HardWare.fr


Comparatif : les super GeForce GTX 580 d'Asus, EVGA, Gainward, Gigabyte, MSI et Zotac en test
Cartes Graphiques
Publié le Samedi 8 Octobre 2011 par Damien Triolet

URL: /articles/840-1/comparatif-super-geforce-gtx-580-asus-evga-gainward-gigabyte-msi-zotac-test.html


Page 1 - Introduction


Armés d'un nouveau protocole de test, nous avons décidé de nous pencher sur les variantes haut de gamme de la GeForce GTX 580 qui sont proposées par les différents partenaires de Nvidia. Asus GTX 580 Matrix Platinum, EVGA GTX 580 Classified, Gigabyte GTX 580 SOC, MSI GTX 580 Lightning et Zotac GTX 580 AMP²! Edition vont ainsi s'affronter et faire face à la carte de référence mais également au modèle Phantom de Gainward.


Faire mieux que la carte de référence
Après une GeForce GTX 480 très critiquée sur le plan du refroidissement, Nvidia a mis les bouchées doubles pour s'assurer que la révision de celle-ci ne soit pas pénalisée à ce niveau. Le ventirad qui a découlé de cet effort s'est montré très efficace, grâce à l'utilisation d'une chambre à vapeur et à un profilage étudié pour réduire les nuisances sonores.

Un système de refroidissement de référence efficace, s'il représente une bonne nouvelle pour les utilisateurs, complique la tâche des partenaires qui désirent se démarquer ou essayer de compresser quelque peu les coûts puisqu'il devient difficile de faire mieux sans laisser exploser le budget ou de faire aussi bien en réduisant la facture.

Pour contrôler leurs coûts de production sur leurs variantes haut de gamme maison, les plus gros fabricants ont mis au point des systèmes de refroidissement plus ou moins génériques, qu'ils peuvent dériver sur un maximum de modèles, de quoi profiter d'une économie d'échelle au niveau des coûts de production et de R&D. D'autres partenaires se reposent sur des ventirads génériques fournis par des tiers tels qu'Arctic ou Zalman.

Le système de refroidissement n'est pas tout puisque pour une variante haut de gamme, il convient également de proposer un étage d'alimentation costaud pour étendre les possibilités d'overclocking et diverses petites options pour les utilisateurs les plus avancés. Notez au sujet de l'overclocking que la loterie reste de mise, même sur ces modèles exclusifs qui peuvent, ou pas, bénéficier d'un tri sélectif des GPUs.

Asus, EVGA, Gigabyte et MSI proposent des modèles très évolués et personnalisés à tous les niveaux avec les Matrix Platinum, Classified, SOC et Lightning. De son côté Zotac est allé beaucoup moins loin et s'est contenté de faire appel à un système de refroidissement Zalman pour l'AMP²! Edition. Enfin, nous avons intégré la Phantom de Gainward, un modèle très populaire bien que nous ne soyons pas réellement convaincus par son système de refroidissement comme nous l'avions noté lors du test des GTX 570 et 560 Ti Phantom. Selon nous il s'agit d'une variante low-cost peu efficace mais qui profite d'une esthétique visuellement très réussie. L'occasion également d'observer si le nouveau protocole de test change la donne pour les Phantom…


Mise à jour du 08/10/2011 : ajout de la GeForce GTX 580 Classified d'EVGA.


Page 2 - Protocole de test 2.0 beta

Protocole de test 2.0 beta
Après 2 ans et demi de bons et loyaux services, nous avons décidé de mettre au placard le Sonata 3 et la première version de notre protocole de test complet dédié au dégagement thermique des cartes graphique. Au fil du temps ce sont pas moins de 37 solutions graphiques qui nous avions ainsi observées en détail, notamment grâce à l'imagerie thermique, une base de donnée utile lors de la mise à jour d'un système et qui donne un certain recul lorsqu'il s'agit d'étudier les résultats d'une nouvelle solution.

Le protocole de test 2.0 est lui aussi destiné à rester en place pendant un certain temps, il est d'ailleurs toujours en développement, ce dossier nous ayant permis de le "débuguer" et de mettre en avant certains points à améliorer.

Ce nouveau protocole de test est basé sur un boîtier Cooler Master RC-690 II Advanced, qui marque un changement radical par rapport au Sonota 3. Largement perforé, il est également mieux équipé au niveau du refroidissement avec un ventilateur de 140mm en aspiration à l'avant et des ventilateurs de 120 et de 140mm en extraction à l'arrière, en lieu et place de l'unique ventilateur de 120mm en extraction du Sonata 3.


La plateforme passe du X48 et du Q6600 au P67 et au Core i7-2600. Pour la carte-mère, nous avons opté pour la Sabertooth P67 d'Asus qui a la particularité de proposer un slot d'espace en plus entre le CPU et le premier port graphique, ce qui facilite les prises de vue infrarouges. Nous avons cependant retiré son armure en plastique qui empêche de visualiser la température des différentes zones du PCB. Alors que nous utilisions précédemment le ventirad box Intel, nous avons cette fois opté pour un Big Shuriken de Scythe, plus efficace et que ne souffre pas de l'encombrement des modèles tour, qui auraient posé problème pour les photos.

Un rhéobus Scythe Kaze Master nous permet de contrôler la vitesse des ventilateurs boîtier et CPU. Elle est ainsi fixée à 900 RPM pour le ventilateur CPU et à ce que nous supposons être une tension de 9V pour les ventilateurs du boîtier qui ne disposent pas de monitoring de leur vitesse.

Pour l'alimentation, nous avons opté pour un modèle haut de gamme : une X850 de Seasonic. Cette dernière a l'avantage d'être passive lorsque la consommation ne dépasse pas les 200W, soit quand notre système est au repos. Un SSD Vertex 2 d'OCZ de 64 Go fait office de disque système alors que deux disques durs, un Hitachi Deskstar 7200 RPM et un Western Digital Raptor 10000RPM font office de disques secondaires.

Nous remercions au passage Asus, Cooler Master, Intel et Seasonic pour nous avoir fourni la plus grosse partie des composants nécessaire à la mise en place de ce système de test.

Pour les mesures, nous conservons notre caméra thermique Fluke Ti25 qui permet d'obtenir un visuel des différentes températures que nous relevons également via les nombreuses sondes présentes sur la Sabertooth d'Asus. Nous avons par contre remplacés nos sonomètres par des modèles Cirrus Optimus CR152A Class 2 qui permettent de mesurer des niveaux sonores aussi bas que 21 dBA, niveau à laquelle la pièce utilisée permet de descendre. Les mesures de bruit ne sont donc pas comparables avec les anciennes qui ne pouvaient pas descendre sous 35 dBA.


Le sonomètre est monté sur un pied et placé à 50cm du côté du boîtier, surélevé de 25cm par rapport à la table sur laquelle ce dernier est posé. Entre 21 et 22 dBA mesuré, on peut qualifier les solutions de silencieuses. Jusqu'à 25 dBA, le refroidissement se fait de manière très discrète. Entre 25 et 30 dBA, on qualifiera le niveau de discret. Entre 30 et 35 dBA on est à un niveau standard, alors que l'on commence à être bruyant entre 35 et 40 dBA. Au delà le niveau atteint est élevé et peut devenir difficilement supportable pour un ordinateur, bien que ce seuil comme les autres soit très subjectif et dépende de plusieurs facteurs tels que la régularité du bruit ou encore l'environnement.

Nous avons cette fois décidé de mesurer les nuisances sonores lors d'une utilisation normale du boîtier, mais également en isolant la carte graphique, c'est-à-dire en coupant disques durs et ventilateurs CPU et du boîtier. De quoi départager beaucoup plus finement les cartes les moins bruyantes au repos.

Le test de charge évolue lui aussi puisque nous remplaçons le test Pixel Shader de 3DMark06/07, qui montait beaucoup trop haut en fps, par la scène 1 de 3DMark 11. Nous avons opté pour celle-ci parce qu'elle n'utilise pas la tessellation, technique de rendu qui pourrait entrainer une baisse de la consommation sur les cartes qui sont saturées à ce niveau. Cette scène est cependant 5% moins gourmande au niveau de la consommation que celle de 3DMark06, qui saturait nettement plus les unités de texturing. Ce test de charge se rapproche donc fortement d'un jeu très gourmand et reste loin des stress tests tels que Furmark et OCCT au niveau de la consommation. Le CPU, de son côté, est chargé avec Prime95 sur 4 threads, avec une priorité la plus faible.

Voici comment se déroulent les tests:

- Contrôle de la température ambiante pour rester entre 25 et 26 °C
- 45 minutes au repos
- Relevé des capteurs de températures
- Mesure du bruit
- Ouverture du boîtier pour prise rapide d'une photo thermique
- Fermeture du boîtier et extinction des deux disques durs
- 15 minutes au repos
- Extinction de tous les ventilateurs et mesure rapide du bruit
- Rétablissement des ventilateurs et des disques durs
- 45 minutes de charge
- Mesure du bruit
- Relevé des capteurs de températures
- 15 minutes de charge
- Ouverture du boîtier pour prise rapide d'une photo thermique
- Fermeture du boîtier et extinction des disques durs
- 15 minutes de charge
- Extinction de tous les ventilateurs et mesure rapide du bruit

Si ce protocole reste qualifié de beta, c'est qu'il est encore amené à évoluer, peut-être par l'ajout d'une étape avec les cartes overclockées et d'une autre étape lors de laquelle la vitesse du ou des ventilateurs des cartes graphiques serait poussée à 100%. Nous envisageons également de modifier la vitesse des ventilateurs d'origine du boîtier entre la phase repos et la phase charge voire de les remplacer complètement vu qu'ils sont de piètre qualité, en plus de ne pas proposer de monitoring. Même avec leur tension réduite à 9V, ils restent très bruyants, avec un bruit mécanique très prononcé. Nous obtenons ainsi 34.1 dBA pour les nuisances liées au boîtier, une valeur nettement plus élevée que celle des cartes graphiques isolées au repos.

Afin d'évoluer les différences au niveau des résultats entre l'ancien et le nouveau protocole de test, nous avons comparé la GeForce GTX 580 de référence ainsi que le modèle AMP²! Edition de Zotac sous ces deux protocoles. Précisons que la première expulse presque tout l'air chaud en dehors du boîtier alors que la seconde n'en expulse presque pas :


Au repos, la comparaison entre les deux cartes est identique sous les deux protocoles au niveau des températures. Nous constatons par contre au niveau du bruit que le nouveau boîtier tel que configuré est bel et bien très bruyant. Alors que le Sonata 3 était peu bruyant au repos (rappelons que les dBA ne sont pas comparables), le RC-690 II Advanced est réellement agaçant, malgré la vitesse réduite de ses ventilateurs. Une fois la carte graphique isolée, le nouveau sonomètre nous permet par contre d'observer plus précisément la différence de bruit entre les deux cartes.


En charge, les deus cartes graphiques profitent du nouveau système de test : l'échauffement baisse et leur ventilateur peut se contenter d'une vitesse plus réduite. Le gain est cependant très nettement supérieur pour l'AMP²! de Zotac, le nouveau boîtier étant plus efficace pour évacuer l'air chaud qu'elle dégage.


Page 3 - La GeForce GTX 580 de référence en test

La GeForce GTX 580 de référence
La GeForce GTX 580 de référence est proposée par de nombreux partenaires, aux fréquences de base ou en versions overclockées :

Asus ENGTX580 2DI 1536MD5 : de
Club 3D GTX 580 1.5 Go : de
EVGA GTX 580 1.5 Go : de
EVGA GTX 580 Superclocked 1.5 Go : de
Gainward GTX 580 1.5 Go : de
Gigabyte GV-N580D5-15I-B : de
Inno 3D GTX 580 1.5 Go : de
MSI N580GTX-M2D15D5 : de
PNY GTX 580 1.5 Go : de
Point of View GTX 580 1.5 Go : de
Sparkle GTX 580 1.5 Go : de
Twintech GTX 580 1.5 Go : de
Zotac GTX 580 1.5 Go : de
Zotac GTX 580 AMP! 1.5 Go : de


Pour la GeForce GTX 580 de référence, Nvidia a repris un PCB similaire à de celui de la GeForce GTX 480 si ce n'est qu'il n'est plus troué étant donné que cela n'apportait en pratique aucun gain au niveau de l'apport en air frais. Le nouveau PCB a été optimisé pour être plus fiable par rapport à la consommation extrême de la GeForce GTX 580, identique à celle de la GeForce GTX 480. La connectique est elle aussi identique avec 2 sorties DVI Dual Link, une sortie mini-HDMI, 2 connecteurs SLI et des connecteurs d'alimentation 8+6 broches.




La plus grosse évolution réside dans le système de refroidissement de la GeForce GTX 580 qui a été optimisé à plusieurs niveaux pour contenir les nuisances sonores. Nvidia utilise ainsi une turbine de meilleure qualité et la partie externe du radiateur qui accumulait beaucoup de chaleur et la dispersait dans le boîtier disparaît au profil d'un modèle plus classique. Celui-ci gagne cependant en efficacité grâce à l'utilisation d'une chambre à vapeur, comme le fait AMD sur la Radeon HD 5970 par exemple.


Bien que leurs systèmes de refroidissement soient similaires, la GeForce GTX 580 de référence utilise un radiateur avec chambre à vapeur plus costaud (à droite) que celui de la GTX 570 (à gauche).

Nvidia parle d'un TDP dans les jeux de 244W mais il est en réalité plutôt de 300W dans les stress tests. Pour tenter de contenir la consommation, Nvidia a intégré des composants qui permettent aux pilotes (mais pas directement au GPU) de suivre la consommation du GPU ou plutôt l'intensité du courant qui passe par chacun des 3 canaux d'alimentation 12v (bus PCI Express et connecteurs) grâce à 3 circuits shunts placés directement à l'arrivée du courant. Ceux-ci consistent à mesurer la chute de tension autour d'une résistance de très faible résistivité et d'en déduire l'intensité du courant qui la traverse.

Une telle mesure à la source, même si sa précision n'est pas parfaite, permet de connaître la consommation réelle de la carte qui peut ainsi être protégée dans son ensemble. Elle ne permet par contre pas de limiter directement l'intensité maximale disponible pour le GPU, celle-ci dépendant de l'efficacité de l'étage d'alimentation. Le rendement de celui-ci peut donc donner plus ou moins de marge au GPU.

En pratique, ce système de Nvidia, dénommé OCP, revient plus à empêcher d'utiliser des stress tests qu'à maintenir la consommation dans une enveloppe thermique bien définie puisqu'il est piloté par le pilote et uniquement actif dans une poignée d'applications (Furmark et OCCT).


Pour alimenter un GPU aussi gourmand, l'étage d'alimentation dispose de 6 phases dédiées, 2 phases supplémentaires se chargeant de la mémoire GDDR5 HC04 de Samsung, certifiée jusqu'à 1250 MHz.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

La GeForce GTX 580 de référence est relativement bien refroidie compte tenu de la consommation de son GPU.

Relevés des températures et du bruit

Les relevés confirment que la carte expulse bien la plupart de l'air chaud en dehors du boîtier. Cela se fait par ailleurs discrètement au repos mais avec un niveau de bruit important en charge, bien qu'il soit dans la norme acceptable pour les cartes graphiques haut de gamme.


Notre avis
La GeForce GTX 580 de référence représente une valeur sûre avec un design de qualité et fiable, qui conviendra à un maximum de boîtiers puisqu'il expulse la majorité de l'air chaud vers l'extérieur. Bien que discrète, la carte n'est cependant pas totalement silencieuse au repos et n'évite pas les nuisances sonores liées aux GPU haut de gamme en charge.


Page 4 - Asus GTX 580 Matrix Platinum en test

Asus GTX 580 Matrix Platinum
Asus propose depuis peu une GeForce GTX 580 extrême : la Matrix Platinum. Membre de la famille Republic of Gamers, elle entend se faire une place de choix chez les overclockeurs avec un système de refroidissement volumineux et de nombreuses fonctionnalités qui leur sont dédiées. Elle propose bien entendu un overclocking d'usine, bien que celui-ci soit en-deçà de ce qu'un tel monstre laisse présager : 816 MHz pour le GPU contre 772 MHz pour la carte de référence. Une augmentation de 6% qui ne se retrouve cependant pas au niveau de la mémoire qui reste aux 1002 MHz de référence. Notez qu'Asus se contente de proposer un modèle 1.5 Go, ce qui n'est pas un problème compte tenu de l'inutilité des versions 3 Go.

Asus GTX 580 Matrix Platinum : de


La carte





D'aspect massif, la Matrix est plus imposante que la carte de référence dans les 3 dimensions : 3 slots au lieu de 2, 29.5cm de long au lieu de 27cm et une protubérance de 2.5cm de haut sur le dessus de la carte. Une protubérance qui n'est cependant pas liée au système de refroidissement et qui n'est présente que pour des raisons esthétiques : renforcer l'aspect massif et mettre en place un système de diodes de couleur pour le logo Matrix. Ce dernier change ainsi de couleur par rapport à la charge GPU.

Pour refroidir le GPU GF110, Asus fait appel à une version extrême de son système de refroidissement Direct CU II. Sa base massive est parcourue par 5 gros caloducs que se partagent ensuite les 2 imposants radiateurs. Une ossature métallique s'assure de la rigidité de l'ensemble et fait office de support aux 2 imposants ventilateurs de 10cm. Enfin, un carter referme le tout et se charge de canaliser les flux d'air vers les radiateurs.

Au niveau du PCB, un radiateur en aluminium prend place sur les composants sensibles de l'étage d'alimentation. S'il se trouve dans le flux d'air d'un des deux ventilateurs, en charge il s'agira bien entendu d'air chaud puisqu'il aura traversé au préalable le radiateur chargé d'évacuer la chaleur du GPU. Les modules mémoire GDDR5 Samsung HC04, identiques à ceux de la carte de référence, sont à nu, ce qui n'est pas un problème puisque la GDDR5 chauffe peu et se trouve dans le flux d'air.

Enfin, une plaque métallique perforée est placée à l'arrière de la carte mais n'est pas en contact avec le PCB ni avec d'autres composants. Sa présence n'est donc pas liée au refroidissement mais plutôt à l'aspect esthétique ainsi qu'à la protection de l'arrière du PCB.


Bien entendu il était hors de question de baser ce modèle extrême sur le PCB de référence. Asus a donc développé un PCB totalement personnalisé et amélioré à de nombreux niveaux. L'étage d'alimentation en profite bien entendu avec pas moins de 16 phases dédiées au GPU en plus des 2 phases qui se chargent d'alimenter sa mémoire. Asus exploite par ailleurs un Proadlizer de NEC TOKIN, un condensateur très évolué qui permet de faciliter la mise en place compacte d'un circuit d'alimentation qui ne génère pas trop de bruit. En d'autres termes, ce composant à la mode remplace une série de condensateurs pour simplifier un design de qualité. Il est pour cela placé à un endroit idéal, juste derrière le GPU de manière à être le plus proche possible de la source alimentée. Deux connecteurs PCI Express 8 broches sont nécessaires pour alimenter cet étage d'alimentation.

Asus indique avoir mis en place une double protection avec l'ajout de fusibles entre les circuits OCP et l'étage d'alimentation. En pratique, d'après ce que nous pouvons observer sur le PCB, Asus a simplement remplacé les résistances des circuits shunts par des fusibles à la résistance connue et proche de celle utilisée par Nvidia. Il ne s'agit donc pas d'une double protection mais d'une version renforcée de l'OCP puisque basée sur les mêmes composants.

Reste que ces fusibles représentent des valeurs relativement élevées : 2x 12A pour chaque connecteur PCIE 8 broches et 12A pour l'alimentation via le bus. Au total cela représente donc… 720W ! Ceci va bien entendu largement au-delà de ce qu'autorisent les spécifications PCI Express, notamment au niveau de la carte-mère puisqu'un bus PCI Express n'est pas censé fournir plus de 5.5A. Une valeur qui est d'ailleurs dépassée légèrement par la carte sans overclocking, et qui peut l'être très nettement si vous poussez voltage et fréquence. Certaines cartes-mères pourraient ne pas apprécier… Dans tous les cas Asus a prévu très large de manière à ce que la GTX 580 Matrix ne limite pas les possibilités d'overclockings extrêmes, à condition de tomber sur un exemplaire généreux à ce niveau bien entendu.


Au niveau des bonus, Asus propose une connectique plus riche que celle de référence avec l'ajout d'une connexion DisplayPort. Un bouton Safe Mode permet par ailleurs de revenir aux fréquences d'origine si vous avez vu trop grand en modifiant les fréquences dans le bios.


Pour les utilisateurs avancés, amateurs d'overclockings sur table de benchs, Asus a prévu des points de contact pour mesurer les tensions d'entrées (3.3V et 12V) ainsi que les tensions GPU, mémoire et PLL. Ceux-ci sont percés et disposent d'un marquage de chaque côté du PCB pour une utilisation aisée.

Un gros bouton rouge permet pour sa part de forcer le ventilateur à tourner à pleine vitesse. Sur notre système de test, passer d'une vitesse de 40% à 100% a fait baisser la température GPU de 80°C à 72 °C, avec des nuisances sonores par contre très peu sympathiques à l'oreille. Sous ce bouton rouge prennent place deux autres boutons qui permettent d'augmenter progressivement (par pas de 0.0125V) la tension GPU, avec un set de diodes marquées de 1 à 10 qui permettent d'identifier le niveau où l'on se situe.

Enfin, pour les overclockeurs professionnels selon Asus, des emplacements à connecter avec une résistance neutre ou du crayon conducteur ont prévus pour désactiver l'OCP, autoriser la modification de la tension mémoire et PLL et enfin doubler la fréquence du contrôleur de l'étage d'alimentation pour améliorer la stabilité lors des très gros overclocking.

Au niveau logiciel, Asus fourni GPU Tweak, basé sur Rivatuner et GPU-Z. Très complet, il permet de modifier les fréquences et les tensions, propose un monitoring complet et la mise à jour du bios. Pour les cartes tirées de la famille ROG, il permet par ailleurs de modifier les timings mémoire ainsi que de modifier les fréquences directement au niveau du bios.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

La Matrix Platinum est très bien refroidie tant au repos qu'en charge.


Relevés des températures et du bruit

Les relevés confirment le bon comportement de la Matrix Platinum avec un GPU significativement mieux refroidi que sur la carte de référence. Le système de refroidissement a pourtant encore de la marge puisque ses ventilateurs ne tournent qu'à 43%. Il en résulte des nuisances sonores nettement réduites au repos.


Notre avis
La GeForce GTX 580 Matrix Platinum est probablement la GeForce GTX 580 la plus aboutie grâce à un système de refroidissement très performant et à un PCB prévu pour encaisser un gros overclocking et satisfaire les utilisateurs les plus avancés qui accepteront d'y mettre le prix.

Nous reprocherons principalement à ce modèle de ne pas respecter la limite de consommation maximale à travers le bus PCI Express, ce qui pourra poser problème avec certaines cartes-mères si vous overclockez la carte. Son format triple slot empêchera également son utilisation dans les mini-PC ainsi que dans la plupart des systèmes SLI.


Page 5 - EVGA GTX 580 Classified en test

EVGA GTX 580 Classified
Quelque peu après ses concurrents, EVGA a également lancé une « super GeForce GTX 580 », dans la gamme Classified. Le PCB, volumineux, a été entièrement revu de manière à laisser un maximum de marge aux overclockeurs, en plus d'un overclocking d'usine conséquent : 855 MHz pour le GPU et 1053 MHz pour la mémoire GDDR5 contre 772 et 1002 MHz pour la carte de référence. Des gains respectifs de 11 et 5%. EVGA propose la GTX 580 Classified en versions 1.5 et 3 Go ainsi qu'avec un refroidissement à air ou de type watercooling :

EVGA GTX 580 Classified 1.5 Go : 490€
EVGA GTX 580 Classified 3 Go : 560€
EVGA GTX 580 Classified Hydro Copper 1.5 Go : 690€
EVGA GTX 580 Classified Hydro Copper 3 Go : 730€

EVGA nous a fait parvenir la version 3 Go classique.


La carte





De par sa taille la GTX 580 Classified d'EVGA ne peut pas passer inaperçue. Son PCB est ainsi encore plus volumineux que celui de la Lightning de MSI avec 28cm de long et 12.5cm de haut. Un format qui permet à EVGA d'exploiter un ventilateur radial (turbine) de 8cm de diamètre à partir duquel une coque prend place sur toute la surface de la carte de manière à diriger le flux d'air en dehors du système. Cette coque en plastic très simple, couplée à la taille de la carte donne un sentiment d'esthétique peu travaillée.

Tout comme pour la carte de référence, le coeur du système de refroidissement consiste en une chambre à vapeur fixée à un radiateur en aluminium. Une petite excroissance y a été ajoutée, parcourue par un caloduc aplati, de manière à augmenter sa capacité de refroidissement. Notez cependant que la densité des ailettes en aluminium est plus réduite dans cette excroissance, compte tenu de sa forme qui va en s'élargissant. Du coup nous nous demandons si elle est bien utile, d'autant plus qu'elle est liée à l'expulsion d'une partie de l'air chaud (que nous estimons grossièrement à 1/5ème du total) à l'intérieur du boîtier, en direction des connecteurs SLI.

Une plaque métallique recouvre l'ensemble du PCB et est en contact avec les modules mémoires Hynix T2C ainsi qu'avec les composants sensibles de l'étage d'alimentation. Elle est également chargée de garantir la rigidité de l'immense PCB et fait office de support pour la turbine.


Si la GTX 580 Classified est immense, c'est parce qu'EVGA a voulu se donner les moyens d'intégrer un étage d'alimentation plus que costaud : le fabricant annonce ainsi qu'il peut encaisser une consommation de 1000W contre 400W pour la carte de référence. Pour rappel, les fusibles présents sur la GTX 580 Matrix d'Asus sont dimensionnés à hauteur de 720W. EVGA semble donc avoir vu très grand à ce niveau.

L'étage d'alimentation dispose de 14 phases dédiées au GPU accompagnées de 3 phases destinées à la mémoire. EVGA indique avoir travaillé en profondeur la qualité du signal envoyé au GPU, de manière à faciliter la montée en fréquence, en utilisant des Proadlizer de NEC TOKIN et des inducteurs haut de gamme.

Cet étage d'alimentation demande pas moins de 3 connecteurs PCI Express : 2x 8 broches + 1x 6 broches. Pour faciliter l'installation avec un maximum d'alimentations, EVGA fourni un adaptateur 8 broches vers 2x 6 broches et un adaptateur 6 broches vers 2x molex. Il vous faudra cependant encore une alimentation correctement dimensionnée, avec au moins 2 connecteurs 6 broches et un connecteur 8 broches.

Notons qu'avec son modèle Classified, EVGA s'est efforcé de réduire la consommation via le 12V du bus PCI Express. Ainsi, malgré l'overclocking conséquent, EVGA se contente de 4.3A là où toutes les autres GTX 580, à l'exception de la MSI Lightning, dépassent la limite de sécurité fixée à 5.5A.

EVGA a implémenté l'OCP tel que défini par Nvidia mais étendu de manière à prendre en compte la quatrième source d'alimentation 12V.

Enfin, EVGA fourni une bande d'isolant électrique (mais pas thermique bien entendu) à placer sur les composants sensibles de l'étage d'alimentation en cas d'utilisation d'un système de refroidissement alternatif, de manière à éviter tout court-circuit. Par ailleurs, en option, un kit dédié au refroidissement extrême (LN2) est proposé pour le refroidissement de l'étage d'alimentation.


La GTX 580 Classified est compatible avec le système EVBot (connecteur de gauche) qui permet la modification des fréquences et des tensions sans passer par le système. Elle ne dispose par contre pas de connecteur HDMI, qui est cependant proposé via un adaptateur DVI fourni.



Pour les utilisateurs avancés, EVGA propose des points de mesure des tensions GPU, mémoire et PLL ainsi que des diodes (à gauche sur la photo du haut) qui indiquent le bon fonctionnement de ces tensions. Un switch permet de passer sur un bios optimisé pour éviter le cold bug lors d'un refroidissement au LN2. Ce bios désactive par ailleurs l'OCP et autorise une augmentation de la tension GPU jusqu'à 1.8V.

Pour faciliter l'overclocking, EVGA fourni Precision, basé sur Rivatuner, mais qui ne supporte pas la modification des tensions. Pour cela il faudra passer par le logiciel E-LEET de la marque qui, malheureusement, n'est pas encore fonctionnel avec la GTX 580 Classified. EVGA nous a cependant affirmé qu'il s'agissait d'une priorité et que cela n'était plus qu'une question de jours.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

Malgré l'overclocking d'usine conséquent, l'étage d'alimentation de la GTX 580 Classified d'EVGA ne surchauffe pas et la température GPU est légèrement inférieure à celle obtenue sur la carte de référence.


Relevés des températures et du bruit

Les relevés confirment le bon comportement thermique de la GTX 580 Classified, qui expulse une grosse partie de l'air chaud en dehors du boîtier. Ils mettent par contre en avant le gros point noir de ce modèle : les nuisances sonores. La GTX 580 Classified est ainsi la seule des GTX 580 testées à être plus bruyante au repos que ne l'est notre système de test (34.1 dBA). En charge, elle bat un nouveau record de bruit en détrônant la MSI GTX 580 Lightning.

Contrairement à cette dernière, avec une température GPU de 87 °C et une vitesse de rotation de 66% (3450 RPM) pour la turbine, il ne s'agit pas d'un problème de calibration favorisant la température GPU en charge par rapport au bruit mais malheureusement d'une spécificité du ventirad exploité. Au repos il sera par contre possible de réduire les nuisances sonores en laissant la température GPU grimper quelque peu par rapport à la norme pour une GTX 580.


Notre avis
Si EVGA a fait un très bon travail en développant un étage d'alimentation robuste et performant pour pouvoir proposer un gros overclocking d'usine et laisser un maximum de marge aux overclockeurs avancés, voire professionnels, le ventirad conçu pour ce modèle n'est malheureusement pas à sa hauteur.

Contenir les nuisances sonores pour les designs basés sur un ventilateur radial est loin d'être simple et demande de fignoler le moindre détail, ce qui est probablement difficile lorsque le marché visé est aussi petit et ne peut pas profiter d'économies d'échelle. A moins d'être sourd ou de n'être intéressé que par les promesses d'overclocking de la GTX 580 Classified, des compromis plus intéressants sont donc disponibles.

Pour les amateurs de watercooling, la version Hydro Copper de la GTX 580 Classified se débarrasse par contre de ce point noir pour un "petit" surcoût de 200€. Le prix du silence ?


Page 6 - Gainward GTX 580 Phantom en test

Gainward GTX 580 Phantom
Gainward propose deux GeForce GTX 580 personnalisées, la version Phantom représentant le top de la gamme du fabricant. Les deux cartes sont basées sur le même PCB, également partagé par les GTX 570 de la marque et affichent un petit overclocking d'usine identique : 783 MHz pour le GPU au lieu de 772 MHz, soit un gain de 1%. Elles ne se différencient donc que par leur système de refroidissement.

Comme nous avons pu l'expliquer dans le test des GTX 570 et 560 Ti Phantom, il ne s'agit pas d'un système de refroidissement extrêmement efficace mais plutôt d'une solution agréable à l'oeil et aux coûts de production réduits. Bien que ce modèle ne joue donc pas dans la même catégorie que les autres acteurs de ce comparatif, nous avons malgré tout voulu observer ce dont il était capable par rapport au modèle de référence, d'autant plus que notre système de test à évolué.

Gainward propose des versions 3 Go et 1.5 Go qui ne se différencient que par les modules mémoire utilisés :

Gainward GTX 580 Phantom 1.5 Go : de
Gainward GTX 580 Phantom 3 Go : de


C'est la version 1.5 Go que nous avons testée.


La carte




Avec ses GeForce GTX Phantom, Gainward nous propose un design atypique dans lequel les ventilateurs prennent place sous un imposant radiateur. Si l'aspect visuel s'en trouve plutôt réussi, nous restons en-dessous du système de refroidissement de référence au niveau de la finition et de la robustesse. Gainward a opté pour un système de refroidissement est plutôt imposant avec un immense radiateur qui occupe toute la longueur de la carte. Il est parcouru par 6 heatpipes en cuivre nickelé qui se fixent à une large base en aluminium. La fabrication est ici relativement classique puisqu'il n'y a pas de contact direct.

Une plaque en aluminium recouvre l'ensemble du PCB, est en contact avec les composants sensibles et intègre un radiateur au niveau de l'étage d'alimentation. Un ensemble qui monopolisera 3 slots mais qui n'est pas plus long que la carte de référence, avec 27cm au compteur.

Le PCB personnalisé intègre directement 2 sorties DVI, une sortie HDMI et une sortie DisplayPort, seul un adaptateur DVI vers VGA est ainsi fourni dans le bundle, en plus du petit manuel, du CD pour les pilotes et du câble convertisseur d'alimentation double molex vers PCIE 8 broches.


L'étage d'alimentation conserve les 6 phases dédiées au GPU du modèle de référence, en plus des deux phases qui prennent en charge la mémoire GDDR5 Samsung HC04. Les composants sont totalement différents et ont de toute évidence été choisis pour réduire les coûts. Gainward conserve cependant l'OCP dans sa version originale.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

S'il n'y a aucun problème à signaler au repos, en charge, le système de refroidissement de la GTX 580 Phantom de Gainward se montre peu efficace, avec un étage d'alimentation qui s'échauffe et surtout avec un rayonnement important dans le boîtier dont les différents composants voient leur température augmenter significativement.


Relevés des températures et du bruit

Les relevés confirment cela et montrent qui plus est que ces températures élevées sont obtenues avec un niveau de bruit très élevé en charge.


Notre avis
Commercialisé au prix moyen des GeForce GTX 580 de référence, le modèle Phantom de Gainward, une nouvelle fois, ne nous convainc pas avec des températures et des nuisances sonores en hausse. D'autant plus que, malgré l'aspect visuel très réussi, la qualité de fabrication est en baisse et l'encombrement augmente. Un modèle que nous ne pouvons donc pas vous conseiller par rapport à la carte de référence, plus efficace.


Page 7 - Gigabyte GTX 580 SOC en test

Gigabyte GTX 580 SOC
Pour sa GeForce GTX 580 haut de gamme, Gigabyte propose un modèle de la famille Super OverClock équipé d'un système de refroidissement plus costaud ainsi que d'un PCB revu par rapport aux autres modèles de la marque. Gigabyte indique par ailleurs effectuer un tri très sélectif au niveau des GPUs exploités sur ce modèle SOC de manière à pouvoir proposer un potentiel overclocking aussi élevé que possible mais également un overclocking d'usine conséquent : 855 MHz pour le GPU contre 772 MHz sur la carte de référence, soit un gain de 11%. La mémoire passe par ailleurs de 1002 à 1025 MHz, une différence cette fois plus réduite puisque de 2% seulement.

Tout comme Asus, Gigabyte fait l'impasse sur une variante 3 Go.

Gigabyte GTX 580 SOC 1.5 Go (GV-N580SO-15I) : de


La carte





La GTX 580 SOC de Gigabyte est le modèle le plus compact de ce comparatif, en dehors de la carte de référence. Bien qu'elle mesure un demi-centimètre de plus que cette dernière, soit 27.5cm de long, et qu'un caloduc et le carter entraînent une protubérance de 1cm sur le dessus, elle se contente de 2 slots d'épaisseur.

Si le système de refroidissement est relativement compact, il est aussi très complexe et très travaillé. A sa base se trouve une très large chambre à vapeur fixée à un premier radiateur. De cette chambre à vapeur partent ensuite 2 gros caloducs qui vont se connecter à un second radiateur, plus petit. Une armature métallique se charge de rigidifier le tout et sert de support pour les 3 ventilateurs de 75mm. Enfin, un carter métallique referme l'ensemble.

Contrairement à ce que vous pourriez penser au premier abord en observant les photos de profil, la carte ne nous est pas arrivée toute tordue, mais Gigabyte a travaillé la forme des radiateurs et du carter, ainsi que l'orientation des ventilateurs pour gagner en efficacité. Une plaque métallique fixée sous la chambre à vapeur est en contact avec les puces GDDR5 Hynix T2C et un radiateur minuscule est fixé sur les composants sensibles de l'étage d'alimentation, qui se trouve dans le flux d'air.

Globalement l'esthétique de l'ensemble n'est pas le point fort de ce modèle SOC, bien que la carter métallique et la rigidité de la carte inspirent confiance. Il serait peut-être intéressant que Gigabyte se passe du bleu maison pour ses PCBs haut de gamme !


Le PCB entièrement revu propose 12 phases dédiées à l'alimentation du GPU, en plus des 2 phases pour sa mémoire. Plutôt complexe, cet étage d'alimentation occupe les deux faces du PCB. Ainsi seuls un tiers des mosfets se retrouvent sur la face avant, attachés à un petit radiateur, les deux autres tiers prenant place à l'arrière du PCB, sans radiateur. Gigabyte précise n'utiliser que des composants de qualité supérieure et à l'arrière du PCB, nous retrouvons pas moins de 5 Proadlizer de NEC TOKIN… censés simplifier le design…

Le système d'alimentation de la GTX 580 SOC est intimement lié au logiciel OC Guru qu'il faudra impérativement installer. Sans celui-ci, les 12 phases dédiées au GPU sont utilisées en permanence, même quand le GPU est au repos, ce qui augmente la consommation. Une fois OC Guru installé, une seule phase est utilisée au repos et leur nombre augmente progressivement suivant la charge. Un système de diodes permet de visualiser les phases GPU utilisées.

Si Gigabyte reprend le système OCP de référence, le design a tendance à s'alimenter un petit peu trop du côté du bus PCI Express. C'est ainsi le seul modèle à être passé entre nos mains qui va au-delà de la limite de 5.5A fixée par la norme dans 3DMark, avec 5.77A mesurés. Dans Furmark cette valeur explose avec 6.88A, de nombreuses cartes-mères risquent de ne pas apprécier… surtout si vous poussez l'overclocking à un niveau plus élevé.


Au niveau des petits bonus, Gigabyte propose un double bios avec un bouton XTREME pour passer au second bios prévu pour les overclockeurs de l'extrême : les fréquences sont identiques mais il est optimisé pour éviter le "cold bug" avec le LN2. Son positionnement à priori très mal pensé ne pose cependant pas de problème lors de l'utilisation pour laquelle il a été prévu. Il aurait cependant pu être mieux placé de manière à pouvoir servir également de bios aux fréquences revues à la hausse.

Nous ne savons cependant pas ce qui est passé par la tête des ingénieurs de Gigabyte lorsqu'ils ont positionné les points de mesure des différentes tensions, juste à côté de ce bouton. En plus de ne proposer aucun marquage sur le PCB, ils sont eux aussi inaccessibles en pratique. Les ingénieurs de Gigabyte nous répondrons probablement qu'il aurait été ridicule d'indiquer leur fonction (de gauche à droite : tension GPU, GPUIO, mémoire, PCIE et terre) vu qu'il aurait été impossible de les lire à cet endroit. Il aurait peut-être fallu creuser un petit peu plus cette réflexion…


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

L'étage d'alimentation de la GTX 580 SOC de Gigabyte a tendance à chauffer fortement en charge, ce qui s'explique par la présence de la plupart des MOSFETs à l'arrière du PCB, sans aucun radiateur et sans flux d'air, contrairement à leur collègue bien mieux lotis sur la face avant du PCB.


Relevés des températures et du bruit

En dehors de l'échauffement de son étage d'alimentation, les relevés montrent que la carte ne pose pas de problème particulier au niveau des températures. Elle est par ailleurs plus discrète que la carte de référence au repos et moins bruyante en charge. Notez cependant que pour obtenir ces résultats, les ventilateurs tournent presque à leur vitesse maximale.


Notre avis
Avec un format relativement compact et un très gros overclocking d'usine, la GeForce GTX 580 SOC de Gigabyte semblait bien partie pour s'imposer dans ce comparatif. Malheureusement elle pêche selon nous par deux erreurs de design : la première concerne le positionnement des fonctions avancées, difficilement accessibles et la seconde, nettement plus importante pour la plupart des utilisateurs, concerne l'étage d'alimentation. Sans aucun refroidissement, les MOSFETs placés à l'arrière du PCB s'échauffent fortement, de quoi mettre en question la durée de vie de la carte si vous comptez jouer de l'overclocking. Ce qui pourrait également entraîner un échauffement plus global étant donné que le système de refroidissement ne dispose pas de beaucoup de marge.

Enfin, nous ne sommes pas particulièrement fans du net dépassement des spécifications au niveau de la consommation tirée du bus PCI Express, ni du fait qu'il soit obligatoire d'installer un logiciel pour que l'étage d'alimentation passe dans un mode efficace, ce qui est particulièrement important au repos.. Ce modèle SOC s'avère donc être une réelle déception qui ne contentera que les amateurs de gros overclocking d'usine, qui ne comptent pas aller au-delà.


Page 8 - MSI GTX 580 Lightning en test

MSI GTX 580 Lightning
MSI propose lui aussi sa super GeForce GTX 580 avec le modèle Lightning basé sur un imposant PCB revu de fond en comble pour favoriser les gros overclocking. Par défaut, la carte voit son GPU cadencé à 832 MHz, soit un gain de 8% par rapport aux 772 MHz de la carte de référence. La mémoire passe quand à elle de 1002 à 1050 MHz, une augmentation de 5% qui, bien que modeste, est la plus importante des cartes testées.

MSI propose une variante Xtreme Edition qui, en plus des couleurs, se différencie à deux niveaux : elle est équipée de 3 Go de mémoire vidéo et elle supporte, au niveau de son bios, une technologie anti-poussière qui consiste à faire tourner les ventilateurs en sens inverse pendant 30s au démarrage du PC. PCB, système de refroidissement et fréquences sont pour le reste identiques. C'est le modèle classique que nous avons testé.

MSI GTX 580 Lightning 1.5 Go : de
MSI GTX 580 Lightning Xtreme Edition 3 Go : de


La carte




Le premier aspect qui surprend avec la GTX 580 Lightning, c'est son format, énorme. Son PCB est ainsi 1cm plus long que celui des cartes de référence et, plus inhabituel, 1.5cm plus haut, pour des mensurations de 28cm x 11.5cm. Ajoutez à cela le carter du système de refroidissement qui dépasse de 1cm à l'arrière de la carte et un caloduc qui surmonte la carte de 1cm et vous obtenez un véritable monstre, même s'il se contente d'occuper 2 slots. Les connecteurs SLI prennent cependant place à leur hauteur habituelle de manière à garantir la compatibilité avec d'autres modèles de GTX 580.

Le système de refroidissement repose sur une base en aluminium de laquelle partent 5 heatpipes, dont 2 très gros, en cuivre nickelé. Ils rejoignent un énorme radiateur refroidi par 2 ventilateurs de 9cm dont le design des pales a été étudié pour maximiser leur rendement. Enfin, un carter en aluminium referme le tout.

Une plaque métallique recouvre une grande partie du PCB et est en contact avec les composants sensibles de l'étage d'alimentation ainsi qu'avec les modules mémoire GDDR5 Samsung HC04. Cette plaque est également responsable de la rigidité de l'ensemble de la carte, un point très important compte tenu du format.


Si MSI a opté pour un PCB aussi grand, ce n'est bien entendu pas uniquement pour y ajouter un connecteur DisplayPort, mais avant tout pour muscler l'étage d'alimentation composé exclusivement de composants de qualité supérieure. Celui-ci, alimenté par 2 connecteurs 8 broches, dispose de 12 phases dédiées au GPU et de 3 phases dédiées à la mémoire. Un jeu de diodes présent à l'arrière du PCB permet d'observer en temps réel le nombre de phases utilisées.

A l'arrière du PCB, MSI a également succombé à la mode du Proadlizer de NEC TOKIN, avec 4 composants, qui permettent de réduire le nombre de condensateurs nécessaires pour produire un signal aussi propre que possible.

Très bon point pour ce design de MSI, il n'exploite que très peu la source 12v fournie par le bus PCI Express, ce qui évitera d'endommager une carte-mère, même avec les overclocking les plus extrêmes. Lors d'une charge très élevée, dans Furmark, la GTX 580 Lightning n'a ainsi consommé que 0.55A via le 12v du bus PCI Express, contre plus de 5A pour toutes les autres GTX 580, la plupart dépassant même la limite des 5.5A fixée par la norme. Au niveau de l'OCP, MSI a repris le système de référence.


Au niveau des petits plus, MSI a mis en place des points de mesures des tensions GPU, mémoire et PLL. Ceux-ci sont surmontés de petits connecteurs sur lesquels peuvent prendre place des petits câbles (fournis) facilitant ces mesures.

A côté de ces points de mesures, à l'arrière du PCB, une série de petits switches proposent des fonctions avancées : désactiver l'OCP, augmenter la tension PLL, ajuster la fréquence PWM entre 260 et 310 MHz pour stabiliser certains overclockings extrêmes, augmenter la tension GPU et enfin augmenter la tension mémoire. A droite nous retrouvons également un switch pour passer sur un second bios, préchargé avec un bios qui évite le cold bug lors d'un overclocking au LN2 mais qui pourra également faire office de bios de secours ou de bios aux fréquences poussées. Enfin, au milieu du PCB se trouvent 2 autres switches non-documentés mais destinés à faciliter l'overclocking au LN2.

MSI fourni le célèbre logiciel Afterburner qui permet un overclocking aisé ainsi que de modifier les tensions GPU, mémoire et PLL.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

Le modèle Lightning de MSI est la carte globalement la mieux refroidie de ce comparatif. En charge elle envoie cependant plus d'air chaud en direction des baies à disques dur que la plupart des autres cartes.


Relevés des températures et du bruit

Si les relevés ne montrent pas de problème de températures, ils mettent par contre en avant un double record au niveau des nuisances sonores. Tout d'abord la GeForce GTX 580 Lightning de MSI est la seule GTX 580 à être réellement silencieuse au repos. Ensuite, il s'agit de la carte la plus bruyante en charge. Avec un vitesse de rotation de 100%, il semble évident que MSI a calibré son système de refroidissement pour maintenir à tout prix une faible température GPU.


Notre avis
Si le format atypique de la GTX 580 Lightning de MSI posera problème dans certains boîtiers, bien qu'il permette la mise en place de systèmes SLI et triple SLI, les nombreuses fonctions offertes raviront par contre sans aucun doute les amateurs d'overclockings extrêmes.

Quant aux utilisateurs "classiques", nous leur conseilleront vivement de recalibrer la vitesse du ventilateur. Il aurait d'ailleurs probablement été plus intéressant que MSI propose par défaut un bios mieux calibré pour contenir les nuisances sonores et seulement en option ce bios type "je suis sourd et je ne veux pas que mon GPU dépasse les 75 °C".


Page 9 - Zotac GTX 580 AMP²! Edition en test

Zotac GTX 580 AMP²! Edition
Pour sa GeForce GTX 580 AMP²! Edition, Zotac a repris la base de l'AMP! Edition, soit le même PCB et le même overclocking d'usine, mais a fait appel à un ventirad VF3000F de Zalman. Le GPU est ainsi cadencé à 815 MHz, soit un gain de 6% par rapport aux 772 MHz de référence. La mémoire passe quant à elle à 1025 MHz au lieu de 1002 MHz, soit un gain plus modeste de 2%. Toujours au sujet de la mémoire ce modèle AMP²! Edition n'est disponible qu'en version 3 Go.

Zotac GTX 580 AMP²! Edition : 500€


La carte




VF3000F oblige, la carte de Zotac occupe 3 slots. Ce ventirad repose sur une base en cuivre de laquelle partent 5 caloducs qui parcourent de nombreuses ailettes. Ces sont ces caloducs qui sont ici chargés de la rigidité de l'ensemble, qui reste donc approximative. Deux ventilateurs de 85mm se chargent du refroidissement et un carter métallique referme le tout.

Une plaque en aluminium recouvre une grande partie du PCB et est en contact avec certains composants sensibles de l'étage d'alimentation ainsi qu'avec les modules de mémoire GDDR5 Hynix T2C. Malheureusement cette plaque s'arrête juste avant de recouvrir une partie importante des composants de l'étage d'alimentation (les drivers des MOSFETs), contrairement à ce que nous pouvons observer sur le système de refroidissement de référence qui s'assure bien d'un bon contact à leur niveau. Des petits coussinets placés entre cette plaque et le ventirad évitent que ce dernier de s'écrase lors de la manipulation de la carte.


Si Zotac fabrique son propre PCB, il s'agit d'une réplique de celui de référence, qui inspire cependant confiance avec son noir mat et ses coins arrondis. Petite différence cependant, Zotac a remplacé les condensateurs de type polymère aluminium par des condensateurs au tentale (en jaune), de meilleure qualité.


Thermographie infrarouge

[ Au repos ]  [ En charge ]


[ Au repos ]  [ En charge ]

En charge, l'étage d'alimentation chauffe fortement, ce qui est au moins en partie dû à l'absence de refroidissement passif sur certains composants sensibles de l'étage d'alimentation.


Relevés des températures et du bruit

La GeForce GTX AMP²! Edition de Zotac s'avère être très discrète au repos et la plus silencieuse des GeForce GTX 580 une fois en charge, tout en conservant une marge conséquente au niveau de la vitesse de ses ventilateurs.


Notre avis
La GeForce GTX 580 AMP²! Edition de Zotac ravira les utilisateurs qui recherchent un maximum de performances avec des nuisances sonores aussi réduite que possible. Au niveau des défauts, nous retiendront un format triple slot qui posera problème en SLI mais surtout un radiateur mal conçu par Zalman au niveau de l'étage d'alimentation. Nous vous conseilleront donc d'éviter tout overclocking supplémentaire afin de le ménager.


Page 10 - Récapitulatif des relevés

Récapitulatif des relevés
Nous avons rassemblé ici toutes les mesures de température que nous avons relevées. Nous avons mis en évidence les résultats qu'il est intéressant de remarquer :



Au repos, toutes les cartes se comportent bien et les GPUs sont très bien refroidis, avec cependant un petit avantage à la Matrix Platinum d'Asus.




En charge, nous observons quelques différences, la plus importante étant liée au fait que seules les GTX 580 de référence et Classified d'EVGA expulsent la plupart de l'air chaud en dehors du boîtier, ce qui profite principalement au CPU, les disques durs profitant de l'entrée d'air frais dans le nouveau boîtier de test. L'un d'autre eux se rapproche cependant des 50 °C, et ce, alors qu'il est en simple rotation, avec la Phantom de Gainward qui entraîne la plus grosse augmentation de la température de tous les composants de notre système.


Page 11 - Températures et bruit

Température GPU
Nous avons mis en graphique les différentes températures GPU au repos et en charge ainsi qu'une fois la carte overclockée.



Nuisances sonores
Pour résumer les nuisances sonores, nous avons conservé les mesures au repos de la carte isolée et en charge celles du système dans son ensemble, ce qui ne change rien aux nuisances sonores des cartes graphiques les plus bruyantes, qui couvrent totalement le niveau sonore du boîtier (34.1 dBA).


Si presque tous les fabricants font un petit peu mieux, voire beaucoup mieux pour MSI et Zotac, que le modèle de référence au repos, la GTX 580 Classified d'EVGA fait exception.

En charge ça se complique et Zotac prend assez nettement la tête. Asus et Gigabyte font mieux que la carte de référence alors que le modèle Gainward est plus bruyant, tout comme celui de MSI, qui souffre cependant ici d'un ventilateur mal calibré, et celui d'EVGA dont la conception est probablement à revoir.


Page 12 - Consommation

Consommation
Nous avons mesuré la consommation des différentes cartes, tout en gardant en tête qu'une variation existe entre 2 exemplaires identiques d'un même modèle, ce qui est dû entre autres aux courants de fuites et à la tension GPU. Par ailleurs certains fonctionnent à des fréquences plus élevées puisqu'ils sont overclockés d'usine.

Nous mesurons la consommation directement au niveau de la carte graphique.


Au repos, nous observons en général une consommation moyenne de 32W pour toutes les GeForce GTX 580. Attention cependant, cette valeur grimpe à 40W pour le modèle SOC de Gigabyte si le logiciel OC Guru n'est pas actif, puisque c'est lui qui fait passer l'étage d'alimentation en mode repos. Vous remarquerez un net avantage pour la Matrix Platinum d'Asus qui provient probablement d'un étage d'alimentation particulièrement optimisé à cet effet. C'est par ailleurs la raison pour laquelle la température GPU de la carte est également la plus faible.

En charge, les différences se creusent et la situation est moins claire. Il faut savoir qu'il existe une relation entre la température du GPU et la consommation puisque la première augmente les courants de fuite. Un GPU bien refroidi consommera donc un petit peu moins alors qu'un GPU mal refroidi peut se retrouver dans une spirale infernale. Il en va de même pour l'étage d'alimentation qui peut voire son rendement réduit lorsqu'il s'échauffe. Ces raisons expliquent probablement en partie pourquoi la consommation des cartes Classified, Phantom et SOC s'envole en passant de 3DMark à Furmark, testé par ailleurs dans une version qui ne déclenche pas l'OCP.

A l'inverse, la Lightning de MSI est la GeForce GTX 580 la plus économe en charge.


Page 13 - Thermographie infrarouge: cartes graphiques

Thermographie infrarouge: cartes graphiques

[ GeForce GTX 580 de référence ]
[ Asus GTX 580 Matrix Platinum ]
[ EVGA GTX 580 Classified ]
[ Gainward GTX 580 Phantom ]
[ Gigabyte GTX 580 SOC ]
[ MSI GTX 580 Lightning ]
[ Zotac GTX 580 AMP²! Edition ]

Au repos, toutes les cartes sont bien refroidies, avec un petit avantage à la Matrix Platinum d'Asus qui profite de sa consommation réduite dans cet état.



[ GeForce GTX 580 de référence ]
[ Asus GTX 580 Matrix Platinum ]
[ EVGA GTX 580 Classified ]
[ Gainward GTX 580 Phantom ]
[ Gigabyte GTX 580 SOC ]
[ MSI GTX 580 Lightning ]
[ Zotac GTX 580 AMP²! Edition ]

En charge, nous pouvons observer le très bon comportement des cartes Asus, EVGA et MSI et à l'inverse l'échauffement de l'étage d'alimentation des cartes Gainward, Gigabyte et Zotac.


Page 14 - Thermographie infrarouge: systèmes

Thermographie infrarouge: systèmes

[ GeForce GTX 580 de référence ]
[ Asus GTX 580 Matrix Platinum ]
[ EVGA GTX 580 Classified ]
[ Gainward GTX 580 Phantom ]
[ Gigabyte GTX 580 SOC ]
[ MSI GTX 580 Lightning ]
[ Zotac GTX 580 AMP²! Edition ]

Aucune de ces cartes ne pose de problème de températures au repos.



[ GeForce GTX 580 de référence ]
[ Asus GTX 580 Matrix Platinum ]
[ EVGA GTX 580 Classified ]
[ Gainward GTX 580 Phantom ]
[ Gigabyte GTX 580 SOC ]
[ MSI GTX 580 Lightning ]
[ Zotac GTX 580 AMP²! Edition ]

En charge nous pouvons observer que la Phantom de Gainward est la GTX 580 qui entraîne le plus gros échauffement de l'ensemble du système.


Page 15 - Overclocking et performances

Overclocking
Tout en sachant que chaque exemplaire d'un modèle de carte peut se comporter différemment au niveau de l'overclocking, nous avons tenté de pousser toutes les cartes en notre possession de manière à observer d'éventuelles généralités. Notez à ce sujet que les cartes de référence, Asus, EVGA, MSI et Zotac nous ont été fournies par leur fabricant respectif alors que les modèles Gainward et Gigabyte sont des échantillons du commerce.

Sur un système de test ouvert, nous avons utilisé Furmark pour charger au maximum les cartes de manière à s'assurer de la stabilité en augmentant la fréquence par pas de 25 MHz, sans toucher à la tension GPU d'origine. Nous avons ensuite exécuté Crysis Warhead en boucle pour valider l'overclocking, ce dernier étant en général plus dur que Furmark.

Notez que la mémoire GDDR5 dispose de différents mécanismes de détection d'erreurs qui font qu'en cas d'overclocking important, la mémoire a un comportement stable mais perd beaucoup de temps à réparer les erreurs qui y sont liées, soit en renvoyant la donnée corrompue, soit en recalibrant ses fréquences. Etant donné que les GeForce de la famille Fermi supportent mal une fréquence mémoire élevée, nous nous sommes abstenus de l'overclocker.

Voici les fréquences que nous avons pu obtenir :


Vous remarquerez tout d'abord que la tension GPU n'est pas fixe et peut varier d'un exemplaire à l'autre. Cela donne plus de flexibilité à Nvidia pour valider ses GPUs à un niveau de spécifications donné.

Les GeForce GTX 580 s'overclockent en général sans trop de difficultés à 850 ou 875 MHz. Seul les modèles Classified d'EVGA et SOC de Gigabyte sont passés respectivement à 925 et à 900 MHz sans encombre et son modification de la tension GPU. Compte tenu de leurs fréquences de base élevées, il ne s'agit cependant que d'un overclocking de 8 et de 5%. Bien qu'également overclockée à un niveau relativement élevé la Lightning de MSI n'a cependant pas voulu passer les 850 MHz de manière stable, ne proposant dès lors qu'un petit gain de 2%.

Comme souvent, ce sont en définitive les cartes aux fréquences de référence, ou proches de celles-ci qui disposent de la marge d'overclocking la plus élevée, les overclocking d'usine rognant en grande partie celle-ci, même si un tri est fait pour sélectionner les meilleurs GPUs.


Performances
Pour information, nous avons observé les performances de toutes les cartes à leurs fréquences d'origine et aux fréquences overclockées dans Crysis 2, en 1920x1080 DirectX 11 Extreme :


Par rapport aux fréquences de référence, l'overclocking d'usine permet de gagner de 1 à 9%, les modèles EVGA et Gigabyte tirant bien entendu ici leur épingle du jeu. Une fois toutes les cartes overclockées par nos soins, les gains par rapport à la carte de référence se lissent et sont alors de 7 à 12%.


Page 16 - Conclusion

Conclusion
A l'issue de ces comparatif, quelques conseils d'achat clairs apparaissent, mais avant toute chose, rappelons les résultats de notre récent focus qui s'est attardé sur l'intérêt des variantes 3 Go de la GeForce GTX 580, ou plutôt sur son absence pour la majorité des utilisations. A prix équivalent, ces 3 Go ne feront pas de mal, mais il est évident qu'il n'est pas nécessaire de débourser le supplément, ou d'opter pour une GeForce GTX 580 de moins bonne qualité mais équipée de ces 3 Go.

Si vous recherchez une GeForce GTX 580 premier prix, nous vous déconseillerons le modèle Phantom de Gainward, au profit du modèle de référence, de meilleure qualité, plus efficace au niveau des nuisances thermiques et sonores et dont la tarification est plus avantageuse, selon les marques.

Mais ce comparatif a avant tout pour but de départager les "super" GeForce GTX 580 et à ce petit jeu ce sont Asus, EVGA et MSI qui s'en tirent le mieux avec leurs modèles Matrix Platinum, Classified et Lightning qui disposent de systèmes de refroidissement imposants, d'étages d'alimentation très costauds et de nombreuses options qui visent les utilisateurs les plus avancés voire la niche des overclockeurs professionnels. Ces modèles sont bien entendu plus onéreux, mais laisseront un maximum de marge à l'overclocking, à condition bien entendu de tomber sur un GPU coopératif, tous les échantillons ne disposant pas du même potentiel.


Ces trois GeForce GTX 580 sont cependant très encombrantes et la Matrix Platinum d'Asus, avec ses 3 slots, empêchera dans la plupart des situations la mise en place d'un système SLI. Quant à la Lightning de MSI, son bios d'origine propose une calibration de la vitesse des ventilateurs qui privilégie à tout prix la température GPU, au grand dam de nos oreilles.

La Classified d'EVGA souffre quant à elle d'un ventirad qui n'est clairement pas à la hauteur. Bien trop bruyant au repos comme en charge, il met hors-jeu la version classique de la carte, ce qui ne rend intéressante que son onéreuse déclinaison dédiée au watercooling : l'Hydro Copper.

Nous pensions trouver dans la GTX 580 SOC de Gigabyte le compromis idéal entre encombrement et potentiel d'overclocking. Malheureusement, il n'en est rien, la faute à un design mal conçu qui entraîne une chauffe trop importante de l'étage d'alimentation. Grâce à son important overclocking d'usine, ce modèle pourra par contre contenter celui qui recherche une GeForce GTX 580 très performante sans avoir à l'overclocker.



Enfin, nous conseillerons aux amateurs de silence de se pencher sur la GeForce GTX 580 AMP²! Edition de Zotac, en étant cependant attentifs au petit "²" qui fait toute la différence,... tout du moins si vous parvenez à en dénicher un exemplaire puisqu'il semblerait que Zotac ait arrêté la distribution de ce modèle durant le courant de cet été. Son ventirad Zalman VF3000F est le système de refroidissement pour GeForce GTX 580 qui contient le mieux les nuisances sonores liées à la consommation gargantuesque de son GPU. Là aussi, ce modèle pèche cependant par un design mal conçu au niveau du refroidissement de l'étage d'alimentation, ce qui rend la carte inadaptée à l'overclocking.


Terminons par un petit mot sur un problème malheureusement trop courant lié à la consommation des cartes graphiques haut de gamme : le dépassement de la limite fixée par les normes au niveau de l'alimentation via le bus PCI Express. Celui-ci peut endommager certaines cartes-mères soit instantanément soit au fil du temps, surtout s'il ne s'agit pas de versions haut de gamme et lors de sessions d'overclocking ou de stress test. Si dépasser la limite officielle via les connecteurs d'alimentation n'est pas un gros problème, les alimentations puissantes étant largement capables de soutenir la charge, il est selon nous important que les fabricants s'assurent que leurs produits ne puissent pas en endommager d'autres et donc que les spécifications au niveau de l'alimentation par le bus soient respectées. Seuls EVGA et MSI ont ici fait l'effort de s'en assurer avec les GeForce GTX 580 Classified et Lightning.


Copyright © 1997-2019 HardWare.fr. Tous droits réservés.