre infrarouge et le relevé des données SMART est également effectué après 1H de rotation puis 1H d'accès aléatoires, ces tests sont effectués hors boitiers avec une température ambiante de 25°C mais sans ventilation active.

Nous clôturons le test avec une mesure des nuisances sonores sont relevées relevées à l'aide d'un sonomètre Cirrus Optimus CR152A Class 2. Attention, il est certifié pour descendre jusqu'à 21 dBA et alors que nous n'arrivions pas à descendre sous les 20 dBA affichés (ce qui est donc déjà en dessous de l'échelle de mesure officielle) sur un précédent modèle désormais entre les mains de Matthieu qui s'occupe des tests ventilateurs, nous avons cette fois pu mesurer 16,8 dBA dans un nouveau lieu de mesure encore plus calme (il faut noter qu'il s'agit du premier usage du sonomètre, qui dispose d'un certificat de calibration).

Du coup les mesures ne sont pas comparables avec les précédentes, et nous avons de plus placé le disque à 25 cm au lieu de 50 cm pour le comparatif de 2 To (ce qui rajoute pratiquement 3 dBA soit un doublement du volume sonore). Le disque est placé au niveau du sol, sur de la mousse. Le sonomètre est 25cm plus loin et en hauteur de 25cm pour la mesure.


Page 4 - Seagate Barracuda 7200.14 3 To ST3000DM001 en test

Seagate Barracuda 7200.14 3 To ST3000DM001 en test
Seagate est l'un des deux géants du disque dur avec plus de 40% de parts de marchés. Moins touché que son concurrent Western Digital par les inondations de fin 2011, il en avait profité pour prendre la place de numéro 1 avant que la situation ne revienne à la "normale" au second trimestre 2012.

Le constructeur ne propose qu'un seul modèle de disque 3 To. Intégré au sein de la gamme Barracuda 7200.14, le ST3000DM001 lancé en novembre 2011 intègre 3 plateaux de 1 To fonctionnants à 7200 tpm et dispose de 64 Mo de cache pour un débit soutenu de 210 Mo /s en pointe et 156 Mo /s en moyenne.

Côté endurance si Seagate destine ce disque en sus des PC de bureau aux NAS et serveurs personnels, il se contente d'annoncer 300 000 cycles de chargement / déchargement des têtes de lecture (tout en configurant un parcage agressif des têtes par défaut après 30 secondes d'inactivité…) et une durée d'utilisation annuelle de 2400 heures, soit 6,57 heures par jour. Une manière d'orienter les acheteurs vers les disques de gammes professionnelles plus chères mais pas forcément plus fiables ?
La garantie
Seagate a fait à plusieurs reprises le yoyo sur sa politique de garantie. A leur lancement, les 7200.14 étaient garantis 2 ans, mais Seagate l'avait réduite à 1 an à compter du 31 décembre 2011. Le constructeur est toutefois revenu à la raison, le remplumage de WD aidant, avec une garantie qui est repassée à 2 années. La garantie peut se faire directement auprès de Seagate en France.
Le disque

Le disque utilisé pour le test issu du commerce et a été fabriqué en septembre 2012. Il était de base équipé du firmware CC4B mais nous l'avons flashé en CC4H afin de diminuer le bruit lié à la sortie de parcage des têtes. Le ST3000DM001 pèse 615 grammes.

Sur la carte contrôleur, on retrouve les 3 principaux composants habituels : le contrôleur principal fabriqué par LSI, les 64 Mo de mémoire d'origine Samsung et le contrôleur du moteur de chez SMOOTH.


En termes de réglage le firmware ne donne que peu de contrôle puisque comme nous l'avons vu en seconde page du comparatif l'AAM n'est pas accessible tout comme le SCT. Seul l'APM est réglable, il permet de désactiver le parcage des têtes qui se fait automatiquement après 30s d'inactivité ou au contraire de forcer une mise en veille complète (rotation incluse) après 30s sans accès. La consommation quand on désactive le parcage passe de 4,7 à 6,2 watts.
En pratique
Le Barracuda 7200.14 3 To est le plus véloce des disques dans les tests synthétiques et le seul à atteindre la barre des 200 Mo /s en terme de débit maximal (un peu moins qu'annoncé). Son débit moyen en lecture est à 152 Mo /s, avec un plus bas à près de 90 Mo /s. Le temps d'accès est également le meilleur, avec 15,1ms mesurés en lecture.

Logiquement lors de la manipulation d'ensembles de fichiers il s'agit du disque le plus rapide, sauf avec la lecture de petits fichiers ou il se fait prendre la première place par le Toshiba et n'est finalement pas beaucoup plus véloce que les WD. Pire, en écriture il est et de loin le moins rapide.

Malgré de meilleures prestations dans les tests synthétiques, les tests applicatifs le placent régulièrement entre le Toshiba et le WD Green, exception faite du Rescan du code source d'Ogre sous Visual Studio 2010 ou il prend la tête, le Toshiba étant bizarrement peu performant sur ce test. Il est par contre devant le WD Green pour Battlefield 3, et derrière pour le boot Windows.

7200 tpm oblige, le disque se fait entendre en rotation tout comme lors des accès. Ces derniers entrainent d'ailleurs des vibrations notables, il faudra donc veiller à un montage ne les transmettant pas au boitier. Leur son est par contre plus sourd que celui des autres Toshiba et WD Green ce qui est moins désagréable. Si la consommation en rotation simple est contenue, c'est le plus gourmand lors des accès ce qui entraîne une température plus haute. Une ventilation active, même faible, est conseillée afin de le maintenir dans une bonne plage de température.
Notre avis
Le Seagate Barracuda 7200.14 3 To ST3000DM001 est le disque le plus rapide du comparatif dans les tests synthétiques, malheureusement il peine à traduire cet avantage en pratique si ce n'est lors de la lecture ou l'écriture de fichiers de taille moyenne à grande ou il est clairement en tête.

Pour qui cherche les performances sans vouloir ou pouvoir passer par du SSD, il n'en reste pas moins l'un des deux seuls disques durs 7200 tpm, et le seul à disposer d'une garantie en direct de la part du constructeur. Du fait de ses prestations thermiques et acoustiques, il conviendra par contre de l'utiliser avec une ventilation active (même faible) si la charge disque est forte et prolongée, et avec un système de fixation isolant correctement les vibrations.


Page 5 - Seagate NAS HDD 3 To ST3000VN000 en test

Seagate NAS HDD 3 To ST3000VN000 en test
A l'instar de Western Digital et sa gamme WD Red, Seagate s'est lancé dans les disques durs pour les NAS avec les NAS HDD depuis juin 2013. La gamme NAS HDD a en commun avec le Desktop HDD.15 4 To de la même marque une vitesse de rotation de 5900 tpm, contre 7200 tpm pour le Seagate Barracuda 7200.14.

Les débits sont logiquement en baisse, puisqu'on passe de 210 Mo /s en débit maximal soutenu (156 Mo /s en moyenne) annoncés à 180 Mo /s (146 Mo /s soutenus), alors que les temps d'accès sont plus lents : 12ms contre 8,5ms, délai auquel il faut rajouter la latence moyenne liée à la vitesse de rotation, soit respectivement 5.1 et 4.16ms.

Le cache est pour sa part de 64 Mo alors que les nuisances sonores sont annoncées comme réduites par rapport au 7200.14, passant de 24/26 dB en rotation accès à 23/25 dB. Une baisse toute relative qui s'explique par des spécifications on ne peut plus étranges : la version 3 To du NAS HDD est annoncée comme dotée de 4 plateaux et au même niveau que la version 4 To, alors qu'a contrario la version 2 To a deux plateaux.

Les chiffres donnés pour les densités et les poids sont cohérent avec cet état de fait, mais pas le débit maximal qui est identique à 180 Mo /s entre les versions 4 To et 3 To et qui passe à 159 Mo /s pour le 2 To … un chiffre qui logiquement devrait donc revenir à la version 3 To si elle est bien équipée de 4 plateaux. Une fois les tests terminés nous n'avons pas pu résister à ouvrir le disque et avons pu vérifier la présence des 4 plateaux :



Une opération à ne pas tenter chez soi, le disque n'y a logiquement pas survécu ! Seagate réhausse sur cette gamme la température de fonctionnement maximale qui passe à 70°C au lieu des 60°C habituels, par contre le nombre de cycles de chargement/déchargement des têtes de lectures reste à 300 000. Un MTBF à 1 000 000 d'heures fait son apparition, soit … 114 ans. Le disque est annoncé comme prévu pour un fonctionnement 24h/24 7j/7. Sur les gammes classiques, Seagate ne mentionne pas de MTBF mais indique qu'une utilisation correspondant plus de 55 To de transferts par an, soit 150 Go par jour, peut avoir un impact sur la durée de vie du produit … sic !
La garantie
La gamme NAS HDD profite d'une garantie un peu plus longue que les autres disques, puisqu'on passe de 2 à 3 ans. Cette dernière peut se faire directement auprès de Seagate en France.
Le disque

Nous avons acheté le Seagate NAS HDD ST3000VN000 dans le commerce. Il a été fabriqué en juin 2013, est équipé du firmware SC43 et pèse 615 grammes.

La carte contrôleur intègre les composants habituellement utilisés chez Seagate : un contrôleur principal de chez LSI, 64 Mo de mémoire fabriqués par Samsung et un contrôleur pour le moteur de SMOOTH.


L'AAM n'est, comme d'habitude, pas accessible, mais l'APM est réglable. Par défaut, on entend un très léger "clic" après 10 secondes d'inactivité, qu'il est possible de désactiver ce qui fait passer la consommation au repos de 4.4 à 4.9w. Il ne s'agit pas d'un parcage des têtes, le bruit étant bien plus faible que sur les autres disques Seagate tels que les 7200.14, et les informations SMART ne remontent d'ailleurs pas de parcage des têtes à ce moment. A contrario le fait de passer l'APM en puissance mini entraine un arrêt de la rotation des plateaux après 30s d'inactivité.

Le firmware, différent de celui des 7200.14 et Desktop HDD.15, supporte cette fois les commandes ATA Streaming ainsi que certaines commandes SMART Command Transport (SCT) dont l'Error Recovery Control (SCT ERC) qui est réglé par défaut à 7 secondes.
En pratique
Avec un débit moyen de 123,7 Mo /s, le Seagate NAS HDD 3 To est le disque 5x00 tpm le plus véloce sur ce critère, juste devant le Toshiba avec lequel il partage une vitesse de rotation quasiment 10% supérieure aux disques Western Digital.

Cet avantage se retrouve dans les tests pratiques avec des fichiers en lecture, mais pas en écriture ou il ne fait finalement pas mieux que les disques WD. Par contre ces accès de 17,6ms ne sont pas particulièrement véloces, ce qui est dommage d'autant qu'ils ne sont pas particulièrement discrets. Dans les tests applicatifs chronométrés il est généralement en queue de peloton, même le WD Red première version parvenant à être plus rapide parfois malgré un temps d'accès encore plus élevé.

Le bruit en rotation est également élevé puisque nous avons mesuré 26 dBA, c'est quasiment autant que les WD Black. Seuls les 7200 tpm Seagate et Toshiba sont au-dessus, les 4 plateaux ne l'avantages clairement pas ici ainsi que du côté de la consommation et de la chauffe par rapport aux disques WD.
Notre avis
Seagate trébuche pour son retour sur le marché du disque "Green" et son entrée sur les disques spécialisés NAS avec une déclinaison NAS HDD en retrait sur de nombreux point par rapport à la concurrence. Son seul avantage, un débit légèrement plus élevé en lecture, n'est pas assez significatif par rapport à ses nombreux défauts, dont une partie est issue de l'inexplicable appel à 4 plateaux.

On notera qu'une version Desktop HDD, c'est-à-dire avec parcage de têtes et sans le support des commandes Streaming ATA et SCR ERC, devrai un jour arriver en boutique : ST3000DM003. Une différence d'assaisonnement qui ne changera rien au défaut initial de la recette.


Page 6 - Toshiba DT01ACA300 3 To en test

Toshiba DT01ACA300 3 To en test
Toshiba est le petit poucet du disque dur avec environ 14% de parts de marché. A la demande de la commission européenne et de la FTC américaine, Western Digital avait dû vendre en mars 2012 à Toshiba 16 des 22 lignes de production de l'unique usine 3.5" d'Hitachi Storage située à Shenzen en Chine, sans quoi le rachat d'Hitachi Storage n'aurait pas été autorisé.

Cette opération avait pour but de conserver un minimum de trois acteurs sur le marché du disque 3.5", et depuis on commence donc logiquement à voir débarquer les disques Toshiba 3.5" dans le commerce.

Le constructeur propose deux modèles de disques 3 To, tous deux lancés en août 2012, le DT01ACA300 testé ici et qui dispose de 3 plateaux à 7200 tpm et 64 Mo de cache, mais aussi le DT01ABA300 qui est limité à 32 Mo de cache et 5940 tpm. Ce dernier n'est toutefois pas encore disponible en France.

Côté endurance Toshiba se contente d'indiquer que le disque est destiné aux PC de bureau et annonce 300 000 cycles de chargement / déchargement des têtes de lecture…
La garantie
La garantie constructeur des disques 3.5" Toshiba est d'une durée de deux ans. Mauvaise surprise par contre, contrairement à Seagate ou WD aucune prise en charge en direct n'est possible en France, le site de Toshiba  invitant les clients à contacter directement leur magasin pour le support. Pourtant en pratique nombreux sont les revendeurs à refuser les prises en charge directes au-delà de la première année, ce qui limite de facto la durée de la garantie dans la plupart des cas. Avant même les tests, le DT01ACA300 part donc avec un désavantage.
Le disque

Issu du commerce, le disque utilisé pour les tests date de décembre 2012 et nous est parvenu avec le firmware MX6OAAB0. La transition avec Hitachi semble enfin faite, ce qui n'était pas le cas auparavant puisque nous avions pu avoir entre les mains un autre disque fabriqué en septembre 2012 ou on pouvait lire "MADE IN CHINA BY Hitachi Global Storage Products". Ce même disque était détecté sous Windows comme un Hitachi HDS723030BLE640 ! Ce n'est plus le cas donc, même si le numéro de firmware reste identique. Sur la balance, le DT01ACA300 affiche 660 grammes.


Côté PCB on trouve un contrôleur principal LSI associé à de la mémoire Samsung, le contrôleur du moteur étant d'origine inconnue. Le firmware est assez flexible en termes de réglage même si l'AAM n'est pas accessible comme sur tous les autres. L'APM est pour sa part réglable mais est sans effet et le disque ne parque jamais ses têtes. Une partie des fonctionnalités SMART Command Transport, dont le SCT ERC, sont par contre disponible et le disque est par ailleurs compatible avec les commandes Streaming de la norme ATA.
En pratique
Malgré des plateaux de même capacité et une vitesse de rotation identique au disque Seagate, le DT01ACA300 est moins rapide que ce dernier pour ce qui est des débits avec un maximum mesuré à 187 Mo /s pour une moyenne de 143 Mo /s et un minimum de 90 Mo /s. On reste toutefois bien au-delà des disques 5400 tpm WD, alors que le temps d'accès se situe entre le Seagate et le WD Green.

Le classement obtenu lors de la manipulation de fichiers moyens et grands est cohérente avec les débits synthétiques et le Toshiba est donc derrière le Seagate, il tire par contre son épingle du jeu sur les petits fichiers. Mieux, il est notablement plus véloce dans les tests applicatifs même s'il faut bien avouer que cela ressemble plus à un combat de poussins si on compare à des SSD.

Du fait de ses 7200 tpm le disque n'est pas discret même en simple rotation et il occupe la dernière place de ce côté, un peu derrière le Seagate. Il en va de même lors des accès qui entrainent des vibrations dans le disque qu'il conviendra d'isoler. Sa consommation en pleine charge est par contre plus contenue que chez Seagate et il gagne du coup quelques degrés en charge. Une ventilation active, même faible, restera toutefois nécessaire.

A noter un petit défaut inexplicable : après une période de charge, et alors que le système ne fait plus d'accès sur le disque, les têtes de lecture ne sont pas au repos mais bougent pendant un temps variable qui peut être de plusieurs minutes. Cela s'entends, se sent au toucher (vibration) et se mesure niveau consommation (6,6w environ contre 5,2w en rotation simple et 8,1 watts lors d'accès aléatoire). Nous avons observé ce phénomène tout aussi étrange que désagréable sur le disque du test fabriqué en décembre 2012 mais aussi sur un autre datant de septembre 2012.
Notre avis
L'absence de prise en charge directe par Toshiba de la garantie sera éliminatoire pour beaucoup, à juste titre d'autant que les gammes précédentes de disques 3.5" Hitachi sont les moins bien placées dans nos statistiques de taux de retour pour panne depuis quelques temps. Rien ne dit toutefois que cela concerne également cette nouvelle série. En dehors de ceci son gros défaut concerne son comportement au repos détaillé dans le paragraphe juste au-dessus.

C'est dommage puisque dans les tests applicatifs le Toshiba DT01ACA300 3 To est le plus véloce de ce comparatif. Il ne démérite pas non plus dans la manipulation d'ensembles de fichiers, prenant même la tête avec les petits fichiers. Il est par contre légèrement plus bruyant que le modèle Seagate, mais chauffe moins en charge. Une ventilation active (même faible) en cas de charge disque forte et prolongée, avec un système de fixation isolant correctement les vibrations, seront tout de même nécessaires.


Page 7 - Toshiba DT01ABA300 3 To en test

Toshiba DT01ABA300 3 To en test
Lors de la publication initiale du comparatif nous n'avions pas pu mettre la main sur le second modèle 3 To annoncé chez Toshiba en août 2012. C'est désormais chose faite, même si sa disponibilité reste très approximative en France. On le trouve en fait essentiellement dans sa version boite, de référence PA4293E-1HN0.

Toujours basé sur des plateaux d'une densité de 1 To, il se distingue par sa vitesse de rotation de 5940 tpm. Associé à 32 Mo de cache contre 64 Mo pour la version 7200 tpm, il est plus économe puisqu'annoncé à 4.2 watts en rotation et 5.4 watts lors d'accès, contre 5.2 et 6.4 watts. La discrétion y gagne aussi au passage et Toshiba parle de 24 et 25 dB en rotation/accès contre 27/28 dB pour le DT01ACA300.
La garantie
La garantie constructeur des disques 3.5" Toshiba est d'une durée de deux ans. Mauvaise surprise par contre, contrairement à Seagate ou WD aucune prise en charge en direct n'est possible en France, le site de Toshiba  invitant les clients à contacter directement leur magasin pour le support. Pourtant en pratique nombreux sont les revendeurs à refuser les prises en charge directes au-delà de la première année, ce qui limite de facto la durée de la garantie dans la plupart des cas. Avant même les tests, le DT01ACA300 part donc avec un désavantage.
Le disque

Sorti des usines en décembre 2012 ce DT01ABA300 que nous avons dû acquérir en Allemagne porte encore l'emprunte d'Hitachi puisque l'étiquette mentionne "MADE IN CHINA BY Hitachi Global Storage Products". Il est même détecté sous Windows comme un Hitachi, ce qui est pour le moins surprenant au premier abord. Sur la balance il affiche comme le DT01ACA300 un poids de 660 grammes.


Le PCB est identique avec un contrôleur principal LSI, de la DRAM Samsung et un contrôleur moteur d'origine inconnue. Contrairement à ses concurrents Toshiba a le bon goût d'un peu moins brider les fonctionnalités du firmware. Si l'AAM n'est pas réglable et l'APM sans conséquences (il n'y a pas de parcage des têtes), une partie des fonctionnalités SMART Command Transport, dont le SCT ERC, sont par contre disponible et le disque est par ailleurs compatible avec les commandes Streaming de la norme ATA.
En pratique
Avec des débits de 155, 120 et 75 Mo /s (max, moyen et min) le DT01ABA300 affiche les débits les plus importants des disques "Green" du comparatif, avec 8,6% d'avance sur le WD Red. Côté temps d'accès il est avec 19,5 ms en avant dernière position, bien plus proche du WD Red et ses 20,1 ms que du WD Green à 16,1 ms.

En pratique il s'avère globalement meilleur que les deux WD dans la gestion d'ensembles de fichiers en lecture, mais en dehors des fichiers de taille moyenne c'est du quasi match nul en écriture. Dans les tests purement applicatifs tous les modèles 5x00 tpm sont assez proches, sauf sous Visual Studio ou le DT01ABA300 est bizarrement presque deux fois plus lent.

Du fait de sa rotation réduite sa consommation et sont échauffements sont réduits. Il est par contre plus audible en rotation que les deux Western Digital, et ses accès sont plus discrets que ceux du Green mais moins que ceux du Red. Comme sur le DT01ACA300, on note qu'après une période de charge les têtes de lecture peuvent bouger pendant plusieurs minutes. C'est toutefois bien moins gênant sur ce modèle puisque ces mouvements sont nettement plus discrets.
Notre avis
Comme pour le modèle 7200 tpm le gros point noir de ce disque est l'absence de prise en charge directe par Toshiba de la garantie en direct. Pour éventuellement passer outre, il faudra au préalable vous assurer que votre revendeur fera bien l'intermédiaire avec Toshiba pendant toute la durée des deux ans de garantie. Voilà qui combiné avec sa faible disponibilité en France fait de l'achat du DT01ABA300 un parcours du combattant.

C'est dommage car ses prestations font de lui une alternative sympathique au WD Green et Red. Plutôt proche du tarif du premier, il est en effet plus proche du second pour la discrétion (et certes, la lenteur) de ses accès et supporte comme lui le SCT ERC et les commandes ATA Streaming. On ne peut donc que souhaiter une amélioration des griefs énoncés en premier paragraphe afin de voir émerger réellement un troisième acteur intéressant sur le marché du disque 3.5".


Page 8 - WD Green 3 To WD30EZRX en test

WD Green 3 To WD30EZRX en test
Numéro un du disque dur avec plus de 40% de parts de marchés, Western Digital propose deux disques durs de 3 To. Le premier est le WD30EZRX de la gamme WD Green. Le constructeur est comme à son habitude assez avare pour ce qui est des spécifications et se contente de préciser que son cache est de 64 Mo.

La vitesse de rotation qui est en réalité de 5400 tpm est masquée (il ne faut pas avoir honte monsieur WD) au profit de la mention d'un "IntelliPower" alors que le nombre de plateaux n'est pas précisé. Il est en réalité de 3 sur ce modèle.

Côté endurance Western annonce que ce disque est destiné aux PC de bureau en tant que disque secondaire ou pour du stockage externe, tout en déconseillant le disque pour le RAID (il faut bien vendre les disques plus onéreux). Le constructeur se contente d'annoncer 300 000 cycles de chargement / déchargement des têtes de lecture (tout en configurant un parcage agressif des têtes par défaut après quelques secondes d'inactivité…).

Il s'agit en fait de la seconde version d'un disque 3 To dans la gamme WD Green, auparavant Western utilisait 4 plateaux au sein du WD30EZRS lancé dès octobre 2010. Le WD30EZRX a vu le jour durant l'été 2011.
La garantie
Les disques de la gamme WD Green sont garantis deux ans. Comme Seagate, une prise en charge directe est possible auprès du constructeur à une adresse française. Il faut noter que WD propose un service d'échange anticipé : après que WD vous ait expédié votre nouveau disque, vous avez 30 jours pour renvoyer le disque défectueux sans quoi votre caution CB sera débitée. Si le disque n'est pas complètement HS et que vous n'avez pas d'autre support pour sauvegarder les données, cela peut être une option intéressante.
Le disque

Le disque testé a été fabriqué en octobre 2012 et a été acquis dans le commerce. Il est équipé du firmware 80.00A80 et nous avons mesuré un poids de 630 grammes. Son PCB intègre un contrôleur principal fabriquée par Marvell, une puce DRAM Hynix et un contrôleur de moteur de ST.


Le firmware est pour le moins dépourvu du côté de la configuration manuelle. Ni l'AAM ni l'APM ne sont en effet disponibles, mais il est possible de configurer via WDIDLE3 le temps d'inactivité avant le parcage des têtes. Avec le parcage la consommation en rotation tombe de 3,8 à 3 watts, un très bon niveau.
Une partie des fonctionnalités SMART Command Transport sont supportées (Feature control et Data table command) mais ce n'est pas le cas de l'Error Recovery Control qui n'est accessible que sur la gamme WD Red. Il en va de même pour les commandes Streaming de la norme ATA.
En pratique
Les débits séquentiels offerts par ce WD30EZRX sont les moins bons du comparatif avec 143 Mo /s en pointe (moins que le Seagate en moyenne), 106 Mo /s en moyenne et un plus bas en fin de disque à 62,3 Mo /s. De ce côté il est bizarrement 4 à 6 Mo /s en dessous du WD Red. Avec 16,1 ms de temps d'accès moyen en lecture il s'en sort par contre assez bien pour un disque 5400 tpm puisque sa vitesse de rotation induit un temps de latence 1,38ms supérieur à 7200 tpm : en pratique son retard n'est que de 1ms, preuve d'une utilisation agressive du déplacement des têtes.

En pratique il est globalement en léger retrait face au WD Red pour la lecture d'ensemble de fichiers, mais légèrement devant pour l'écriture. Globalement dans ce domaine il ne fait par contre pas le poids face aux disques 7200 tpm. Dans les tests applicatifs son temps d'accès lui permet de ne pas être si en retrait que ça face à ces disques. Si l'Hitachi reste intouchable il se paît même le luxe d'être devant le Seagate pour le boot de Windows.

Du côté des nuisances sonores le WD Green est assez discret en rotation, mais il ne saura satisfaire ceux qui sont à la recherche d'un PC inaudible dans un environnement calme sauf à utiliser un rack pour atténuer le bruit et un boitier bien cloisonné. On l'entend par contre notablement lors des accès même si les vibrations sont moins importantes que sur les disques Seagate et Toshiba.

Disque Green oblige, sa consommation est réduite en accès et en rotation tout comme son échauffement.
Notre avis
Le WD Green 3 To WD30EZRX est un bon disque "Green" qui ne souffre pas de défaut majeur pour cet usage. Il troque les performances pures, qui restent honorables surtout en applicatif, pour une discrétion en rotation et un faible échauffement, un compromis qui peut séduire. On regrette par contre les bridages mis en place par Western Digital au niveau de son firmware, on aurait par exemple apprécié de pouvoir utiliser l'AAM pour laisser au choix de l'utilisateur la possibilité d'avoir un temps d'accès moindre en contrepartie d'accès plus discrets.


Page 9 - WD Red 3 To WD30EFRX en test

WD Red 3 To WD30EFRX en test
Western Digital est le premier à avoir lancé une gamme spécifiquement destinée aux NAS, les WD Red. Le WD30EFRX en est le fer de lance et il a vu le jour dès juillet 2012.

Comme pour le WD Green les spécifications ne sont pas très détaillées et on se contentera d'une vitesse de rotation "IntelliPower" (en réalité 5400 tpm) pour un nombre de plateaux non défini (ils sont 3), 64 Mo de cache et 145 Mo /s de débit soutenu "typique".

Quelles sont les différences alors ? Sur la fiche technique, on peut noter que le nombre de cycles de chargement/déchargement des têtes de lectures passe de 300 000 à 600 000 et qu'un MTBF fait son apparition : 1 000 000 d'heures (114 ans… du coup WD annonce qu'ils sont prévus pour du 24h/24 7j/7), ce qui serait 35% supérieur aux disques classiques dixit WD (84 ans seulement ? diantre).

Le disque serait également plus économe en rotation (4,1 watts contre 5,5 watts), en accès (4,4 contre 6 watts), moins audible (23 dBA en rotation et 24 dBA lors d'accès contre 24 et 29 dBA pour le Green qui dispose d'un accès silencieux à 25 dBA non accessible via l'AAM et probablement réservé aux OEM le demandant) et il supporte une température de fonctionnement de 70°C, 10°C de mieux que le Green.
La garantie
WD en profite pour faire passer la garantie de 2 ans sur les Green à 3 ans sur les Red. Comme Seagate, une prise en charge directe est possible auprès du constructeur à une adresse française. Il faut noter que WD propose un service d'échange anticipé : après que WD vous ait expédié votre nouveau disque, vous avez 30 jours pour renvoyer le disque défectueux sans quoi votre caution CB sera débitée. Si le disque n'est pas complètement HS et que vous n'avez pas d'autre support pour sauvegarder les données, cela peut être une option intéressante.
Le disque

Notre WD30EFRX de test a été fabriqué fin novembre 2012 et il est équipé du firmware 80.00A80 (comme le Green) pour un poids de 630 grammes (idem). Il est physiquement complètement identique à son petit frère, les légères différences entre les deux photos étant liées à leur position sur le scanner.

Une fois le PCB démonté on note également qu'il s'agit des mêmes et on retrouve le contrôleur principal Marvell et un contrôleur de disque ST. La DRAM n'est par contre plus de chez Hynix mais de Samsung.


Si la numérotation du firmware est identique, il ne dispose tout de même pas des mêmes fonctionnalités puisqu'il intègre le WD "NASWare". Derrière ce nom commercial se cache en fait un ensemble de réglages différents par rapport au WD Green.

Tout d'abord, le parcage des têtes configurable avec WDIDLE 3 n'est pas activé par défaut sur le RED. Ensuite, si l'AAM et l'APM ne sont toujours pas accessibles à l'utilisateur, l'AAM a été réglé de manière moins agressive de manière à réduire les nuisances sonores et les vibrations aux dépens du temps d'accès. Enfin l'Error Recovery Control du SMART Commande Transport est supporté et réglé par défaut à 7 secondes, afin d'éviter que le disque se fasse éjecter d'une grappe RAID car il met trop de temps à répondre, alors que les commandes Streaming de la norme ATA sont de la partie.

On en vient à se demander si il y'a de réelles différences physiques entre les Green et les Red, en sus de cet aspect logiciel et de la garantie de 3 ans. Pour l'aspect logiciel, on remarquera que Toshiba lui permet de régler l'Error Recovery et d'avoir les commandes ATA Streaming sur un disque dédié aux PC de bureau !
En pratique
On pouvait s'y attendre, le taux de transfert soutenu de 145 Mo /s annoncé comme typique est en fait celui en début de piste. On est 4 à 6 Mo /s au-dessus du WD Green avec 149 Mo /s au mieux, 110 Mo /s en moyenne et 67 Mo /s en fin de disque. Le temps d'accès est assez élevé puisque de 20,1ms.

Lors de la manipulation de lots de fichiers le comportement du Red est très proche du Green, un peu moins bien en écriture mais un peu meilleur en lecture, les disques 7200 tpm Seagate et Toshiba étant nettement plus rapides. En applicatif le temps d'accès fait que le WD30EFRX est en dernière place, mais on aurait pu s'attendre à pire : l'écart reste en effet faible relativement à celui qui sépare le meilleur disque d'un SSD.

Du côté acoustique c'est vraiment très bon puisque le disque est discret en rotation, comme le Green, mais également lors des accès qu'on ne peut distinguer, c'est la contrepartie positive des 20,1ms. Les vibrations sont du coup très réduites, tout comme la consommation et l'échauffement en charge. La consommation en rotation est par contre égale au Green, contrairement à ce qu'indiquent les spécifications. Dommage que le WD Green ne dispose pas d'un AAM configurable…
Notre avis
Si on se contente de regarder les résultats en pratique du disque, on peut dire que le WD Red 3 To WD30EFRX va encore plus loin dans l'approche "Green" initiée par le WD30EZRX. Il s'agit d'un disque sans concession dans ce domaine alors que le WD30EZRX conserve des accès plus rapides, ce qui n'est pas forcément utile pour tous les usages, mais plus bruyants. Pour autant, il ne s'agit là que d'un réglage dans le firmware, non accessible à l'utilisateur, et nous ne pouvons accorder trop de crédit à WD pour ce point.

Il en va de même pour le support des commandes ATA Streaming ou de l'Error Recovery Control, et on peut se demander si il y'a de vrais différences physiques entre les disques. Certes, la garantie passe de 2 à 3 ans, mais le prix grimpe de 20 à 30 € également. Au final le WD Red 3 To WD30EFRX est un bon disque pour l'utilisateur qui l'acquiert pour un disque de stockage ou un NAS si les performances ne sont pas sa priorité, mais encore une meilleure affaire pour WD qui arrive à vendre du Green plus cher grâce à ce qui nous semble être avant tout un habile mélange de bridage et de marketing.


Page 10 - WD Red 3 To WD30EFRX ''2.0'' en test

WD Red 3 To WD30EFRX ''2.0'' en test
WD Red 3 To, le retour. Nous testons de nouveau ce disque puisqu'une nouvelle version est apparue de manière silencieuse sur le marché, arborant fièrement sur son étiquette "NASware 2.0" au lieu de "NASware" sur son étiquette. Les spécifications officielles du disque sont inchangées par rapport à celles de la version précédente : il s'agit d'un disque 3.5" doté d'un nombre de plateau non précisé (3 dans les faits), 64 Mo de cache, 145 Mo /s de débit soutenu typique, un MTBF de 1 million d'heures, une température maximale de fonctionnement de 70°C.
La garantie
Cette gamme se distingue des WD Green par une garantie étendue, qui est de 3 ans au lieu de 2 ans. La prise en charge peut se faire directement auprès de Western Digital, en France, et WD propose un échange anticipé : vous avez 30 jours pour renvoyer votre disque après expédition d'un nouveau à votre adresse.
Le disque

Le WD30EFRX que nous avons acheté pour ce test a été produit en octobre 2013 et pèse à l'instar des WD Green et Red précédents 630 grammes. Bizarrement, la numérotation de firmware est identique, à savoir 80.00A80.

Côté PCB on retrouve un contrôleur principal Marvell, désormais un 88i9446, une évolution du 88i9346 dont nous ne connaissons pas les nouveautés, 64 Mo de mémoire qui sont cette fois de chez Winbond ainsi qu'un contrôleur de moteur de chez ST.


Les différences avec le WD Red précédent sont à chercher du côté des réglages du firmware. Au niveau des points communs, on a le support des commandes ATA Streaming, ainsi que l'Error Recovery Control du SMART Command Transport qui est réglé à 7 secondes par défaut.

Par contre, et comme sur le Green, le parcage des têtes est désormais actif. Configurable avec WDIDLE3, il est par défaut à 8 secondes. Le désactiver fait passer la consommation au repos de 2.8 à 3.7w. Il ne s'agit pas du seul emprunt au Green.
En pratique
En effet les accès sont réglés de manière plus agressive, et il n'est pas possible de le changer puisque l'AAM n'est pas configurable. Avec 16,1 ms on est ainsi au niveau d'un Green, bien loin des 20,1ms enregistrés sur le Red en NASWare "1". Côté débit pas de changement par contre, avec 111,2 Mo /s il s'agit du disque le moins véloce, mais c'est assez logique vu leur positionnement.

Grâce au parcage des têtes la consommation au repos est en baisse tout comme la température de fonctionnement. Par contre si le temps d'accès réduit améliore les résultats du Red en applicatif, ils rendent aussi ses accès audibles et plus gourmand en énergie, d'où des températures en légère hausse.
Notre avis
Les changements apportés par NASWare 2.0 par rapport à NASWare sont relativement mineurs, et avec cette évolution l'écart est encore plus mince entre les WD Green et les WD Red puisque les derniers ont désormais les temps d'accès (et le bruit qui va avec) des premiers.

L'effet de gamme qu'essaie de produire Western Digital afin de vendre une partie de ses disques plus cher est encore moins convaincant et un modèle unique, avec pourquoi pas la vitesse des accès réglable via l'AAM (on peut rêver !) serait vraiment un peu plus. A défaut les WD Red restent un passage obligé si vous avez besoin du SCT ERC et d'une garantie constructeur en direct, qui est ici de 3 avec un service d'échange anticipé qui peut s'avérer utile.


Page 11 - WD Black 3 To WD3001FAEX en test

WD Black 3 To WD3001FAEX en test
La gamme WD Black de Western Digital est synonyme en 3.5" de disques fonctionnant à une vitesse de 7200 tpm. En novembre 2012 une version 4 To, le WD4001FAEX, avait été lancée, puis en mars 2013 une version 3 To, ce WD3001FAEX.

Ces disques partagent un poids de 780 grammes et un débit maximal soutenu de 154 Mo /s, ce qui nous laisse à penser qu'ils ont en commun la présence de 5 plateaux. On peut supposer que sur la version 4 To, les 5 plateaux de 800 Go sont utilisés dans leur intégralité, alors que sur la version 3 To ils ne le sont qu'au 3/4 d'après les résultats de nos tests. On notera au passage que du fait d'une densité moindre que chez Seagate ou Toshiba, le débit annoncé est faible pour du 7200 tpm.

Western Digital met en avant la présence d'un contrôleur à 2 cœurs afin de maximiser les performances alors que le cache est lui de 64 Mo. 7200 tours oblige, le disque consomme assez avec 8,1 watts annoncés en rotation pour 10,4 watts lors d'accès. Côté bruit c'est également élevé avec 29 dBA en rotation et 34 dBA lors d'accès. Comme les Green il supporte une température de fonctionnement de 60°C au mieux, 10°C en dessous des Red.
La garantie
La garantie des WD Black est un gros point fort de la gamme puisque de 5 ans, une durée que l'on aimerait voir sur tous les modèles. Une prise en charge directe est possible auprès du constructeur à une adresse française. Il faut noter que WD propose un service d'échange anticipé : après que WD vous ait expédié votre nouveau disque, vous avez 30 jours pour renvoyer le disque défectueux sans quoi votre caution CB sera débitée. Si le disque n'est pas complètement HS et que vous n'avez pas d'autre support pour sauvegarder les données, cela peut être une option intéressante.
Le disque

Le WD3001FAEX du test est sorti des usines en février 2013 (et acheté en mars 2013) et avec 755 grammes sur la balance il s'agit du disque le plus lourd du comparatif, les 5 plateaux n'aidant pas.


Si le PCB diffère des gammes Green et Red il intègre en fait le même contrôleur Marvell 88i9346. Marvell ne documente pas ce type de puce publiquement, mais une chose est sûre si il s'agit d'un double cœur ARM il n'est pas exclusif aux Black contrairement à ce que laissent penser les documentations Western Digital. On trouve à ses côtés une puce DRAM Hynix et un contrôleur de moteur fabriqué par ST.

Pour changer le firmware, numéroté 01.01L01, est relativement maigre du côté de la configuration. L'AAM n'est pas disponible, tout comme l'APM. Il est possible toutefois de régler un temps d'inactivité avant le parcage des têtes via WDIDLE3, parcage qui est désactivé par défaut. Le SCT ERC reste exclusif aux WD Red tout comme les commandes Streaming de la norme ATA.
En pratique
Le débit séquentiel maximal atteint sur le WD Black est de 149 Mo /s, ce qui est qui est du niveau des versions 5400 tpm ! Toutefois il se distingue du fait de part l'inutilisation du dernier 1/4 le plus lent du plateau, ce qui lui permet d'avoir un débit moyen qui atteint 88% de cette valeur et un minimal à 64% (en écriture), contre respectivement 74 et 45% pour un Red.

Ceci lui permet d'atteindre un débit moyen de 128-131 Mo /s qui reste honorable face aux 7200 tpm de Seagate et Toshiba, et un minimum supérieur à 92-95 Mo /s.

Là où le WD Black creuse l'écart c'est au niveau de son temps d'accès mesuré à 12,6ms, contre 16,1ms pour un Green et 15,1ms pour le second du classement, le Barracuda 7200.14. Du coup, si il est en dessous des autres 7200 tpm pour la lecture ou l'écriture d'ensembles de fichiers, on aurait pu s'attendre à ce qu'il tire son épingle du jeu dans les tests applicatifs … mais il n'en est malheureusement rien et il se retrouve à un niveau similaire aux autres 7200 tpm.

Côté consommation et chauffe il est par contre bon dernier du fait de ses 5 plateaux et une ventilation active sera nécessaire. Si les nuisances sonores sont une bonne surprise pour un 7200 tpm à 5 plateaux, puisqu'inférieures aux 3 plateaux concurrents, il est très bruyant lors des accès qui font également vibrer le disque.
Notre avis
Cela fait longtemps que la gamme WD Black n'a plus l'éclat des Caviar Black de l'époque et ce n'est pas le WD3001FEAX qui va lui redonner des lettres de noblesses. Si sa densité surfacique moindre est compensée par une utilisation partielle des plateaux, cela ne masque pas les conséquences fâcheuses de la présence de 5 d'entre eux du côté de la consommation et de la chauffe. Et si le temps d'accès est de loin le meilleur du comparatif, il ne permet pas en pratique de distancer la concurrence, si ce n'est dans le mauvais sens au niveau du bruit. Quant à la garantie de 5 ans, constitue-t-elle vraiment un argument quand le disque est vendu presque le double d'un Seagate 7200.14 3 To ?


Page 12 - WD Black 3 To WD3003FZEX en test

WD Black 3 To WD3003FZEX en test
Western Digital a fait évoluer sa gamme WD Black en octobre dernier en la faisant passer à l'AFT 512e, c'est-à-dire des secteurs physiques de 4 Ko sur les plateaux au lieu de 512 octets précédemment, ce qui permet d'augmenter la densité des données utilisateur. Pour des raisons de compatibilité, le firmware se charge pour sa part d'émuler des secteurs de 512 octets.

On retrouve sinon les caractéristiques habituelles de WD Black à savoir une rotation de 7200 tpm, mais le débit passe de 154 Mo /s sur le WD3001FAEX à 168 Mo /s désormais. Le reste des caractéristiques est identique à son prédécesseur ce qui laisse penser qu'on a encore droit à un disque doté de 5 plateaux utilisés à 75% de leur capacité.

Attention par contre certaines données communes ont été revues à la baisse par rapport à notre article tel que publié initialement sur le WD3001FAEX. La température ambiante maximale de fonctionnement n'est plus de 60°C mais 55°C, la consommation en lecture/écriture est de 9.5 watts au lieu de 10,4 watts, le poids passe de 780 à 640 grammes … par contre la consommation en rotation ou encore le bruit sont inchangés. Étrange !
La garantie
Western Digital reste très généreux pour ce qui est de la garantie des disques durs de la gamme WD Black, une générosité certes relative vu le prix des disques, puisqu'elle est de 5 ans. Une prise en charge directe par WD est possible, avec une adresse en France et un service d'échange anticipé.
Le disque


Le PCB est identique malgré l'évolution des versions et on retrouve le même contrôleur Marvell 88i9346 également utilisé sur des disques Green et Red. Le contrôleur de moteur est fabriqué par ST et la mémoire provient des usines Samsung.


Numéroté 01.01A01 le firmware est logiquement différent ne serait-ce que pour gérer l'AFT 512e, par contre on retrouve les mêmes bridages. Les commandes ATA Streaming ou le SCT ERC ne sont donc pas implémentées, alors que l'AAM n'est pas accessible. A défaut d'APM il est par contre possible d'activer via WDIDLE3 le parcage des têtes de lecture.
En pratique
Comme prévu les débits sont en hausse et on atteint en moyenne 135,5 Mo /s au lieu de 127,8 Mo /s pour son prédécesseur, le débit annoncé par WD n'étant possible qu'en début de disque (163,7 Mo /s) au mieux. On reste donc derrière le Seagate 7200.14 et ses 152,2 Mo /s. Le temps d'accès progresse pour sa part légèrement à 11,9ms au lieu de 12,6ms sur la version précédente, loin devant la concurrence avec au mieux 15,1ms chez Seagate !

Reste qu'à l'instar de son prédécesseur cela ne lui permet pas de creuser un écart significatif dans les tests applicatifs, le Toshiba DT01ACA300 étant assez proche. A contrario l'impact est très important sur la consommation et le bruit lors d'accès, même si on note un léger mieux côté bruit par rapport au WD3001FAEX que nous avions testé précédemment. Les WD Black sont les disques les plus chauds du comparatif, une ventilation active ne sera pas de trop.
Notre avis
Cette nouvelle version du WD Black ne permet pas de faire revenir cette gamme sur le devant de la scène. Avec des plateaux d'une densité assez faible et au nombre de 5, et malgré un temps d'accès des plus rapides, le disque ne permet pas de creuser l'écart en terme de performances… mais il le fait pour ce qui est du bruit ou des températures, dans le mauvais sens ! La garantie de 5 ans n'est pour sa part pas convaincante vu le tarif très élevé du disque.


Page 13 - Débits séquentiels

Débits séquentiels
On commence par le débit séquentiel, mesuré à l'aide de h2bench.


[ Lecture ]  [ Écriture ]

Ce sont logiquement les disques 7200 tpm qui dominent, avec un avantage net au Seagate Barracuda 7200.14 même si ce dernier se fait rattraper voire dépasser en fin de disque. Les disques WD Green et Red sont nettement en retrait, avec un léger avantage du second sur le premier, mais c'est le Seagate NAS HDD qui est le "Green" le plus performant, ce qui était attendu vu sa vitesse de rotation supérieure (5900 tpm au lieu de 5400 tpm). Pour un 7200 tpm le WD Black ne brille gère du fait de sa densité par plateau inférieure, mais son débit se maintient mieux du fait de la non utilisation du dernier quart du plateau.


[ Lecture ]  [ Écriture ]
(Cliquez sur le lien pour voir le graphique pleine taille)

Les courbes de débit en fonction de la position sur le disque sont habituelles et conformes aux débits moyens observés plus haut, exception faite des Seagate qui sont un peu moins véloces en début de disque. On note également la courbe moins pentue pour le WD Black du fait de l'utilisation partielle des plateaux


Page 14 - Temps d'accès

Temps d'accès
Le temps d'accès moyen est mesuré à l'aide d'IOMeter, en utilisant des accès aléatoires de 4 Ko pendant 2 minutes. Afin de voir les gains potentiels lié au NCQ, ces accès sont faits avec 1, 2 et 4 accès simultanées. Nous avons également présenté les résultats sous formes d'IO/s pour ceux qui voudraient avoir une base de comparaison avec les performances des SSD qui sont sans commune mesure dans ce domaine. Il n'est présenté qu'en lecture, le temps d'accès en écriture étant en partie masqué par le cache intégré au disque.


[ Millisecondes ]  [ Accès par seconde ]

Les WD Black dominent nettement la concurrence, suivis par le Seagate 7200.14 et le Toshiba DT01ACA300. Le WD Green et le Red 2.0 s'en tirent plutôt très bien alors qu'ils sont pénalisés par une latence supérieure de 1,38ms liée à leur vitesse de rotation inférieure, alors que le Toshiba DT01ABA300 et le WD Red sont nettement à la traîne de part les choix faits dans le firmware : des accès lents mais très discrets.


Page 15 - Lecture et écriture de fichiers

Lecture et écriture de fichiers
On passe désormais aux tests pratiques, avec pour commencer l'écriture et la lecture de divers ensembles de fichiers. Ces fichiers sont composés de la sorte :

- Extra : 731,17 Mo de moyenne (vidéos)
- Gros : 5,20 Mo de moyenne (audio)
- Moyens : 800,88 Ko de moyenne (photo)
- Petits : 48,78 Ko de moyenne (fichiers divers)

La source ou la cible lors de la lecture ou de l'écriture sur le HDD est un Ramdisk, alors que la partition utilisée sur les disques commence à la moitié de ces derniers. Nous utilisons Robocopy avec un logiciel maison qui permet de faire les tests en boucle. Les tests sont effectués 5 fois de suite et nous effectuons la moyenne des 3 mesures intermédiaires.


[ Lecture ]  [ Écriture ]

Logiquement c'est le Seagate 7200.14 qui domine en lecture comme en écriture, exception faite des petits fichiers. Il est alors devancé par les deux Toshiba en lecture et ... par tout le monde en écriture, NAS HDD inclus !

Du côté des disques 5400/5900 tpm, le Seagate NAS HDD est le plus véloce en lecture, mais en écriture les disques sont assez proches, sauf sur les petits fichiers ou les modèles Toshiba et Western sont alors notablement plus rapides.


Page 16 - Tests pratiques

Tests pratiques
On passe à des tests purement pratiques, à savoir diverses opérations chronométrées après copie d'une image système sur chacun des disques :

- Démarrage de Windows 7
- Démarrage de 3D Studio Max 2011
- Démarrage de 3D Studio Max 2011 + Visual Studio 2010 + Bibble Pro 5
- Rescan du code source d'Ogre sous Visual Studio 2010
- Régénération des aperçus d'un répertoire de 48 RAW sous Bibble 5 Pro
- Lancement de Battlefield 3
- Lancement d'un niveau de Battlefield 3

Attention ces chronométrages ne sont pas comparables à ceux des précédents tests. D'une part, le processeur est cette-fois overclocké à 4.5 GHz, d'autre part pour Windows 7 nous mesurons désormais le temps entre le début du démarrage de Windows (après le menu de démarrage accessible via la touche F8) et l'apparition du bureau.

Pour 3d Studio Max 2011 il s'agit du délai entre le lancement et l'apparition de la fenêtre d'astuces, alors que le démarrage multi-applicatif est fait via un batch. Le code source du moteur 3D Ogre est utilisé sous Visual Studio 2010 alors qu'un répertoire contenant 48 RAW issus d'un 5D mark II sert de base au test sous Bibble 5 Pro. Pour Battlefield 3 nous mesurons le temps de lancement du jeu entre la validation du mot de passe Origin et le début des vidéos d'introduction, et le chargement d'un niveau entre la validation de la reprise de la campagne (mission 7 – Thunder Run) et l'apparition de l'image à l'écran. Toutes ces mesures sont effectuées en chronométrage manuel 5 fois, avec une extinction de la machine entre chaque mesure. Nous effectuons la moyenne des 3 scores intermédiaires.

Histoire de mettre les performances des disques en perspective nous avons intégré les résultats obtenus sur un Crucial M4 128 Go dans les mêmes conditions.


Alors qu'on pouvait s'attendre à une domination du WD Black WD3001FAEX, il n'en est rien et le le Toshiba DT01ACA300 reste très proche. Le Seagate 7200.14 n'est pas si bien placé pour le boot Windows, des disques 5400 tpm étant au même niveau. Le NAS HDD de Seagate est clairement en queue de peloton.

Reste que quand on voit les scores obtenus sur SSD, il s'agit clairement pour les HDD d'un championnat de division d'honneur : la 1ère division reste inaccessible, et finalement ils sont tous assez mauvais en terme de réactivité.


Cette fois l'écart est moins important face à un SSD. Le dernier WD Black est le plus véloce pour Visual Studio mais de nombreux disques sont proches, alors que le Toshiba DT01ABA300 est complètement largué. Sous Bibble le DT01CA300 l'emporte, le dernier étant le WD Red.


Pour le jeu Battlefield 3 les écarts sont très importants face à un SSD, ce sera l'occasion d'une pause WC pour certains, de longues secondes d'attentes devant l'écran pour d'autres. A ce petit jeu c'est le dernier WD Black qui arrive en tête, suivi de près par le Toshiba DT01ACA300. On retrouve ensuite le Seagate Barracuda 7200.14, le Toshiba DT01ABA300, le WD Green/Red et le Seagate NAS HDD.


Page 17 - Consommations, températures

Consommation
Nous évaluons la consommation à l'aide d'une pince ampèremétrique sur les lignes 5 et 12V. Elle est mesurée en rotation simple mais aussi en charge lors de lectures aléatoires sous IOMeter.


Le WD Red "2.0" est le plus économe en rotation avec seulement 2,8 watts, un bon chiffre qu'il obtient grâce au parcage des têtes. Si on le désactive comme sur le WD Red, les deux disques sont à 3,7 watts. Ce parcage des têtes abaisse également la consommation du Seagate Barracuda 7200.14 qui atteint 6,2 watts si on le désactive via l'APM. A l'opposé les WD Black sont assez énergivores avec 7,9-8 watts tout de même en rotation.

Lors d'accès ils atteignent même 11,1 watts, le Seagate n'étant que 1 watts derrière. De ce côté le Toshiba DT01ACA300 est le plus économe des 7200 tpm. Le disque le moins gourmand est le WD Red grâce à ses accès aussi discrets et économes que lents, il est suivi par le DT01ABA300 pour à peu près les mêmes raisons.

A titre indicatif pour une utilisation 24h/24, 7j/7 avec un prix au kWh de 0,1287 € TTC un écart de 5 watts à la prise (il faut donc prendre en compte le rendement de l'alimentation) entraîne une hausse de la facture annuelle EDF de 5,64 € TTC.
Température
Nous mesurons ensuite la température du disque après 1H de rotation puis 1H de fonctionnement intensif en accès aléatoires sous IOMeter. Ces mesures sont faites avec le HDD en dehors du boitier avec une température ambiante de 25°C, sans ventilation, chacun des disques étant légèrement surélevé. La température est mesurée à l'aide d'un thermomètre infrarouge en 2 points, à savoir sur le dessus au milieu du disque et sur le point le plus chaud du côté gauche. Enfin, nous avons également reporté la température de la sonde interne du disque (SMART).


[ Rotation 1H ]  [ Rotation 1H + Accès 1H ]

En rotation simple tout d'abord, les disques WD Green et Red sont les moins chauds, avec un petit avantage aux Green et Red 2.0 lié au réglage par défaut pour le parcage des têtes. C'est le WD Black qui est le plus chaud, avec une bonne avance sur le DT01ACA300 de Toshiba.

Si on ajoute 1 heure d'accès intensifs les températures disques 7200 tpm sont élevées, avec en premier lieu celles des WD Black et du Seagate Barracuda 7200.14. Elles ne sont pas catastrophiques pour autant : il faudra simplement s'assurer d'avoir une ventilation active, même faible, afin de le refroidir correctement si on en fait un usage intensif.

A contrario les WD Green et Red ainsi que le Toshiba DT01ABA300 et Seagate NAS HDD ne souffrent pas de ce problème, et c'est cette fois le Red qui monte le moins en température.

La plage officielle de fonctionnement des disques indiquée par les constructeurs est généralement de 0 à 60°C, parfois 70°C, une étude Google sur les disques de ses centres de données  ayant montré qu'il n'était pas nécessaire de chercher la plus basse possible, cela pouvait au contraire être contre-productif. La plage optimale était en fait 35-45°C, sans que les résultats dans la tranche 30-50°C soient catastrophiques. Au delà il n'y a pas de données, et plus on descend sous les 30°C plus le taux de panne augmente.


Page 18 - Nuisances sonores

Nuisances sonores
Nous clôturons le test avec une mesure des nuisances sonores qui sont relevées à l'aide d'un sonomètre Cirrus Optimus CR152A Class 2. Attention, il est certifié pour descendre jusqu'à 21 dBA et alors que nous n'arrivions pas à descendre sous les 20 dBA affichés (ce qui est donc déjà en dessous de l'échelle de mesure officielle) sur un précédent modèle désormais entre les mains de Matthieu qui s'occupe des tests ventilateurs, nous avons cette fois pu mesurer 16,8 dBA dans un nouveau lieu de mesure encore plus calme (il faut noter qu'il s'agit du premier usage du sonomètre, qui dispose d'un certificat de calibration).


Du coup les mesures ne sont pas comparables avec les précédentes, et nous avons en sus placé le disque à 25 cm au lieu de 50 cm pour le comparatif de 2 To (ce qui rajoute pratiquement 3 dBA soit un doublement du volume sonore). Le disque est placé au niveau du sol, sur de la mousse. Le sonomètre est 25cm plus loin et en hauteur de 25cm pour la mesure.


En simple rotation aucun des disques n'est inaudible / silencieux au sens propre. Les WD Green et WD Red n'en sont pas moins discrets et ils ne se feront pas entendre dans une configuration classique. Pour les amateurs de PC "vraiment" silencieux il faudra par contre un rack pour atténuer le bruit et un boitier bien cloisonné. Le DT01ABA300 fait un peu moins bien, alors que les résultats du Seagate NAS HDD sont décevants et découlent en partie de la présence de 4 plateaux.

En rotation toujours, les disques 7200 tpm se font logiquement plus entendre et auront plus de mal à passer inaperçus dans une machine. Le meilleur d'entre eux est le Toshiba DT01ACA300, juste devant le Seagate 7200.14. Malgré l'usage de 5 plateaux les nuisances en rotation des Black sont inférieures à ces deux disques, probablement du fait d'une coque plus isolante.

A défaut d'êtres véloces, les accès du WD Red sont silencieux et on ne différencie pas vraiment le passage de la simple rotation à la pleine charge. Ce n'est pas le cas des WD Green et de la nouvelle version "2.0" du WD Red pour lesquels le grattage est audible et génère quelques vibrations, et on peut regretter qu'il ne soit pas possible d'utiliser le même réglage que sur le Red pour les accès. Pourtant présent dans les spécifications officielles du Green (le "Quiet seek mode" à 25 dBA au lieu de 29 dBA pour le "Performance seek mode"), le réglage est inaccessible via l'AAM et semble réservé à l'usage interne de WD et utilisé par exemple sur la demande de certains OEM.

Le DT01ABA300 est assez proche du Red pour la discrétion des accès, même si on les entend en tendant l'oreille. A contrario les accès des Seagate NAS HDD se démarquent plus du bruit de rotation.

Le WD Black explose les compteurs lors d'accès et ceux-ci sont certes les plus rapides mais aussi les plus désagréables. Sur les autres disques 7200 tpm l'écart entre rotation et accès n'est pas forcément plus important que sur le Green, mais les vibrations le sont comme sur le Black et il conviendra d'utiliser un système de fixation isolant correctement les vibrations de la structure du boitier. Il faut noter que le son du Seagate 7200.14 lors des accès est plus sourd que celui des Toshiba DT01ACA300 et WD Green / Black ce qui est moins désagréable.


Page 19 - Conclusion

Conclusion
Après une longue période sans comparatif de disques durs suite à la flambée de leurs prix et de nombreux tests et usages quotidiens de SSD, il faut bien avouer que le retour aux HDD nous ramène à la réalité. Lents et souvent bruyants, ces produits ont du mal à faire rêver même si nous ne sommes pas tous aussi sensibles à la vitesse et à la discrétion des SSD. Ces derniers restent néanmoins hors de portée lorsqu'il s'agit d'effectuer du stockage de très grande taille, à cause de leur prix au Go, et cela ne risque pas de changer de sitôt. A moins d'être fortuné ou économe en espace utilisé, il est encore difficile en de se passer complètement de disques durs, que ce soit directement dans la machine ou via un NAS.


Avant de choisir un disque dur, il faut savoir ce que vous allez en faire. Si c'est un simple disque de stockage pour vos fichiers multimédias, en sus d'un SSD pour le système et vos applications courantes, le choix d'un disque fonctionnant à 5400-5900 tpm semble le plus cohérent. Pour cette capacité de 3 To on trouve quatre modèle, deux chez Western Digital (ou 3 si on compte en double le WD Red selon la version de NASWare), un chez Toshiba et un autre chez Seagate.

Malheureusement aucun de ces disques n'a été à la hauteur de nos attentes. Le WD Red 3 To WD30EFRX était parfait pour cet usage ainsi que pour une intégration dans un NAS, mais sa dernière évolution rend ses accès audibles ce qui est dommage : pourquoi diantre le paramétrage n'est pas accessibles par l'AAM ! A moins d'avoir vraiment besoin du SCT ERC et de la garantie 3 ans, autant opter pour un WD Green moins onéreux, les différences semblant finalement être quasi exclusivement logicielles. Devant cette segmentation le Toshiba DT01ABA300 peut faire office d'un bon challenger, mais l'absence de garantie en directe chez Toshiba lui fait perdre des points précieux. Le Seagate NAS HDD 3 To et ses 4 plateaux est pour sa part à éviter.


Quid des disques 7200 tpm ? Même si on reste très loin des SSD, ce sont logiquement les modèles les plus performants, avec un avantage au Seagate Barracuda 7200.14 3 To ST3000DM001 pour la manipulation d'ensembles de fichiers (sauf les petits) et au Toshiba DT01ACA300 et WD Black WD3001FAEX et WD3003FZEX pour les tests purement applicatifs. Ce dernier est toutefois hors de prix, énergivore et très bruyant lors des accès, des défauts que sa garantie de 5 ans ne suffit pas à éliminer. Si votre cœur balance entre les disques Seagate et Toshiba, là encore la gestion de la garantie n'est pas à négliger. Dans tous les cas il faudra par contre faire une croix sur un PC vraiment silencieux, faire appel à une ventilation active (même faible) et prendre garde à utiliser un système de fixation isolant correctement les vibrations de la structure du boitier.

Vous l'aurez compris, le disque dur parfait de 3 To n'existe pas encore, votre choix dépendra donc des compromis que vous êtes prêts à accepter.


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