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Quelle solution graphique pour moins de 100€ ?
Cartes Graphiques
Publié le Mercredi 18 Août 2010 par Damien Triolet

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Page 1 - Introduction



Loin du combat acharné entre Radeon HD 5800 et GeForce GTX 400 sur le haut de gamme, nous avons décidé de nous pencher plus en détail sur l'entrée de gamme et plus précisément sur les solutions graphiques proposées à moins de 100€, ce qui inclut bien entendu les chipsets intégrés. De quoi sont capables ces solutions ?



La jungle du bas de gamme
Préparer un comparatif dédié à l'entrée de gamme est toujours fastidieux, non pas à cause des performances de certains produits qui brisent le moral des testeurs, mais bien à cause des trop nombreuses variantes proposées. C'est bien simple, Nvidia et AMD s'efforcent de proposer un modèle par tranche de 5 €. Cet acharnement autour des déclinaisons est lié à la cible principale des produits bas de gamme : les fabricants de PCs. Avec un produit à tous les prix, AMD et Nvidia ont ainsi la possibilité de remplir la totalité du (souvent maigre) budget qu'ils allouent à la partie graphique.

En dehors de la confusion qu'elles entrainent chez l'acheteur, toutes ces déclinaisons ont également tiré par le bas le niveau de performances des accélérateurs 3D dédiés, rejoignant ainsi le niveau de performances des chipsets intégrés. Si une plus grande proportion de systèmes disposent du coup d'une carte graphique compatible avec un certain niveau de fonctionnalité (DirectX 10 par exemple), il n'en va pas de même pour le nombre de ces systèmes qui ont la puissance nécessaire pour les exploiter, ce qui complique la tâche des développeurs de jeux vidéo.

Autre problème courant sur le bas de gamme, les modèles bâtards proposés par certains fabricants, voire directement (ou discrètement) par AMD et Nvidia. C'est par exemple le cas de nombreuses variantes qui remplacent de la mémoire DDR3, GDDR3 ou GDDR5 par de l'infâme DDR2 qui n'a de cesse de sévir sur ce segment. Acheter une carte graphique d'entrée de gamme demande donc d'être très attentif aux différentes solutions proposées. Une différence de 10€ peut changer complètement le niveau de performances si vous en avez besoin pour les jeux, mais ne rien apporter du tout au niveau de la lecture vidéo.


Page 2 - Nvidia et les GeForce DX 10.1

Nvidia et les GeForce DX 10.1
Il y a quelques mois, durant l'automne 2009, Nvidia a rafraichi ses produits d'entrée de gamme avec des GPUs DirectX 10.1. Ceux-ci, en partie dérivés de l'architecture du GT200 sont fabriqués en 40 nanomètres et sont disponibles en volume important. Bien qu'ils soient arrivés alors que la déferlante DirectX 11 commençait chez AMD, Nvidia a profité et profite toujours d'une disponibilité en volume grâce à la réservation d'allocations importantes sur les chaines de fabrication de TSMC. Un pari gagnant pour Nvidia puisqu'AMD s'est retrouvé coincé avec une production limitée.


3 GPUs font partie de cette famille :

Le GT215 qui contient 96 unités de calcul réparties en 12 multiprocesseurs de 8 unités. Ces multiprocesseurs sont groupés par 3 avec 8 unités de texturing, ce qui en porte le total à 32. Le GT215 est alimenté par un bus mémoire de 128 bits qui supporte la mémoire GDDR5. Il ne dispose cependant que de 8 ROPs qui ont du mal à l'alimenter, leur nombre étant plutôt proportionné pour alimenter une mémoire GDDR3. Le GT 215 est exploité du côté desktop sur les GeForce GT 240, qui existent en version DDR3, GDDR3 et GDDR5, et pour les OEMs sur les GeForce GT 320 (DDR3 et GPU castré), GT 330 (= GT 240 DDR3) et GT 340 (= GT 240 GDDR5). Attention cependant, toutes les GeForce GT 330 ne sont pas basées sur le GT215. Certaines peuvent être basées sur un G92b castré (similaire aux 9800 GT) et existent en version 256 et 192 bits DDR2.

Le GT216 est sur le plan des unités de calcul et de texturing un demi GT215, soit 48 unités de calcul et 16 unités de texturing. Il conserve cependant le bus mémoire de 128 bits et les 8 ROPs qui l'accompagnent. Il est exploité dans les GeForce GT 220 qui existent en versions DDR3 et DDR2. Il prend également place sur la GeForce GT 315 réservée aux OEMs, mais avec des fréquences revues à la baisse et uniquement en version DDR2.

Le GT218 représente le bas de la gamme et ne dispose que de 16 unités de calcul et 8 unités de texturing qui doivent se contenter de 4 ROPs sur un bus 64 bits. Il est exploité sur les GeForce 210 en versions DDR2 et DDR3 ainsi que sur les GeForce 310 en version DDR2 pour les OEMs. Une version GeForce G 205 avec seulement 8 unités actives est également proposée.

Notez que selon nos sources, il existe une GeForce 210 ou GT 220 particulière. Un cas intéressant pour exposer certaines pratiques commerciales douteuses mais pourtant courantes dans le bas de gamme. Cette carte graphique est équipée d'un GT216 castré avec 24 unités de calcul et 8 unités de texturing. Nvidia vend cette version bon marché en tant que GeForce 210 si les partenaires acceptent d'acheter X « vraies » GeForce 210 512 Mo (basée cette fois sur le GT218). Ces cartes 512 Mo n'ayant que peu d'intérêt pour certains, Nvidia propose alors sa carte basée sur le GT216 castré à un prix un petit peu plus élevé mais en tant que GeForce GT 220 !

Attention également aux cartes graphiques Ion qui sont en réalité des GeForce 210 à base de GT218 vendues avec un surcoût important par certains fabricants peu scrupuleux qui essaient de profiter de cette marque pour augmenter leurs marges.

Pour ce test, nous avons testé ces GeForce :

GeForce GT 240 GDDR5 1 Go (95 €)
GeForce GT 240 GDDR3 512 Mo (80 €)
GeForce GT 240 DDR3 1 Go (80 €)
GeForce GT 220 DDR3 1 Go (70 €)
GeForce GT 220 DDR2 1 Go (60 €)
GeForce GT 210 DDR3 512 Mo (50 €)
GeForce GT 210 DDR2 512 Mo (40 €)

Nous avons également ajouté les GPUs de la génération précédente qui sont toujours disponibles :

GeForce GTS 250 512 Mo
GeForce 9800 GT 512 Mo
GeForce 9600 GT 512 Mo
GeForce 9500 GT GDDR3 512 Mo
GeForce 9500 GT DDR2 512 Mo
GeForce 9500 GT 64 bits DDR2 512 Mo
GeForce 9400 GT 512 Mo


Page 3 - AMD et les Radeon DX 11

AMD et les Radeon DX11
Cet hiver, AMD a décliné son architecture DirectX 11 à travers plusieurs Radeon HD 5000 d'entrée de gamme, qui comme les modèles plus haut de gamme ont eu quelques problèmes de disponibilité. Ceux-ci reprennent la même architecture que les Radeon HD 5800, à l'exception du support des calculs en double précision, qui n'a pas réellement d'utilité dans le domaine grand public. 2 GPUs ont ainsi fait leur apparition.


Redwood qui est un demi Juniper (Radeon HD 5700) et dispose donc de 80 unités de calcul vec5 (« 400 cores ») et de 20 unités de texturing. S'il conserve le bus mémoire de 128 bits, comme Juniper, il est cependant alimenté par 8 ROPs au lieu de 16. Un ratio plutôt optimisé pour la GDDR3 que pour la GDDR5 bien que celle-ci puisse être utilisée. Redwood est d'ailleurs exploité par la Radeon HD 5670 en combinaison avec ce type de mémoire. Pour la Radeon HD 5570, par contre, c'est de la GDDR3 ou de la DDR3 qui accompagne la GPU. Enfin, une petite Radeon HD 5550 utilise un GPU Redwood castré avec 64 unités vec5 d'actives sur les 80 et équipé de mémoire DDR2.

Cedar est le plus petit GPU de la gamme. Grossièrement il s'agit d'un RV710 (Radeon HD 4350 et 4550) avec support de DirectX 11. AMD a conservé le même nombre d'unités. Par contre, comme pour tous les GPUs de la gamme Radeon HD 5k, les interpolateurs fixes ont disparus et ces opérations sont effectuées au niveau des unités de calcul généralistes, ce qui ajoute une petite charge sur celles-ci. Une charge qui prend de l'ampleur sur Cedar qui est équipé de 8 unités de texturing pour seulement 16 unités de calcul vec5, soit un ratio de 1 pour 2 contre 1 pour 4 pour les autres GPUs de la gamme. L'interpolation étant généralement nécessaire pour accéder aux textures, Cedar va naturellement souffrir plus de la disparition des interpolateurs fixes. Pour le reste, il est équipé de 4 ROPs connecté à un bus mémoire de 64 bits, un ratio cette fois similaire à Redwood. Alors qu'AMD avait clairement différencié le RV710 en DDR2 (HD 4350) et en GDDR3 (HD 4550) sur la génération précédente, cette fois ce sera un même nom, Radeon HD 5450 pour les 2 variantes. C'est regrettable, même si, commercialement, AMD ne fait que s'aligner sur les techniques commerciales quelque peu limites de Nvidia.

Pour ce test, nous avons testé ces Radeon :

Radeon HD 5750 512 Mo (100 €)
Radeon HD 5670 1 Go (90 €)
Radeon HD 5570 1 Go (80 €)
Radeon HD 5450 GDDR3 512 Mo (55 €)
Radeon HD 5450 DDR2 512 Mo (45 €)

Nous avons également ajouté les GPUs de la génération précédente qui sont toujours disponibles :

Radeon HD 4850 512 Mo
Radeon HD 4770 512 Mo
Radeon HD 4670 GDDR3 512 Mo
Radeon HD 4670 DDR2 512 Mo
Radeon HD 4650 512 Mo
Radeon HD 4550 512 Mo
Radeon HD 4350 512 Mo


Page 4 - Les IGPs

Les IGPs
Impossible d'évoquer l'entrée de gamme sans parler des IGPs, ces cores graphiques intégrés aux chipsets souvent décriés, à raison, pour leurs piètres performances. Au fil du temps ils se sont cependant nettement améliorés tout d'abord en terme de qualité d'affichage, le passage au numérique aidant, et ensuite en fonctionnalités de base. Par exemple, tous les IGPs récents supportent le décodage des vidéos HD. Leurs performances restent par contre très faibles, pour des raisons de coût, de chauffe, mais également parce qu'ils sont tributaires de la bande passante mémoire système qu'ils doivent partager avec le CPU.

Les GeForce 9300 et 9400 représentent le dernier IGP de Nvidia. Destinés à la plateforme socket 775, ces chipsets, fabriqués en 65nm et dont le nom de code est MCP7A, intègrent un core graphique de la génération GeForce 8/9. Celui-ci dispose de 16 unités de calcul scalaire, de 8 unités de texturing et de 4 ROPs… tout comme la GeForce 9400 GT. La différence entre les GeForce 9300 et 9400 se situe au niveau de la fréquence. Notez que c'est le même chipset qui est utilisé sur la plateforme Ion première du nom.

Le RS880 est le nom de code du dernier northbridge avec IGP d'AMD. Celui-ci prend place dans plusieurs chipsets : AMD 785G, AMD 880G et AMD 890GX. Ils différent notamment au niveau de la fréquence du core graphique intégré qui passe de 500, à 560 puis à 700 MHz et se nomme Radeon HD 4200, 4250 ou 4290. Ce core graphique est dérivé des Radeon HD 4000 et supporte DirectX 10.1. Grossièrement, il s'agit d'un demi-RV710, soit d'une demi Radeon HD 4350. Il est donc équipé de 8 unités de calcul vec5 (40 « cores »), de 4 unités de texturing et de 4 ROPs. Petit avantage, déjà présent sur la génération précédente, il dispose d'un petit bus mémoire dédié nommé Sideport. Celui-ci permet de connecter un module mémoire 32 bits de manière à lui fournir une petite mémoire supplémentaire plus rapide que la mémoire système (par exemple 128 Mo de DDR3).


Enfin nous arrivons aux tristement célèbres IGPs d'Intel. Ces cores graphiques, ainsi que le support logiciel ont cependant progressé significativement au fil des années, le géant du CPU essayant de rattraper son retard pour disposer d'une plateforme correcte. La dernière évolution en date prend place dans le northbridge des CPUs de la famille Clarkdale (Core i3/i5 et Pentium G6950) qui pour rappel est intégré dans le packaging du CPU. Ce core graphique prend le nom de HD Graphics et voit sa fréquence varier de 533 à 900 MHz suivant les CPUs. Intel donne peu de détails sur l'architecture de ce composant, mais d'après les quelques informations disponibles, il serait équipé de 12 unités de calcul vec4 (équivalent 48 « cores »), de 4 unités de texturing et de 2 ROPs. Attention cependant, contrairement à tous les autres GPUs, Intel n'a pas basé son architecture autour de l'instruction MAD qui permet de combiner une multiplication et une addition en une seule opération. Cette instruction courante en 3D sera donc décomposée et plus lente sur les cores graphiques d'Intel.

Pour ce test, nous avons testé ces IGPs :

HD Graphics / Core i5 661
HD Graphics / Core i5 670 (à partir du Core i5 661 pour conserver la même fréquence CPU)
HD Graphics / Pentium G6950 (à partir du Core i5 661 pour conserver la même fréquence CPU)
GeForce 9400
GeForce 9300 (à partir du GeForce 9400)
785G / Radeon HD 4200 et mémoire SidePort de 128 Mo
785G / Radeon HD 4200 version ECS à 700 MHz (= 890GX / Radeon HD 4290 sans SidePort)


Etant donné que les cores graphiques intégrés doivent se partager la mémoire système avec le CPU, le contrôleur mémoire, qu'il soit dans ce dernier ou dans le northbridge, doit pouvoir jongler avec des requêtes en provenance des deux composants et donner la priorité au core graphique lors du rendu 3D en temps réel. Avec le core intégré dans les CPUs de la famille Clarkdale, Intel a annoncé avoir optimisé son contrôleur mémoire à cet effet. Pour vérifier cela, nous avons comparé les performances obtenues en lançant un jeu seul, H.A.W.X., à celle obtenues dans ce même jeu lorsque Prime95 tourne en tâche de fond :


Par rapport aux Core 2 qui prennent place sur la plateforme GeForce 9400, il semble évident qu'Intel a en effet amélioré le contrôleur mémoire de ses derniers CPUs pour mieux alimenter le core graphique. En faisant cela, Intel ne fait cependant que rejoindre AMD qui était plus efficace à ce niveau depuis quelques temps déjà.


Page 5 - Spécification, le test

Spécifications
Nous avons rassemblé les spécifications de toutes les solutions graphiques d'entrée de gamme du moment dans ce large tableau. Les modèles grisés sont les versions réservées aux OEMs :


Ces spécifications montrent bien le gouffre qui sépare les solutions présentes dans ce segment. La puissance de calcul passe ainsi de 22 Gflops pour une GeForce 205 à 1008 Gflops pour une Radeon HD 5750. Un delta de 46x ! Comparé à une architecture similaire, celle de la Radeon HD 4200 intégrée au chipset 785G d'AMD qui affiche 40 Gflops, la différence de 25x reste énorme.

Du côté de la bande passante mémoire, une Radeon HD 5450 DDR2 affiche seulement 6.0 Go/s au compteur contre 68.5 Go/s pour une Radeon HD 5750. Un delta de 11x cette fois. Les plus petites cartes graphiques, mêmes récentes affichent ainsi une bande passante mémoire plus faible que celle de la mémoire centrale des systèmes récents équipés en DDR3. Bien entendu dans le cas des chipsets intégrés il faut prendre en compte le fait qu'ils doivent partager cette bande passante disponible avec le CPU.


Protocole de test
Pour ce test, nous avons opté pour un protocole quelque peu différent de celui que nous utilisons habituellement de manière à mieux coller au segment visé. Tout d'abord nous nous somme penchés sur l'accélération et la qualité de la lecture des vidéos HD.

Ensuite nous avons choisi un panel de jeu adapté qui ne se focalise pas uniquement sur des jeux très gourmands. Si certains de ceux-ci ont bien été testés, tels que Crysis, Alerte Rouge 3 et Half Life 2 illustreront ainsi les capacités des solutions d'entrée de gamme dans des jeux plus anciens ou au rendu graphique moins complexe, voire limité en terme de fps.

Nous avons bien entendu également adapté les options activées dans les jeux. Ainsi nous avons testé les jeux en 1280x720 (720p) en qualité faible et moyenne ainsi qu'en 1680x1050 en qualité moyenne. Exit donc les options graphiques lourdes et l'antialiasing. Par niveau de qualité faible nous entendons un niveau de qualité minimal mais « acceptable », ce qui exclu par exemple un niveau de qualité des textures tellement faible qu'elles ne ressemblent plus à rien. Le niveau de qualité moyen inclus de son côté le rendu HDR qui s'est démocratisé depuis quelques temps déjà.

Au niveau de la plateforme de test, nous avons opté pour un Core i5 661 qui nous a permis de tester les performances de son core intégré, ainsi que celle des cores intégrés des autres Core i3/i5 et du Pentium G6950, d'une manière totalement comparable à celles des cartes graphiques dédiées. Nous avons ajouté les performances des chipsets intégrés d'AMD et de Nvidia, mais ceux-ci utilisent cependant un CPU différent : un Phenom II X4 965 et un Core 2 Quad Q9650. Nous avons choisi ces CPUs parce qu'ils affichent globalement dans les jeux un niveau de performances proche de celui du Core i5 661. Dans tous les cas, le niveau de performance de ces solutions graphiques fait que la puissance CPU importe peu en pratique…

Enfin vous noterez que toutes les cartes graphiques testées ici étaient équipées de 512 Mo de mémoire vidéo, sauf si une quantité différente est précisée. Ainsi les modèles récents les plus courants sont équipés de 1 Go. Cette quantité de mémoire n'est pas de réel intérêt sur les modèles d'entrée de gamme dans les conditions de jeu visées, mais elle représente la tendance générale.


Systèmes de test

Intel Core i5 661
Gigabyte H55-UD3H
4 Go DDR3 1066 Corsair
Windows 7 64 bits

Intel Core 2 Quad Q9650
Gigabyte GA-E7AUM-DS2H
4 Go DDR2 1066 Corsair
Windows 7 64 bits

AMD Phenom II X4 965
ECS A785GM-M
Asus M4A785TD-V EVO
4 Go DDR3 1066 Corsair
Windows 7 64 bits


Page 6 - Consommation

Consommation
Pour observer la gourmandise des cartes graphiques, nous avons tout d'abord mesuré la consommation des cartes seules, au repos et en charge sous 3DMark 06.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leur consommation.

AMD et Nvidia ont fait du bon travail au niveau de la consommation au repos de leurs dernières générations de GPUs.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leur consommation.

En charge nous constatons également que les GPUs de la génération la plus récente sont relativement plus économes que les plus anciens. Les écarts de consommation deviennent ici conséquents puisque nous passons de 15 à 157 watts. Avec 76 watts, les Radeon HD 5750 et GeForce GT 240 restent cependant plus raisonnables.

Ces mesures de la consommation directe des cartes graphiques empêchent de les comparer sur ce point aux IGPs. Dans un second temps, nous avons donc mesuré, à la prise, la consommation de l'ensemble du système. Pour cela nous avons mesuré la consommation des plateformes Intel, AMD et Nvidia d'une part avec leur IGP actif et d'autre part avec une petite GeForce 210 DDR2 de manière à avoir un élément de comparaison fixe puisque les plateformes en elles-mêmes (chipsets et CPU) ont des profils différents à ce niveau :


Au repos, les IGPs permettent d'économiser 13 à 15 watts par rapport à l'utilisation d'une carte graphique très bas de gamme… soit plus ou moins la consommation de celle-ci une fois le rendement de l'alimentation pris en compte.


En charge il est intéressant de constater qu'utiliser l'IGP d'Intel ou de Nvidia ne permet pas de faire une économe d'énergie par à l'utilisation d'une carte graphique très bas de gamme. Quant à l'IGP d'AMD, si nous pouvons supposer d'après ces résultats qu'il est moins gourmand que celui de Nvidia, il est difficile de comparer sa consommation à celle de la GeForce 210 DDR2 étant donné qu'une partie de l'écart semble venir de la consommation plus élevée du Phenom liée soit aux pilotes Nvidia soit au niveau de performances différent.

En règle générale quand nous mesurons à la prise la consommation en charge de l'ensemble du système, nous chargeons le CPU avec Prime95 pour éviter cette incertitude. Pour ces tests qui incluent des IGPs, nous n'avons pas pu le faire puisque la bande passante mémoire utilisées par le CPU sous Prime95 n'est plus disponible pour le core graphique qui voit donc ses performances et donc sa consommation baisser.


Page 7 - Lecture vidéo HD, en pratique

Lecture vidéo HD, en pratique
Toutes les solutions graphiques récentes incorporent un moteur capable d'accélérer la lecture des vidéo HD à un niveau similaire. Par exemple, sur un Core i5 661, avec une Radeon HD 5450 DDR3, voici les taux d'utilisation CPU que nous avons relevés lors de la lecture d'un Blu-ray :

Sans accélération : 22%, 44%, 100% (2 cores + HT, 2 cores, 1 core)
Avec accélération : 7%, 12%, 27% (2 cores + HT, 2 cores, 1 core)

Notez que sans accélération et avec un seul core CPU, la fluidité n'est plus parfaite, celui-ci étant saturé. Grossièrement, le décodage HD n'est plus un problème insurmontable pour les CPUs récents, mais ils resteront soumis à une charge relativement lourde alors que l'accélération proposée par toutes les solutions graphiques permet de les soulager significativement.

Si activer l'accélération graphique empêche de profiter de certaines options d'amélioration de la qualité offerte par les logiciels de lecture vidéo, cela permet de profiter des divers mécanismes d'amélioration de la qualité mis en place par AMD, Nvidia et Intel dans leurs pilotes tels que le respect de la cadence de certains formats vidéo, le désentrelacement des vidéos, les filtres de réduction du bruit ou encore les filtres d'amélioration des couleurs ou du contraste. Ceux-ci ne sont bien entendu pas toujours très utiles en pratique d'autant plus que certains ne sont liés qu'à des formats vidéo spécifiques (entrelacés etc.).

Pour observer la qualité en lecture vidéo HD, nous avons utilisé les tests de la suite HQV HD qui s'attaquent à ces cas particuliers. Les Radeon HD 5570 (nous supposons qu'il en va de même pour la Radeon HD 5550 que nous n'avons pas pu tester) et supérieures ainsi que les GeForce 9500 GT GDDR3 et les GeForce GT 220 GDDR3 et supérieures ont affiché une qualité maximale dans ces tests. Pour les autres cartes, certains tests ont échoués ou sont passés avec une qualité moyenne ou encore avec des problèmes de fluidité.

Ces problèmes de fluidité se sont présentés sur l'IGP d'Intel (peut importe sa fréquence) dont Intel semble avoir optimisé les pilotes pour obtenir la meilleure qualité au mépris de la fluidité. Ils se sont également présentés sur la GeForce 9500 GT DDR2 64 bits. Si Nvidia semble bien activer les options d'améliorations de l'image en accord avec la puissance de ses GPUs, cela se fait d'une manière fixe, par modèle de carte graphique. Ainsi, Nvidia a défini un niveau d'options adapté à la GeForce 9500 GT DDR2, mais celui-ci ne permet pas de différencier le modèle 64 bits qui essaye donc d'aller au-delà de ses capacités.


Les options vidéo proposées par AMD dans ses pilotes.

Du côté d'AMD, une option activée par défaut dans les pilotes, et dénommée Enforce Smooth Video Playback, se charge de réduire automatiquement les différentes améliorations de la qualité d'image en fonction de la résolution et des capacités du GPU de manière à toujours préserver une fluidité parfaite, ce que nous avons pu confirmer sur l'ensemble des solutions testées. Par contre cette option se base au moins en partie sur les fréquences UVD, soit du mode de lecture vidéo, fixées dans le bios de la carte graphique. Si son fabricant a omis de les indiquer proprement dans le bios, le pilote est perdu et désactive toutes ces options d'amélioration de la qualité. Nous avons pu constater ce problème sur une Radeon HD 5450 DDR2 et de nombreuses Radeon HD 4000. Désactiver Enforce Smooth Video Playback permet de parer à ce déficit sur certains modèles, mais la fluidité n'étant plus garantie, il faudra être attentif aux options activées sur les modèles très bas de gamme.

Globalement, nous avons constaté que les solutions équipées d'un bus mémoire de 64 bits en DDR2 étaient ici en retrait par rapport à leurs équivalents en version GDDR3, leur bande passante mémoire étant insuffisante pour traiter certains filtres.

En dehors de ces tests spécifiques, les différences de qualité entre les différentes solutions sont faibles autant lors de la lecture d'un Blu-ray que d'une vidéo 720p en h.264. L'IGP d'Intel est cependant en retrait dans certains cas. Nous avons par exemple constaté un problème de qualité avec les mkv 720p en h.264 dans Media Player Classic. Dans certaines zones bruitées, le bruit semble s'accumuler pendant quelques temps avant de disparaître brusquement, de s'accumuler à nouveau et ainsi de suite. Nous avons également observé un downsampling de mauvaise qualité dans certains logiciels lors de la lecture de Blu-ray sur un écran dans la résolution est inférieure au 1920x1200. Difficile cependant de savoir si le problème vient du développeur du logiciel ou d'Intel. D'un côté, l'offensive d'Intel sur l'accélération vidéo est relativement récente, des bugs peuvent donc exister, mais d'un autre côté, les logiciels de lecture vidéo commerciaux ont des optimisations et des bouts de codes spécifiques à tellement de matériel qu'ils représentent probablement ce qui se fait de mieux sur PC en terme de nids à bugs.

Si vous êtes pointilleux sur la qualité sonore, notez que seuls l'Intel HD Graphics et les Radeon HD 5000 supportent le bitstream du Dolby True HD et du DTS HD Master Audio. Enfin, toujours au niveau de la connectique, alors que tous les fabricants de chipsets annoncent le support du DVI Dual-Link, en pratique toutes les carte-mère passée entre nos mains se sont limitées au DVI Single-Link, empêchant d'atteindre les résolutions de 2560x1440 et de 2560x1600 des certains écrans 27'' et des écrans 30''.


Page 8 - Lecture vidéo HD, consommation

Lecture vidéo HD, consommation
Tout comme pour la consommation au repos et en charge 3D, nous avons tout d'abord mesuré directement la consommation de toutes les cartes graphiques :


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leur consommation.

Ce sont les Radeon HD 5000 qui s'en tirent ici globalement le mieux, mais les petites Radeon HD 4000 et GeForce 200 affichent des niveaux également très raisonnables.

Nous avons ensuite mesuré à la prise la consommation du système dans son ensemble, d'une part avec l'accélération du GPU ou de l'IGP activée et d'autre part sans accélération. Nous y avons ajouté la consommation au repos pour référence :


Dans tous les cas, utiliser l'accélération du GPU permet de réduire la consommation du système. La plateforme Core i3/i5 est la plus économe, en témoignent les chiffres obtenus avec le Core i5 670. Passer du core graphique intégré à une solution dédiée qui vous permettra de ne faire aucune compromis sur la qualité vidéo, telle que la Radeon HD 5570, n'entraînera cependant qu'une augmentation de 10 watts.


Page 9 - Alerte Rouge 3

Alerte Rouge 3

Alerte rouge représente un jeu relativement léger graphiquement, d'autant plus que son moteur est limité à 30 fps. Une valeur que les cartes graphiques doivent cependant pouvoir obtenir, ou approcher, sans quoi des saccades très gênantes apparaissent et le jeu « ralenti ». A 28 fps il n'y a pas de gros problème, mais sous 25 fps la qualité de jeu baisse significativement. La qualité faible nous faisant passer à une époque graphique que nous avions oubliée, nous avons opté d'une part pour le mode de qualité moyenne et d'autre part pour le mode de qualité élevée, mais sans antialiasing. Nous mesurons les performances après avoir chargé une sauvegarde.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Seuls les IGPs (à l'exception du Core i5 661) et la Radeon HD 5450 DDR2 ne permettent pas de jouer dans des conditions minimales acceptables dans ce jeu. Toutes les autres solutions s'en sortent en 1280x720. Si nous poussons les options graphiques, de nombreuses solutions sont dépassées et il faut alors au minimum une Radeon HD 4670 ou une GeForce 9500 GT GDDR3, la version DDR2 étant elle aussi dépassée.

Pour jouer en 1680x1050, les exigences augmentent légèrement et il faut alors une Radeon HD 5570 ou une GeForce 9600 GT.


Page 10 - Batman Arkham Asylum

Batman Arkham Asylum

Enorme hit, nous ne pouvions pas ignorer Batman Arkham Asylum malgré le côté partisan des technologies qu'il exploite. Nous parlons ici bien entendu de GPU PhysX, une bibliothèque propriétaire au niveau de son accélération par le GPU qui ne supporte que les GeForce. Entrée de gamme oblige, il n'est bien entendu pas question d'utiliser GPU PhysX ici. En dehors de ces effets PhysX, Batman reste relativement peu gourmand. Pour la qualité faible, nous avons utilisé le mode du jeu moyen mais sans le bloom et les ombres dynamiques, de manière à garder un niveau de qualité suffisant, notamment au niveau des textures. Pour la qualité moyenne, nous avons utilisé le mode élevé proposé par le jeu.

Nous avons installé le patch 1.1 et utilisé le benchmark intégré.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Les écarts se creusent entre les différentes solutions. Tous les IGPs affichent selon nous une fluidité insuffisante dans le mode le plus léger que nous avons testé. Il faut une 9500 GT DDR2 pour atteindre les 60 fps. Augmenter la qualité graphique n'a qu'un effet relativement réduit. Par contre quand la résolution passe du 1280x720 au 1680x1050 il faut une Radeon HD 5570 pour obtenir 60 fps.

Vous remarquerez les écarts relativement importants entre les solutions qui existent en version GDDR3 et DDR2. Ce jeu est particulièrement dépendant de la bande passante mémoire disponible.


Page 11 - Crysis Warhead

Crysis Warhead

Crysis Warhead reprend le moteur graphique très gourmand à tous les niveaux de Crysis. Nous le testons dans sa version 1.1 hotfix et en mode 64 bits puisque c'est la principale nouveauté apportée. Crytek a renommé les différents modes de qualité graphique, probablement pour ne pas heurter les joueurs déçus de ne pas pouvoir activer le mode très haute qualité pour cause de gourmandise excessive. Le mode de qualité très faible entraîne un rendu tellement pauvre qu'il ne permet pas de profiter du jeu. Nous ne l'avons donc pas testé. Nous avons opté pour les modes « mainstream » et « gamer » en DirectX 9, moins gourmand que la version DirectX 10.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


Pour jouer relativement confortablement à Crysis Warhead en 1280x720 avec un niveau de qualité graphique faible mais acceptable, il faut une GeForce GT 240 ou une Radeon HD 5570. Si nous poussons le niveau de qualité en mode « gamer », il faut alors une GeForce 9800 GT ou faire quelques concessions sur la fluidité. Pour jouer dans une résolution plus élevée, il faut changer de gamme de cartes graphiques.


Page 12 - DiRT 2

DiRT 2

Dernier né chez Codemaster, DiRT 2 inaugure la nouvelle version du moteur maison qui supporte dorénavant DirectX 11. L'API est utilisée pour améliorer l'efficacité du HDAO mais également pour améliorer la qualité de l'eau, du public et de certains drapeaux via la tessellation. Un effet qui reste cependant subtil. Des options graphiques qui, dans tous les cas, resteront désactivées sur les solutions d'entrée de gamme qui se contenteront donc de DirectX 9. Nous avons testé les modes basse qualité et qualité moyenne proposés par le jeu. Le patch 1.1 est installé.


Maintenez la souris sur le graphique pour classer les cartes en fonction de leurs performances.


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Pour bien profiter de ce type de jeu, une fluidité importante est nécessaire. Pour jouer en 1280x720 basse qualité, nous vous conseillerons donc d'opter au moins pour une GeForce GT 220 GDDR3 voire pour une GeForce GT 240 qui permettra alors de pousser la qualité sur le niveau moyen. En 1680x1050, une Radeon HD 5670 au minimum sera conseillée et une carte plus puissante évitera les petits ralentissements dans les passages les plus lourds.


Page 13 - Far Cry 2

Far Cry 2

La suite de Far Cry n'en est pas réellement une puisque Crytek était à l'origine du premier épisode. La licence appartenant à Ubisoft c'est ce dernier qui s'est chargé de son développement, Crytek optant alors pour Crysis. Pas facile de reprendre l'héritage de révolution graphique qui accompagne Far Cry, mais les équipes d'Ubisoft s'en sont bien tirées même si l'aspect graphique n'est pas aussi abouti que celui de Crysis. Le jeu est aussi moins gourmand ce qui n'est pas plus mal. Il supporte DirectX 10.1 pour améliorer les performances du côté des Radeon. Nous avons installé le patch 1.02 et utilisé les modes de qualité faible et moyen. Pour ce dernier mode nous avons en plus activé le HDR.


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En 1280x720 basse qualité, une Radeon HD 4550 permet de jouer relativement confortablement. Si nous poussons la qualité, il faut alors plutôt une GeForce 9500 GT GDDR3 au minimum, et une Radeon HD 5570 pour jouer plus confortablement. En 1680x1050, cette dernière sera le minimum conseillé et une carte plus véloce permettra d'obtenir une meilleure fluidité dans les scènes plus lourdes.


Page 14 - Half Life 2 Episode 2

Half Life 2 Episode 2

Pour ce test, nous avons sorti Half Life 2 Episode 2 de sa retraite de manière à représenter un jeu qui au fil du temps est devenu relativement léger pour les cartes graphiques. Pour le mode basse qualité, nous sommes parti d'options graphiques minimales mais avec des modèles moyens, des textures de haute qualité, des ombres moyennes et des réflexions simples. Pour le mode de qualité moyenne, nous sommes passés aux modèles de qualité élevés, aux textures très élevées, aux shaders, reflexions et ombres élevés et au HDR.


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Half Life 2 n'étant en général pas très nerveux, 35 à 40 fps permettent de profiter du jeu même si 60 fps ajoutent un confort indéniable. En dehors du Pentium G6950 il est donc possible de jouer avec des IGPs et c'est alors Nvidia qui s'en tire le mieux. Pour jouer avec une qualité plus élevée il faudra passer par une carte graphique dédiée. En 1680x1050 le jeu demandera au moins une GeForce 9500 GT, les plus petits GPUs étant alors à la traîne, comme les IGPs.


Page 15 - H.A.W.X.

H.A.W.X.

Dernier jeu de Tom Clancy, H.A.W.X. est un jeu d'action qui se passe dans les airs. Il utilise un moteur qui prend en charge DirectX 10.1 pour optimiser les performances. Pour le niveau de faible qualité, nous avons utilisé des options graphiques minimales en mode DirectX 9, à l'exception de la distance d'affichage moyenne et de la qualité des textures élevées. Pour le mode de qualité moyenne, nous sommes passés en mode DirectX 10 avec une distance d'affichage élevée, des détails d'environnement moyens et le HDR actif. Nous utilisons le benchmark intégré et le patch 1.2 est installé.


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H.A.W.X. est relativement léger et à part le Pentium G6950 qui est un petit peu limite, toutes les solutions testées permettent de profiter du jeu même si les cartes graphiques dédiées apportent une fluidité légèrement meilleure. Ceci bien entendu en basse qualité, la qualité moyenne étant plus exigeante. En 1680x1050 il faudra passer à une Radeon HD 4670 ou à une GeForce GT 220 au minimum.


Page 16 - Récapitulatif des performances

Récapitulatif des performances
Afin de vous proposer un aperçu global simplifié, nous avons associés les résultats obtenus dans les jeux sous forme d'indice de performances, de manière à donner le même poids à chaque jeu. Nous avons attribué l'indice 100 à la GeForce 9600 GT en 1280x720 en faible qualité.


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Suivant le niveau de détails et la résolution, les performances de la solution graphique la plus performante sont 6.5 à 13.8x supérieures à celles de l'IGP le plus faible. Si nous nous limitons aux cartes graphiques dédiées, les écarts restent très importants avec un avantage de 3.2 à 6.3x de la GeForce GTS 250 ou de la Radeon HD 5750 sur la petite Radeon HD 5450 DDR2.

Nous constatons d'ailleurs que cette Radeon HD 5450 DDR2 est moins performante que la Radeon HD 4350 qu'elle remplace.

Les GeForce GTS 250, Radeon HD 5750, Radeon HD 4850 et Radeon HD 4770 sont, comme vous vous en doutez, les cartes les plus performantes.

A l'autre bout de ce segment, au niveau des IGPs, ce sont les GeForce 9300 et 9400 qui l'emportent, même si, en basse qualité et basse résolution, le HD Graphics à haute fréquence du Core i5 661 n'est pas très loin. Les IGPs d'AMD sont par contre plutôt au niveau des IGPs HD Graphics, bien que ces derniers souffrent d'un 0 dans DiRT 2 qui refuse de se lancer en leur présence. Intel a donc fait un relativement bon travail au niveau de l'évolution des performances de ses IGPs, notamment au niveau de l'efficacité du contrôleur mémoire qui les alimente comme le montre l'évolution des performances entre les différents modèles qui ne se différencient que par leur fréquence. Cela reste relatif cependant puisque dans l'absolu nous sommes toujours à un niveau de performances 3D très faibles pour tous les IGPs.


Page 17 - Conclusion

Conclusion
Conclure d'une manière simple et brève un comparatif de solutions graphiques d'entrée de gamme n'est jamais aisé, celles-ci étant très ou plutôt trop nombreuses. AMD et Nvidia ont par ailleurs pris la mauvaise habitude de commercialiser sous un même nom des solutions qui peuvent être significativement différentes, notamment au niveau du type de mémoire utilisé et du bus qui la relie au GPU. Entre différentes GeForce 9500 GT, les performances peuvent ainsi être divisées par deux suivant qu'elles utilisent de la GDDR3 128 bits ou de la DDR2 64 bits.

Une nuance bien entendu difficile à cerner pour les utilisateurs non avertis et pas toujours correctement mentionnée chez les etailers. Il peut également exister des versions « eco » ou « green » destinées à vous faire accepter un produit aux fréquences, et donc aux performances, discrètement revues à la baisse, ce qui s'est répandu sur certains modèles de GeForce 9. Il faut donc bien être conscient que les fabricants utilisent tous les trucs et astuces à leur disposition pour écouler leurs solutions d'entrée de gamme et que vous ne pouvez pas simplement faire confiance à un nom de produit.


Pour accroître leurs parts de marché, AMD et Nvidia ont conçu des GPUs très bas de gamme tels que les GT218 et Cedar qui équipent les GeForce 210 et les Radeon HD 5400. Si les fabricants les défendent via des arguments tels que « c'est parfait pour de la lecture vidéo » ou un très ridicule « c'est suffisant pour jouer un peu », il faut garder en tête que leur but est avant tout de vendre une image de marque (GeForce, Radeon) et certaines fonctionnalités (1 Go, DirectX 11). Les performances sont souvent à tel point ridicules que la fabrication de ces GPUs s'apparente à du gâchis de silicium, d'autant plus quand il s'agit du 40 nanomètres dont la disponibilité est réduite. Que vous vouliez jouer 4h par jour ou une fois par mois avec un tel GPU ne changera rien au fait qu'il n'est pas adapté aux jeux un tant soit peu gourmands. Paradoxalement, alors qu'ils sont prévus pour un volume énorme, ils n'ont en général un réel intérêt que pour quelques petites niches. L'évolution des cores graphiques intégrés, ou IGPs, et leur intégration dans le CPU devrait à terme tuer le marché sur lequel prennent place ces GPUs très bas de gamme qui devraient donc disparaître. Nous ne les regretterons pas !

Si vous recherchez une solution économique et dédiée à de la lecture vidéo, les IGPs récents, dont le coût sur l'ensemble de la plateforme est négligeable, pourront faire l'affaire et vous permettront de jouer à quelques jeux très simples ou plus anciens. La plateforme Core i3/i5 d'Intel est ainsi plutôt intéressante avec un IGP remis à niveau, bien que les drivers puissent encore être peaufinés.


Si vous êtes pointilleux sur la qualité des vidéo HD et voulez pouvoir profiter de toutes les améliorations de l'image, les cartes graphiques dédiées très bas de gamme ne feront qu'un petit mieux que les IGPs. Il faudra donc investir 60 à 70€ et se tourner vers les modèles situés un cran au-dessus, tels que les GeForce GT 220 ou Radeon HD 5500, en préférant les modèles équipés de DDR3 ou de GDDR3, la bande passante mémoire supplémentaire par rapport à la DDR2 n'étant pas inutile. La solution la plus intéressante à ce niveau est selon nous la Radeon HD 5570 512 Mo, qui existe en version passive et avec laquelle vous pourrez également jouer en 3D plus confortablement qu'avec un IGP et disposerez du support complet du bitstreaming des formats audio HD.

Enfin, si vous êtes prêts à investir un petit peu plus, la Radeon HD 5750 512 Mo, qui se trouve tout juste sous la barre des 100€, est nettement plus véloce et vous permettra de jouer aux jeux plus gourmands et de profiter d'options graphiques plus poussées. Son support de DirectX 11 et sa consommation mieux maîtrisée font que nous la préférons aux Radeon HD 4850/4770 ainsi qu'à la GeForce GTS 250.


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