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Comparatif de cartes mères Z68 Express ASRock, Asus, Gigabyte et MSI
Cartes Mères
Publié le Mardi 27 Septembre 2011 par Guillaume Louel

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Page 1 - Introduction

Lancé en mai dernier, le chipset Z68 d'Intel est venu compléter l'offre LGA 1155 d'Intel en unifiant les capacités des deux chipsets lancés précédemment, les P67 et les H67. Les premiers avaient la particularité "d'autoriser" l'overclocking (qui se fait désormais sur la plateforme Sandy Bridge par le biais du coefficient multiplicateur) et la gestion de deux ports graphiques PCI Express x16 (câblés en 2x8) mais étaient dépourvus du support de la puce vidéo intégrée aux processeurs d'Intel. Les H67 apportaient de leur côté le support de l'IGP, au détriment de l'overclocking et du PCI Express. Une segmentation extrême prônée par Intel qui se retrouve unifiée, au moins sur le plan des fonctionnalités, dans les cartes mères Z68, un sujet que nous avions précédemment abordés.

Il faut noter que de base, Intel ne permet pas de profiter du QuickSync de l'IGP si ce dernier n'est pas utilisé pour l'affichage, ce qui est contournable par le logiciel Virtu de Lucid Logix livré avec la plupart des cartes Z68. Pour se faire il faut utiliser le d-Mode qui virtualise l'IGP via le GPU. En i-Mode on est au contraire connecté à l'IGP et c'est le GPU qui est virtualisé et utilisé en charge jeu, mais cette fonction se base sur des profils par forcément à jour, impacte dans tous les cas négativement les performances et n'apporte pas de gain notable en consommation... à éviter donc !

Nous avons voulu revenir pour l'occasion sur l'offre proposée par les constructeurs de cartes mères autour de ce nouveau chipset avec comme critère une tranche de prix allant de 140 à 170 euros environ et l'utilisation complète des fonctions du Z68 Express, que ce soit au niveau de l'IGP (plusieurs sorties vidéos liées à l'IGP) ou du PCI Express (deux ports PCI-Express x8). Quatre modèles ont été retenus, un pour chacun des constructeurs principaux du marché, à savoir par ordre alphabétique :
  • ASRock Z68 Extreme4
  • Asus P8Z68-V Pro
  • Gigabyte Z68X-UD3H-B3
  • MSI Z68A-GD65 B3
Il est également intéressant de noter que ces cartes mères partagent systématiquement une série de caractéristiques que l'on retrouve sur autres modèles P67/Z68 des mêmes constructeurs, qu'il s'agisse des grandes lignes du design, des composants intégrés, des nouvelles interfaces BIOS ou des suites logiciels. Des enseignements qui pourront donc être élargis, dans une certaine mesure, au reste de la gamme LGA 1155.


Pour ce comparatif nous nous sommes intéressés à ce qui permet de différencier ces différents modèles dont la base est souvent extrêmement commune. Des caractéristiques aux BIOS EFI en passant par les capacités d'overclocking, la consommation ou les performances des puces additionnelles, nous allons tenter de faire un point complet de l'offre de chacun des constructeurs.

Commençons d'abord par une présentation des modèles.


Page 2 - ASRock Z68 Extreme4

ASRock Z68 Extreme4

Pendant de la P67 Extreme4, la Z68 Extreme 4 d'ASRock reprend son design et ses grandes lignes. Le PCB de la carte est passablement chargé, sans trop de surprise étant donné le fait que la carte est l'une des plus complètes de notre comparatif en termes de contrôleurs.


Du côté de l'alimentation processeur on retrouve un circuit de régulation en 10+2 phases relativement classique, les bobines et les circuits de régulations étant recouverts par un radiateur. Un contrôleur CHiL 8328 capable de gérer deux tensions en parallèle sur 7+1 phases chacune est utilisé.

Comme toutes les cartes de notre comparatif, les deux premiers slots PCI Express x16 se partagent les 16 lignes en provenance du processeur, on a donc au choix un seul slot actif en mode x16, ou deux en mode x8. ASRock utilise des switchs PCI Express ASMedia ASM1440. Notez que ces ports supportent le CrossfireX et le SLI, là encore une caractéristique commune à toutes nos cartes. Particularité unique, un connecteur molex est présent sur la carte pour renforcer l'alimentation des ports PCI Express.


Côté PCI Express toujours on retrouve en bas de la carte un troisième port 16x câblé électriquement en mode 4x, ainsi que deux x1 qui entourent le port graphique principal. Le chipset Z68 en lui-même ne gère que 8 lignes PCI Express, qui doivent être séparées entre ces ports et les différents contrôleurs (USB 3.0, disques…) intégrés. Pour cela ASRock fait appel à un switch PCI Express 8 lignes de chez PLX, le 8608. Les 8 lignes peuvent être configurées en entrée comme en sortie et permettent d'étendre le nombre de contrôleurs gérés.

En premier lieu on trouve un pont PCIe vers PCI pour gérer les deux ports PCI présents sur la carte, il s'agit d'un pont ASMedia 1083 (gérant nativement jusque 3 ports). Du côté de l'USB, ASRock opte pour deux contrôleurs EtronTech EJ168A capables chacun de gérer deux ports USB 3.0.


Chose originale, ASRock propose des trous de fixation pour les radiateurs Socket 775

Niveau stockage, un contrôleur Marvell 88SE9120 vient rajouter deux ports Serial ATA 6 Gb/s ainsi qu'un port eSATA. En pratique cependant le 9120 ne gèrent que deux ports en simultanée : un port SATA est donc partagé avec l'eSATA, pas vraiment pratique.

Côté réseau, ASRock se distingue de ses petits camarades avec un contrôleur réseau Broadcom 57781 connecté en PCI Express 1x.

Façade

Du côté des ports en façade arrière, on notera quelques particularités. Outre un port PS/2, Gigabit Ethernet et quatre USB 2.0, on retrouve un port FireWire (géré par un contrôleur VIA connecté en PCI Express 1.1), le port eSATA partagé mentionné précédemment ainsi que deux ports USB 3.0 (l'un des deux contrôleurs EtronTech). Côté audio on retrouve 5 jacks assignables à la place des traditionnels 6 ainsi qu'une sortie S/PDIF. La partie audio est gérée sur cette carte mère par un contrôleur Realtek ALC 892, amplement représenté sur les autres cartes du comparatif. Z68 oblige, on retrouve quatre sorties vidéo, DisplayPort, DVI (single link), VGA et HDMI. Deux parmi les quatre sont utilisables en simultanée.


Notez pour terminer la présence en façade arrière d'un interrupteur permettant d'effectuer une remise à zéro du BIOS. Les overclockers apprécieront peut être, ceux qui appuient dessus par erreur en branchant a l'aveugle un connecteur USB probablement moins.

Headers, particularités

L'interrupteur de remise à zéro n'est pas le seul présent sur la carte puisque l'on retrouve des boutons power et reset, là encore pratiques pour ceux qui montent les cartes mères hors boitier. On notera également un afficheur LED à deux valeurs hexadécimales qui affichent une série de codes au démarrage et permettent d'isoler le problème le cas échéant. Bon point, ASRock fournit une liste exhaustive des codes d'erreurs dans le manuel de la carte (4 pages !). Terminons sur les connecteurs présents directement sur la carte mère. D'abord côté ventilateurs, on retrouve cinq connecteurs dont 2 de type 4 broches. Les cinq ports sont réglables dans le BIOS, en notant que la gestion des ports processeurs est liée pour les 2 headers.


Pour le reste on retrouvera des connecteurs pour 6 ports USB 2.0, 2 ports USB 3.0, 1 port Firewire, 1 port RS-232 et plus surprenant, un port pour lecteur de disquettes. La puce Super I/O Nuvoton qui gère le monitoring intègre en effet un contrôleur disquette. Une possibilité qu'ASRock est le seul à exploiter.

Bundle

Terminons par un mot sur le bundle livré avec la carte. Il est plutôt exhaustif et le manuel impressionne par son épaisseur avec plus de 320 pages. Il impressionne moins par son contenu avec seulement 45 pages par langue, en pratique il ne couvre que l'installation et n'évoque ni le BIOS, ni les particularités logicielles. Cela est couvert dans deux autres petits fascicules livré avec la carte.


Pour le reste le bundle inclut quatre nappes Serial ATA, une nappe Floppy, un pont SLI, un bracket USB 3.0 deux ports livré avec une équerre PCI et une façade 3"1/2, un cable audio jack et un adaptateur Molex 4 pins vers alimentation Serial ATA.


Page 3 - Asus P8Z68-V Pro

Asus P8Z68-V Pro

Comme la plupart de ses petits camarades, Asus utilise un design globalement unique pour la majorité de sa gamme de cartes mères P67 et Z68, la P8Z68-V Pro s'inscrit donc dans la lignée de ces cartes. Le circuit d'alimentation du processeur est en 12+4 phases.


La carte embarque trois ports PCI Express x16, les deux premiers se partageant les 16 lignes du processeur via des switchs ASMedia ASM1440. Le second slot est connecté en x4 via les lignes du chipset Intel, et l'on retrouve également deux slots x1. Cependant contrairement à ASRock, on ne retrouve pas ici de pont PLX pour étendre le nombre de lignes disponibles. Résultat ces slots se partagent les lignes et si le troisième port x16 est capable de fonctionner en mode x4, par défaut il est connecté en mode x1 ! L'utiliser en mode x1 désactive le second slot x1, celui présent sous le port graphique principal (on peut également forcer la désactivation du second contrôleur USB 3.0 à sa place). En mode x4, il désactivera les deux slots x1, un des deux contrôleurs USB 3.0 et le contrôleur eSATA. A quoi bon mettre un port x16 dans ces conditions, on se le demande…


L'USB 3.0 est géré ici par deux puces ASMedia ASM1042, et si les puces ASMedia en général sont nombreuses sur les cartes, Asus est le seul à en utiliser dans ce comparatif les contrôleurs USB 3.0. Chacun d'entre eux gère deux ports.


Côté stockage additionnel, Marvell a le monopole avec ici le 9172 qui anime deux ports Serial ATA 6 Gb/s additionnels. Un second contrôleur est présent, un Jmicron JMB362. Il s'agit d'un contrôleur PCI Express assez ancien pouvant gérer deux ports SATA 3 Gb/s en simultanée. Un seul de ces ports est exploité ici.

Pour le réseau par contre, Asus sort les grands moyens en étant le seul à proposer un contrôleur Intel 82579, compatible Gigabit Ethernet.

Façade

Asus est le seul constructeur à laisser disparaitre le port PS/2 de sa façade arrière, probablement une bonne idée pour la majorité des utilisateurs. Cela laisse de la place pour 6 ports USB 2.0, deux ports 3.0, ainsi que les ports eSATA, et Gigabit Ethernet mentionnés précédemment. Côté son, une sortie S/PDIF optique et six jacks assignables sont animés par un contrôleur Realtek ALC892.


Trois sorties vidéo complètent la carte VGA, DVI (Single Link) et HDMI, seuls deux parmi les trois, au choix, sont utilisables en simultanée.

Headers, particularités

La carte d'Asus ne manque pas de particularités avec en premier lieu une série d'interrupteurs. Outre les boutons Power/Reset, un bouton MemOK permet de résoudre automatiquement les conflits mémoire. Si le système refuse de démarrer à cause de mémoire non coopérante (table SPD incorrecte), on peut appuyer sur ce bouton pour forcer un mécanisme de résolution qui permet de démarrer la machine. En pratique ce type de problème est de nos jours relativement rare.


Plus utile à notre gout, on retrouve des LEDs de diagnostique qui s'allument respectivement à côté du processeur, de la mémoire et du port graphique. S'il est moins complet que le système de diagnostic très exhaustif utilisé par ASRock, ces trois leds sont une implémentation alternative à bas cout qui nous semble intéressante. Notez enfin sur le sujet des particularités qu'Asus utilise des slots mémoires à fixation asymétriques. Si en haut on retrouve le clip traditionnel, en bas il s'agit d'un système à cliquet. L'idée étant de faciliter le montage de la mémoire lorsqu'une carte graphique est déjà installée.

Pour le reste on retrouvera de quoi connecter 6 ports USB 2.0, deux ports USB 3.0 et deux ports Firewire (par le biais d'un contrôleur VIA en PCI). Côté ventilation, on retrouve de quoi connecter 6 ventilateurs (dont trois 4 broches). Deux d'entre eux sont contrôlables par le BIOS.

Bundle

Côté bundle, Asus fournit outre un manuel de bonne qualité quatre câbles Serial ATA, un pont SLI, un pont Crossfire et une équerre PCI exposant deux ports USB 3.0. Notez qu'Asus fournit également deux petits accessoires intéressants, d'abord une variation de la traditionnelle plaque que l'on place entre le boitier et la carte mère. Celle-ci est rembourrée. Outre limiter les interférences électromagnétiques, elle permet surtout de ne pas se couper les doigts en l'insérant dans un boitier.


L'autre est un déport des différents connecteurs "front panel" du boitier qui permet de connecter simplement les câbles des boutons power, reset ainsi que les différentes leds et le haut parleur sur un petit embout que l'on insère d'un coup sur la carte mère. Une petite idée qui facilite le montage dans le boitier.


Page 4 - Gigabyte Z68X-UD3H-B3

Gigabyte Z68X-UD3H-B3

Gigabyte dispose d'une des gammes Z68 les plus étendues, des cartes qui reposent globalement sur des socles communs. La Z68X-UD3H et un modèle milieu de gamme pour le constructeur, même si elle se détache un peu du reste avec son PCB noir. Le circuit d'alimentation de la carte mère est en 6+1 phase contrôlé par une puce iTE8725E compatible avec la norme VR12 d'Intel (qui prend en charge les processeurs Sandy Bridge et Ivy Bridge d'un point de vue électrique).


Deux ports PCI Express 16x sont présents sur la carte, animés par des switchs Pericom 2415ZHE, switchs exclusivement compatibles PCI Express 2.0 même si Gigabyte indique sur son site que ses cartes sont compatibles avec la norme 3.0, un sujet sur lequel nous sommes déjà revenu dans nos actualités. Contrairement à ASRock, ce modèle n'utilise pas de switch PCI Express additionnel pour multiplier les lignes du chipset. Ici, on retrouve trois ports x1 sur la carte, les cinq autres lignes étant dévolues aux différents contrôleurs additionnels.


Pour l'USB 3.0, tout comme ASRock, Gigabyte a choisi des contrôleurs EtronTech EJ168A. Deux sont présents sur la carte passant le total a 4 ports (deux en façade, deux sur la carte).

Côté stockage Gigabyte fait un choix original puisque si l'on retrouve de manière classique un contrôleur Marvell 9128 (le même que celui utilisé par Asus) pour ajouter deux ports Serial ATA 6 Gb/s additionnels, seuls 5 des 6 ports Serial ATA gérés par le chipset Intel sont disponibles en interne. Le port SATA 3 Gb/s manquant se retrouve déporté en façade, pour piloter le port eSATA de la carte. Une solution originale dont on mesurera attentivement les performances.


Côté réseau, c'est un contrôleur Gigabit Ethernet de Realtek, le RTL8111E qui équipe la carte.

Façade

La façade arrière abrite un port PS/2 ainsi que quatre ports USB 2.0 gérés directement par le chipset (en rouge). Les deux ports USB bleu sont bien entendu à la norme USB 3.0 et gérés par l'un des deux contrôleurs Etrontech. Outre le port eSATA mentionné précédemment, on retrouve un port Firewire animé par un contrôleur VIA, le VT6308P déjà présent sur la carte d'Asus. Il s'agit d'un contrôleur PCI, et non PCI Express pour rappel. Côté son, on retrouve une sortie optique ainsi que six jacks assignables. A noter que Gigabyte est le seul constructeur à utiliser un ALC889 de Realtek, plus ancien que le 892 présent sur les autres modèles. Nous reviendrons sur leurs performances respectives plus tard dans cet article.


Du côté de la vidéo, VGA, DVI (single link), Display Port et HDMI sont présents sur la carte, seules deux sont utilisables en simultanée.

Headers, particularités

La carte de Gigabyte est la seule à ne pas proposer d'interrupteurs sur sa carte pour les fonctions Power et Reset. Il n'y a pas non plus d'interrupteur pour la fonctionnalité "Dual BIOS", qui ne se déclenche qu'automatiquement.

Du côté des connecteurs internes, on retrouve de quoi ajouter 8 ports USB 2.0, deux ports USB 3.0, un port Firewire, un port RS-232 ainsi qu'un connecteur pour module TPM.


Du côté de la ventilation, on retrouve deux connecteurs 4 broches et deux 3 broches, seuls le header processeur est contrôlable via le BIOS.

Bundle

Le bundle de Gigabyte est de loin le plus succinct avec seulement quatre nappes Serial ATA et un pont SLI.


Le manuel est cependant de bonne qualité, particulièrement complet sur la partie montage.


Page 5 - MSI Z68A-GD65 B3

MSI Z68A-GD65 B3

Là encore, la Z68A-GD65 de MSI repose sur un design d'une carte P67, la P67A-GD65 du même constructeur. Le design et les fonctionnalités sont relativement similaires. La carte de MSI n'est pas la plus chargée au niveau de son PCB qui reste relativement aéré, à l'image de la carte de Gigabyte.


Côté alimentation CPU, on retrouve un circuit de régulation en 6+2 phases, surplombé d'un radiateur, le contrôleur étant un UT257 (8 phases).

Les deux ports PCI Express x16 sont pilotés par des switchs ASMedia 1430, on trouve également 3 ports PCI Express x1 connectés directement aux lignes exposées par le chipset Z68. Encore à l'image de la carte de Gigabyte, MSI n'utilise pas de switch PCI Express additionnel. Les deux ports PCI traditionnels sont gérés par un pont PCIe vers PCI de chez ASMedia, l'ASM1083 que l'on avait retrouvé sur les cartes d'Asus et d'ASRock.


Côté USB, MSI a choisi les contrôleurs NEC/Renasas D720200A. Au nombre de deux sur la carte, ils gèrent chacun deux ports USB 3.0 pour un total de quatre

MSI utilise un contrôleur Marvell côté stockage pour ajouter deux ports Serial ATA 6 Gb/s, la carte ne possède pas par contre de port eSATA.

Le contrôleur réseau est de son côté relativement classique puisqu'il s'agit d'un modèle Realtek RTL8111E connecté en PCI Express 1.1.

Façade

La façade arrière reprend un port PS/2 et quatre ports USB 2.0 gérés par le chipset. Deux ports USB 3.0 (issus du même contrôleur Renasas) sont présents en plus du connecteur Gigabit Ethernet. Côté son on retrouve les 6 jacks assignables ainsi que deux sorties S/PDIF, une au format optique et l'autre au format coaxial que les audiophiles apprécieront. Comme sur la majorité des autres cartes, l'audio est géré par un contrôleur Realtek ALC892.


Côté vidéo MSI fournit des sorties VGA, DVI (single link) et HDMI. Deux sur trois sont utilisables en simultanée. Notez enfin la présence d'un bouton de remise à zéro du BIOS là aussi. Il a l'avantage d'être beaucoup moins accessible que celui de la carte mère d'ASRock, limitant les chances d'appuyer dessus sans le vouloir.

Headers, particularités

MSI est relativement généreux en ce qui concerne les interrupteurs sur sa carte puisqu'en plus des power et reset, on trouve un bouton OC Genie qui déclenche le système d'overclocking automatique du constructeur sur lequel nous reviendrons plus tard dans cet article. On notera également la présence d'une série de leds qui indiquent le nombre de phases utilisées, un peu gadget. Les overclockers apprécieront par contre la présence de plots de mesure de tensions. On peut mesurer ainsi la tension processeur, CPU_VTT, celle de l'IGP, mémoire, et celle du chipset.


Pour le reste les connecteurs présents sur la carte permettent d'ajouter 6 ports USB 2.0, deux ports USB 2.0, un port RS-232 ainsi qu'un connecteur pour module TPM. On retrouve également 5 connecteurs pour ventilateurs, donc deux 4 broches. Trois sont pilotables via le BIOS.


Bundle

On termine une fois de plus par le bundle livré avec la carte, relativement succinct mais qui va à l'essentiel. Le manuel en anglais détaille l'installation, le fonctionnement du BIOS ainsi que les logiciels annexes.


Pour le reste, MSI fournit quatre nappes Serial ATA, un pont SLI, un adaptateur Molex 4 pins vers alimentation SATA. Une équerre USB 3.0 deux ports est également fournie, de type PCI.


Page 6 - Récapitulatif des caractéristiques

Récapitulatif des caractéristiques

Nous avons récapitulé dans ce grand tableau l'intégralité des caractéristiques des cartes mères que nous avons testées, pour vous permettre plus facilement de les comparer.


Passons maintenant aux BIOS qui implémentent la nouvelle norme UEFI.


Page 7 - BIOS/UEFI ASRock & ASUS

BIOS/UEFI

Le passage à la plateforme Sandy Bridge a entériné, côté Intel, l'arrivée des BIOS de type UEFI. Développé à l'origine par Intel (désormais par un forum ), l'UEFI permet de revenir sur un certain nombre de limitations du BIOS qui fonctionnait toujours, entre autre, en mode 16 bit côté processeur.

Autre nouveauté notable, le changement du système de partitionnement des disques durs qui ne repose plus sur le format MBR mais désormais sur le GUID. Le MBR reposait sur plusieurs limitations, allant du nombre de partitions à un nombre de secteur qui empêche de dépasser les 2.2 To avec des secteurs de 512 octets. Le format GUID augmente le nombre de secteurs disponibles et permet également de changer la taille des secteurs physiques, supportant ainsi à terme des disques disposants de secteurs 4K physiques et logiques (actuellement les disques haute capacité grand public utilisent des secteurs 4K physiques et 512 octets logiques pour rester compatible, Windows ne supportant toujours pas les secteurs 4K natifs ).

Le dernier avantage de l'UEFI est la possibilité d'utiliser des pilotes pour les différents composants systèmes, ce qui permet par exemple d'initialiser un contrôleur réseau (on peut imaginer un BIOS capable de vérifier en ligne si une nouvelle version est disponible) ou la souris. Ces pilotes peuvent ensuite être passés au système d'exploitation pour autoriser un fonctionnement minimum, ce qui peut être utile pendant et après l'installation de l'OS et avant l'installation des pilotes.

En pratique, les cartes mères Sandy Bridge ont généralisé l'utilisation de l'UEFI, mais n'en n'exploitent pas forcément toutes les capacités. Si Asus, Asrock et MSI proposent par exemple une interface graphique "moderne" pilotable à la souris, ce n'est pas le cas de Gigabyte qui conserve une interface textuelle traditionnelle. La présence d'une interface graphique n'est cependant pas forcément une preuve de convivialité, la majorité du temps on retrouve une structure identique à la précédente, et certains menus hiérarchiques peuvent même complexifier la tâche.

ASRock

ASRock propose un UEFI plutôt intéressant. Le design reprend globalement celui de BIOS précédents avec une liste d'icones en haut qui permettent de passer d'une catégorie de réglages à l'autre. L'ergonomie clavier reste donc similaire à ce que l'on connaissait précédemment. L'ergonomie au clavier est très bonne, avec de petits raccourcis comme le fait d'appuyer sur la touche haut lorsque l'on est en haut de la liste renvoi vers le bas. L'ergonomie à la souris est correcte, la roulette n'est cependant pas gérée pour scroller les listes. Les habitués du clavier n'auront pas d'intérêt à l'utiliser.


Les options d'overclocking sont toutes regroupées dans la page OC Tweaker. En haut les deux options d'overclocking automatique (un peu redondantes, nous y reviendrons) sont présentes. En bas, on trouve la possibilité de sauvegarder trois profils d'overclocking. Pratique.




Le menu avancé regroupe toutes les options classiques de réglages de la carte mère, avec quelques réglages processeurs inclus.



La page de monitoring va à l'essentiel. Côté ventilation les deux connecteurs CPU (un 4 broches et un 4 broches) sont thermorégulables par rapport à la température du processeur. Cependant, le connecteur 4 broches ne régulera que les ventilateurs 4 broches (type PWM).

Il en va de même pour les deux connecteurs de ventilateurs chassis, un 4 broches et un 3 broches, les deux sont thermorégulés par la température processeur, mais chacun n'accepte que les ventilateurs de son type (ventilateur 3 broches sur connecteur 3 broches, ventilateur 4 broches sur connecteur 4 broches). Les deux connecteurs supplémentaires, de type 3 broches, sont régulables par la tension (type DC/3 broches).

Même si elle n'est pas très ambitieuse dans l'utilisation de la souris, l'implémentation UEFI d'ASRock est solide et facile d'utilisation. ASRock pourra voir a en améliorer l'ergonomie à terme.

Asus

L'interface UEFI d'Asus est double. On trouve au choix l'EZ Mode ainsi qu'un mode avancé.


L'EZ Mode offre un accès aux fonctionnalités essentielles, on retrouve les informations de monitoring de températures, tensions et vitesse de ventilateurs. Les possibilités de réglage sont cependant très minces puisque outre la gestion de l'énergie, on pourra simplement changer l'ordre de boot des périphériques ou forcer le démarrage sur un volume précis. Graphique et sympathique, l'EZ Mode n'offre réellement que le strict minimum des réglages. Et si les idées d'ergonomie sont bonnes, Asus gagnerait fortement à l'étendre.

L'autre mode, accessible depuis l'EZ Mode (que l'on peut désactiver) est le mode avancé. Là, pas de surprise, on retrouve une interface qui ressemble fortement à celles des BIOS traditionnels d'Asus. L'implémentation d'ailleurs fait penser à celle d'ASRock même si l'on note quelques différences sur l'ergonomie. La roulette de la souris permet de faire défiler les listes ici tandis que l'ergonomie clavier est un peu moins bonne (les touches page up/down ne fonctionnent pas).



Notez d'abord que si l'UEFI est traduit en plusieurs langues, la traduction française est largement perfectible et les habitués préfèreront la version anglaise. Si l'on parlera d'AI Tweaker et non d'OC Tweaker pour l'overclocking, le fonctionnement reste globalement le même.



Le menu avancé regroupe les réglages traditionnels de la carte mère et des options du processeur. La page monitoring permet de vérifier les tensions, températures et vitesses des ventilateurs qui sont réglables. Asus offre une gestion très fine des ventilateurs. La carte dispose de deux connecteurs 4 broches pour le processeur, thermorégulés à condition d'utiliser des ventilateurs 4 broches. A l'inverse, les deux premiers connecteurs chassis, un 4 broches et un 3 broches sont également régulés par la température processeur, mais uniquement si l'on y connecte des ventilateurs 3 broches (type DC) ! Notez qu'en sus, on peut non seulement regler l'aggressivité des ventilateurs, mais également définir un seuil minimal de ralentissement, pratique pour éviter de voir un ventilateur caler au démarrage. On regrettera cependant de devoir scroller pour voir tous les paramètres, l'EZ Mode manque particulièrement sur cette page.


Côté outils on retrouvera un utilitaire de flashage, de sauvegardes des profils d'overclocking (plus nombreux que chez ASRock, mais déportés dans un autre menu) ainsi qu'un utilitaire de lecture des tables SPD des barrettes mémoires.

Globalement l'implémentation UEFI d'Asus est solide et l'on regrettera principalement la taille des fontes un peu petites. Les éléments restent très espacés et l'on perd globalement en lisibilité dans le menu avancé. L'EZ Mode est ce que devraient être tous les UEFI, à savoir des interfaces conviviales et repensées pour la souris. Mais ici, il ne s'agit que d'une implémentation au minima.


Page 8 - BIOS/UEFI Gigabyte & MSI

Gigabyte

Chez Gigabyte, on trouve bel et bien de l'UEFI, mais pas sous forme graphique.


Les menus sont tout simplement ceux des BIOS traditionnels du constructeur, ni plus ni moins. Gigabyte travaille bel et bien sur un menu graphique entrevu à l'IDF pour les futures cartes mères X79.




Côté overclocking, les réglages se font dans le sous menu M.I.T, les fréquences, les tensions et les réglages mémoires sont séparés dans des sous menus.




Le reste des réglages est des plus traditionnels, un seul ventilateur est réglable dans la page de monitoring, il s'agit du connecteur 4 broches du processeur. Thermorégulé par rapport à la température du processeur, ce connecteur pourra, au choix, réguler des ventilateurs 4 et 3 broches, à condition de choisir le bon type de régulation dans le BIOS. A défaut de profils d'overclocking, Gigabyte propose des profils complets des réglages BIOS qui peuvent être sauvegardés.

Gigabyte aura choisi une implémentation on ne peut plus basique de l'UEFI, quelque chose qui n'est pas gênant en soit mais l'on regrette que le constructeur tente de le masquer, que ce soit sur les boites de cartes mères ou les écrans de boot par d'énormes mentions "Touch BIOS". Touch BIOS est en réalité un logiciel sous Windows qui permet de changer certains réglages du BIOS. Un outil dont l'interface est optimisée… pour les écrans tactiles. En pratique l'outil est très peu convivial à la souris, et si l'idée est bonne, il est dommage qu'elle soit présentée comme une pirouette marketing pour tenter de masquer l'absence d'une implémentation graphique de l'UEFI !

MSI

MSI propose de son côté également une implémentation UEFI graphique.


Elle est basée sur une série de menus aux icones animées, MSI propose de loin les menus les plus graphiques. Les pages de réglages ont une ergonomie très décevante. On retrouve une interface textuelle ou ni l'utilisation à la souris, ni celle au clavier n'est conviviale. Il faudra double cliquer pour rentrer dans un sous menu, et les cliquer une fois sur une option pour la changer ne suffit pas forcément, l'interface clignote en prime assez fortement. Cela ne respire vraiment pas la solidité, et c'est particulièrement dommage.


L'organisation des menus est elle aussi assez particulière, le Green Power par exemple n'apporte que très peu de réglages intéressants. La partie Utilitaires l'est un peu plus, on retrouve par exemple un test des barrettes mémoires assez pratique. Une option Live Update intrigue, une mise à jour automatique du BIOS via recherche réseau ? En théorie, oui, mais cela passe par le chargement (via l'insertion d'un DVD !) d'une mini interface sous Linux qui lance le logiciel de mise à jour. Ce dernier cependant n'a pas voulu fonctionner dans nos tests, l'interface se chargeant, puis une fenêtre disparaissant aussitôt. On se retrouve alors sur un bureau sans la moindre possibilité de faire quoique ce soit.




La partie overclocking est assez classique, l'ergonomie clavier/souris complexifie largement son usage, un BIOS traditionnel façon Gigabyte est largement plus efficace. Côté régulation des ventilateurs, on retrouve la thermorégulation du connecteur CPU en 4 broches, uniquement fonctionnel avec un ventilateur 4 broches (type PWM). A l'image d'Asus, on peut définir un seuil minimal pour la vitesse de rotation du ventilateur et ainsi éviter qu'il ne cale. On trouve également deux réglages pour la tension des connecteurs chassis, ces derniers de type 3 broches ne sont pas thermorégulés.


A l'image du Live Update, il est possible de charger des jeux directement via le BIOS. Là encore, l'intérêt de ce menu à cet endroit nous fait poser question, sachant que les véritables réglages du BIOS sont cachés derrière le menu réglages tout à droite.







Les pages de réglages sont nombreuses et classiques, le menu M-Flash permet de flasher via une clef USB, une alternative utile sachant que l'utilitaire de mise à jour automatique du BIOS sous Windows n'aura pas lui non plus voulu fonctionner avec nous, indiquant que le BIOS était à jour alors que deux versions plus récentes étaient disponibles.

Au final l'implémentation de l'UEFI par MSI est assez décevante. Certes le constructeur utilise des menus animés et tente de nouvelles expériences avec le Live Update et les jeux, mais à l'image de l'ergonomie, tout est un peu bancal. Le fonctionnement aléatoire de la souris n'arrange rien et l'organisation des menus laisse à désirer. Les clignotements de l'interface sont eux difficilement pardonnables. Le constructeur ne manque pas de bonnes idées mais il faudra qu'elles soient concrétisées par une sérieuse mise à jour.


Page 9 - Ventilateurs, Temps de boot

Gestion des ventilateurs

Nous avons récapitulé les caractéristiques de gestion des ventilateurs pour chacune des cartes mères. Pour rappel, PWM indique un ventilateur 4 broches, tandis que DC indique un ventilateur 3 broches.


Là encore toutes les cartes mères diffèrent. Gigabyte est le seul a proposer la gestion au choix de la modulation 4 ou 3 broches sur son port processeur, mais Asus et Gigabyte proposent des alternatives (port 3 broche additionnel chez ASRock, connexion sur les headers chassis chez Asus).

Démarrage

Nous avons également relevé le temps de démarrage des cartes mères. Nous mesurons le temps qui s'écoule entre la pression sur le bouton et le lancement du système d'exploitation. Nous avons mesuré deux cas, le premier avec les réglages du BIOS par défaut, le second en désactivant les périphériques inutilisés.


ASRock domine assez nettement ce test avec la phase de boot de loin la plus rapide. Asus dispose de la plus longue, mais Gigabyte et MSI ne sont pas très loin. Les améliorations promises par l'UEFI de ce côté ne semblent pas avoir été intégrées par tous les constructeurs !


Page 10 - Logiciels ASRock & ASUS

Logiciels

Les constructeurs livrent un certain nombre d'utilitaires sous Windows permettant de gérer au mieux leurs cartes. Voici un petit récapitulatif de l'offre proposée.

ASRock

Un mot d'abord côté pilote pour ASRock, nous auront noté que le constructeur ne fournit sur son site web qu'une version assez ancienne du pilote EtronTech. Cette version 0.96 est plus lente que les versions récentes, et limite l'utilisation des contrôleurs USB 3.0 sur un seul port. Vous pourrez retrouver un pilote plus récent chez les concurrents, au hasard chez Gigabyte.


Certains outils d'ASRock sont particulièrement originaux, comme XFast LAN, logiciel de prioritarisation de trafic réseau basé sur le logiciel (payant) cFos Speed.


Côté USB, ASRock fournit un autre logiciel, XFast USB. Ce dernier permet d'accélérer sensiblement les taux de transferts USB 2.0 et 3.0 en remplaçant, port par port, le pilote USB par défaut. D'un point de vue utilisation, on pourra simplement lui reprocher que l'on doive, lorsque l'on branche pour la première fois un nouveau périphérique, retirer puis réinsérer le périphérique dans le port afin que le pilote puisse être chargé. Nous reviendrons sur l'avantage de performances plus tard dans l'article. A propos d'USB, ASRock fournit un logiciel résident qui implémente la spécification USB Battery Charging qui permet d'envoyer 1.5 A au lieu des 500 mA traditionnels (nécessaire pour le chargement via USB de certains matériels, comme par exemple les iPad).



En ce qui concerne l'overclocking ASRock fournit un logiciel qui regroupe des fonctionnalités de monitoring assez simplifiées, de gestion des ventilateurs en fonction de la température (fonctionnalités équivalentes à celles présentes dans le BIOS), ainsi que des fonctionnalités d'overclocking ou l'on pourra modifier coefficient, BCLK et tensions, mais qui nécessite un redémarrage. Les profils d'overclockings que nous avions mentionnés dans le BIOS sont également accessibles dans l'utilitaire, tout comme un module d'économie d'énergie jouant sur la fréquence et la tension du processeur.


ASRock livre enfin un dernier utilitaire côté son, THX TruStudio Pro. Développé par Creative, il permet d'appliquer un certain nombre d'effets dont chacun jugera de l'utilité (conversion multicanal vers stéréo, amélioration des dialogues, volume ajusté dynamiquement, etc). A noter que ce logiciel requiert une activation en ligne…

Asus

La majorité des logiciels Asus se regroupe dans un seul et large téléchargement de 347 Mo. Il s'agit de l'AI Suite, une suite d'utilitaires qui regroupe des outils nécessaires aussi bien à la mise à jour du BIOS (via Internet), l'overclocking, qu'au monitoring de la carte mère.

Notez cependant que ce n'est pas forcément le cas de tous les utilitaires. AiCharger, l'implémentation par Asus du chargement USB est un téléchargement séparé, même si l'outil s'intègre dans l'interface AI Suite. A l'inverse, le site d'Asus propose le téléchargement d'un outil EPU qui refuse de s'installer, indiquant qu'il est incompatible avec notre carte mère. Une version d'EPU est cependant déjà présente dans l'AI Suite…


Au lancement, l'AI Suite apparait comme une barre de lancement d'application. Les applications Asus indépendantes apparaissent alors au dessus, visuellement ils ont alors tous une interface unifiée, ce qui est plutôt une bonne idée. Le lancement de certaines applications peut cependant parfois être particulièrement lent, c'est le cas de l'outil d'overclocking TurboEVO.



TurboEVO permet l'overclocking sans reboot à condition d'activer au préalable le changement des coefficients multiplicateurs via l'OS (un seul coefficient unique pour les modes 1, 2, 3 et 4 cœurs actifs). Les options liées à la gestion de l'alimentation sont cependant déportées dans un autre utilitaire, DigiVRM+. La gestion des ventilateurs aura été l'objet d'un soin tout particulier avec FanXpert. En plus des options classiques on pourra définir une courbe à partir de trois points. On pourra clairement se contenter des options traditionnelles. Asus fournit également deux utilitaires de monitoring, un en temps réel, l'autre qui propose la lecture sous forme graphique. Des outils qui pourraient être fusionnés…


Deux autres points à noter, d'abord le fait qu'un outil de diagnostic soit inclus, permettant de créer des rapports que l'on peut envoyer chez le constructeur en cas de problème.


L'autre, est qu'a l'installation d'AI Suite, on retrouve une icône sur le bureau et dans la barre Windows qui renvoit vers des jeux Zynga. Un lien publicitaire dont on aurait pu se passer.


Page 11 - Logiciels Gigabyte & MSI

Gigabyte

Gigabyte fournit un certain nombre d'utilitaires, pour certains assez originaux.


Le constructeur est par exemple le seul à fournir une solution de backup baptisée Smart Recovery. L'outil est assez simpliste et l'on préfèrera surement se tourner vers d'autres alternatives.


Autre logiciel très original, Cloud OC. Il s'agit d'un mini serveur Web qui permet l'overclocking à distance de sa machine. Le HTML côté client est optimisé pour les smartphones avec une vision en colonne.


A l'image d'ASRock, Gigabyte fournit également un outil de prioritarisation réseau : LanOptimizer. Il s'agit d'un utilitaire développé par Realtek et rebadgé par Gigabyte, il offre un mode de fonctionnement simplifié qui s'adapte automatiquement au type d'activité (jeu, web, etc), mais il permet également un contrôle manuel des programmes qui utilisent le réseau. On pourra y compris bloquer un programme.


Le logiciel le plus original fourni est sans question possible "TouchBIOS". Il s'agit d'un utilitaire qui permet de modifier les réglages du BIOS. Une bonne idée sur le principe dont la réalisation n'est pas à la hauteur. La fenêtre de l'outil est particulièrement petite et ses fontes particulièrement larges, il faudra beaucoup scroller pour accéder aux paramètres que l'on souhaite, ce qui est tout de même un comble. Ces choix découlent du fait que l'interface est "optimisée pour les écrans tactiles". Gigabyte aurait mieux fait de proposer un outil optimisé pour la souris, la navigation d'un menu à l'autre étant littéralement pénible sans possibilité d'utiliser les boutons back/next de la souris par exemple. Quand au bouton qui permet de passer à la page précédente, son icône est celle communément admise pour le fait de recharger un contenu. Les modifications ne seront effectives bien entendu qu'après un reboot de la machine : Gigabyte met avant tout en avant cet outil pour compenser l'absence d'un BIOS UEFI. On s'attendait à mieux.


D'autres logiciels plus classiques sont également fournis, on retrouve un logiciel de mise à jour de BIOS par Internet, un économiseur d'énergie, mais également XTU, l'utilitaire d'overclocking d'Intel qui requiert des redémarrages. EasyTune 6 que nous mentionnions plus tôt est au final un peu plus pratique.

MSI

L'offre logicielle de MSI est relativement limitée, mais c'est peut être mieux ainsi.


En effet si SuperCharger, l'implémentation de la norme de chargement via USB fonctionne parfaitement, nous ne pouvons pas en dire autant des autres logiciels.


MSI propose ControlCenter II, un outil qui sert à la fois pour le monitoring et l'overclocking. L'implémentation est assez facétieuse puisque les changements de multiplicateurs, malgré un redémarrage, n'auront pas fonctionné durant nos tests.


L'outil de mise à jour automatique Live Update, partant d'une très bonne idée, est également quelque peu à côté. Outre son impossibilité à détecter des BIOS mis à jour pour notre carte mère, il nous propose de télécharger des pilotes qui ne correspondent pas réellement à notre carte. Un problème de détection de modèle, très probablement.


Notez enfin, qu'a chaque installation de logiciel, MSI propose par défaut de s'inscrire à leur newsletter, redirigeant vers une page web. A l'image de son BIOS UEFI, l'offre logicielle de MSI est un véritable point faible.


Page 12 - Performances globales

Performances globales

Avec l'arrivée du contrôleur mémoire dans le processeur et la disparition des northbridges, les écarts de performances entre les cartes mères deviennent quasi inexistants. Nous avons tout de même voulu vérifier que les performances étaient bel et bien celles attendues sur tous les modèles.

PC Mark Vantage

Nous avons d'abord utilisé PC Mark Vantage. Nous utilisons deux tests, la "Suite" qui utilise des extraits des différents scénarios présents dans le logiciel, et le scénario productivité.


PC Mark Vantage est peu précis, mais malgré nos moyennes une tendance se dégage avec un très léger avantage à la carte d'Asus. En pratique la BCLK de la carte tend à être quelques dixièmes de MHz au dessus des 100 MHz attendus ce qui explique une partie de l'écart.

7-Zip

Nous avons utilisé ensuite 7-Zip ou nous effectuons une compression de fichiers en mode LZMA2. Nous utilisons un SSD Vertex 3 Max IOPS connecté au port 6 Gb/s du Z68 pour réaliser le test sur toutes les cartes.


Pas de surprise, toutes nos cartes ont bel et bien les performances que l'on attendait !


Page 13 - Performances disques (SATA / eSATA)


Performances disques

Toutes les cartes mères de ce comparatif intègrent, en sus du contrôleur disque intégré au chipset, un ou plusieurs contrôleurs additionnels pour ajouter deux ports Serial ATA 6 supplémentaires ou gérer un port eSATA sur le panneau arrière.

Contrôleurs Serial ATA 6 Gb/s

Nous avons relevé les performances du chipset Intel (en mode 6 et 3 Gb) ainsi que celles des différents contrôleurs additionnels. Toutes les cartes mères utilisent un contrôleur Marvell en PCI Express 2.0 x1, mais le modèle diffère d'une carte à l'autre. Si Asus et Gigabyte utilisent tous deux le Marvell 88SE9172 (2x 6Gb/s) ASRock utilise le 88SE9120 et MSI le 88SE9128. Des différences ? Voyons sous CrystalDiskMark ou l'on mesure les débits séquentiels et aléatoires d'un Vertex 3 Max IOPS :



Passez la souris sur le graphique pour voir les scores en aléatoire 4K QD32

Si les performances du 9172 sont relativement identiques sur les modèles qui l'implémentent, les performances de la famille 912X sont significativement en retrait en écriture. La série 912X de Marvell est un contrôleur mixant deux ports Serial ATA 6 à une interface IDE (que ni Asrock, ni MSI n'implémentent). Le 9128 supporte en sus le RAID. Plus récent, le 9172 gère uniquement deux ports Serial ATA 6 en RAID. En pratique on reste tout de même assez loin des performances natives du contrôleur Intel. En mode aléatoire, les 912X restent une fois de plus à la traine en écriture même s'ils se comportent bien en lecture.

Contrôleurs eSATA

L'implémentation de l'eSATA diffère assez fortement selon les modèles. Si MSI s'en passe, Asus utilise de son côté un contrôleur JMicron JMB362 (PCI Express 2.0, Serial ATA 3 Gb/s) tandis que Gigabyte sacrifie un port Serial ATA 3 Gb/s du chipset Intel qui se retrouve routé sur le panneau arrière. ASRock dispose de l'implémentation la plus originale puisque l'un des deux ports du Marvell 88SE9120 évoqué plus haut est "partagé" en port eSATA. Nous mesurons une fois de plus les débits séquentiels d'un Vertex 3 Max IOPS connecté en eSATA :


Pas de solution idéale à relever, mais on notera les performances réellement piètres du contrôleur JMicron choisi par Asus. L'approche de Gigabyte offre des performances plus balancées en lecture/écriture, même si elle condamne au final un port sur la carte mère.


Page 14 - Performances USB 2.0 / USB 3.0

Performances USB 2.0

Nous avons mesuré les performances en USB 2.0 sous CrystalDiskMark avec un SSD connecté en USB. Une particularité, nous avons également utilisé pour ce test l'application Xfast USB d'ASRock. Elle permet pour rappel d'activer, périphérique par périphérique, un pilote USB (2.0 et 3.0) alternatif. L'utilisation requiert que l'on débranche puis rebranche son périphérique la première fois. Nous mesurons les débits séquentiels :


Les cartes mères font jeu égal sans surprise lorsque l'on utilise le contrôleur Intel et les pilotes par défaut. Avec Xfast USB, le gain est de 22% en lecture.

USB 3.0 : Débits séquentiels

Nous avons ensuite mesuré les débits séquentiels en USB 3.0 en utilisant notre SSD de test en USB connecté en 3.0. En plus du logiciel Xfast, nous avons également testé l'option "Turbo" de la carte mère Gigabyte. Elle permet de connecter le contrôleur EtronTech directement sur les lignes PCI Express du CPU, ce qui en contrepartie fait passer la carte graphique, si l'on en utilise une, en mode x8. Notez également que pour les deux cartes équipées du contrôleur EtronTech, nous utilisons la dernière version en date du pilote. ASRock continue de fournir sur son site Internet la version 0.96 du driver, qui ne permet dans nos tests de n'activer qu'un port à la fois.


Le mode Turbo de Gigabyte n'a que peu d'influence dans ce test en lecture, les choses changent cependant en écriture ou les gains sont plus nets. Sans accélération, le contrôleur Asmedia domine aussi bien en lecture qu'en écriture les puces EtronTech et Renasas. Le driver Xfast permet d'augmenter les débits en lecture dans ce test, mais pas en écriture.


USB USB 3.0 : IOmeter

Afin de tester pleinement les capacités des contrôleurs USB 3.0, nous avons utilisés deux SSD en simultanée pour mesurer les débits en lecture et en écriture.


Sans accélération additionnelle, l'ASMedia reste toujours devant avec les meilleurs débits en lecture et écriture, suivi du Renasas. L'EtronTech reste derrière mais si l'on change l'interconnexion (Mode Turbo chez Gigabyte) les débits remontent, pour ne pas dire explosent ! Uniquement un problème d'interconnexion ? Oui et non, car si l'on change le pilote via ASRock Xfast, les débits en lecture remontent aussi, ceux en écriture restent sévèrement limités.


Page 15 - Performances réseau, audio

Performances réseau

Nous mesurons les performances des contrôleurs réseaux via le logiciel de Microsoft, NTttcp. Nous relevons les débits maximums atteints ainsi que le taux d'utilisation processeur. Gigabyte et MSI utilisent un contrôleur Realtek, ASRock un Broadcom tandis qu'Asus utilise un Intel. Qui s'en sort gagnant ?



Passez la souris sur le graphique pour voir les temps processeurs.

De manière assez amusante, les contrôleurs Realtek ont l'avantage en émission et l'Intel en réception. Seul le Broadcom aura marqué le pas dans ce test. Côté utilisation CPU, petit avantage pour la carte équipée du contrôleur Intel, mais à l'heure du multicore, ce n'est pas forcément un drame.

Audio

Nous avons utilisé RightMark Audio Analyzer pour mesurer la qualité audio en analogique (en numérique via la sortie S/PDIF, le signal est identique). Nous utilisons le mode loopback qui utilise à la fois l'entrée ligne et la sortie ligne analogique de la carte mère. Realtek domine chez les constructeurs avec deux modèles distincts, l'ALC889 et l'ALC892. Si le 892 domine chez trois constructeurs, Gigabyte utilise le 889. Un modèle plus ancien, certes, mais moins performant ? Pas vraiment si l'on regarde du côté des caractéristiques :


Toutes les différences de caractéristiques ne sont pas forcément exploitées, on ne trouve par exemple pas d'entrée S/PDIF sur la carte mère de Gigabyte même si la puce le permet. Mais la différence dans les rapports signal/bruit est élevée entre les deux puces.



Passez la souris sur le tableau pour voir les résultats en 24 bit/192 kHz.

En pratique l'ALC889 se distingue sur le bruit, un point positif pour le choix effectué par Gigabyte.


Page 16 - Mémoire, Overclocking automatique

Mémoire

Nous avons voulu réaliser des tests de support mémoire sur nos cartes mères à partir d'un kit mémoire G.Skill à 2133 MHz. En pratique toutes les cartes mères auront supporté le profil XMP de ces barrettes (9-11-9-28 à 1.65v), et sur toutes les cartes il nous aura été impossible d'aller plus haut, que ce soit en diminuant les timings, ou en augmentant la fréquence (tout en relâchant les timings).

Nous avons tenté un de voir la fréquence maximale à 1.5V, dans ce cas, nous avons obtenus avec nos barrettes 1866 MHz avec des timings 9-9-9-28 1T sur toutes les cartes. La carte de Gigabyte se démarque cependant pour avoir été la seule à tenir des timings légèrement plus agressifs : 8-9-8-28-1T.

Overclocking automatique

Le Z68 autorise l'overclocking de Sandy Bridge, mais avec les mêmes restrictions que le P67. Pour rappel, la fréquence d'horloge utilisée pour le processeur était réutilisée pour les différents bus. Changer la BCLK rend donc rapidement instable le système, et il est préférable d'utiliser le coefficient multiplicateur pour overclocker, chose qui n'est pleinement autorisée qu'avec les versions K de ces processeurs. Pour nos tests, d'overclocking, nous avons donc utilisé un Core i7 2600K . Côté refroidissement nous avons utilisé un radiateur Thermalright MUX-120.

Avant de rentrer dans les tests manuels, nous avons voulu jeter un œil aux solutions automatisées fournies par les constructeurs. Ces derniers proposent des options d'overclocking automatiques, que ce soit dans le BIOS ou de manière logicielle (parfois même les deux !).
Notez également deux points importants sur l'overclocking de Sandy Bridge. D'abord sur le multiplicateur, deux stratégies sont possibles. Le mode Turbo de ces processeurs fait varier le coefficient multiplicateur en fonction de la charge. On peut donc au choix changer de manière individuelle les coefficients Turbo (1, 2, 3 ou 4 cœurs chargés) ou changer le multiplicateur de manière globale (en pratique le même coefficient sur les quatre Turbo).

Ensuite sur la tension appliquée. Il y a une différence marquée entre la tension lue à la sonde via la carte mère et la tension rapportée par le processeur VID). Un différentiel de 0.1V environ qui prend son importance quand l'on veut comparer les overclockings : les constructeurs s'alignent sur des valeurs différentes. Ainsi chez MSI et ASRock par exemple, la tension par défaut est de 1.176V tandis qu'elle est de 1.245 chez Asus et Gigabyte. Mais en pratique les processeurs fonctionnent bien à la même tension sur les quatre cartes. Lorsque nous mentionnerons les tensions par la suite, nous indiquerons leur provenance (sonde ou VID)

Notez enfin que nous vérifions les overclockings sous Prime95.

ASRock

ASRock propose deux options différentes d'overclocking dans son BIOS, d'abord des modes Turbo présélectionnés pour différentes vitesses (4.6, 4.8 GHz) qui sont des profils censés passer sur tous les processeurs, et de l'autre un mode "Advanced Turbo 50" dont l'accroche marketing est qu'il permet d'obtenir jusque 50% de performances en plus.

En pratique le mode Turbo 4.8 et Advanced Turbo 50 tentent de monter à 4.8 GHz avec des tensions différentes, cependant dans les deux cas ces modes se sont révélés instables sous Windows avec des erreurs lors d'un test sous Prime95 pour vérifier leur stabilité.

Asus

Deux solutions sont proposées par Asus, d'abord dans le BIOS avec une option OC Tuner placée à l'intérieur du menu A.I. Tweaker. L'activer fait rebooter la carte mère (éventuellement plusieurs fois) qui cherchera automatiquement les fréquences processeur et mémoire, ainsi que leurs tensions.

La seconde est un logiciel d'overclocking, TurboV qui propose lui-même deux modes, un premier mode rapide qui déclame simplement un reboot, et un second qui tentera d'augmenter la fréquence sous Windows.

En pratique les résultats sont identiques dans les trois modes, nous obtenons une fréquence de 4429 MHz via un Turbo poussé (sur tous les cœurs) à 43x. La mémoire passe en mode 1866 (x103, ce qui donne 1922 MHz) à 1.65V, mais le profil XMP de nos barrettes est ignoré. Côté tension processeur on peut lire 1.331V (VID).


Gigabyte

Le constructeur ne propose pas d'option automatique dans son BIOS, un utilitaire sous Windows est cependant fourni, EasyTune 6 qui dispose d'un mode automatique.


Contrairement à Asus, Gigabyte choisit un overclocking individuels des ratios Turbo : 45/44/43/42. La tension rapportée dans l'outil n'est de "seulement" que 1.296V, mais il s'agit d'une tension type sonde. EasyTune ne touche pas à la BCLK ce qui n'est pas gênant, et ne touche pas non plus à la mémoire qui reste cadencée par défaut à 1600 MHz (son profil SPD).

MSI

MSI propose de son côté un interrupteur d'overclocking directement sur la carte mère, OC Genie. Il active un mode de recherche automatique d'overclocking assez peu agressif.

La tension est augmentée à 1.32V et le coefficient multiplicateur passe à 42. La mémoire n'est pas touchée, tout comme la BCLK ce qui est probablement une bonne idée. Bien entendu le fonctionnement de cet overclocking est stable, sans surprise.


Page 17 - Overclocking manuel

Overclocking manuel

Nous avons cherché à vérifier les capacités d'overclocking de toutes les cartes, en cherchant à obtenir la fréquence la plus haute possible pour différents paliers de tensions.

Rapidement nous est apparu une évidence, la notion de tension varie assez fortement d'une carte mère à l'autre. Outre la tension demandée, nous disposons de deux options sur les cartes pour lire la tension du processeur. D'abord la tension de la sonde, considérée généralement comme moins précise. L'autre indication sur la tension se situe au niveau du VID du processeur. Le lien entre ce que l'on réclame, ce que l'on obtient à la sonde, et en VID varie d'une carte à l'autre. Voyez plutôt ce à quoi correspond 1.4V fixé dans le BIOS sur les quatre modèles :


Comme vous le voyez, s'il on se fie à la lecture à la sonde il y a deux écoles. Chez ASRock et Gigabyte nous sommes assez loin de la tension demandée, plus de 0.1V de moins, tandis que chez Asus et MSI l'on est un peu plus proche.

Nous avons tout de même suivi notre plan en vérifiant les ratios maximaux atteignables à une tension donnée par paliers de 0.05V. On ne pourra pas comparer ligne à ligne les résultats des cartes, nous avons donc indiqué dans chaque cas :
  • La tension demandée
  • La tension lue à la sonde
  • La lecture VID
  • Le ratio maximal atteint
  • La consommation à la prise de la plateforme en charge sous Prime95
La première ligne de chaque tableau représente l'overclocking maximal atteint à la tension "de base", cette dernière est parfois estimée sur certaines cartes (chez Asus). Notez également que les Core disposent d'un mécanisme qui augmente la tension légèrement lorsque l'on augmente le coefficient multiplicateur pour améliorer l'overclocking. Voici par exemple ce que l'on obtient en augmentant le ratio tout en fixant la tension à 1.165V dans le BIOS sur la carte d'ASRock :


Nous vérifions à chaque fois la stabilité de l'overclocking sous Prime95. Avant de commencer, nous tenons a remercier Martin Malik (auteur de l'excellent logiciel hwinfo ) pour son aide sur le sujet des tensions.


ASRock

La carte d'ASRock est, à l'image de celle de Gigabyte, dans la catégorie des cartes qui minimisent la tension effective donnée au processeur :


En pratique nous atteignons les 4.7 GHz mais il faudra monter la tension dans le BIOS à 1.5V ! Une tension théoriquement énorme, même si en pratique on lit simplement 1.368V à la sonde. La consommation correspond en prime à une tension de ce type. Le VID reste ici fixe, mais comme vous pouvez le voir sur notre tableau à 1.165V, ce n'est pas toujours le cas ! En pratique les 4.8 GHz sont atteignables à cette tension, mais l'on obtiendra des erreurs sous Prime95.

Asus

Asus se classe dans la tendance réaliste côté tensions :


Le VID reste ici relativement élevé, mais l'on en fera abstraction. Nous obtenons assez facilement les 4.7 GHz, presque stable à une tension demandée de 1.35V. Le passage à 1.4V augmente significativement la tension réelle et la consommation monte en flèche. Les 4.8 GHz ne sont une fois de plus pas stables sur cette carte avec notre processeur.


Gigabyte

Gigabyte est dans la tendance minimaliste, malgré une tension de départ qui laissait penser le contraire…


Pas vraiment de surprise ici, on atteint finalement les 4.7 GHz même si la montée est un peu plus laborieuse. Chez ASrock ou Asus, a 1.296V lu à la sonde on atteint un ratio de 45 ce qui n'est pas le cas ici.

MSI

MSI se classe dans la tendance quasi réaliste, vous noterez que les tensions lues sont un peu plus faibles que chez Asus.


La montée en fréquence se passe assez tranquillement chez MSI qui au final tient les 4.7 GHz à une tension réelle de 1.368V. Un bon résultat confirmé par la consommation qui équivaut celle de la carte d'ASRock à la même tension.
Récapitulatif

Nous avons récapitulé dans un graphique les divers overclockings réalisés ainsi que le delta de consommation engendré par ceux-ci à la prise par rapport à la configuration par défaut.


Si la même fréquence de 4.7 GHz a pu être atteinte sur tous les modèles, on peut voir que c'est sur la carte ASRock que l'overclocking est le moins énergivore. Elle est suivit à cette fréquence par MSI puis Asus, des positions qui sont inversées à 4.5 GHz. L'augmentation de la tension, même par pas de 0.05v, à de suite un impact important sur la consommation. C'est par contre systématiquement sur la carte Gigabyte que l'overclocking est le plus gourmand.


Page 18 - Consommation

Consommation

Nous avons enfin mesuré la consommation des différentes cartes. Pour cela, chaque carte mère est testée avec un processeur Core i7 2600K qui est également utilisé pour la partie graphique. Un seul disque dur est branché à la machine.

Nous mesurons la consommation totale de la plateforme au repos, en charge processeur (Prime 95) puis en charge processeur + carte graphique (Prime 95 + Furmark).

Notez que les certaines cartes mères proposent des modes d'économie d'énergie qui baissent parfois certaines tensions par exemple. Nous les avons ajoutés à notre comparatif ci-dessous, notez cependant que nous n'avons ajouté que les modes qui ne changent en rien les performances. Pour chaque mode nous avons mesuré un score Cinebench équivalent de 6.91.


Les cartes les moins chargées en puces additionnelles sont sans surprises celles qui se détachent. Gigabyte obtient la meilleure efficacité suivi de MSI. La carte d'Asus arrive elle à égaler et dans certains cas dépasser la carte de Gigabyte lorsque l'on force l'EPU en mode maximal. La carte d'ASRock, très chargée en composants se place assez loin derrière. Son mode d'économie d'énergie est pour le moins inefficace.

Voici par ailleurs la consommation mesurée en charge processeur selon l'overclocking :


Les bons résultats de base de la Gigabyte sont compensés par une gourmandise plus importante en overclocking, alors que l'ASRock plus économe se repositionne très bien. Les cartes ASUS et MSI sont très proches de cette dernière à 4.5 GHz, et seule la MSI est au même niveau à 4.7 GHz.


Page 19 - Conclusion

Conclusion

Nous voilà (enfin!) au terme de ce comparatif de cartes mères, un type d'article auquel nous ne nous étions plus frottés depuis trop longtemps. L'exercice est long et difficile si on essaie d'être un tant soit peu exhaustif et nous espérons avoir répondu à la plupart de vos interrogations sur ces modèles. Au final il s'avère que la carte mère parfaite n'existe pas, tout du moins dans notre sélection initiale. Chacune d'entre elle dispose de ses forces et ses faiblesses, c'est donc en en fonction de vos priorités que se fera votre achat.

MSI propose une Z68A-GD65 B3 qui peut se démarquer par certains petits points. Les overclockers apprécieront de trouver des plots de tensions sur une carte à si faible prix, tandis que l'on retrouvera des petits plus comme la présence d'un port S/PDIF coaxial. L'utilisation des contrôleurs USB 3.0 NEC/Renasas est également un bon choix, certes un peu moins bon que l'ASMedia dans nos tests mais largement supérieur à l'EtronTech. Un bel effort côté matériel qui pâtit cependant fortement côté logiciel avec une implémentation de l'UEFI qui mériterait d'être entièrement revue. L'ergonomie à la souris et au clavier est réellement mauvaise et l'organisation même des menus est largement perfectible. Les clignotements incessants lorsque l'on passe d'une ligne à l'autre sont également particulièrement gênants d'un point de vue visuel, mais aussi de l'ergonomie, les clics durant les phases de clignotements sont ignorés ! Des défauts que l'on retrouve également dans les logiciels sous Windows, eux aussi amplement perfectibles. MSI doit travailler sur ces points qui gâchent les efforts qui ont été réalisés côté matériel. Notez enfin qu'à l'image d'ASRock, MSI propose une déclinaison "G3" de cette carte. Elle est dans ce cas compatible avec le PCI Express 3.0 qui sera proposé au sein des futurs processeurs Ivy Bridge et propose une nouvelle interface UEFI Click Bios II qui doit corriger les défauts de la version testée sur la B3.

La carte de Gigabyte Z68X-UD3H-B3 est la plus basique de notre comparatif, alors que c'est la Z68 la plus haut de gamme de Gigabyte offrant plusieurs sorties vidéos pour l'IGP. Son faible recourt à des puces additionnels rend la carte extrêmement sobre en consommation, sans surprise. Mais côté fonctionnalités nous avons droit au minimum. Il en va de même pour l'UEFI ou là encore Gigabyte fait le strict minimum puisque l'interface est classique et que la thermorégulation des ventilateurs du boitier est comme chez MSI absente. Mauvais point pour le constructeur sur le marketing "Touch BIOS" à ce sujet. Pour le reste la carte est solide même si le choix des composants est inégal. La puce son est bel et bien la meilleure mais côté USB 3.0, c'est l'assez piètre EtronTech qui limite. Une carte qui au finale a du mal a se démarquer du reste si ce n'est par son prix qui est logiquement légèrement inférieur.


Deux cartes se distinguent malgré tout assez fortement à nos yeux. D'abord celle d'ASRock, principalement pour son utilisation d'un pont PCI Express PLX. Il s'agit de la seule dans cette gamme de prix qui permet une abondance de ports PCI Express réellement utilisables et de composants additionnels. Si vous recherchez avant tout le maximum de fonctionnalités, la Z68 Extreme4 remporte assez facilement la palme du rapport fonctionnalités/prix. Cependant, la qualité relative des différents composants peut être un frein, le chipset réseau Gigabit Ethernet Broadcom, contrôleur USB 3 EtronTech et le contrôleur SATA 6G Marvell étant les plus lents de notre comparatif, même si ASRock essaie de le compenser par le logiciel pour l'EtronTech. Des limitations relatives, les performances restent bonnes pour la majorité des usages, mais qui méritent d'être relevées. On appréciera par contre comme chez ASUS la thermorégulation des ventilateurs du boitier ainsi que la vitesse de démarrage nettement supérieure aux autres cartes du comparatif. Notez que pour une dixaine d'euros de plus, un modèle "Gen 3" compatible PCI Express 3.0 est disponible.

Asus de son côté fournit une P8Z68-V Pro qui balance assez bien fonctionnalités et performances. En pratique Asus fait quasiment tous les bons choix en terme de performances qu'il s'agisse du contrôleur réseau Intel, des contrôleurs USB 3.0 ASMedia ou du modèle plus récent de contrôleur Marvell. La puce son utilisée n'est cependant pas la meilleure du lot, et l'on regrettera le troisième port PCI Express x16 qui ne sert en pratique à rien, si ce n'est faire croire que la carte dispose d'un switch PCI Express additionnel ! La puce JMicron pour l'eSATA mériterait également d'être bannie. Asus se démarque cependant en bien par un bundle bien fourni, par l'ajout d'un contrôleur Bluetooth et un BIOS UEFI ainsi qu'une suite logicielle de bonne qualité. S'il ne fallait en retenir qu'une, pour sa cohérence globale, ce serait bel et bien la P8Z68-V Pro d'Asus. On notera l'existence d'une version non Pro qui partage exactement la même base mais se passe de quelques fonctionnalités (IEEE 1394, SATA 6G Marvell, gestion du DTS sur l'audio) : une bonne affaire pour qui n'en aurait pas l'usage sachant que l'écart de prix est tout de même de 20 à 30 €.


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