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G-SYNC passe sur mobile, sans module !
Cartes Graphiques
Publié le Lundi 1er Juin 2015 par Marc Prieur

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Nvidia vient d'annoncer la version mobile de G-SYNC. A l'instar de la version PC de bureau, le principe est de synchroniser le rafraîchissement de l'écran avec le rendu de l'image par la carte graphique ce qui permet surtout d'améliorer la fluidité sous 60 fps sans subir de tearing comme en V-Sync off. Un principe qui prend donc tout son sens sur des portables qui ne peuvent profiter des GPU les plus rapides et donc les plus gourmands.


La grosse différence de G-SYNC Mobile c'est, comme nous le savions déjà depuis les fuites qui avaient eu lieu fin janvier, qu'il ne nécessite pas de module propriétaire avec un scaler maison à l'inverse de ce qui se passe sur les écrans G-SYNC. Nvidia pilote ici directement la dalle à travers le protocole eDP. Pour rappel depuis de nombreuses années l'eDP permet de contrôler la fréquence de rafraichissement de la dalle, une technologie qui transposée au DisplayPort classique a donné Adaptive Sync qui est utilisé par AMD pour FreeSync.

A l'instar de la version classique, G-SYNC Mobile disposera d'un algorithme afin de faire varier l'overdrive en fonction de la vitesse de rafraichissement, un passage obligé pour ne pas souffrir du ghosting si cette dernière est trop éloignée de la vitesse maximale comme c'est le cas sur les premiers écrans FreeSync. On ne sait par contre pas encore si G-SYNC Mobile dupliquera les images sous la limite basse de la plage de rafraichissement de l'écran afin d'améliorer la fluidité.

La contrepartie à G-SYNC Mobile c'est qu'il est incompatible à ce jour avec Optimus. La dalle doit donc être connectée directement au GPU alors qu'avec Optimus elle est interfacée avec l'iGPU, le GPU GeForce passant par son intermédiaire uniquement en cas de charge le nécessitant. Malgré les efforts faits du côté de la consommation au repos et en charge légère sur les GPU récents, un iGPU reste plus efficace et cela entraînera une autonomie moindre pour les portables G-SYNC Mobile dans un usage bureautique/lecture vidéo, sauf si le fabricant décide de câbler les deux possibilités sur la carte-mère, ce qui ne devrait pas être le cas.


Si un module G-SYNC n'est pas nécessaire il faudra tout de même que les constructeurs de portables passent par un système de qualification auprès de Nvidia qui permettra de s'assurer notamment que la dalle offre un niveau de qualité suffisant. Mais cette qualification est payante et probablement accompagné d'un système de redevance dont le montant reste inconnu. ASUS, Clevo, Gigabyte et MSI annoncent déjà des portables compatibles, attention pour certains au moins il s'agit de modèles spécifiques vu la désignation. Nous devrions assister à l'occasion du Computex à quelques démonstrations, et nous pourrons alors demander quelques éclaircissements à Nvidia.

En effet plus globalement l'arrivée de G-SYNC mobile pose bien entendu des questions du côté des PC de bureau. Si en l'absence de scaler gérant l'Adaptive Sync issu de l'eDP le module G-SYNC était nécessaire, G-SYNC Mobile prouve qu'il n'est plus nécessaire au moins depuis les derniers GPU Maxwell. Cela va à l'encontre de ce que Nvidia nous avait affirmé lors de la présentation des GTX 980 et 970, et à la même époque Nvidia avait démenti l'éventualité d'un support d'Adaptive Sync sur GeForce suite à une rumeur allant dans ce sens.

Aujourd'hui rien ne semble s'opposer à l'arrivée d'un "G-SYNC 2.0" pour PC de bureau sans module. Le cas échéant, connaissant Nvidia on peut toutefois s'attendre à ce que l'usage soit bien moins permissif que chez AMD qui autorise l'utilisation d'Adaptive-Sync sur tout écran supportant la technologie, avec comme c'est le cas sur Mobile un système de qualification… et de redevance ! On pourrait alors voir arriver des écrans supportant une fréquence de rafraîchissement variable sur les GPU AMD et Nvidia, mais seul Nvidia tirerait un bénéfice immédiat de leur vente...

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