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Comparatif de cartes mères Z77 Express, ASRock, Asus, Gigabyte et MSI
Cartes Mères
Publié le Mercredi 18 Avril 2012 par Guillaume Louel

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Page 1 - Introduction

Lancé officiellement au début du mois d'avril, le chipset Z77 représente une évolution originale pour Intel, ne serait-ce que dans la stratégie. D'abord il y a la question du socket et de la compatibilité avec les processeurs, toujours importante. Pour une fois, Intel joue la pérennité autour du socket 1155 puisque les cartes lancées l'année dernière, en compagnon des processeurs Core Sandy Bridge seront compatibles - via une mise à jour de BIOS - avec la génération 2012 de processeurs Core, les Ivy Bridge dont le lancement est imminent. La compatibilité va ainsi dans les deux sens puisque les cartes Z77 que nous testons aujourd'hui ne sont pas réservées aux processeurs Ivy Bridge, elles sont aussi compatibles avec les processeurs Sandy Bridge actuels.

Le Z77 représente également un changement de stratégie dans la segmentation d'Intel. Comme nous l'avions vu à l'époque dans notre test des processeurs Core Sandy Bridge, le constructeur intègre désormais dans toutes ses puces LGA 1155 destinées au grand public un cœur graphique. Au lancement en janvier, Intel avait alors proposé une segmentation peu pratique avec d'un côté des chipsets dédiés aux joueurs qui souhaitaient utiliser une carte graphique externe, le P67, et de l'autre des chipsets plutôt orientés bureautiques qui permettaient l'usage de la partie graphique des processeurs. Ces cartes architecturées autour du H67 visaient à remplacer le marché - large - des cartes mères avec IGP intégré, bien souvent destinées à l'entrée de gamme. Certaines fonctionnalités avancées comme l'overclocking étaient alors indisponibles sur ces puces.


Pire, Intel allait contre sa propre stratégie côté processeur en empêchant ainsi l'utilisation, si ce n'est pour les jeux, de la partie graphique de Sandy Bridge pour l'encodage vidéo, une fonctionnalité qui visait plus le marché "enthousiaste" que celui de la bureautique. Cette unité permet un encodage très rapide dont nous avions largement évoqué la qualité modeste. Reste qu'utiliser cette unité était impossible avec la plateforme P67. Intel aura corrigé le tir par la suite en lançant le Z68, plateforme censée combiner le meilleur des deux mondes (vous pouvez vous referez en comparaison à notre comparatif de l'époque) : overclocking et possibilité d'utiliser l'IGP si on le souhaite via des sorties vidéos placées sur la carte mère. Et pour pouvoir accéder à l'encodage vidéo de ses processeurs sans devoir débrancher son écran, Intel aura poussé auprès des constructeurs de cartes mères un logiciel tiers, Virtu de LucidLogix (Intel via sa filiale Intel Capital ayant investi pour rappel dans LucidLogix). Une nouvelle version du logiciel, MVP est d'ailleurs proposée avec la majorité des cartes mères Z77. Nous l'avons pour rappel traité dans un article séparé.

Le lancement du Z77 aujourd'hui poursuit donc dans cette lignée : il n'y aura pas de chipset haut de gamme ne permettant pas d'exploiter l'IGP tel un P77. Cela ne veut pas dire cependant qu'il n'y a pas de nouvelle segmentation puisque Intel aura introduit en parallèle un Z75 qui limite sur deux points, le non support de la technologie de cache Smart Response (un SSD peut être configuré comme un disque qui servira de cache à un système installé sur un disque dur classique), ainsi qu'une limitation sur la répartition des lignes PCI Express en provenance des processeurs Ivy Bridge. Notez que le Z75 aura été globalement boudé par les constructeurs de cartes mères, ce qui n'est probablement pas une mauvaise chose pour la clarté de l'offre pour les consommateurs.


Les processeurs Sandy Bridge (et Ivy Bridge) intègrent en effet en leur sein ce que l'on appelait précédemment le northbridge, un chipset qui s'occupait des tâches critiques de la carte mère comme la gestion de la mémoire ou des ports graphiques PCI Express. Ces fonctionnalités sont intégrées au processeur qui expose ainsi 16 lignes PCI Express qui peuvent être utilisées par la carte mère de diverses manières. Intel segmente ici la façon dont les cartes mères peuvent utiliser ces lignes, même si en pratique cette segmentation n'a pas grand-chose à voir avec le chipset choisi (le Z77 est, dans le langage ancien, un southbridge, une puce dédiée à la gestion des entrées sorties "lentes"). Par rapport aux cartes mères Z68, vous noterez dans le tableau ci-dessus un mode de fonctionnement additionnel à trois ports pilotés par le processeur (en x8/x4/x4). Cette possibilité, qui n'est pas exploitée par toutes les cartes mères, requiert un processeur Ivy Bridge. Notez enfin que les cartes mères Z77 sont toutes "prêtes" pour le PCI Express 3.0, à condition d'utiliser un processeur Ivy Bridge, bien entendu !


Côté nouveautés purement liées au chipset, le Z77 se contente donc principalement d'ajouter - enfin ! - une gestion native de l'USB 3.0 par Intel. Quatre ports sont ainsi exposés par le chipset, qui pourront être utilisés (très) différemment selon les cartes mères. Une autre modification concerne l'utilisation des écrans avec les futurs processeurs Ivy Bridge. Ces processeurs pourront utiliser jusque trois écrans en simultanée… sous quelques conditions. Ainsi, deux écrans Display Port doivent faire partie des trois, et être connectés directement au processeur sans passer par des puces supplémentaires. En faisant cela cependant, on perd la compatibilité Sandy Bridge. Pour ces raisons, vous verrez que toutes les cartes mères de ce comparatif ne proposent (au mieux) qu'un connecteur Display Port. Ivy Bridge ou pas, ces cartes ne supporteront que deux écrans quoiqu'il arrive. La possibilité d'utiliser trois écrans en simultanée se verra peut être ultérieurement sur des plateformes portables par exemple, ou sur des cartes mères 100% dédiées à Ivy Bridge.

Si les changements peuvent sembler minces, les constructeurs de cartes mères proposent pour l'occasion de la sortie du Z77 de nouvelles gammes. Nous avons testé aujourd'hui quatre modèles en provenance des quatre constructeurs principaux du marché, à savoir :
  • ASRock Z77 Extreme6
  • Asus P8Z77-V Pro
  • Gigabyte GA-Z77X-UDH5
  • MSI Z77A-GD65

Toutes ces cartes ont pour point commun de représenter la tranche milieu-haut de gamme des constructeurs avec des prix qui oscillent entre 180 et 200 euros selon les modèles. Nous reviendrons ultérieurement sur les modèles plus abordables des constructeurs.

Avant de nous intéresser aux variations de caractéristiques, aux BIOS EFI, à l'overclocking, la consommation ou les performances des diverses puces additionnelles, commençons par présenter les différents modèles en compétition. Car si le Z77 ne brille pas par ses différences, les constructeurs de cartes mères ont fait, pour certains, des efforts particuliers pour se différencier, ou combler certaines des lacunes que nous avions mis en avant lors de notre comparatif précédent.


Page 2 - ASRock Z77 Extreme6 en test

ASRock Z77 Extreme6

Proposant au moment où nous écrivons ces lignes dix modèles, la gamme Z77 d'ASRock, un temps compacte, s'est étoffée.


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La Z77 Extreme6 vient se placer côté caractéristiques juste en dessous des deux modèles très haut de gamme dont elle reprend certaines des caractéristiques. Elle partage par exemple son étage d'alimentation avec l'Extreme9. Au niveau des puces additionnelles on notera qu'ASRock se distingue principalement autour du contrôleur réseau avec l'utilisation quasi généralisée de puces Broadcom. On notera également au travers de la gamme - et c'est une tendance qui n'est pas liée qu'à ce constructeur - une utilisation massive de composants Asmedia (une filiale d'Asus).


Intéressons nous plus particulièrement au modèle qui nous concerne aujourd'hui, à savoir la Z77 Extreme6. Du côté de l'alimentation on retrouve un circuit 8+4 phases recouvert par deux radiateurs reliés par un heatpipe. ASRock utilise ici un contrôleur Intersil 6367 qui n'est pas encore référencé sur le site du constructeur .


ASRock se distingue par ses trous de fixation supplémentaires pour radiateur LGA 775.

Côté PCI Express, trois ports 16x sont présents sur la carte. Les deux premiers sont espacés de deux slots (permettant l'utilisation de cartes graphiques tri slot) et sont reliés directement au processeur. Ils peuvent fonctionner en mode 16/0 et 8/8 via l'utilisation de switchs NXP L04083B. Crossfire et SLI sont gérés par la carte sur ces ports.


Les deux slots PCI Express x16 principaux sont relies au processeur, le troisième au chipset. Notez le mini PCI Express entre ces deux slots !

Un troisième slot PCI Express x16 est disponible en bas de la carte, mais il est cette fois-ci câblé au chipset Z77 (en PCI Express 2.0) en x4. ASRock utilise un switch PLX PEX8605 4 lignes afin de multiplier les lignes exposées par le chipset (au nombre de 8 au total pour rappel). Ainsi, un port PCIe x1 est présent en haut de la carte, tout comme un slot mini PCI Express qui pourra servir par exemple pour un contrôleur WiFi. Le port n'est pas indiqué comme compatible mSATA (une norme qui utilise un connecteur mini PCI Express pour router un signal SATA). Deux slots PCI traditionnels complètent la liste des ports d'extensions, ces derniers sont pilotés par un pont PCIe/PCI Asmedia ASM1083.


Le switch PLX n'expose que quatre lignes supplémentaires.

Outre ce mini port PCI Express, on notera une autre particularité des cartes mères ASRock : la présence d'un connecteur molex quatre broches pour renforcer l'alimentation des ports PCI Express graphiques.

En matière de contrôleurs, Asmedia est encore représenté côté stockage avec le 1061, un contrôleur Serial ATA 6 Gb/s gérant deux ports. Un des ports est ici partagé vers un connecteur eSATA exposé en façade. En ce qui concerne l'USB 3.0, on retrouvera l'ajout d'un contrôleur EtronTech EJ168A, tandis que le réseau est desservi par une puce Broadcom 57781, le même modèle que celui déjà utilisé sur les Z68 du constructeur.

Façade

Du côté des ports en façade arrière, on notera quelques particularités originales. Le port PS/2 unique est toujours présent à gauche du panneau et l'on retrouvera en dessous deux ports USB 3.0… pilotés par le contrôleur EtronTech ! Attention sur ce point, ces ports sont inaccessibles sous Windows sans l'installation d'un pilote au préalable. Résultat, pour connecter clavier et souris (et qu'ils restent accessibles au boot, et durant l'installation et la configuration d'un OS…) il est vivement conseillé d'utiliser les ports USB 2.0 natifs d'Intel. Deux sont présents sur le panneau, en rouge. La logique aurait voulu que ces ports soient placés sous l'USB 2.0 pour faciliter le montage par les novices. Comme nous le verrons, ASRock n'est pas le seul à utiliser ce type de configuration incongrue.


Deux ports USB 3.0 "natifs" Z77 sont également présents à droite du panneau, une non mise en avant de ces ports qui laisse penser que les performances préliminaires du contrôleur d'Intel n'étaient peut être pas au niveau des espérances des constructeurs de cartes mères. Nous verrons que d'autres constructeurs ont fait le même choix. La présence de ports identiques, bleus, dont la vitesse (et les pilotes) varient est quelque peu perturbante (l'EtronTech n'étant pas, historiquement, le contrôleur USB 3.0 le plus rapide que nous ayons testé).

Le reste de la façade est beaucoup plus conventionnel avec les quatres sorties vidéo (DVI single link, VGA, DP et HDMI, deux utilisables parmi les quatre), un port Firewire géré par un contrôleur VIA 6308S (interconnecté en PCI) ainsi que le port eSATA mentionné précédemment. Ce dernier partage l'un des deux ports du contrôleur ASM1061 qui devient alors inaccessible.

En sus du connecteur Gigabit Ethernet on retrouvera cinq jacks audio assignables complétés par un port S/PDIF. L'audio est pilotée par un contrôleur Realtek ALC898. On retrouvera enfin un bouton ClrCMOS dont l'utilité et le placement restent discutables.

Headers, particularités

ASRock intègre également deux interrupteurs en bas de la carte pour les fonctions Power et Reset qui ravissent tant ceux qui montent leurs cartes mères hors boitiers. Juste à côté on retrouvera également un afficheur LED à deux chiffres indiquant la phase de boot, une liste exhaustive de ces codes étant fournie - sur quatre pages - dans le manuel, un point relativement rare et qui mériterait d'être imité par tous (bien souvent, seule une liste restreinte des codes d'erreurs est livrée). Notez que six connecteurs pour ventilateurs sont présents sur la carte (deux quatre broches, quatre trois broches).


Côté connecteurs internes on retrouvera des classiques pour ASRock comme le port série et le port pour lecteur de disquette. Des connecteurs pour six ports USB 2.0, deux ports USB 3.0 (Intel) et un firewire complètent ces classiques. Deux ports infrarouges (IR et CIR) sont également présents.

Bundle


Terminons par le bundle livré avec la carte, on retrouve ici un manuel particulièrement épais - 256 pages - mais dont seulement 50 pages sont consacrées à chaque langue. Il ne couvre en pratique que les caractéristiques et l'installation. Un manuel de 28 pages additionnel couvre le BIOS tandis que deux feuilles A4 présentent les logiciels (les Xfast sur lesquels nous revideront, et Lucid Virtu MVP que nous avons traité dans un article séparé).


Côté accessoire on retrouvera un bracket USB 3.0 deux ports, fixable au choix via un bracket 3"1/2 ou une équerre PCI. Quatre câbles Serial ATA et un pont SLI complètent l'offre.


Page 3 - Asus P8Z77-V Pro en test

Asus P8Z77-V Pro

Asus propose une gamme Z77 très étendue avec pas moins de onze modèles de cartes mères, qui inclut trois modèles micro ATX et même un modèle mini ITX !


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Côté positionnement, le modèle Pro vient se placer en dessous des deux modèles très haut de gamme, les Workstation et Deluxe. On notera que la marque met en avant certains composants particulièrement intéressants comme des contrôleurs réseau Intel et une utilisation généreuse de contrôleurs Serial ATA et USB 3.0 qui sont généralement ajoutés par paires !


En ce qui concerne la P8Z77-V Pro, Asus utilise un circuit d'alimentation copieusement dimensionné en 12+4+2 phases. Il est recouvert physiquement par deux radiateurs passifs. Notez qu'à l'arrière de la carte on retrouvera deux réglettes censées améliorer la dissipation de chaleur.


L'arrière de la carte est également pourvu de MOSFETs comme nous le verront plus tard dans cet article.

Trois ports PCI Express x16 physiques sont présents sur la carte mère. Les deux premiers sont reliés au processeur en modes x16/x0 ou x8/x8, Asus utilisant des switchs ASM1480 pour gérer cette fonction.


Certaines fonctions sont limitées par manque de lignes PCIe côté chipset.

Le troisième slot est lui connecté directement au chipset Z77 (en PCIe 2.0) et fonctionnera par défaut en mode x1. En effet contrairement à ASRock, Asus n'utilise pas ici de switch PCI Express additionnel pour multiplier les lignes. Résultat si un mode x4 est disponible, il désactivera de facto le contrôleur Serial ATA et l'un des USB additionnel, ainsi que les deux ports PCI Express x1 !

L'un des deux ports PCI Express x1 (celui situé sous la carte graphique principale, et il est vrai rarement utilisé) partage d'ailleurs la bande passante du contrôleur Serial ATA additionnel, il faudra donc choisir entre les deux. La carte est complétée par deux ports PCI traditionnels.

Côté USB 3.0, Asus ne se contente pas de la gestion par le chipset d'Intel puisque deux contrôleurs Asmedia 1042 sont intégrés à la carte (chacun gère deux ports). Asmedia fournit également le contrôleur Serial ATA 6 Gb/s additionnel (l'ASM 1061, deux ports) tandis que pour le réseau, c'est un contrôleur Intel 82579V qui prend place sur la carte, une (bonne) tendance initiée par Asus avec les Z68 et qui se trouve imitée par d'autres constructeurs dans cette gamme de prix, comme nous le verrons plus tard.

Façade

Après avoir abandonné le PS/2 sur la P8Z68-V Pro, ce port refait ici son apparition tout à gauche de la carte. On retrouvera en dessous deux ports USB 3.0 qui, comme chez ASRock, ne sont pas les ports Intel. Il s'agit en effet de deux ports gérés par l'un des contrôleurs Asmedia. Surprenant, et de la même manière deux ports USB 3.0 Intel seulement sont exposés à l'arrière, à droite sous le connecteur réseau.


On se contentera alors de deux ports USB 2.0 (en noir) certes un peu mieux situés que chez ASRock, mais l'on aurait préféré les voir tout à gauche. Asus place un autocollant indiquant qu'il faut brancher clavier et souris USB sur ces ports… Côté écran, les quatre connectiques traditionnelles sont présentes (DVI Single link, DP, HDMI et VGA), dont deux utilisables en simultanée. Côté son 6 jacks sont présents tout comme une sortie S/PDIF optique. La partie son est pilotée par un contrôleur Realtek ALC892. On notera qu'Asus fait l'impasse sur le Firewire, mais pas complètement sur l'eSATA comme nous le verrons plus loin.

Headers, particularités

Les interrupteurs Power et Reset disparaissent par rapport au modèle Z68 équivalent, mais quelques interrupteurs restent. D'abord le MemOK qui permet de résoudre certains conflits mémoire dans le cas de barrettes peu coopératives (table SPD incorrecte ou barrettes qui ne tiennent plus leurs timings), appuyer sur ce bouton lance un mode de résolution spécifique qui permet généralement de corriger le problème. Deux interrupteurs inutiles permettent d'activer les fonctions "EPU" et "TPU" de la carte (économie d'énergie et tuning, tout ceci étant réglable dans le BIOS bien entendu). Asus propose pourtant un interrupteur utile, baptisé Bios FLBK. Le concept, initié lors de l'introduction des cartes mères X79 permet de flasher le BIOS à partir d'une clef USB sans devoir insérer de processeur ou de mémoire dans le système. Une fonctionnalité qui ne servira probablement pas tous les jours mais qui peut dépanner dans certains cas (processeur trop nouveau pour le BIOS présent sur la carte qui refuserait de démarrer, ou BIOS corrompu au point de ne pas pouvoir booter ou d'initier un des mécanismes de restauration). A nos yeux, un bon point dont l'on apprécie qu'il se généralise.


Les leds de diagnostics sont succinctes même si elles sont relativement parlantes, une led s'affiche en effet lors du démarrage à côté de chaque composant en train d'être initialisé. Si la méthode n'est pas aussi précise que des codes de démarrages, elle est facile à comprendre pour tout un chacun. On notera enfin au rang des particularités qu'Asus continue d'utiliser des slots mémoires très pratiques dont l'un des côtés se fixe par cliquet.


Côté connectique interne, on retrouvera les headers nécéssaires pour piloter huit ports USB 2.0, quatres ports USB 3.0 (2 Intel et 2 Asmedia). Un dernier header USB est présent, il servira à connecter un module WiFi livré. Notez que côté ventilation Asus aura vu large avec 6 connecteurs 4 broches pilotables par le BIOS, et via logiciel.

Bundle

Côté bundle effectivement, en plus d'un manuel de bonne qualité, on retrouvera un module USB WiFi qui vient se brancher entre les ports USB 2.0 et le connecteur HDMI. Ce module est compatible 802.11 b/g/n et est livré avec une antenne externe. Asus ajoute dans son bundle quatres nappes SATA ainsi qu'un pont SLI. Une équerre USB 3.0 (2 ports) au format PCI est livré, ainsi qu'une équerre eSATA, elle aussi au format PCI. L'extrémité de cette équerre étant un simple cable SATA que l'on branchera sur le port de son choix. Une solution low cost, mais qui remplace très agréablement le très lent contrôleur JMicron qu'Asus utilisait sur sa génération précédente. Une évolution dans le bon sens.


Notez enfin pour terminer que comme d'habitude chez Asus, la plaque façade à insérer dans le boitier est rembourrée et est censée limiter les interférences électromagnétiques. Elle permet surtout de ne pas se couper les doigts en l'insérant dans le boitier. Les petites rallonges qui permettent de fixer facilement les câbles des boutons power/reset et speaker sont eux aussi présents. Un cout minime pour une fonctionnalité pratique.


Page 4 - Gigabyte GA-Z77X-UD5H en test

Gigabyte GA-Z77X-UD5H

Gigabyte propose une gamme étendue avec pas moins de dix modèles, incluant trois modèles micro ATX.


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On notera que Gigabyte utilise assez copieusement des puces en provenance de VIA dans sa gamme. La GA-Z77X-UD5H vient se placer en dessous du modèle haut de gamme du constructeur. Elle est richement dotée côté puces additionnelles et est disponible en deux versions, une version classique et une version avec module WiFi intégré. Nous avons testé ici la version classique de la carte.


C'est un détail, mais le PCB de la carte est recouvert d'un revêtement mat très esthétique

Le circuit d'alimentation de la carte de Gigabyte est largement dimensionné avec 12+2+1 phases, un contrôleur digital International Rectifier 3567 (la société ayant racheté CHiL en début d'année). Particularité du système d'alimentation, treize MOSFETS sont situés sur la face arrière de la carte, ils ne sont pas recouverts. Côté classique, deux radiateurs recouvrent le circuit d'alimentation, ils sont reliés entre eux par un heatpipe, ce heatpipe descendant jusqu'au radiateur du chipset. Un choix original.


Contrairement aux modèles d'Asrock et d'Asus, cette carte Gigabyte propose trois ports PCI Express x16 physiques qui sont tous les trois reliés directement sur les seize lignes du processeur. Résultat, si l'on utilise un processeur Sandy Bridge dans le système, le troisième port sera indisponible, un état indiqué clairement par un autocollant apposé sur le troisième port. Avec un processeur Ivy Bridge et trois cartes, ces ports fonctionneront en mode x8/x4/x4. Côté switchs, Gigabyte utilise des puces ASM1480.


Notez l'autocollant sur le troisième port.

Ce choix permet d'utiliser différemment les 8 lignes PCI Express 2.0 du chipset, Gigabyte ayant choisi de placer trois ports PCI Express x1 sur sa carte. Un seul port PCI complète la liste des slots. Les cinq autre lignes sont utilisées de manière originale puisque l'on retrouve en premier lieu deux contrôleurs réseau Gigabit Ethernet : un Intel 82579V et Atheros AR-8151 (Atheros ayant été racheté récemment par Qualcomm).

On retrouve ensuite deux contrôleurs Serial ATA 6 Gb/S Marvell 88SE9172, chacun proposant deux ports SATA additionnels. Trois sont disponibles sous la forme de connecteurs internes tandis que le quatrième est exposé sous la forme d'un port eSATA. La dernière ligne PCI Express est utilisée par un pont PCI Express vers PCI.


Vous remarquerez un absent dans cette liste de contrôleurs : il n'y a pas de contrôleur USB 3.0 additionnel dans cette liste. Gigabyte se contente t'il des quatre ports proposés par le Z77 ? Oui et non, puisque la fiche descriptive indique 10 ports disponibles. Par quelle magie ? Deux hubs VIA VL810. Ces puces ont la particularité de pouvoir transformer un port USB 3.0 en quatre ports. La bande passante étant alors partagée. Nous verrons en pratique ce que donne cette solution un peu plus tard.

Façade

Gigabyte choisit un placement original pour sa connectique en façade avec les quatre sorties vidéo (VGA, DVI Single Link, HDMI et DP) placées à gauche et accompagnées par une sortie S/PDIF optique. Suivent ensuite deux ports USB 2.0, un port Firewire (animé par un contrôleur VIA VT6308 en PCI) et le port eSATA évoqué précédemment. Suivent ensuite quatre ports USB 3.0… connectés sur le même hub ! Un choix pour le moins bizarre, ces ports sont surplombés par les deux ports Gigabit Ethernet qui sont eux bien indépendants.


La carte est completée par les six jacks audio traditionnels, Gigabyte utilisant une puce Realtek ALC898 pour le son. On notera au rang des absents le port PS/2.

Headers, particularités

Juste en dessous du socket, on notera la présence d'un connecteur mSATA. Pour rappel il s'agit d'un connecteur qui reprend physiquement l'aspect d'un port mini PCI Express physique, il est cependant relié directement au contrôleur SATA. Dans ce cas il est relié au chipset sur l'un des ports 3 Gb/s qui deviendra alors inutilisable.


Côté interrupteurs, la carte est plutôt bien pourvue avec un gros bouton power, un petit bouton reset ainsi qu'un petit bouton clear CMOS. Ces trois boutons sont placés en haut de la carte à côté de LEDs de diagnostiques (deux chiffres hexa). Une liste complète des codes est présente (sur 4 pages) à la fin du manuel de Gigabyte, un excellent point ! Notez également la présence juste à côté de points de lecture de tensions (PCHIO, VDIMM, DDRVTT, CPUPLL, VSA, CPUVTT, VCORE).

On appréciera également un interrupteur placé tout en bas de la carte et qui permet de passer d'un BIOS à l'autre, la carte incluant deux puces BIOS indépendantes. Autre originalité, on retrouvera à côté des ports SATA un connecteur électrique habituellement utilisé sur les disques durs. Ce port, compact, rempli le même rôle que le Molex que l'on retrouve sur les cartes Asrock : ajouter à l'alimentation des ports PCI Express x16.

Côté headers internes, la carte est riche puisque l'on retrouvera de quoi proposer six ports USB 3.0 additionnels (deux directement connectés sur le chipset, les quatre autres venant du second hub VIA). On notera enfin quatre ports USB 2.0 et un port Firewire. Un connecteur TPM est également inclus. Cinq connecteurs quatre broches pour ventilateurs sont inclus.

Bundle

Gigabyte continue de proposer l'un des meilleurs manuels, suffisamment détaillé pour les novices du montage et suffisamment précis et bien agencé pour offrir aux utilisateurs avancés les informations qu'ils recherchent. Un très bon point.


Pour le reste le bundle inclus 4 nappes SATA, un pont SLI et un bracket USB 3.0 au format 3"1/2. Notez enfin que la plaque qui fait interface entre la façade arrière et le boitier est elle aussi rembourrée, façon Asus. Un autre bon point pour les doigts.


Page 5 - MSI Z77A-GD65 en test

MSI Z77A-GD65

MSI est le constructeur le plus frugal sur sa gamme avec "seulement" six modèles de cartes mères Z77, incluant un modèle micro ATX.


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On notera que MSI dans sa gamme est le seul constructeur à faire entièrement confiance à Intel pour ses ports USB 3.0. MSI ne joue pas non plus réellement la surenchère côté puces, même si le modèle le plus haut de gamme, la GD80 devrait intégrer un contrôleur Thunderbolt. Cette carte n'est pour l'instant pas encore disponible. On notera que le site de MSI référence également deux modèles originaux qui ne sont pas inclus dans notre liste, les Z77A-S01 et Z77MA-S01. Ces modèles semblent être des clones des modèles A-G45 et MA-G45 dont les sorties vidéos ont été retirées. Des modèles dont l'on ne sait pas s'ils seront disponibles en France pour l'instant.


Le PCB de la MSI est très aéré.

Le haut de gamme est donc momentanément incarné par la Z77A-GD65 que nous testons aujourd'hui. Côté circuit d'alimentation MSI qui était jusqu'ici le plus frugal sur les phases d'alimentations propose un circuit 10+2 phases (la Z68A-GD65 se contentait de 6+2).


La carte mère inclus trois slots PCI Express x16 physiques. A l'image de l'UD5H de Gigabyte, MSI connecte ces trois slots directement au processeur (via des switchs ASM1480), ils fonctionneront alors au choix en modes 16/0/0, 8/8/0 et 8/4/4. Le dernier mode n'étant accessible qu'avec un processeur Ivy Bridge, ce qui est indiqué clairement dans le manuel, et assez maladroitement marqué sur l'autocollant présent sur la carte. MSI ajoute par-dessus cela quatre connecteurs PCI Express x1 (connectés au chipset). Aucun slot PCI traditionnel n'est présent, un choix original, les utilisateurs d'anciens périphériques PCI se tourneront vers un autre modèle. MSI économise ainsi une ligne PCI Express qui pourra être utilisée autrement.


L'auto collant n'est pas très précis… Le port ne fonctionnera pas sans Ivy Bridge !

Côté contrôleurs additionnels on retrouvera côté réseau le désormais très populaire Intel 82579V pour le Gigabit Ethernet. Côté stockage MSI utilise un contrôleur Serial ATA 6 Gb/s Asmedia 1061 qui pilote deux ports additionnels, le tout étant complété par un contrôleur Firewire VIA VT6315N connecté en PCI Express. Des choix raisonnables.

Façade

Côté façade, on retrouvera exactement la même configuration que sur la Z68A-GD65. Un port PS/2 accompagne quatre ports USB 2.0, l'USB 3.0 étant disponible sous la forme de deux ports bleu. Côté vidéo MSI n'implémente pas le DisplayPort contrairement à ses petits camarades. Le constructeur propose par contre deux sorties S/PDIF, une optique et une coaxiale. Le tout est completé par les six jacks assignables connectés à un contrôleur Realtek ALC 898.


MSI propose toujours un bouton ClearCMOS, il est cependant petit et placé en renfoncement. Les chances de l'activer sans le vouloir sont faibles !

Headers, particularités

Si la carte de MSI peut sembler légère en puces additionnelles - il est vrai que son PCB est relativement clair - les petites fonctionnalités additionnelles ne manquent pas. Côté interrupteurs on retrouvera des boutons power et reset ainsi qu'un gros interrupteur OC Genie qui active une recherche automatique d'overclocking qui gagne légèrement en intérêt comme nous le verrons par la suite. Des plots de tension sont également présents en haut de la carte, facilement accessibles avec un multimètre.


En bas de la carte, un interrupteur permettra de choisir entre deux BIOS, on notera sur ce point que MSI active automatiquement dans son BIOS une opération de copie. Ainsi, après plusieurs démarrages avec succès sur un nouveau BIOS, le BIOS backup est automatiquement flashé dans la nouvelle version. Cette option est désactivable. On notera à côté de l'interrupteur un double indicateur LED hexa. Les codes sont indiqués dans le manuel sous la forme d'une liste relativement concise, réduite à une page.


Cöté connectique interne, on retrouve de quoi exposer six ports USB 2.0 et deux ports USB 3.0. Un connecteur Firewire et un connecteur TPM sont également de la partie. Cinq ports ventilateurs sont présents (3x4b, 2x 3b).

Bundle

Côté bundle MSI propose trois manuels, résumant la carte, les logiciels et l'installation. Une plaque expliquant l'overclocking des processeurs Ivy Bridge est également livrée. Elle nous semble particulièrement bien conçue puisque elle explique les différences entre les processeurs Intel K et non K, explique les tensions et donne à la fin un tableau donnant quelques conseils sur les tensions à utiliser. Pour les novices de l'overclocking, et même les autres, ce document nous semble une excellente idée !


On admirera le certificat…

Le reste du bundle est plus commun avec quatre nappes SATA, un pont SLI, et des adaptateurs pour faciliter le montage dans le boitier des connectiques front panel. MSI ne livre pas de bracket USB 3.0.


Page 6 - Récapitulatif des caractéristiques

Récapitulatif des caractéristiques

Nous avons récapitulé dans ce grand tableau l'intégralité des caractéristiques des cartes mères que nous avons testées, pour vous permettre plus facilement de les comparer.


Nous ajoutons également un récapitulatif complet des gammes :



Passons désormais aux BIOS qui ont beaucoup évolués par rapport à notre dernier comparatif !


Page 7 - BIOS/UEFI ASRock & Asus

BIOS/UEFI

Le passage à la plateforme Sandy Bridge a entériné, côté Intel, l'arrivée des BIOS de type UEFI. Développé à l'origine par Intel (désormais par un forum ), l'UEFI permet de revenir sur un certain nombre de limitations du BIOS qui fonctionnait toujours, entre autre, en mode 16 bit côté processeur et étaient donc particulièrement limités en mémoire.

Autre nouveauté notable, le changement du système de partitionnement des disques durs qui ne repose plus sur le format MBR mais désormais sur le GUID. Le MBR comptait plusieurs limitations, allant du nombre de partitions à un nombre de secteurs qui empêche de dépasser les 2.2 To avec des secteurs de 512 octets. Le format GUID augmente le nombre de secteurs disponibles et permet également de changer la taille des secteurs physiques, supportant ainsi à terme des disques disposants de secteurs 4K physiques et logiques (actuellement les disques haute capacité grand public utilisent des secteurs 4K physiques et 512 octets logiques pour rester compatible, Windows ne supportant toujours pas les secteurs 4K natifs ).

Le dernier avantage de l'UEFI est la possibilité d'utiliser des pilotes pour les différents composants systèmes, ce qui permet par exemple d'initialiser un contrôleur réseau ou la souris. Ces pilotes peuvent ensuite être passés au système d'exploitation pour autoriser un fonctionnement minimum, ce qui peut être utile pendant et après l'installation de l'OS et avant l'installation des pilotes.

Comme nous allons le voir, les constructeurs ont commencé à prendre en compte ces nouveautés !

ASRock

L'UEFI d'ASRock reprend les grandes lignes de la version précédente, mais il évolue dans le bon sens. D'abord avec des choix de couleurs un peu plus vives pour le fond d'écran et les icones qui améliorent l'ergonomie et la lisibilité. La fonte, blanche, devient un peu plus facilement lisible, même si elle reste relativement fine et petite. L'ergonomie est bonne, les touches page up/down sont fonctionnelles et appuyer vers le haut quand on est en haut d'une page nous renvoit en bas. L'ergonomie clavier est très bonne et l'ergonomie souris se fait d'un clic pour choisir une option et un autre pour la sélectionner. Cela peut sembler évident, mais comme nous le verrons tout le monde n'aime pas la simplicité…


L'onglet principal est classiquement informatif, si ce n'est pour le System Browser. En choisissant cette option, une photo de la carte mère apparait à l'écran. On peut alors en se déplacant sur les composants obtenir des informations supplémentaires par exemple sur le proceseur, la mémoire, et savoir ce qui est branché dans chaque port. Une bonne idée.


Toutes les options d'overclocking sont regroupées dans le panneau OC Tweaker, on notera l'absence d'options d'overclocking automatique, pourtant disponibles auparavant, nous laissant penser que le BIOS n'est pas complètement terminé. En bas, on retrouve toujours la possibilité de sauver des profils d'overclocking, leur accès est pratique.





Les options de réglages avancées sont très classiques. On s'arrêtera sur le premier screenshot qui montre la première vraie implémentation d'une recherche de mise à jour de BIOS… à l'intérieur du BIOS ! Nous saluons ASRock pour l'effort fait sur l'implémentation de cette fonctionnalité, et nous espérons que cette bonne idée devienne universelle



Côté monitoring, ASrock propose deux connecteurs processeurs, un 4b et un 3b qui sont régulés en simultanée, chaque port n'accepte que des ventilateurs de son type cependant. Côté châssis les trois ports sont réglables, ils acceptent chacun les ventilateurs de leur type. On ne trouvera pas de réglages type seuil de rotation, mais le premier port chassis dispose d'un mode thermorégulé.

Pour le reste les options sont traditionnelles. L'implémentation d'ASRock n'est pas la plus ambitieuse sur le plan de l'interface mais elle est parfaitement utilisable et conviviale. C'est tout ce que l'on lui demande après tout !

Asus

La marque dispose d'une double interface, l'EZ Mode et un mode avancé. Avant d'aller plus loin, saluons le choix d'Asus de revenir à une fonte un peu plus grasse et lisible. Si cette nouvelle fonte ne fera saliver aucun fan de typographie, elle reste beaucoup plus lisible qu'auparavant ! On aime.


L'EZ Mode offre un accès aux fonctionnalités essentielles, on retrouve les informations de monitoring de températures, tensions et vitesse de certains ventilateurs, mais pas tous, faute de place ! Les possibilités de réglage sont très minces puisque outre la gestion de l'énergie, on pourra simplement changer l'ordre de boot des périphériques ou forcer le démarrage sur un volume précis. Graphique et sympathique, l'EZ Mode mériterait d'être réellement étendu. En l'état, son utilité est minime.



Avant de parler de l'overlocking, notons qu'Asus a réimplémenté les touches pages up/down qui manquaient à l'appel précédemment. L'interface avancée est globalement très proche de celle d'ASRock dans son esprit et l'on ne s'en plaindra pas. Revenons à l'overclocking, tout se passe ici dans AI Tweaker. Certains réglages avancés sont ajoutés dans des sous menus.




Tous les réglages des périphériques sont placés dans les sous menus du menu Avancé. Asus tend à ajouter des sous menus là où l'on pourrait probablement en retirer quelques uns. Malgré tout cela reste relativement logique.


Côté gestion des ventilateurs, Asus propose de loin le plus d'options. Si les deux ports CPU sont liés, les autres sont indépendants. Tous les ventilateurs châssis sont réglables. Seul écueil, tous les ports sont de type 4 broches… et aucun ne régule un ventilateur 3 broches. Tout du moins, dans le BIOS.

Pour le reste l'implémentation d'Asus est solide, si l'on aura noté quelques artefacts sur le dessin de la souris tout en haut du menu AI Tweaker, le reste de l'interface est une référence.

Malgré tout, nous devons adresser un carton rouge à Asus pour l'implémentation d'une option baptisée ASUS MultiCore Enhancement. Le concept de l'option est simple, lorsqu'elle est active sur un processeur "K", le mode Turbo est désactivé et le processeur passe en mode multiplicateur fixe.Ce multiplicateur est en suite changé à la valeur du mode Turbo un cœur. Un mini overclocking qui ne se voit pas trop si l'on n'y regarde pas de trop prêt.

Le problème, et la raison du carton rouge tient dans la manière dont cette option s'active automatiquement. Ainsi, sur le bios 920, il suffit de régler la fréquence mémoire pour que l'option s'active toute seule. Il en va de même si l'on tente d'activer un profil XMP. Pire, dans le dernier BIOS beta fourni par Asus, et utilisé pour nos tests, l'option est toujours active par défaut, même après une réinitialisation des réglages du BIOS. Cette option n'est, bien entendu, même pas mentionnée dans le manuel. Nous peinons à voir l'intérêt de cette option qui n'apporte rien, si ce n'est à ajouter de la confusion au niveau des réglages (elle contredit les options de choix d'activation du Turbo ou du reglage fixe dans la même page d'OC !)… et tenter de grapiller quelques pourcentages (non négligeables !) dans les benchmarks. On attend un peu plus de sérieux du leader du marché. Bien entendu cette option est désactivée dans nos benchs sur les pages qui suivront.


Page 8 - BIOS/UEFI Gigabyte & MSI

Gigabyte

C'est probablement chez ce constructeur que la nouveauté est la plus grande : Gigabyte propose enfin un BIOS UEFI "graphique". Nous avions évoqué dans les grandes lignes cette interface précédemment, c'est aujourd'hui l'occasion de voir en détail ce qu'elle vaut.


Baptisée 3D BIOS, l'interface affiche un schéma de la carte mère (que l'on peut tourner à 90°, d'où le nom 3D…) où certaines zones sont sélectionnables. Si l'on ne fait rien, ces zones clignotent comme pour inviter votre pointeur de souris…




Première bonne idée, problème et surprise, lorsque l'on clique sur le processeur pour régler le système, on voit apparaitre une fenêtre au milieu de l'écran et, bonne idée, sur la droite une colonne avec des informations de monitoring. Problème, une partie des informations sont cachées. La bonne surprise est que l'on peut effectivement déplacer cette fenêtre, une bonne surprise, et il faut le dire, une première dans un BIOS ! Reste qu'une fois la surprise passée, on ne comprend pas trop l'intérêt de ne pas placer plus correctement la fenêtre… Pour le reste, la quantité d'options varie fortement d'un endroit à l'autre. Au final si l'intention n'est pas mauvaise, la réalisation, bien qu'un peu plus poussée que l'EZ Mode d'Asus, nous renverra vers l'interface avancée.





A l'image des reproches que l'on avait faits à Asus la dernière fois, la fonte choisie par Gigabyte est petite et fine. Globalement le fort contraste entre le fond d'écran et la fonte aide, mais l'on espère mieux à l'avenir. Les réglages d'overclocking sont regroupés dans l'onglet MIT comme à l'habitude, mais Gigabyte a poussé le découpage en sous page bien trop loin. Le meilleur exemple concerne les tensions, découpées en trois pour coller à la narration "3D". Si l'on peut passer sur le marketing, il est plus dur d'accepter que le marketing nuise à l'ergonomie !

Ce n'est pas le seul problème que nous ayons noté, pour une raison bizarre, si cliquer sur une option affiche un menu, il faut double cliquer pour sélectionner ensuite la valeur. Le double clic n'a pas vocation à être utilisé ainsi. Autre problème, parfois certaines options n'affichent pas de menu, si l'on clique dessus, il ne se passe rien. C'est par exemple le cas des tensions ou il faudra utiliser les touches + et - pour passer de Auto a Normal puis dans le cas du Vcore on passera de 1.1 à 2.1V par pas de 0.05V. Certes on peut taper la valeur que l'on souhaite également, mais le manque d'ergonomie est ici patent. Autre bizzarerie, le fait que les touches page up et page down fonctionnent comme les touches + et -. Pas très logique, ni pratique…



Pour le reste les options sont traditionnelles. Globalement Gigabyte produit un BIOS UEFI qui est un bon premier pas, mais la concurrence à pris beaucoup d'avance qu'il faudra rattraper. Certains détails d'ergonomie sont facilement corrigeables, mais la dualité 3D BIOS/mode avancé doit être repensée pour soit être utile et être une vraie alternative, soit être mise de côté au profit d'une interface avancée plus utilisable.

MSI

Terminons par MSI qui propose lui aussi une nouvelle version de son BIOS, baptisé ClickBIOS II.


Terminé les icones qui clignotent et les clics qui ne passent qu'une fois sur deux. Ce nouveau BIOS est utilisable, une fois lancé le BIOS parait même design. On regrettera comme chez tout le monde (sauf Asus) la fonte, petite, et peu contrastée ici dans certains cas !







En pratique tout n'est pas parfait et l'on s'aperçoit assez vite que les choix en matière d'ergonomie sont étranges. Par exemple il faudra double cliquer à chaque fois pour choisir une option, puis double cliquer de nouveau pour valider un menu. Nous tenons à répéter à nos amis Taïwanais que les règles d'ergonomie (et de bon gout !) font que l'on ne devrait jamais utiliser le double clic de cette manière ! Le temps perdu est affolant et on ne sera pas consolé par le fait que la molette de la souris soit gérée ! Globalement MSI a regroupé sous Settings la plupart des réglages, on y trouve d'ailleurs tout sauf l'overclocking. La colonne du milieu est plutôt étroite et l'on se demande rapidement si ces gros boutons étaient nécessaires pour ce qui reste une interface texte au milieu…





Le menu overclocking est lui aussi particulièrement compressé, mais l'on y retrouve toutes les options nécessaires, y compris de quoi sauver des profils. Le manque de délimitations claires fait que l'on perd un peu de temps à chercher la bonne option. On apprécie par contre le menu qui permet de customiser OC Genie ! On peut ainsi forcer la prise en compte de l'XMP par exemple, ou demander des réglages plus agressifs. Un peu de contrôle dans l'automatisme n'est pas un mal.



Le menu Eco est d'une inutilité totale, alors que des dizaines de réglages utiles se retrouvent fourrés dans settings, quelques réglages auxquels on ne touchera jamais prennent un onglet entier. A droite c'est à peine mieux puisque "Browser" permet de booter sur une clef USB spéciale (la Winki, qui se prépare sous Windows). L'intérêt en 2012 est limité. Il est d'autant plus dommage que certaines fonctions du menu Utilities (HDD Backup et surtout Live Update) réclament encore cette Winki. L'intérêt de l'UEFI est justement de se passer de la nécessité de booter un système alternatif ! Le flashage de BIOS se réalise lui sans Winki, heureusement. Terminons sur le fait que les trois boutons au milieu de l'interface (Eco mode, Standard mode et OC Genie II) sont cliquables… mais rien ne se passe.

Si tout est loin d'être parfait, on ne peut que saluer le pas en avant réalisé par MSI qui passe tout de même d'un BIOS quasi inutilisable à quelque chose qui l'est. Ce n'est pas le plus convivial et certaines bizarreries, qui font un peu le charme de ces cartes il faut l'avouer, persistent, mais dans l'absolu c'est fonctionnel, et sans fioritures.


Page 9 - Ventilateurs, Temps de boot

Gestion des ventilateurs

Nous avons récapitulé les caractéristiques de gestion des ventilateurs pour chacune des cartes mères. Pour rappel, PWM indique un ventilateur 4 broches, tandis que DC indique un ventilateur 3 broches.


Notons que si Asus et Gigabyte sont passés à des connecteurs 4 broches exclusifs, seul Gigabyte permet de contrôler un ventilateur 3 broches sur un connecteur 4 broches. Pour Asus le cas est complexe car si le BIOS ne permet pas de piloter un ventilateur 3 broches, FanXpert 2 le permet ! Avec pour seule limitation que cela ne fonctionne pas pour le ventilateur processeur, ce qui est plus gênant au final. ASRock, Gigabyte et MSI offrent une forme de thermorégulation par le BIOS, ce qui est plutôt sympathique. Notez enfin que le seul port alimentation présent dans ces cartes, chez ASRock, n'est pas réglable.

Démarrage

Nous avons également relevé le temps de démarrage des cartes mères. Nous mesurons le temps qui s'écoule entre la pression sur le bouton et le début du lancement du système d'exploitation. Ces temps, qui peuvent paraitre longs, représentent une phase d'initialisation complète de la carte mère. L'alimentation est coupée avant chaque mesure.

Nous mesurons deux scénarios, les réglages bios par défauts, et un réglage "rapide" ou nous désactivons les périphériques inutilisés. Bien souvent les périphériques les plus gourmands sur le temps de boot (les ROMs additionnelles au démarrage pour les contrôleurs réseaux et disques) sont déjà désactivés par défaut chez la majorité des constructeurs.


Si ASRock continue de dominer dans ce test, on note un très gros effort des trois autres constructeurs dont les temps de boot ont été revus copieusement à la baisse par rapport à notre comparatif précédent. Un bon point !


Page 10 - Logiciels ASRock & Asus

Logiciels

Les constructeurs livrent tous un certain nombre d'utilitaires sous Windows, permettant de gérer au mieux leurs cartes. Nous avons fait le tour de l'offre proposée.

ASRock

L'offre logicielle d'ASRock ressemble assez fortement à celle que nous avions couverte il y a quelques mois, on notera cependant une petite nouveauté.


Le logiciel de prioritarisation de traffic réseau Xfast LAN est par exemple toujours présent, il s'agit d'une version customisée pour ASRock d'un logiciel disponible en version payante, cFos Speed.


Côté USB ASRock offre Xfast USB. Le logiciel permet d'accélérer significativement les taux de transferts USB en remplaçant, pour chaque périphérique connecté, le pilote utilisé afin d'améliorer les transferts. Il faudra débrancher et rebrancher le périphérique à la première insertion (pour s'assurer de la détection) mais globalement le fonctionnement est simple, et efficace. Un logiciel résident est également disponible pour gérer la spécification USB Battery Charging qui permet de fournir 1.5 A par les ports USB au lieu de 500 mA (nécessaire pour le chargement via USB par exemple des iPad).


Un autre logiciel, quelque peu fourre tout est proposé sous le nom de AXTU. Il regroupe quelques fonctionnalités de monitoring, de gestion de ventilateurs (équivalentes à ce qui est proposé dans le BIOS) ainsi que quelques options d'overclocking qui demanderont un redémarrage. Deux changements cependant par rapport à la version précédente. D'abord le module d'économie d'énergie, déjà présent précédemment, aura fonctionné cette fois ci ! Deuxièmement, ASRock inclut désormais sous le nom de Xfast RAM, un logiciel de RAMdisk. Une bonne idée !


Le logiciel THX TruStudio Pro est toujours présent, il s'agit pour rappel d'un logiciel développé par Creative qui propose divers effets de traitement audio (conversion multicanal vers stéréo, renforcement du volume des dialogues, compression dynamique pour ajuster le volume, etc…). Le logiciel requiert une activation en ligne.


Terminons sur le dernier logiciel, Instant Boot. Le concept du logiciel est pour le moins original puisqu'il promet un démarrage instantané de Windows. En pratique il s'agit surtout d'une astuce. Lorsque vous éteignez votre PC, il va en réalité forcer Windows à redémarrer complètement… puis s'éteindre (soit en veille RAM, soit en hibernation). Lorsque vous rallumerez votre PC, le PC sortira alors de veille ou d'hibernation, sur un système fraichement booté (ou presque). Nous avons du mal à voir l'intérêt de ce logiciel.

Asus


Le gros de l'offre logicielle d'Asus est regroupée sous un installeur unique, AI Suite. Sur ce point Asus progresse, évitant les téléchargements multiples sur son site. On notera tout de même encore une bizarrerie, la présence simultanée d'AiCharger et d'USB Charger+, deux logiciels identiques. Le bundle unique reste cependant très pratique, et un bon point.

AI Suite apparait comme une barre de lancement d'application, les applications se lancent ainsi au dessus. Les problèmes de ralentissement au démarrage que nous avions notés précédemment ont disparus, AI Suite est très réactif au chargement.




La quantité d'utilitaires présent peut faire peur et les doublons ne se limitent pas à l'USB 3. Ainsi deux logiciels de monitorings sont présents, ils pourraient être fusionnés, tout comme TurboEvo et DigiVRM+. L'excellent FanXpert passe en version 2 avec une détection automatique des ventilateurs branchés, l'interface reste extrêmement conviviale et permet un réglage sous la forme d'une courbe pour ses ventilateurs. Si l'on regrette les doublons, cela reste un sans faute.


L'outil de diagnostic est toujours livré séparément. On notera qu'Asus a retiré l'icône publicitaire pour Zynga qui s'installait avec la version précédente. Un bon point !


Page 11 - Logiciels Gigabyte & MSI

Gigabyte

Gigabyte continue de fournir un nombre élevé d'utilitaires sur son site web. On notera que le DVD livré avec notre carte comportait une erreur sur certains fichiers d'installation, notamment le logiciel d'overclocking EasyTune. Des versions plus récentes des utilitaires étaient de toute façon disponibles sur le site web du constructeur.


La grande nouveauté est baptisée 3D Power. Il s'agit d'un logiciel qui se présente sous la forme d'un cube en 3D qui permet de régler certains détails de l'alimentation. A l'image de ce que l'on a vu dans le BIOS, le découpage en trois de ces options ne fait que servir la narration marketing de la 3D. Qui plus est, lancé sur un IGP, l'animation de ce "cube" rame fortement. On s'en passera.


Le logiciel de prioritarisation réseau LanOptimizer, beaucoup plus utile, est toujours de la partie. Contrairement à ce que nous pensions cependant, il ne s'agit pas d'un utilitaire Realtek rebadgé, mais bel et bien d'un développement de Gigabyte. Il ne fonctionnera ici qu'avec le contrôleur Atheros. Pour rappel le logiciel permet de déterminer la priorité des programmes qui accèdent au réseau, voir leur traffic en temps réel, et le bloquer si l'on le souhaite.


Terminons enfin sur les logiciels @BIOS et EasyTune. Le premier permet de mettre à jour son BIOS par Internet en allant vérifier automatiquement si un nouveau BIOS est disponible. L'utilitaire n'indique pas réellement clairement si une nouvelle version est disponible. Dans notre test, ilnous a proposé de flasher la version actuelle du BIOS par-dessus.


Le dernier point est EasyTune 6, logiciel d'overclocking qui dispose de préréglages. Gigabyte a eu la bonne idée d'ajouter une fonctionnalité de recherche d'overclocking, un peu identique à l'OC Génie de MSI à ceci prêt qu'elle fonctionne sous Windows.

MSI

L'offre logicielle de MSI reste de loin le point faible du constructeur.


Le logiciel de chargement USB de batterie ne pose pas de problème particulier à l'usage.


Il n'en va pas de même pour ControlCenter qui nous a posé de nouveaux problèmes. D'abord à son chargement, ce panneau de contrôle bloque désormais la souris qui peine à répondre pendant plusieurs secondes. Nous aurons également noté de nouveau bugs comme par exemple la fréquence mémoire rapportée qui n'est pas la bonne ! La fréquence SPD des barrettes est ainsi indiqué, et non celle choisie dans le BIOS.


Le problème au démarrage concerne ClickBIOS II, le logiciel de réglage de BIOS sous Windows. Son implémentation est pour le moins chaotique puisque valider un réglage bloque de nouveau pendant de longues secondes le système, pour nous demander au final de redémarrer la machine. Autant aller régler dans le BIOS…


L'utilitaire de mise à jour Live Update 5 aura semblé être un peu plus coopératif cette fois ci côté pilotes, semblant reconnaitre la famille de notre carte mère correctement. Nos pilotes de tests étant plus récents que ceux disponibles sur le site de MSI nous n'avons cependant pas pu confirmer pleinement le fonctionnement. THX TruStudio est, comme chez ASRock, livré avec la carte.


Notez pour terminer qu'à l'installation de ces logiciels, MSI propose, en plus de vous enregistrer à une newsletter, d'installer des papiers peints au logo de la marque. Cette option est cependant décochée par défaut.


Page 12 - Performances globales


Performances globales

Avec l'arrivée du contrôleur mémoire dans le processeur et la disparition des northbridges, les écarts de performances entre les cartes mères deviennent (normalement) inexistants. Nous avons tout de même voulu vérifier que les performances étaient bel et bien celles attendues sur tous les modèles.

PC Mark Vantage

Nous avons d'abord utilisé PC Mark Vantage. Nous utilisons deux tests individuels, la "Suite" qui reprend des extraits des différents scénarios présents dans le logiciel, ainsi que le scénario productivité.


Les performances entre les cartes sont très similaires.

7-Zip

Nous avons utilisé ensuite 7-Zip ou nous effectuons une compression de fichiers en mode LZMA2. Nous utilisons un SSD Vertex 3 Max IOPS connecté à l'un des ports 6 Gb/s du Z77 pour réaliser le test sur toutes les cartes. Le temps de compression en secondes est mesuré, un temps plus court est donc indicatif de meilleures performances.


Les performances sont là encore extrêmement proches. Tout est normal.


Page 13 - Performances disques (SATA / eSATA)

Performances disques

Toutes les cartes mères de ce comparatif intègrent, en sus du contrôleur disque intégré au chipset, un ou plusieurs contrôleurs additionnels pour ajouter des ports Serial ATA 6 supplémentaires ou gérer un port eSATA sur le panneau arrière.

Contrôleurs Serial ATA 6 Gb/s

Nous avons relevé les performances du chipset Intel (en mode 6 et 3 Gb) ainsi que celles des différents contrôleurs additionnels. Si Gigabyte utilise toujours des contrôleurs Marvell, le reste des constructeurs est passé à des contrôleurs ASMedia. Voyons ce que cela donne en pratique, nous utilisons CrystalDiskMark pour mesurer les débits séquentiels et aléatoires d'un Vertex 3 Max IOPS :



[ Sequentiel ]  [ Aléatoire ]

Si les ports du Z77 en SATA 6 sont les plus rapides sans conteste, les performances de l'Asmedia dominent celles du Marvell particulièrement en écriture séquentielle. En aléatoire, les écarts sont encore plus marqués en faveur du nouveau venu, ce qui explique probablement pourquoi il est si largement utilisé par les constructeurs.

Contrôleurs eSATA

Seules deux cartes intègrent directement un port eSATA à l'arrière, c'est le cas de Gigabyte et d'ASRock qui utlisent leurs contrôleurs additionnels respectifs. Asus fournit pour rappel une équerre que l'on peut brancher ou l'on le souhaite.


Sans surprise, les performances sont ici identiques à celles obtenues précédemment.


Page 14 - Performances USB 2.0 / 3.0

Performances USB 2.0

Nous avons mesuré les performances en USB 2.0 sous CrystalDiskMark avec un SSD connecté en USB. Nous avons utilisé également l'utilitaire Xfast USB d'ASRock qui permet d'augmenter les performances via un pilote alternatif. Le logiciel d'Asus, équivalent sur l'USB 3.0, ne propose pas cette fonctionnalité pour l'USB 2.0. Nous mesurons les débits séquentiels :


Les performances sont on ne peut plus proches d'une carte à l'autre. Xfast USB apporte un petit boost, mais il ne fait pas de miracle pour cette interface qui reste lente de nos jours.

USB 3.0 : Débits séquentiels

Nous avons ensuite mesuré les débits séquentiels en USB 3.0 en utilisant notre SSD de test en USB connecté en 3.0. En plus du logiciel Xfast, le logiciel d'Asus est également testé.


Premier point, le hub VIA intégré sur la Gigabyte ne semble pas avoir d'impact quand l'on n'utilise qu'un seul port, ce qui est une bonne chose. Les performances sans mode Turbo du Z77 sont identiques sur les quatre cartes, ce qui est normal. Les modes Turbo sont similaires entre Asus et Asrock avec un avantage d'un cheveu pour le logiciel d'Asus.

Il est surtout interessant de regarder les performances relatives des contrôleurs ASMedia et EtronTech. D'abord si l'ASMedia continue d'être performant, les derniers pilotes EtronTech ont significativement remonté les performances en écriture. On notera que le mode Turbo appliqué à ces modes permet à l'EtronTech d'être extrêmement rapide en écriture, là ou l'ASMedia stagne un peu plus.

USB 3.0 : IOmeter

Afin de tester pleinement les capacités des contrôleurs USB 3.0, nous avons utilisés deux SSD en simultanée pour mesurer les débits en lecture et en écriture.


Plusieurs choses très intéressantes à noter ici ! D'abord le comportement de la carte de Gigabyte, en utilisant deux ports, on se retrouve significativement limité en performances simultanées. Notez que nous avons essayé plusieurs configurations sur les quatre ports à l'arrière de la carte, mais comme nous le supposions les quatre ports sont bien branchés sur le même hub. C'est particulièrement dommage.

En dehors de ce cas, les performances cumulées sont particulièrement elevées en écriture pour le Z77. On notera que l'ASMedia stagne fortement en écriture, et que le mode Turbo est ici contreproductif, le pilote ayant probablement été optimisé pour les accès simples. L'EtronTech se comporte mieux dans ce cas, même si l'on préfèrera les performances du Z77 dans tous les cas. L'USB 3.0 d'Intel semble une réussite dans son implémentation. Etant donné son retard, nous n'en attendions pas moins !


Page 15 - Performances réseau, audio


Performances réseau

Nous mesurons les performances des contrôleurs réseaux via le logiciel de Microsoft, NTttcp. Nous relevons les débits maximums atteints ainsi que le taux d'utilisation processeur. ASRock est le seul à utiliser un contrôleur Broadcom là ou l'Intel est utilisé sur les autres modèles. Gigabyte se distingue en proposant un second contrôleur Atheros en parallèle. Y a-t-il un intérêt ?



[ Débits ]  [ Utilisation CPU ]

Nous avons un nouveau gagnant ! Sans surprise les performances des contrôleurs Intel sont identiques d'une carte à l'autre, et si le Broadcom reste en retrait, c'est l'Atheros qui prend le rôle de nouvelle star avec les meilleurs débits. Cela n'est cependant pas gratuit avec un taux d'utilisation processeur qui est doublé.

Audio

Nous avons utilisé RightMark Audio Analyzer pour mesurer la qualité audio en analogique (en numérique via la sortie S/PDIF, le signal est identique). Nous utilisons le mode loopback qui utilise à la fois l'entrée ligne et la sortie ligne analogique de la carte mère. Deux modèles différents de contrôleurs audio Realtek sont disponibles sur nos cartes, l'ALC 892 et 898. Lequel sortira gagnant ?



[ 16 bit/44.1 kHz ]  [ 24 bit/192 kHz ]

L'ALC 892, s'il arrive à briller légèrement sur certains points reste derrière sur le rapport signal/bruit avec une dynamique plus faible. Résultat Rightmark lui accorde le meilleur score malgré ces points, assez importants, qui sont en dessous. L'ALC898 tire un peu plus son épingle du jeu lorsque l'on regarde les résultats 24 bit ou les écarts sont plus nets.

Les trois cartes en ALC898 obtiennent des résultats très proches avec un léger avantage à la carte de Gigabyte sur la dynamique.

Si Asus ne mise pas sur l'analogique autant que ses concurrents, la marque propose par contre DTS Connect, qui permet pour ceux qui utilisent la sortie S/PDIF l'encodage DTS en temps réel des flux stéréo et (surtout) multicanaux comme les jeux. Un point qui ravira ceux qui utilisent un ampli Home Cinema avec leur PC.

Pour rappel voici ce que proposent les différents bundle logiciels fournis avec les cartes :
  • ASRock Z77 Extreme6 : THX TruStudio Pro (effets DSP)
  • Asus P8Z77-V Pro : DTS Connect (encodage DTS)
  • Gigabyte GA-Z77X-UDH5 : X-Fi Xtreme Fidelity (émulation des effets EAX 5.0 de Creative)
  • MSI Z77A-GD65 : THX TruStudio Pro (effets DSP)

Chacun trouvera son intérêt dans l'une de ces technologies, certains jeux peuvent profiter des effets EAX 5.0 par exemple, même si de nos jours DirectSound/XACT deviennent de plus en plus dominants.


Page 16 - Overclocking automatique

Le Z77 autorise l'overclocking de Sandy Bridge avec les mêmes restrictions que les chipsets précédents. Pour rappel, la fréquence d'horloge utilisée pour le processeur est réutilisée pour les différents bus. Changer la BCLK rend donc rapidement instable le système, et il est préférable d'utiliser le coefficient multiplicateur pour overclocker, chose qui n'est pleinement autorisée qu'avec les versions K de ces processeurs. Pour nos tests, d'overclocking, nous avons remplacé notre 2600K peu coopératif par un 2700K qui l'est un peu plus. Le système de refroidissement utilisé pour les tests est un Noctua NH-C12P SE14

Avant de rentrer dans les tests manuels, nous avons voulu jeter un œil aux solutions automatisées fournies par les constructeurs. Ces derniers proposent des options d'overclocking automatiques, que ce soit dans le BIOS ou de manière logicielle (parfois même les deux !).
Notez également deux points importants sur l'overclocking de Sandy Bridge. D'abord sur le multiplicateur, deux stratégies sont possibles. Le mode Turbo de ces processeurs fait varier le coefficient multiplicateur en fonction de la charge. On peut donc au choix changer de manière individuelle les coefficients Turbo (1, 2, 3 ou 4 cœurs chargés) ou changer le multiplicateur de manière globale (en pratique le même coefficient sur les quatre Turbo).

Tous nos overclockings sont vérifiés sous Prime95. Il nous a été possible d'atteindre des fréquences supérieures, apparement stables sous Windows, mais qui ne tenaient pas cette charge.

ASRock

Probablement du à une jeunesse dans ses BIOS, ASRock ne proposait pas d'option d'overclocking automatique dans son BIOS, contrairement à ce que proposaient ses Z68 qui proposaient deux options quasi redondantes. Un point a vérifier ultérieurement avec l'arrivée de nouveaux BIOS. ASRock ne fournit pas de solution d'overclocking automatique logicielle.

Asus

Asus propose dans son BIOS une option OC Tuner. En la choisissant, la carte mère redémarre en tentant de trouver des réglages optimisés. Dans notre cas nous aurons eu droit à une fréquence de 4,429 MHz obtenus par 103 MHz de BCLK et un multiplicateur de 43. La tension CPU est augmentée de manière automatique à une valeur non visible dans le BIOS. Nous avons noté en charge via CPU-Z une tension de 1.280V et un VID a 1.336. De part notre expérience avec ces valeurs (voir page suivante) cela ressemble donc à une tension de 1.29 entrée manuellement dans le BIOS.

Notez enfin que côté mémoire nous avons droit à 1922 MHz, et que l'IGP est également overclocké, Asus augmente sa tension de 200 mV et monte sa fréquence a 1450 MHz.

Gigabyte

Le constructeur ne propose pas d'option automatique dans son BIOS, un utilitaire sous Windows est cependant fourni, EasyTune 6 qui dispose d'un mode automatique.


En plus de profils prédéfinis, Gigabyte propose un mode "Auto Tuning" censé rechercher les réglages optimaux pour notre processeur. Nous avons obtenus une fréquence de 4.443 GHz avec une fréquence de bus de 103.3 MHz et un multiplicateur à 43x. Côté mémoire notre RAM XMP 2133 MHz aura été cadencée à 1928 MHz. La tension processeur est montée à 1.351. Un overclocking modeste, comme souvent pour les solutions automatiques.

MSI

MSI propose de son côté un interrupteur d'overclocking directement sur la carte mère, OC Genie. Il active un mode de recherche automatique d'overclocking qui redémarre la carte mère pour trouver les réglages optimaux.

Par défaut la tension aura été augmentée a 1.35V pour un coefficient multiplicateur de 42 (soit 4.2 GHz). Contrairement au Z68, notre profil XMP a été appliqué automatiquement par OC Genie. Notez que MSI permet de configurer le fonctionnement d'OC Genie dans son BIOS, ce qui est plutôt une très bonne idée.

Passons maintenant aux tentatives manuelles d'overclocking !


Page 17 - Overclocking manuel

Nous avons cherché à vérifier les capacités d'overclocking de toutes les cartes, en cherchant à obtenir la fréquence la plus haute possible pour différents paliers de tensions.

La notion de tension varie fortement d'une carte mère à l'autre, chaque constructeur manipulant différemment la tension effective (celle que l'on mesure à la sonde) en fonction de celle demandée (le VID envoyé au processeur). Intel prévoit dans sa spécification VRM 12/12.5 qu'en charge, la tension fournie baisse du fait de la sollicitation accrue (le concept du Vdroop). La tension effective en charge est alors plus basse.

Depuis quelques temps, les constructeurs peuvent manipuler la notion de Vdroop au travers de ce qui est appelé "LoadLine Calibration" dans les BIOS. Parfois réglable, l'option permet de mitiger la "perte" naturelle de tension en charge, ce qui peut donner l'impression que l'overclocking est plus facile pour un VID donné. En pratique il ne s'agit cependant que d'une manipulation de la tension finale, mais l'algorithme utilisé chez chaque marque varie significativement, ce qui peut engendrer des différences marquées. A défaut, nous avons activé l'option à 50% sur toutes les cartes, sauf mention contraire plus bas. Nous avons également activé l'Internal PLL Overvolting sur toutes les cartes. En pratique l'option ne nous a pas permis de monter plus haut en fréquence de manière stable.

Malgré ces différences entre la gestion de la tension interne de chaque carte, nous avons tenté de regarder les fréquences atteignables (nous overclockons notre 2700K par le multiplicateur, un ratio de 47 ci-dessous se comprend donc en 4.7 GHz effectif) en augmentant la tension par pallier de 0.05V. Chaque carte doit être considérée indépendamment et l'on ne pourra pas comparer ligne à ligne les cartes mères. Pour chaque cas nous indiquons :
  • La tension demandée dans le BIOS
  • La tension lue, en charge, à la sonde
  • La lecture VID en charge
  • Le ratio maximal atteint (multiplier par 100 pour obtenir la fréquence, 47 = 4.7 GHz)
  • La consommation à la prise de la plateforme


Nous vérifions à chaque fois la stabilité de l'overclocking sous Prime95, seuls les résultats stables sont indiqués. Nous avons atteint des fréquences supérieures sous Windows qui n'étaient pas pleinement stables. Avant de commencer, nous tenons a remercier Martin Malik (auteur de l'excellent logiciel hwinfo ) pour son aide sur le sujet des tensions.

ASRock

Autant dire les choses, la carte d'ASRock aura été la plus complexe à overclocker !


Malgré le niveau 3 de LLC, l'écart entre la tension demandée et celle obtenue est elevé. Malgré tout, impossible à une tension demandée de 1.5V (qui correspond à plus d'1.4 réel en charge) d'atteindre les 5 GHz. En augmentant la compensation de tension (LLC2) nous avons atteint les 5 GHz stables, mais au prix d'une tension réelle énorme, et d'une consommation délirante. A l'image de l'overclocking automatique absent, ASRock ne semble pas avoir terminé son BIOS sur le sujet de l'overclocking.

Asus

La carte d'Asus s'est mieux comportée en overclocking que celle d'ASRock, même si elle aura été un peu rétive sur la fin.


Atteindre les 5 GHz stable aura été complexe malgré la tension lue à la sonde qui est plus élevée que la tension demandée dans le BIOS (mais reste inférieure au VID), la consommation reste cependant très bonne pour 5 GHz.
Gigabyte

La carte de Gigabyte, malgré ses menus un peu éparpillés s'est overclockée très facilement.


Notez que nous n'avons pas pu lire la valeur de tension à la sonde qui restait bloquée à 1.056. Cette tension est rapportée par une puce additionnelle qui n'était pas encore correctement gérée par les outils traditionnels. 1.4V bizzarement ne nous aura pas permis d'être stable à 4.9 GHz, 1.425 auront été nécessaires pour cette fréquence, et finalement pour 5 GHz.

MSI

La carte de MSI aura été parmi les plus simples à overclocker avec celle de Gigabyte.


La montée en tension est très progressive et la consommation mesurée.

Récapitulatif

Sans trop de surprises, avoir 8, 10 ou 12 phases présentes sur nos cartes ne changent pas grand-chose. En pratique les 5 GHz que pouvait encaisser notre processeur de manière stable ont été atteint sur toutes les cartes testées.


Il n'y a ici que la carte d'ASRock qui s'est démarquée par une gestion de la tension qui ne semble pas optimale, ce qui est bien illustré sur ce graphique.


Page 18 - Consommation, température

Consommation

Nous avons mesuré la consommation des différentes cartes. Pour cela, chaque carte mère est testée avec un processeur Core i7 2700K qui est également utilisé pour la partie graphique. Quatre barrettes mémoire sont branchées sur le système, cadencées à 2133 MHz. Un seul disque dur est branché à la machine et nous utilisons l'IGP pour la partie graphique. Ces chiffres ne sont pas comparables aux chiffres de la page précédente, les configurations (nombre de barrettes mémoire, fréquence mémoire, réglages BIOS) différant fortement.
Nous mesurons la consommation totale de la plateforme au repos, en charge processeur (Prime 95) puis en charge processeur + carte graphique (Prime 95 + Furmark).

Notez que les certaines cartes mères proposent des modes d'économie d'énergie qui baissent parfois certaines tensions par exemple. Nous les avons ajoutés à notre comparatif ci-dessous, notez cependant que nous n'avons ajouté que les modes qui ne changent en rien les performances.


Globalement, toutes nos cartes ont une consommation similaire. Celle de l'ASRock est légèrement plus élevée (il s'agit de la carte la plus chargée en puces additionnelles) mais son mode économie d'énergie est le plus efficace. L'EPU d'Asus à l'inverse n'était pas très efficace, possiblement un problème de BIOS. Les écarts sont dans l'absolu très minces.

Températures

Nous avons pour terminé tenté de mesurer la température des circuits d'alimentation des cartes mères. Pour cela nous plaçons les cartes dans un boitier Lian Li PC-P50 R et mesurons la température à l'arrière des circuits VRM avec un thermomètre infrarouge, via une découpe dans la plaque qui tient la carte mère. Deux ventilateurs sont branchés dans le boitier, un en bas à l'avant devant le disque dur tourne à 600 RPM, le second à 1100 RPM en extraction à l'arrière.

Cependant, toutes les cartes ne sont pas conçues de la même manière. Tous les constructeurs placent certaines puces à l'arrière de la carte, dans des quantités et endroits différents. Ainsi Asus ajoute en prime une plaque par-dessus, ce qui complexifie un peu plus les mesures. Voici à quoi ressemblent l'arrière de nos cartes dans le boitier.



[ ASRock ]  [ Asus ]  [ Gigabyte ]  [ MSI ]

Nous avons donc choisi de mesurer trois points :
  • Point chaud sur la partie droite du VRM
  • Point chaud sur la partie haute du VRM
  • Point chaud entre le socket et le VRM droit


Nous avons mesuré ces températures après dix minutes de charge sous Prime 95 dans deux configurations, par défaut (avec profil XMP) et avec notre processeur overclocké à 4.8 GHz.



[ 3.5 GHz ]  [ 4.8 GHz ]

La partie haute des VRM est en général la moins chaude. A 3.5 GHz, elle l'est même beaucoup moins chez Asus et Gigabyte. Pour la partie droite et la mesure entre les VRM et le socket, c'est Gigabyte qui s'en tire le mieux, suivi par Asus. ASRock et MSI ferment la marche mais l'on reste à des écarts faibles.

A 4.8 GHz les écarts sont plus nets. Si Asus garde une VRM en haut très fraiche en comparaison, Gigabyte est très légèrement devant sur la partie droite et le socket. La carte de MSI est bien placée tandis que celle d'ASRock, qui consomme significativement plus pour tenir un overclocking à 4.8 GHz ferme la marche.


Page 19 - Conclusion

Conclusion

Avant d'aller plus loin, on se doit de rappeler qu'en pratique, les différences entre le Z77 et la génération précédente des P67/Z68 sont minces. Ceux qui disposent déjà d'une telle plateforme, même s'ils souhaitent à l'avenir changer de processeur pour un Ivy Bridge ne trouveront qu'un intérêt très modeste à changer de cartes mères. Les P67/Z68, une fois leur BIOS mis à jour, pouront acceuillir et profiter de la majorité des nouveautés des futurs processeurs Intel, a l'exception, selon les cartes, du PCI Express 3.0 (des modèles compatibles existent, même s'il faut être méfiant sur les dires des constructeurs, cf cette actualité).

Nous avons tendance à dire que la carte mère parfaite n'existe pas, et dans notre sélection une évidence s'impose : aucune carte n'est parfaite.

Chez ASRock par exemple nous aurons noté des problèmes avec l'overclocking. Si tout le monde ne s'intéresse pas forcément à cela, la difficulté pour monter en fréquence est une occurrence rare sur une carte de ce prix. Il sera intéressant de voir si cela est corrigé dans un BIOS ultérieur. Car sur le reste, la carte d'ASRock propose un BIOS pratique et fonctionnel, elle est également la plus fournie en puces additionnelles, grâce à l'ajout d'un pont PLX. Elle est aussi la moins chère de notre comparatif, à jeu égal avec la MSI (à partir de 180 euros environ).

A l'inverse, la carte de Gigabyte est la plus chère de notre comparatif avec un prix qui démarre dans les 190 euros. Bien placée en consommation, en overclocking et en dissipation thermique, la carte propose un BIOS et une suite logicielle qui pourront être perfectionnés. Elle propose cependant le contrôleur Gigabit Ethernet le plus rapide. Et si le Marvell côté SATA est plus modeste en performances que l'ASMedia, c'est surtout le choix d'utiliser des hubs VIA qui nous dérange. Si ce n'est que pour proposer quatre ports à l'arrière, autant proposer ceux du chipset plutôt que de vouloir les multiplier artificiellement. Les performances cumulées en pâtiront, les quatre ports étant connectés au même hub sur un seul port physique du chipset. Sur une carte de ce prix, c'est un peu dommage. La carte se distingue tout de même par une implémentation audio analogique de qualité, et la présence d'un logiciel d'émulation EAX 5.0 pourra en décider certains.


En ce qui concerne la carte d'Asus, si l'on passera sur l'option d'overclocking automatique masquée, on doit noter que le constructeur a corrigé plusieurs des points négatifs que nous avions notés dans notre dernier comparatif. La fonte du BIOS est désormais plus lisible et le contrôleur JMicron pour le Serial ATA a disparu. La carte multiplie cependant les contrôleurs externes et en l'absence d'un switch PCI Express pour démultiplier les lignes du chipset, certaines limitations existent empêchant d'utiliser tous les ports en simultanée. On aurait peut-être pu se passer ainsi des contrôleurs ASMedia USB 3.0. Côté suite logicielle la carte d'Asus se démarque et si la puce audio est relativement modeste en ce qui concerne la distorsion analogique, la présence de DTS Connect en fera un choix évident pour ceux qui utilisent leur PC avec un ampli home cinéma ou un kit d'enceinte avec entrée S/PDIF. Si l'on ajoute une suite logicielle bien finie et un module WiFi fourni, la carte propose, pour environ 190 euros un bon compromis. Le seul point rédhibitoire étant la non thermorégulation d'un ventilateur trois broches pour le processeur, que ce soit dans le BIOS ou via Fan Xpert. Ces ventilateurs tendent à disparaitre du marché, mais il sera bon de vérifier avant l'achat que celui présent sur votre radiateur dispose bien d'un connecteur quatre broches !

Pour terminer, la carte la plus surprenante est peut être finalement celle de MSI. Certes, elle ne se démarque pas par de multiples contrôleurs additionnels. Au contraire, MSI propose une carte pragmatique en évitant de proposer des contrôleurs USB 3.0 alternatifs qui sont - de toute manière - moins performants que ceux proposés par Intel. Sur le reste, le choix des composants est toujours le bon, que ce soit côté audio, réseau ou Serial ATA. La carte est même bonne en overclocking en proposant la consommation la plus restreinte. Bien sûr, on trouve aussi quelques défauts, à commencer par la suite logicielle relativement inutile, et surtout un BIOS à l'ergonomie perfectible. Pour ceux qui n'y passent pas leur vie, et avec un prix qui démarre à 180 euros, la carte de MSI propose finalement un compromis à contrepied de ses concurrents. Un rationalisme qui peut séduire.


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