| Comparatif : Les scanners 1 200 dpi DiversScanners Publié le Mercredi 31 Octobre 2001 par Vincent Alzieu URL: /articles/394-1/comparatif-scanners-1-200-dpi.html Page 1 - Introduction Comparatif :Comme pour nombre de périphériques, l´année 2001 des scanners a été chargée. 1 200 dpi optique La première nouvelle est la meilleure : quand on ne trouvait que des scanners 600 dpi optique en entrée de gamme l´an dernier à la même époque, vous aurez bien souvent, et pour le même prix, un périphérique 1 200 ppp optique cette année. Etant donné que la plupart des travaux bureautiques s´opèrent en 300 ppp, voire en 600 pp pour la numérisation de photos, l´intérêt d´une résolution aussi haute peut sembler assez limité. Mais qui peut le plus peut le moins. Le 1 200 dpi intéressera néanmoins surtout les utilisateurs adeptes de la retouche d´image, ceux désireux d´imprimer des agrandis de photos argentiques et ceux qui souhaitent numériser des diapositives.Agfa, le leader jette l´éponge La bête noire : les multifonctions La dernière nouvelle nous vient des Etats-Unis. Les scanners y sont encore plus mis à mal que sur notre territoire. Ils sont, tout comme les imprimantes jet d´encre, fortement menacés par les hybrides "tout en un", tels le PSC 950 de HP. Ce type d´appareil, dit multifonction, rassemble sur un seul périphérique des composants jusqu´à présents dispersés sur une chaîne graphique complète comme une imprimante photo autonome, un scanner à plat, un fax, éventuellement des lecteurs de cartes mémoires et, par la combinaison des fonctions présentes, un photocopieur couleur et noir et blanc. Le risque est donc pour les constructeurs de voir leur chiffre d´affaire déjà malmené se réduire comme peau de chagrin dans les mois qui viennent. D´où l´intérêt d´être présent à la fois sur les secteurs de l´impression et de la numérisation. Avis à ceux que cela intéresse : oui, un comparatif des produits existants est à venir. La logique est donc la suivante : seuls les plus gros survivront. On assiste d´ailleurs dès à présent à une concentration sur les grands noms. En témoigne notre impossibilité de tester le moindre scanner Plustek. Le constructeur s´est rabattu sur l´Allemagne et n´a pu répondre à aucune de nos demandes cette année. Les scanners testés ![]() Le comparatif, le contenu des pages suivantesLa Page 2 décrit la méthodologie suivie pour les tests. Page 3 : détails pour chaque scanner des numérisations en 75 ppp. Page 4 : détails pour chaque scanner des numérisations en 300 ppp. Page 5 : détails pour chaque scanner des numérisations en 600 ppp. Page 6 : détails pour chaque scanner des numérisations en 1 200 ppp. Pages 7, 8, 9 et 10 : Test de chaque scanner. Page 11 : Conclusion. Page 2 - Méthodologie Les testsAfin d´évaluer la qualité des scanners présents dans ce comparatif, nous avons utilisé la configuration suivante : - Windows 98 Deuxième édition - Processeur Intel Celeron 600 - Carte mère Abit BF6 - 128 Mo de SDRAM - Carte Graphique ASUSTeK V7100/2V1D - Lecteur DVD Pioneer A03S La procédure de test inclue les élément suivants : Numérisation en 75 ppp d´une photo argentique. Test chronométré. Exemple pratique : illustration d´un site web. Numérisation en 300 ppp avec l´option de détramage activé d´une photo issue d´un magazine. Test chronométré. Exemple pratique : illustration d´un rapport. Numérisation en 600 ppp d´une photo argentique. Test chronométré. Exemple pratique : Numérisation en vue d´une reproduction agrandie de la photo. Numérisation en 600 ppp d´un téléphone portable. But recherché : évaluer la qualité de restitution des détails distants de quelques millimètres de la plaque (ex : livre à reliure,objet quelconque, etc.). Numérisation en 1 200 ppp d´une photo argentique. Test chronométré. Exemple pratique : Numérisation en vue d´un agrandissement. Numérisation en 1 200 ppp d´un timbre poste. Test chronométré. Exemple pratique : Numérisation en vue de retoucher l´image. Numérisation en 1 200 ppp de mires de couleurs et de mires de gris. Test chronométré. But recherché : Evaluer la qualité de restitution des couleurs. Numérisation en 2 400 ppp d´un timbre. Test chronométré. Exemple pratique : Numérisation en vue de retoucher l´image. Ce dernier test est non noté. Il sert avant tout à donner une idée des possibilités du scanner, de sa rapidité dans ce mode. A terme, les résultats obtenus seront comparés avec les tests à venir des scanners 2 400 ppp optiques. Page 3 - Tests 75 ppp Tests 75 ppp
Page 4 - Tests 300 ppp détramé Tests 300 ppp détramé
Page 5 - Tests 600 ppp Test 600 ppp
Test en relief 600 pppDeux exemples seulement : un scanner CCD, le HP Scanjet 4400c, est comparé au seul scanner CIS du comparatif, le Canoscan 1240U de Canon. Ceci dans le but d´illustrer la difficulté des CIS à numériser des objets en relief. POur plus de détails sur les différences entre CIS et CCD, rendez-vous ici.
Page 6 - Tests 1 200 dpi Tests : 1 200 dpi
Page 7 - Agfa Snapscan e42 Agfa Snapscan e42 ![]()
Des tests, il ressort surtout que ce scanner est très lent. Côté esthétique, l´e42 est encombrant. Bref, ce dernier scanner grand public n´est pas le meilleur d´Agfa. Il dispose néanmoins d´un avantage sur pas mal de ses concurrents : il est ultra-silencieux. Au point d´ailleurs qu´il faut parfois jeter des coups d´œil à la diode d´activité en face avant pour savoir s´il travaille. Pour aller plus loin, même les scanners 600 dpi du constructeur testés précédemment nous ont semblés meilleurs sur presque tous les points, tant en vitesse qu´en qualité. C´est bien simple : le e20 a systématiquement distancé en temps, et parfois de loin (il est jusqu´à quatre fois plus rapide sur le test de détramage), l´e42. Idem pour l´e25, sauf pour le test en 600 dpi optique où l´e42 s´est avéré supérieur. ![]() Un bon point tout de même en ce qui concerne la qualité de ses numérisations. Bien qu´elles soient d´un niveau inférieur à celles de l´e25, plus fidèle d´ailleurs en termes de restitution des couleurs, l´e42 se classe plutôt bien. Attendez-vous tout de même à jongler avec l´option Scanwise présente, un coup avec, un coup sans. Activer ou non l´option modifie les couleurs et leur vivacité. Or justement, les scans obtenus sont parfois trop ternes, d´autre fois trop vifs. ![]() Enfin, le pilote présent est toujours aussi peu pratique. Il faut toujours passer par plusieurs boutons d´accès à des options avant de trouver les paramètres cherchés. C´est autant de perte de temps. Il aurait été plus agréable de disposer d´une interface pour novice, celle là, et d´une autre, souvent qualifiée pour "Experts" et regroupant les points clés sur une seule fenêtre et donnant accès à des paramètres interdits ici, tels la courbe des couleur ou le gamma.![]() Page 8 - Canon CanoScan 1240U Canon CanoScan 1240U Le scanner de Canon testé à l´occasion de notre précédent comparatif fermait la marche des leaders (Agfa, HP, Epson et Canon). Le FB 650U avouait ses plus graves lacunes au niveau du détramage et surtout de la numérisation d´objets en reliefs. Force est de constater que le CanoScan 1240U n´améliore rien de ce côté là. Qui plus est, lui a subit un test auquel avait échappé le FB 650U : celui de la numérisation de mires en vue d´évaluer son aptitude à rendre correctement les couleurs. Le résultat vient expliquer certaines des images qu´il fournit : c´est le scanner le moins fidèle de notre sélection. Mais, il y a heureusement un "Mais", il y a la nouvelle fonction Qare...![]()
Néanmoins, la première déception vient vite : le scanner est très bruyant. La première pré-numérisation est significative : le déplacement du chariot occasionne un bourdonnement assez fort et très désagréable pendant une vingtaine de secondes. Vous noterez au passage que c´est plus rapide que sur l´e42 d´Agfa, mais que c´est aussi trois fois plus lent que sur l´excellent Epson Perfection 640U testé l´an dernier. Les tests suivants sont à l´image de cette première impression. Le CanoScan 1240u est lent, un poil plus lent même que le 650U qu´il remplace. ![]() Les tests à base de photos sont corrects, mais ceux mettant en place la restitution des couleurs ont mis en évidence, et ce n´est pas fréquent sur un scanner, que le capteur rajoute du vert dans les images, par ailleurs trop sombres. ![]() Très bon point en revanche, le CanoScan 1240U propose dans son menu avancé une option d´atténuation des poussières, "Qare". Nous étions un peu sceptiques, nous avons été enchantés : oui, la fonction QARE est bel et bien efficace. Les poussières et rayures présentes sur la photo d´origine ont été en grande partie gommées, sans que cela ne soit pénalisant sur le temps nécessaire à la numérisation du document. ![]() Numérisation avec les paramètres par défaut, sans Qare. ![]() Avec la fonction Qare Au final, le CanoScan 1240U se retrouve pénalisé par ses mauvais résultats aux tests des fidélité des couleurs et de détramage. Le test de numérisation d´un objet en relief a confirmé que les scanners CIS étaient incapables de travailler sur des objets présentant la moindre profondeur. Malgré cela, malgré sa lenteur mais à condition de maîtriser quelque peu les outils de retouche d´image, ce scanner peut trouver sa place sur votre bureau grâce à sa fonction de dépoussiérage. C´est là, avec son très faible encombrement, son meilleur argument.![]() Page 9 - Epson Perfection 1250U Epson Perfection 1250U ![]()
L´an dernier, nous n´avions trouvé comme défauts au Perfection 640U que son épaisseur, surdimensionnée, et son niveau sonore en travail. Passé ces deux points, ce scanner 600 dpi s´était avéré un bijou de technologie, un périphérique très en avance sur sa concurrence. C´est appréciable, Epson a corrigé ces deux défauts. Le 1250U gagne deux centimètres de haut sur les 9 cm que mesurait le 640U. Il fait toujours mastoc comparé aux scanners Canon, mais l´impression visuelle n´est déjà plus la même et son encombrement s´en trouve sensiblement réduit. Même chose pour le bruit : le Perfection 1250U est silencieux et c´est appréciable.Hélas, Epson aurait du cessé là les changements. D´autres points ont égaklement été modifiés et c´est à chaque fois regrettable. Le 640U avait pour premiers avantages d´être extrêmement rapide, nous l´avions alors qualifié de "bombe", et d´offrir des numérisations à chaque fois parmi les meilleures. C´est fâcheux mais c´est ainsi, le 1250U est lent, très lent. C´est tout juste s´il bat sur la corde l´e42 d´Agfa, véritable lanterne rouge en la matière. Pour tout dire, il se fait même largement distancer par le modèle de Canon, pourtant pas un monstre de vitesse. Mais la pire déculottée qu´il prend arrive quand on l´oppose au... 640U. Le précédent modèle était, suivant les épreuves, de 2 à 5 fois plus rapide que celui qui voudrait aujourd´hui le remplacer. ![]() En ce qui concerne la qualité de ses numérisation, rappelons que le 640U excellait dans tous les domaines : 75 ppp, détramage, 600 dpi, 1 200 dpi avec interpolation, etc. Le 1250U est bon, mais jamais meilleur que le 640U. On regrette même au passage que ses détramages soient moins bons que par le passé. Un bon point heureusement : il respecte plutôt bien les couleurs. Ce n´est pas encore parfait, mais le résultat qu´il offre est meilleur que celui de ses concurrents. Les teintes claires et intermédiaires sortent plus foncées qu´elles ne devraient l´être, les foncées au contraire sont éclaircies. Rien de bien grave tout de même. Le résultat conviendra dans la majorité des cas. Au pire, une légère retouche (histogramme puis courbes) permettra de rapidement retrouver les couleurs originales. ![]() Bref, inutile de tourner autour du pot. Si vous cherchez un scanner pas cher, notre réponse sera la même que l´an dernier : Perfection 640U. ![]() Page 10 - HP Scanjet 4400C HP Scanjet 4400C Dear Bob, Je vais peut être vous décevoir mais HP propose ici, et ce pour mon plus grand plaisir, un scanner très "sexy". Il n´y a pas à dire, le Scanjet 4400c est beau. Au point qu´il peut occasionner en magasin un achat dit "coup de coeur". Son design hyper profilé le rend presque agressif. Son nez proche de celui des TGV traduit une impression de vitesse. Pas de chance, l´impression ne s´est pas retrouvée dans nos chronos. Le 4400c est en fait assez lent. ![]()
Côté vitesse, alors que les constructeurs les années précédentes courraient après les secondes, nous assistons ici à une course au plus lent. HP rate l´épreuve de peu : l´e42 d´Agfa est un poil plus lent que lui. Il réussit tout de même une performance digne d´être saluée : le 4400c est plus lent que le 3400c qu´il remplace. ![]() En ce qui concerne la qualité de numérisation, le 4400c s´est révélé très bon dans les basses résolutions, mauvais dans les hautes. Rien d´étonnant à cela finalement, HP, au vu du pilote, estime que ce scanner ne sera acheté que par des débutants. Je reviens un peu plus bas sur le sujet d´ailleurs. Les utilisateurs de ce scanner sont visiblement invités à travailler le plus souvent en 150ppp pour les photos, en 300 ppp pour le reste. Dans ces deux modes, le scanner excelle. Il est donc parfait pour illustrer des documents bureautiques ou pour numériser des photos à destination d´un site web. Hélas, passé les 600 ppp, le scanner s´avère d´une qualité inférieure à celle de ses rivaux. Les traits manquent de netteté. Il s´agit donc d´un scanner à réserver aux petits travaux. ![]() A propos du pilote, lettre ouverte aux développeurs HP : Messieurs de HP, accordez un peu d´attention à nos suppliques. Je sais d´autant mieux que vous pouvez y répondre que vous avez déjà refondu le pilote de vos scanners pour vos appareils multifonctions. Aussi, excusez moi de vous le dire comme je le pense, le pilote du Scanjet 4400c est nul. Ce n´est pas la première fois que je vous le signale, j´imagine – j´espère – que mes collègues de la presse écrite vous l´indiquent aussi, l´interface est mal foutue et les options sont beaucoup trop difficiles d´accès. Qui a pensé ces fenêtres où il faut passer par X menus, X onglets, cocher tant d´options, en vérifier encore dans d´autres menus plus loin en suivant un chemin dont la logique ne suit que celle de son concepteur ? Plus énervant encore : on se casse la tête à cocher toutes nos options, on a une fois de plus confondu le bouton de prénumérisation avec celui de la numérisation tout court, perte de temps une fois de plus, et PAF ! La fenêtre se ferme. Et rebelote, il faut rouvrir le pilote, re-prénumériser, re-tout faire etc. C´est minant à la longue... Alors je vous en conjure, simplifiez vos pilotes. Rendez les options plus accessibles. Ne nous prenez plus tous pour des débutants à qui il faut cacher les options. Non, quand je numérise une photo, je ne veux pas le faire en 150 ppp comme vous me le proposez quand je cherche un peu à quoi correspondent les réglages par défaut. Surtout quand j´achète un 1 200 ppp. Laissez moi le choix de manière explicite, dans un menu tout de suite accessible. Un autre point énervant : pourquoi le pilote relance-t-il automatiquement une numérisation quand on active l´option de suppression du moiré ? Perte de temps à nouveau. bref, le pilote actuel manque de soin, tant dans son interface que dans son ergonomie. Mais je ne désespère pas d´en utiliser un plus efficace un jour. ![]() Page 11 - Conclusion
Copyright © 1997-2026 HardWare.fr. Tous droits réservés. |