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Comparatif : 20 ventirads Pentium 4
DiversRefroidissement
Publié le Lundi 29 Septembre 2003 par Emmanuel Pinson

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Page 1 - Introduction



Longtemps précédés d’une réputation de processeurs dégageant peu de chaleur par rapport aux AMD, les derniers modèles Intel Pentium 4 n’ont rien à envier à leurs concurrents dans ce domaine. Ceci s´explique par l´arrivée de l´HyperThreading, qui augmentate l´occupation réelle du processeur, ainsi que par l´augmentation de fréquence qui s´est faite sans abaisser la finesse de gravure.

Que vous cherchiez le silence ou que vous souhaitiez pratiquer l’overclocking de votre processeur, vous constaterez rapidement l’intérêt limité des solutions de refroidissement livrées par Intel dans les versions boîtes de ses Pentium 4, et que nous avons d´ailleurs incluses dans nos tests.

Les fabricants l’ont compris également puisque nous avons vu se multiplier les communiqués annonçant la sortie de nouveaux dissipateurs pour socket 478. Ceci nous permet aujourd´hui de vous proposer un comparatif de 20 solutions de refroidissement par air pour processeurs Intel Pentium 4 :

- Alpha Pal 8942
- Coolermaster Aero 478
- Coolermaster Aero 4
- Global WIN CAK-88T
- Intel box
- Intel box cuivre
- Nexus PHT3600
- Noiseblocker Bad Boy
- OCZ Eliminator 2
- Swiftech MCX4000
- Taisol CMP433151 Heatpipe
- Thermalright SLK-900U
- Thermalright SLK-947U
- Thermalright SP-94
- Thermaltake Spark 7
- Titan TTC-CW9TB/SC
- Verax P16Cu
- Vantec Aeroflow VP4-C7040
- Zalman CNPS 7000 AlCu
- Zalman CNPS 7000 Cu


Page 2 - Configuration et protocole de test

Configuration et protocole de test
Pour tester ces solutions de refroidissements, nous avons opté pour un processeur Intel Pentium 4 "C" 3 GHz HyperThreading. Basé sur un core D-1, Il s’agit d’un des derniers modèles du géant de Santa Clara, et il dissipe officiellement 81.9W en utilisation "typique" tel que le définit Intel.

Deux types de tests ont été effectués avec chaque ventirad. Premièrement, nous avons testé le processeur avec ses paramètres d’origine : FSB 200 MHz et voltage à 1.55V. Ensuite, nous avons mis à l’épreuve chaque ventirad sur le Pentium overclocké à 3.5 GHz et un voltage de 1.75V.

La température du caloporteur (ici l’air) était maintenue à 20 °C pour tous les tests. Cela nous permet d´avoir des mesures comparables, mais pour maintenir cette température stable nous avons du effectuer les tests boîtier ouvert.

Le protocole de test a été relativement simple. Nous avons exécuté simultanément les logiciels CPUBurn et Prime95 en mode "torture test". Ces deux programmes sollicitent très fortement le processeur et le font donc chauffer un maximum. Pourquoi utiliser deux logiciels différents en même temps ? Simplement afin d´utiliser le maximum de transistors possibles du fait de la présence de deux processeurs virtuels sous Windows. La température du processeur a été relevée grâce à Asus PC Probe après 1 heure de test.

Ces tests ont été effectués avec la configuration suivante :

- Asus P4C800
- Intel Pentium 4 3 GHz HT
- 2x256 Mo DDR PC3700 TwinMos
- Carte graphique Gainward Geforce4 Ti4200
- Disque dur Maxtor 40 Go
- Windows XP


Dans les tableaux comparatifs à la fin de ce dossier, vous trouverez deux dissipateurs Intel livrés avec les Pentium 4 en version boîte. Le premier, pesant 350 grammes, est constitué d’une base en aluminium surmontée par un ventilateur de 8 centimètres Nidec tournant à 2700 tours/minute et alimenté en 0.28A. Le second dispose d’une base en cuivre et est couplé à un ventilateur de Nidec 8 centimètres tournant à 3200 tours/min et alimenté en 0.37A. Ce dernier est thermorégulé et peut monter jusque 4800 tours/minute si des températures très élevées sont atteintes.


Page 3 - Alpha Pal 8942M81

Alpha Pal 8942M81
L’Alpha Pal 8942 n’est pas un dissipateur récent mais il a su rester une solution envisageable malgré la montée en puissance des processeurs. Les dimensions généreuses de son radiateur n´y sont pas étrangères, au même titre que les nombreuses tiges d´aluminium qui vont se charger de dissiper la chaleur.

La base, extrêmement bien polie, présente une large incrustation de cuivre qui va participer à une meilleure dissipation de la chaleur. Ce ventirad peut être livré avec deux types de ventilateurs. Le modèle 8942M81 se dote d’un puissant Delta de 80x80x25 millimètres développant une puissance de refroidissement de 46.62 CFM à 4000 tours/minute. C’est cette version que nous avons décidé de tester.

La seconde version, la 8942M82, est livrée avec un ventilateur moins puissant. Il s’agit d’un modèle Sanyo Denki de 80x80x15 millimètres. Sa capacité de refroidissement est de 20.13 CFM à 2000 tours/minute. Cette version est destinée aux aficionados du silence tandis que la précédente cible les adeptes de l’overclocking. Pour satisfaire ces deux types d´utilisateur, outre le test de la version M81, nous avons effectué des relevés avec le radiateur surmonté d’un ventilateur Papst 8412NGML, reconnu pour sa faible nuisance sonore.

La boîte inclut :
- Dissipateur
- Ventilateur Delta AFB0812SH
- Pâte thermique
- 4 vis avec ressorts
- 4 vis pour fixer le ventilateur
- 4 écrous et 4 boulons pour la fixation à la carte mère


Etant donné le poids très élevé de l’ensemble, plus de 500 grammes, Alpha a préféré doter ce modèle d´un système de fixation utilisant les trous de la carte mère. Quand on sait qu’Intel recommande un poids maximum de 450 grammes pour une solution utilisant le système de fixation standard, on ne peut qu’approuver le choix d’Alpha. Cependant un tel système de fixation présente un inconvénient majeur : il faut sortir la carte mère du boîtier pour visser les quatre écrous.

Au niveau des nuisances sonores, inutile de dire que le ventilateur Delta est tout sauf silencieux. Avec un régime de 4000 tours/minute, on s´en serait douté. Par contre, l’Alpha surmonté du Papst 8412 NGML sait se faire nettement plus discret mais forcément au détriment des performances de refroidissement.

L’Alpha Pal 8942M81 reste un excellent dissipateur capable de supporter les derniers processeurs Pentium 4 qu´ils soient overclockés ou non. Son ventilateur d´origine, le Delta utilisé également pour tester les Thermalright et le Swiftech, combiné à son imposant radiateur fait merveille : 42°C avec un vcore de 1.55V et 52°C avec un vcore de 1.75V. Il s’agit de valeurs se rapprochant des meilleures solutions de notre panel.

Combiné avec un ventilateur orienté silence, le Papst 8412NGML, l´Alpha reste envisageable sans overclocking (52°C) là où avec overclocking il atteint des valeurs un peu trop élevées (59°C).

Solution efficace, pas trop lourde en comparaison à certains concurrents, et acceptant des ventilateurs de 80mm, il reste encore beaucoup trop cher malgré son ancienneté sur le marché... Par contre, ses possesseurs de longue date seront ravis d´apprendre qu´il est toujours dans le coup !


Page 4 - Coolermaster Aero 478 IHB-V72 & Aero 4 IHB-V73

Coolermaster Aero 478 IHB-V72 & Aero 4 IHB-V73
Déjà commercialisé depuis un moment pour socket A, ce type de dissipateur particulier arrive pour le socket 478. Par rapport à la concurrence qui utilise de classiques ventilateurs, Coolermaster fait appel à un «blower» aux dimensions généreuses dont l’avantage par rapport à une solution classique est de pouvoir envoyer de l’air au centre du radiateur.

En effet, avec un ventilateur traditionnel, le centre du dissipateur reçoit très peu de flux d’air à cause de la position centrale du moteur. Ce blower tourne à 3500 tours/minute au maximum de ses possibilités mais peut voir sa vitesse réduite à 1900 tours/minute grâce au potentiomètre dont sont dotés l’Aero 478 et l’Aero 4. Signalons que ce potentiomètre pourra se positionner dans un emplacement PCI grâce au bracket fourni ou encore dans un emplacement 3 pouces ½ dans le cas de l’Aero 4. A noter également que le blower ne délivre que 20 CFM (Cubic Feet/Minute) à 3500 tours/minute. Cependant cette puissance de refroidissement va se répartir sur l’ensemble de la surface du radiateur, ce qui n’est pas le cas d’un ventilateur classique comme expliqué ci-dessus.

Entre ces deux modèles de Coolermaster, c’est au niveau du radiateur qu’il faut cherche la différence. L’Aero 4 se content d’un simple dissipateur en cuivre tandis que l’Aero 478 voit le sien épaulé d’un heatpipe.

Le package contient :

- Ventirad avec potentiomètre
- Guide de montage
- 2 pattes de fixation
- Bracket pour le potentiomètre
- Pâte thermique


Une fois installés, opération aisée grâce à la simplicité du système de fixation qui utilise le système de rétention standard en plastique du socket 478, les Aero en imposent. Le blower de 7 centimètres fait que ces solutions de refroidissement sont parmi les plus hautes de notre comparatif, avec le Taisol. Au démarrage, nous réglons le ventilateur au maximum de ses possibilités – 3500 tours/min – et constatons que le niveau sonore est assez important. Par contre, à leur rotation minimale de 1900 tours/minute, les Coolermaster se font oublier tant le niveau sonore est bas.

Du côté des performances, l’Aero 478 se place fort logiquement devant l’Aero 4. Nous avons ainsi obtenu respectivement 41 et 43°C avec le ventilateur au maximum sur le P4 à 3 GHz. Au minimum, les 1900 tours/minute ont fait chauffer le processeur à 52 et 56°C, ce qui reste envisageable. En overclocking, les 3500 rotations par minute laissent les Aero dans la course avec 51 et 54°C tandis qu’au minimum les températures atteintes, 59 et 61°C, sont sensiblement trop élevées.

Ces modèles Aero de Coolermaster présentent d’excellentes performances à 3500 tours/minute mais malheureusement au prix de nuisances sonores assez importantes. Sans overclocking, la vitesse minimum de 1900 tours/minute reste envisageable, vitesse à laquelle ils sont très peu audibles. Le prix n’est pas donné mais en contrepartie, le package est complet : potentiomètre et bracket PCI et/ou 3 pouces ½ pour y insérer ce dernier. A noter pour conclure qu’à l’heure de publier ce comparatif, la décision de commercialiser l’Aero 478 en Europe n’a pas encore été prise par Coolermaster.


Page 5 - Global WIN CAK-88T

Global WIN CAK-88T
A l’origine ce ventirad était destiné aux processeurs AMD pour socket 462. Cette version pour socket 478 est arrivée plus tard. La preuve en est que le radiateur est livré d’origine dans sa configuration pour socket A avec le clip de fixation traversant le radiateur de part en part. Cette solution est intégralement en cuivre et dotée de nombreuses et fines ailettes. La base présente une forme en escalier, signe également de sa compatibilité avec le socket 462.

Bien que la base du radiateur fasse 7 centimètres de côté, Globalwin parvient à doter ce dissipateur d’un ventilateur de 8 centimètres. Pour ce faire, le fabricant a recours à ce qu’il appelle pompeusement l´I-Storm, qui n’est rien d’autre qu’un adaptateur 70->80mm amélioré. En son centre on trouve une lamelle en plastique en forme de "S" qui a pour objectif, selon GlobalWin, d’évacuer plus efficacement l’air chaud au centre du radiateur.

Le ventilateur en lui-même est donc un modèle, translucide, de 80x80x25 millimètres. Il est relié à une sonde de température dissimulée entre le radiateur et la jupe surmontant ce dernier. Si cette sonde mesure moins de 30°C, le ventilateur tourne à 2800 tours/min. Si par contre, elle relève une température supérieure à 38°C, il atteint les 4000 tours/minute.

Le package inclut :

- Ventirad
- Grille de protection
- Pâte thermique
- Clip de fixation pour socket 462
- Clips de fixation pour socket 478


Le système de fixation demande quelques manipulations préalables à l’installation du dissipateur. Il faut en effet retirer la jupe surmontant le radiateur afin de retirer le clip de fixation destiné au socket 462. Ensuite, il faut visser sur les côtés du radiateur des pièces métalliques qui vont faire office de support pour les pattes de fixation. Ceci fait, la pose sur le socket peut s’effectuer. Elle n’est pas compliquée et demande juste une pression pour enficher les attaches dans les trous du système de rétention spécifique au socket 478.

Au démarrage, le ventilateur tourne bien aux 2800 tours/minute annoncés par GlobalWin. Au niveau du bruit, cela reste supportable mais bien évidemment audible. La vitesse de rotation est passée à 3600 tours/minute lors de nos tests avec un vcore de 1.55V et au-delà des 4200 tours/minute avec un vcore de 1.75V, ce qui a encore accentué le niveau sonore. Signalons malgré tout que pour un ventilateur tournant à une telle vitesse, le bruit n’est pas excessif.

Au niveau du refroidissement, le GlobalWin s’en sort très bien avec 41°C sans overclocking et 50°C avec un CPU à 1.75V et 3.5 GHz. Son avantage est de disposer d’une sonde de température qui va calibrer la vitesse de rotation du ventilateur dès que des seuils de température sont atteints. Evidemment, le niveau sonore augmentera en conséquence.

Le GlobalWin est une solution de refroidissement très intéressante. Il offre de très bonnes performances mais au détriment du niveau sonore, le tout affiché à un prix moyen pour un poids un peu élevé... Un de ses avantages est sa double compatibilité Socket A/Socket 478 mais avec l’arrivée de l’Athlon 64, est-ce réellement un plus ?


Page 6 - Nexus PHT-3600

Nexus PHT-3600
Nexus, société hollandaise dont l’objectif est de proposer des solutions réduisant les nuisances sonores, présente avec son PHT-3600 son premier dissipateur pour socket 478. Ce dernier est annoncé pour seulement 19 dB/A, soit l’équivalent du Papst 8412 NGML.

Contrairement à la tendance actuelle qui est de recourir le plus possible au cuivre, Nexus dote cette solution de refroidissement d’un radiateur intégralement en aluminium. Cela lui permet de proposer un système léger de seulement 385 grammes (ventilateur inclus) et également moins onéreuse. Avec ce radiateur, Nexus introduit sa technologie SkiveTek. Cette dernière permet de fabriquer un dissipateur à partir d’un seul bloc d’aluminium qui est découpé finement pour obtenir les ailettes. L’avantage est bien évidemment d’éviter les soudures ou autres solutions adhésives et ainsi limiter le nombre d’interfaces entre la base et les ailettes. Enfin Nexus donne une forme en V à son radiateur qui selon le fabricant favorise une meilleure circulation de l’air.

Le ventilateur de 70x70x25mm délivre une puissance de refroidissement de seulement 21.1 CFM à 2400 tours/minute. Cela peut sembler a priori insuffisant pour supporter un Pentium 4 3.06 GHz HT et plus comme l’annonce fièrement le fabricant. Signalons que pour les processeurs de fréquence inférieure, Nexus propose un câble permettant de ne délivrer que 10V par rapport au 12V d’origine. Le ventilateur pourra alors se faire encore plus discret puisqu’il tournera aux alentours des 1930 tours/minute.

Le package se résume à sa plus simple expression étant donné que de la pâte thermique est pré-appliquée sur la base du radiateur et qu’aucune vis ou pattes de fixation n’est nécessaire, tout étant déjà présent sur le ventirad lors de sa livraison.


Le système de fixation a l’air facile mais il ne l’est pas. Il s’agit d’un levier permettant de fixer en une fois le dissipateur là où la majorité demande une fixation côté par côté. Cependant, nous estimons que la pression à exercer pour fixer le ventirad est trop importante. Il existe tellement de manières simples de placer un radiateur pour socket 478 que nous trouvons dommage que Nexus se soit compliqué la vie à ce point.

Au niveau sonore, Nexus respecte sa philosophie de produire des solutions silencieuses. Force est en effet de constater que le ventilateur est très peu audible malgré une vitesse de rotation de tout de même 2400 tours/minute.

Le PHT-3600 offre des performances très correctes, d’autant plus si l’on tient compte de la vitesse de rotation réduite de son ventilateur. Il a su résister à l’énorme dissipation du P4 à 3.5 GHz en 1.75V (56°C) et s’est très bien comporté lorsque le P4 3 GHz était non overclocké (49°C). C’est d’ailleurs avec les configurations non overclockées qu’il tirera son épingle du jeu.

Bien conçu, élégant, silencieux et offrant des performances d’un niveau correct, le Nexus PHT-3600 ravira les utilisateurs ne désirant pas overclocker mais cherchant le silence, le tout pour un prix modique de 29 €. Beau travail de la part de Nexus.


Page 7 - Noiseblocker Badboy

Noiseblocker Badboy
Noiseblocker, marque allemande réputée pour le silence de ses ventilateurs et alimentations, mais aussi pour son marketing bien orchestré, commercialise également des ventirads. Il ne s’agit pas ici du Thermalright SLK-900 que la firme vend sous diverses éditions spéciales estampillées Noiseblocker mais d’un ventirad propre à la marque. Son nom : Badboy, tout un programme.

Ce système de refroidissement se compose d’abord d’un radiateur intégralement en cuivre. La base fait un peu penser à celles des Thermalright SLK de par sa forme et ses nombreuses ailettes. Elle est correctement usinée et très bien polie. Elle est entourée d’une coque en métal noir sur laquelle viennent se positionner les leviers de fixation.

Le ventilateur n’est autre que le plus puissant des modèles de 8 centimètres commercialisés par Noiseblocker : le S4. Esthétiquement réussi avec sa coque translucide et ses pales bleutées, il offre une capacité de refroidissement de 44.14 CFM à 3200 rotations par minute. Le potentiomètre livré avec le ventirad permet de faire tomber les tours/minute à 1600 et les CFM à 20.6. Du côté des décibels, Noiseblocker annonce de 17 à 32 dB/A selon le réglage du potentiomètre.

Le package inclut

- ventirad
- grille de protection
- 4 vis pour fixer la grille
- potentiomètre amovible


Le système de fixation est très simple et fait appel au système de rétention du socket 478. Il suffit de clipser les leviers au bracket non sans devoir exercer une pression assez importante.

Du côté du silence, le ventilateur S4 a beau fait partie de la série UltraSilentFan de Noiseblocker, il n’en reste pas moins qu’à 3200 tours/minute, il reste assez audible. Ce n’est que sous la barre des 2000 tours/minute qu’il commence à se faire plus discret.

Le Badboy, avec le S4 à 3200 tours/min, nous gratifie de bonnes performances puisque avec notre processeur overclocké la température a atteint 54°C tandis qu’aux réglages d’origines, ce ne sont que 43°C qui ont été relevés. Ce produit Noiseblocker se situe donc dans le haut du panier des solutions envisagées dans notre comparatif. Les amateurs de silence devront se contenter d’utiliser leur processeur à 1.55V, voltage avec lequel nous avons relevé 52°C lorsque le S4 tourne à 1600 tours/minute. En effet à 1.75V, nous avons atteint 60°C.

Affiché à un prix élevé, le Noiseblocker Badboy réalise des performances honnêtes grâce à son radiateur intégralement en cuivre. En outre, le potentiomètre livré avec l’ensemble va vous permettre de trouver le meilleur compromis performances/silence de fonctionnement, pour autant que vous n’overclockiez pas le processeur, auquel cas, il vaut mieux laisser le S4 à son régime maximum.


Page 8 - OCZ Eliminator 2

OCZ Eliminator 2
OCZ Technology est principalement connu pour ses barrettes mémoires haut de gamme. Ce que l’on sait moins, c’est que la firme américaine vend également des dissipateurs pour processeur. C’est le cas de l’Eliminator 2 compatible avec les socket 478. Cette solution de refroidissement se compose tout d’abord d’un radiateur intégralement en cuivre et composé de nombreuses ailettes.

Le ventilateur pour sa part est un YS Tech de 70 millimètres tournant à 5600 tours/minute. Il s’agit du fameux ventilateur dont le moteur n’est pas situé en son centre mais réparti aux quatre coins du châssis. L’avantage est de réduire la taille de l’axe central permettant dès lors d’envoyer plus de flux d’air au centre du radiateur. Il s’agit par ailleurs du même ventilateur que celui utilisé par Vantec sur son Aeroflow. La seule différence est la couleur : argenté pour Vantec et doré pour OCZ.

Le package inclut :

- Ventirad
- Pâte thermique OCZ Ultra II


La fixation est très aisée puisque l’Eliminator 2 se fixe via des leviers à poser sur les côtés du dissipateur et à ensuite attacher au système classique de rétention. Par contre nous déplorons le poids de l’engin : 765 grammes ! Côté nuisances sonores, c’est bruyant. Le ventilateur émet un sifflement aigu plus prononcé que sur un ventilateur traditionnel. Sa vitesse de rotation n’est pas étrangère à ce niveau sonore élevé.

Les performances sont par contre au rendez-vous. En effet, à 3 GHz, le processeur n’a pas dépassé les 42°C et overclocké à 3.5 GHz, il s’est limité à 53°C, ce qui est un très bon résultat.

Avec l’Eliminator 2, OCZ nous livre un ventirad performant, mais lourd, capable de soutenir la comparaison avec les meilleurs modèles du marché. Cependant, le niveau sonore à accepter est bien trop important à cause de son ventilateur culminant à plus de 5000 tours/minute. Il s’agit donc d’une solution intéressante mais à ne pas conseiller si vous êtes amateurs de silence...


Page 9 - Swiftech MCX4000

Swiftech MCX4000
Swiftech, plutôt spécialiste de produits watercooling, propose également des systèmes de refroidissement par air. Le modèle MCX4000 est un véritable monstre de par ses dimensions et son poids. Il est plus impressionnant que le Thermalright SLK-900 dans ce domaine, c’est tout dire.

Le dissipateur est constitué d’une très large et très épaisse base en cuivre. Cette dernière est extrêmement lisse et à la finition irréprochable. Au-dessus de cette base, nous trouvons pas moins de 429 tiges en aluminium. Ces dernières sont de forme hélicoïdale afin de maximiser la surface d’échange.

Ce radiateur est livré sans ventilateurs et accepte ceux de 70, 80 et 92 millimètres. Les deux premières dimensions se fixent facilement grâce aux trous usinés dans la base en cuivre. Par contre le ventilateur de 92 millimètres se fixe via des adaptateurs à visser dans les trous destinés aux vis soutenant les ventilateurs de 8 centimètres. Pour nos tests, nous avons utilisé le ventilateur Papst 8412NGML et le Delta livré d’origine avec l’Alpha PAL8942M81. L’objectif est de pouvoir obtenir des résultats avec un ventilateur peu bruyant d’une part, le Papst, et un ventilateur performant de l’autre, le Delta.

Le package inclut :

- le dissipateur
- 4 boulons/4 écrous pour la fixation à la carte mère
- 3 x quatre vis de différentes longueurs pour la fixation du ventilateur
- Pattes de fixation pour ventilateur 92mm
- Pâte thermique Artic Silver Lumina


La fixation se fait à même la carte mère par utilisation des trous entourant le socket. Le montage du MCX4000 nécessite donc le démontage de la carte mère si cette dernière est déjà installée dans le boîtier. Pour l’arrimer, il faut d’abord faire passer 4 boulons et 4 écrous qui sont loin d’être facile à visser. Nous avons dû recourir à une pince pour bloquer le boulon et à une clé à boulons permettant de visser l’écrou sur le boulon. Ensuite, il faut visser le dissipateur dans ces fixations. Ces vis sont entourées d’un ressort qui va se comprimer au fur et à mesure du vissage. Une fois installé, ce radiateur en impose et alourdit fortement la carte mère.

Du côté du silence, pas grand chose à signaler étant donné que le MCX4000 est livré sans ventilateur. Signalons simplement que le Papst 8412 NGML est très discret tandis que le Delta paie sa performance par un niveau de nuisances sonores élevé.

Au final, les performances sont au rendez-vous et c’est la moindre des choses vu le poids de l’engin. Le MCX4000 combiné au Delta a ainsi su maintenir le P4 3 GHZ à 42°C et à 53°C une fois overclocké à 3.5 GHz en 1.75V. Avec le Papst, les températures mesurées à 1.55 et 1.75V ont respectivement été de 52 et 59°C. Bref, pour celui qui ne compte pas overclocker le processeur et qui cherche le silence, la combinaison MCX4000 / Papst est un bon choix. Signalons que si 52°C peut sembler être une valeur élevée, il ne faut pas oublier que c’est parfaitement acceptable et obtenu ici en sollicitant le processeur au maximum de ses possibilités durant une heure.

Le MCX4000, alternative aux Thermalright SLK ? Pas vraiment. Les points communs sont certes nombreux : vendus plus ou moins au même prix, acceptant les mêmes dimensions de ventilateur, pesant sensiblement le même poids et se fixant tous deux à la carte mère, la comparaison ne va malheureusement pas jusqu’à la performance de refroidissement. En effet, le Swiftech est un peu moins performant...


Page 10 - Taisol CMP433151 Heatpipe

Taisol CMP433151 Heatpipe
Taisol s’est surtout fait connaître chez nous grâce à son célèbre Aqua690 pour socket 462 et qui a fait, et continue de faire les beaux jours des configurations à base de processeurs AMD Athlon XP. Avec le CMP433151, Taisol nous propose une solution de refroidissement pour le moins originale. La base du dissipateur n’est pas en contact direct avec les ailettes mais est séparée par un ventilateur qui expulse l’air du processeur vers le radiateur. Le lien entre la base et le radiateur est réalisé au moyen d’énormes tubes utilisant la technologie Heatpipe ou caloduc en bon français. Ces tubes contiennent un gaz qui va se vaporiser sous l’effet de la chaleur et ainsi remonter le long des tubes jusqu’à leurs extrémités. Là, la chaleur va se libérer et le gaz va alors refaire le chemin inverse.

La base est en aluminium et peu volumineuse que ce soit en largeur ou en hauteur. Cette faible taille nous étonne et nous avons émis quelques doutes quant à la propension de ce Taisol à supporter la chaleur dissipée par le Pentium 4 3.0 GHz. De son côté, le radiateur est constitué d’ailettes en aluminium. Ceci permet à ce ventirad d’être extrêmement léger avec un poids d’à peine 350 grammes.

Le ventilateur propose un diamètre de 60 millimètres pour 13 millimètres d’épaisseur. Il souffle à 4600 tours/minute, vitesse à laquelle il offre une capacité de refroidissement de 37.8 CFM.

Le package inclut :

- système de fixation à loger dans les trous de la carte mère
- Dissipateur


La fixation se fait via les trous entourant le socket. Il faut donc démonter la carte mère si cette dernière est déjà installée dans un boîtier. Il suffit alors de glisser sous la carte mère le module en métal qui prend place dans les orifices du PCB. Ensuite, vous introduisez les extrémités du dissipateur dans le module situé sous la carte. Il ne reste plus qu’à visser et le Taisol est fin prêt à refroidir le processeur. Si la carte mère est placée à la verticale dans votre boîtier, Taisol recommande de positionner les tubes du caloduc de façon à ce qu’ils soient parallèles au sol. L’objectif est d’augmenter l’efficacité du refroidissement.

Avec un ventilateur s’époumonant à plus de 4000 tours/minute, on ne peut pas dire que Taisol offre une solution silencieuse. De ce fait, nous ne comprenons pas trop l’intérêt d’un système silencieux à caloducs s’il est combiné à un ventilateur bruyant.

Les performances obtenues avec le Taisol nous ont étonnés. Nous nous attendions en effet à de médiocres performances étant donné le peu de surface en contact avec le processeur. Malgré tout, nous avons mesuré 51°C au voltage d’origine et 55°C avec un vcore réglé sur 1.75V. Autant dire que ces résultats sont bons et au-dessus de la moyenne. Les tubes caloduc font très bien leur travail et nous avons pu nous en rendre compte en les touchant : ils étaient brûlants.

Original, léger mais malgré tout performant, ce Taisol a des arguments à faire valoir. Dommage par contre qu’il soit si encombrant et un peu trop bruyant, ce qui pourrait éventuellement s’arranger en sous-voltant le ventilateur mais bien évidemment au détriment des performances.


Page 11 - Thermalright SLK-900U/SLK-947U

Thermalright SLK-900U/SLK-947U
Est-il encore besoin de présenter le Thermalright SLK-900U ? Ce monstre, compatible avec les socket 462 et 478, sort vainqueur de la plupart des comparatifs de solution de refroidissement par air. Il ressort même de notre récent comparatif de solutions watercooling tout en un qu’il n’est pas ridicule face au refroidissement liquide.

Son secret est simple : un radiateur intégralement en cuivre et aux dimensions gigantesques, ce qui peut parfois poser problème sur certaines cartes mères socket 462. Du côté du socket 478, Thermalright annonce qu’aucune carte mère n’est incompatible avec le SLK-900U. Ceci est fort logique puisqu’il peut se fixer via le module de rétention standard du socket 478. Pour revenir au radiateur, il se dote d’un imposant bloc de cuivre en son centre qui va permettre une dissipation accrue de la chaleur. Notons également les nombreuses ailettes, ce qui a pour effet l’obtention d’une surface d’échange également importante.

Pour pallier les incompatibilités, Thermalright a récemment sorti le SLK-947U qui apporte quelques améliorations. Premièrement, sa forme a été revue afin de ne plus être gêné par des condensateurs de la carte mère. Les différences sont minimes : un peu moins haut, un peu moins large et un peu moins long. Ensuite, la base a été élargie car celle du SLK-900 recouvre tout juste le heatspreader du Pentium 4 tandis qu’elle requiert la pose de coussinets en feutre sur les AMD Athlon XP. Enfin, le système de fixation à la carte mère pour les Pentium 4 a été revu et ne nécessite plus l’ajout de supports métalliques supplémentaires.

SLK-900SLK-947

Ces dissipateurs sont vendus sans ventilateur, ce qui laisse le choix à l’acquéreur, d’autant plus qu’ils peuvent accueillir des ventilateurs de 60, 70, 80 et 92 millimètres. Ces derniers se fixent via de peu pratiques tiges en métal qui semblent un peu trop fragiles et qui s’insèrent dans de minuscules trous sur les côtés du dissipateur.

Du fait de cette absence, nous avons dû choisir nous-mêmes quels ventilateurs utiliser. Notre choix s’est finalement arrêter sur 2 modèles qui représentent chacun un objectif bien précis. Nous avons retenu le Papst 8412 NGML pour sa faible nuisance sonore ainsi que le Delta 80mm de l’Alpha Pal 8942M41 pour sa grande capacité de refroidissement.

Le package inclut :

- Le dissipateur
- Plaque de métal pour la fixation via les trous de la carte mère
- Supports métalliques pour la fixation via le module de rétention
- Vis et écrous pour la fixation à la carte mère
- Pattes de fixation pour le module de rétention
- Seringue de pâte thermique
- Pads en feutre pour le SLK-900U (spécifique au socket 462)
- Tiges de métal pour fixer les différentes dimensions de ventilateurs


Le système de fixation est au choix de l’utilisateur. Les SLK-900U et SLK-947 peuvent soit se fixer au système de rétention classique du socket 478, soit à la carte mère via les trous autour du socket. Vu le poids du dissipateur, il sera judicieux de le fixer à la carte mère, surtout si vous déplacez de temps à autre votre PC. Que ce soit l’un ou l’autre système, c’est facile à fixer. Nous reprocherons par contre l’absence de guide d’installation. Pour le montage classique, ce n’est pas nécessaire mais pour la fixation à la carte mère, cela peut s’avérer utile. La notice d’installation se trouve sur le site Internet de Thermalright  uniquement ce qui est peu pratique quand on monte son SLK sur son unique configuration.

Difficile de parler de son silence de fonctionnement étant donné qu’il est vendu sans ventilateur. Nous vous dirons simplement que le Papst est peu bruyant et que le Delta l’est nettement moins.

Du côté du refroidissement, Thermalright a encore frappé, serions-nous tenté de dire. Les SLK confirment ici tout le bien que l’on dit d’eux. Lors de nos tests avec le Papst 8412NGML à 2000 tours/min, les Thermalright ont pu maintenir le processeur à 45/46 °C à 3 GHz en 1.55V et à 54°C à 3.5 GHz en 1.75V. Avec le ventilateur Delta de l’Alpha Pal 8942, les résultats sont impressionnants : 37°C pour les tests aux réglages d’origine et 46/47°C pour les mesures effectuées avec le processeur overclocké.

Ces dissipateurs sont réellement impressionnants. Que ce soit par leur taille ou leurs performances, dans tous les cas ils en imposent. Ils font partie de la catégorie des dissipateurs qui permettent d’une part d’être silencieux sans sacrifier les performances et qui d’autre part peuvent contenir la dissipation des plus gros overclockings. Par contre, ils restent chers pour des dissipateurs vendus sans ventilateur. Quant à la différence entre le SLK-900 et SLK-947U, elle ne concerne pas les performances, les écarts entre les deux étant négligeables. Seule la forme du SLK-947 diffère afin d’accroître sa compatibilité avec plus de cartes mères ...


Page 12 - Thermalright SP-94

Thermalright SP-94
Ceux qui croyaient avoir en leur possession le dissipateur ultime avec les SLK-900U/947 seront étonnés d’apprendre que Thermalright a mis au point un produit encore plus performant, du moins sur le papier. En effet, avec le SP-94, Thermalright compte nous montrer encore un peu plus son savoir-faire en matière de dissipateurs. Pour ce faire, le SP-94 s’adjoint les services de 3 tubes à caloduc.

A priori, l’on pourrait penser que le SP-94 n’est qu’un SLK-900U sur lequel on a ajouté un système heatpipe mais en réalité il n’en est rien. Le SP-94 diffère en effet en plusieurs points. Le premier élément différenciateur, c’est la base. Là où le SLK-900 présente une bande de cuivre dépassant de la base, le SP-94 offre une base complètement plane, ce qui exclut d’office une compatibilité avec le socket 462 des Athlon XP. Deuxième point différent : le système de fixation. Cette base est percée de 4 trous destinés à fixer le dissipateur à la carte mère. Le nouveau Thermalright ne laisse donc pas le choix de la fixation par rapport au SLK-900U. Enfin, le SLK-900U présente un bloc de cuivre important en son centre tandis que le SP-94 en est dépourvu. La base, épaisse de quelques millimètres, est surmontée de nombreuses ailettes en cuivre au sein desquelles aucun bloc de cuivre n’est visible.

Par contre, le SP-94 continue la tradition d’offrir un support multi dimensions en termes de ventilateurs. La base permet en effet d’accepter des ventilateurs de 70, 80 et 92mm. La fixation de ces derniers se fait toujours via des tiges de métal à insérer dans le dissipateur. Notons au passage que Thermalright a fait un effort au niveau du packaging mais a encore oublié de mettre un manuel de montage. Ceci est inadmissible pour un produit haut de gamme.

Pour réaliser nos tests, nous avons utilisé les mêmes ventilateurs que ceux nous ayant servi à évaluer le SKL-900U et le SLK-947U ; un Delta à 4000 tours/min et un Papst 8412NGML à 2000 tours/minute.

Le package inclut :

- dissipateur
- tiges de fixation pour les ventilateurs.
- Système de fixation à la carte mère + visserie
- Seringue de pâte thermique


Comme déjà mentionné, le SP-94 ne peut se fixer que via les trous de la carte mère et non via le système de rétention comme le permet le SLK-900U. Aucune difficulté particulière concernant cette installation si ce n’est comme d’habitude l’obligation de retirer la carte mère du boîtier si cette dernière y est déjà fixée.

Question nuisances sonores, rien de particulier à dire étant donné que comme ses petits frères, le SP-94 est livré sans ventilateur. Répétons simplement que le Papst est peu bruyant, au contraire du Delta plus performant.

Au niveau des performances, Thermalright enfonce le clou avec le SP-94. Avec seulement 34°C hors overclocking, il fait mieux que les SLK-900U et SLK-947U et relègue la concurrence loin derrière. Surmonté du Papst à 2000 tours/minute, il se permet même de faire mieux que le Zalman CNPS 7000 Cu. En overclocking, il nous gratifie d’un 43°C avec le Delta et d’un excellent 52°C avec le Papst.

Le SP-94 est le dissipateur le plus performant de ce comparatif, c’est incontestable. Grâce à ses tubes à caloduc, il fait encore mieux que la série des SLK et le contraire eut été étonnant. Il pourra supporter les overclockings les plus importants et pourra même se montrer peu bruyant dans cet exercice, chose rare. Cependant, le peu de différences de performances entre le SP-94 et les SLK ne justifie pas la grande différence de prix entre eux.


Page 13 - Thermaltake Spark 7

Thermaltake Spark 7
Autant la série des Volcano pour plates-formes AMD est très connue et populaire, autant les solutions de refroidissement Thermaltake pour Intel font peu parler d’elles. Pourtant l’offre du fabricant n’est pas dénuée d’intérêt, preuve en est ce Spark 7 proposant des caractéristiques intéressantes et un package complet.

Le radiateur est intégralement en cuivre et dispose d’une large base extrêmement bien polie. Les ailettes sont nombreuses, ce qui laisse présager d’une dissipation de la chaleur plus que correcte. La finition est également exemplaire.

Contrairement aux solutions pour socket 462 qui utilisent un ventilateur de 8 centimètres, Thermaltake se contente d’un modèle de 7 centimètres pour son Spark 7. Par contre, sa vitesse de rotation maximale est impressionnante : 6000 tours/minute ! Il développe alors 49.17 CFM contre 10.42 CFM à sa vitesse minimale annoncée de 1300 tours/min. C’est en effet l’intérêt de ce Spark 7, la possibilité de faire varier la vitesse de rotation du ventilateur et ce de deux manières. La première fait appel au classique potentiomètre qui lors de nos tests autorisait une plage de variation située entre 1900 et 6200 tours/minute. A noter donc que nous sommes loin des 1300 tours/min annoncés par Thermaltake. La seconde manière de réguler la tension délivrée au ventilateur consiste en l’usage d’une sonde de température à placer idéalement à l’intérieur du radiateur. Le ventilateur est alors supposé tourner à 1300 tours/minute si la température relevée par la sonde est de 20°C et à 6000 tours/minute si elle mesure 55°C.

Contenu du package :

- Ventirad Spark7
- Pâte thermique déjà appliquée sur la base
- Potentiomètre
- Sonde de température


Le système de fixation est bien pensé et très facile à utiliser. Il ne faut pas exercer de pression excessive pour l’arrimer au système de rétention du socket 478.

Niveau nuisance sonore, inutile de préciser qu’à plus de 6000 tours/minute, le bruit est insupportable. Il est audible à des dizaines de mètres de la source et se caractérise par un bruit s’apparentant à un gros sèche cheveux ou aspirateur. Ce n’est que sous la barre des 3500 tours/minute que cela devient tolérable. Au minimum, il est beaucoup plus discret même s’il reste un bruit parasite persistant et dérangeant au niveau du moteur, surtout si le reste de la configuration est silencieuse.

Côté performances, c’est excellent et on aurait été fort étonné du contraire. Avec un radiateur intégralement en cuivre et un ventilateur s’époumonant à 6200 tours/minute, il est normal que le P4 3 GHz à 1.55V se maintienne à 41°C et qu’avec un vcore de 1.75V, il ne dépasse pas les 53°C. Par contre, avec le ventilateur réglé au minimum, c’est une autre histoire. Avec 61°C sans survoltage et 66°C à 1.75V, la position minimale est difficilement envisageable, sauf avec un processeur moins rapide et à sa fréquence d’origine. Pour ceux qui ne souhaitent pas le faire tourner à 6000 tours/minute et qui ne veulent pas jouer avec le potentiomètre, le recours à la sonde de température sera plus indiqué.

Affiché moins cher que les SLK de Thermalright, le Thermaltake Spark7 est quasi aussi performant que ces derniers mais en vous cassant littéralement les oreilles. Car pour approcher les SLK, le Spark 7 est obligé de faire tourner son ventilateur à très haute vitesse, ce qui engendre les plus grandes nuisances sonores de notre comparatif. Vraiment complet, il est destiné à faire la joie des overclockers sourds et désargentés tandis que les amateurs de silence passeront leur chemin.


Page 14 - Titan TTC-CW9TB/SC

Titan TTC-CW9TB/SC
Titan est une marque peu répandue dans nos contrées ou du moins peu populaire. L’offre de ce fabricant est pourtant importante et à ne pas négliger. Le modèle que nous vous proposons ici est d’ailleurs intéressant à plus d’un titre.

Le radiateur est intégralement en cuivre et composé de nombreuses fines ailettes. Il est entouré d’une jupe sur laquelle vient se fixer le ventilateur de 70x70x25 millimètres. Ce dernier peut voir sa vitesse varier de 1800 à 4200 tours/minute en théorie. En effet en pratique, nous avons constaté une variation de 2200 à 4400 tours/minute. La vitesse varie grâce à une molette incorporée dans un bracket qui se logera dans un emplacement PCI.

Contenu du package

- ventirad
- seringue de pâte thermique
- variateur de tension


La fixation ne pose aucun problème et se fait à l’aide de deux bras indépendants. Du côté des nuisances sonores, au delà des 4000 tours/minute, le ventilateur est évidemment très audible. A son minimum de 2200 tours/minute, c’est nettement plus discret et quasi inaudible.

Coté performances, on peut dire que le Titan ne se défend pas trop mal avec son ventilateur au maximum. En effet, notre processeur à 3 GHz n’a pas dépassé les 46°C tandis qu’à 3.5 GHz, il a atteint une valeur moins bonne de 56°C. Au minimum, c’est une autre histoire et les températures atteignent des niveaux un peu trop élevé : 60°C sans overclocking et 63°C en overclocking.

Ventirad affiché à un prix raisonnable, aux fonctionnalités intéressantes, dissipant honnêtement la chaleur dégagée, le Titan mérite qu’on s’y attarde. Grâce à son variateur de tension, vous pourrez choisir entre performances et silence. Le mode faibles nuisances sonores sera par contre à réserver aux configurations chauffant peu.


Page 15 - Vantec Aeroflow VP4-C7040

Vantec Aeroflow VP4-C7040
Ce ventirad Vantec est l’adaptation pour socket 478 du modèle pour socket 462. Le dissipateur est en aluminium excepté une pastille de cuivre aux dimensions modestes et située au centre de la base. Il est étonnant de constater que ce cercle de cuivre dépasse du reste de la base. Il en résulte un contact insuffisant entre le radiateur et le heatspreader du Pentium 4, ce qui a été confirmé lors du retrait du ventirad après test. En effet, un cercle était marqué dans la pâte thermique du heatspreader tandis qu’autour, l’Artic Silver III est restée intacte. Autre fait étonnant, le centre du radiateur est creux. Il s’agit d’un vide se terminant par la pastille de cuivre. Le reste du radiateur est constitué d’ailettes en aluminium dont la disposition est supposée, selon Vantec, améliorer la circulation du flux d’air.

Du côté du ventilateur, Vantec a fait appel à l’original Y.S. Tech TMD (Tip Magnetic Driving) de 70mm. Ce ventilateur ne dispose pas de moteur en son centre mais ce dernier est réparti au quatre coins de la coque. L’avantage est bien évidemment d’obtenir des pales plus grandes qu’un ventilateur classique de même dimension. La partie centrale du dissipateur va donc recevoir un flux d’air plus important, ce qui justifierait ce vide... Sa vitesse de rotation est de 5600 tours/minute pour 35.5 CFM, ce qui a priori s’avère suffisant pour dissiper la chaleur dégagée par les derniers Pentium 4.

Le package inclut :
- Radiateur
- Pâte thermique


Le système de montage est un des moins bons de tous les systèmes testés dans le présent comparatif. L’idée du système de fixation en soi n’est pas à revoir, par contre la pression à exercer pour pouvoir attacher le Vantec au système de rétention est trop importante. Nous avons craint un moment pour notre processeur tant nous avons dû pousser sur le levier.

Côté nuisances sonores, on ne peut pas dire que le YS Tech à plus de 5000 tours/minute soit discret. On peut même le qualifier de bruyant. Le bruit est qui plus est assez aigu et différent du bruit de souffle des ventilateurs traditionnels. Le YS Tech donne en fait l’impression de siffler.

Malgré sa conception qui nous laissait perplexe, le Vantec Aeroflow nous gratifie d’excellentes performances : 41°C avec le processeur non overclocké et 52°C en overclocking. Il s’agit de valeurs se rapprochant des ténors de la catégorie mais au prix d’un niveau sonore élevé.

Original, beau selon certains, le Vantec remplit parfaitement son rôle et est à même de refroidir les processeurs les plus récents même overclockés. Autre point en sa faveur : son prix très raisonnable. Mais, car il y a un mais, ce niveau de performances est atteint au prix de nuisances sonores importantes. Avec son ventilateur au delà des 5000 tours/minute, on ne peut pas vraiment le classer parmi les solutions silencieuses.


Page 16 - Verax P16 Cu

Verax P16 Cu
Verax est une firme allemande dont le leitmotiv est le silence. Pour arriver à ses fins, cette société ne s’est pas contentée de sous-volter des ventilateurs mais a carrément conçu un ventilateur au design très particulier. En forme de cône, il propose les dimensions d’une coque pour ventilateur de 8 centimètres tandis que le diamètre final est de 7 centimètres. Le design des pales est très particulier et ces dernières sont quasi à la verticale, ce qui laisse planer un doute sur la propension de ce ventilateur à réellement brasser de l’air.

Ce ventilateur est thermorégulé et augmentera donc sa vitesse de rotation selon la température relevée par ladite sonde. A 20°C, il tournera sous les 1500 rotations par minute et atteindra son régime maximum de 3500 tours/minute dès que la sonde relève 40°C. A noter que l’augmentation de la vitesse se fait par palier et non de façon linéaire. Signalons également que Verax ne communique pas les CFM délivrés par son ventilateur. Afin de minimiser les nuisances sonores, Verax a été jusqu’à fixer le ventilateur au radiateur à l’aide d’un système en caoutchouc afin d’amortir les vibrations générées par le ventilateur.

De son côté le radiateur est composé majoritairement d’aluminium. La base est par contre en cuivre. Cette dernière est grossièrement polie et donne l’impression d’avoir été maladroitement emboutie et rajoutée plutôt que de faire partie intégrante du dissipateur. Notons enfin que de la pâte thermique est pré appliquée sur la base.

Contenu du package :
- Dissipateur
- Pad thermique préappliqué sur la base


Le mode de fixation du radiateur est original mais très bien pensé et d’une facilité déconcertante. Il s’agit de quatre leviers terminés par un crochet qui viennent se caler dans les orifices du module de rétention de la carte mère. Il s’agit tout bonnement du système le plus facile que nous ayons rencontré parmi les solutions testées.

Au niveau du bruit, le Verax fait merveille et s’avère réellement silencieux. Il faut vraiment coller son oreille au ventilateur pour entendre son bruit de fonctionnement. C’est alors un léger bourdonnement du moteur et un imperceptible bruit de souffle qui peuvent être entendus.

Verax, comme déjà dit, est spécialiste du silence mais certainement pas du refroidissement. Le design particulier des ailettes permet en effet de réduire très fortement les nuisances sonores mais en contrepartie, le flux d’air est réduit à sa plus simple expression. Si c’est tenable avec un P4 3 GHz à sa tension d’origine – 58°C), le survoltage met à mal le Verax qui fait atteindre les 63°C à notre processeur. Les rotations par minute en burn passent de 15.000 à 26.000 tours/minute. N’imaginez pas que le ventilateur tourne effectivement à cette vitesse. Verax précise en en effet que l’interprétation des rotations par la carte mère est 9 fois supérieure à la réalité à cause du design du ventilateur. Bref, la vitesse a réellement varié de 1666 tours/min à 2888 tours/min. Il est édifiant de constater que la vitesse maximale de 3500 tours/min du ventilateur n’a jamais été atteinte alors que notre processeur à 1.75V avait atteint 63°C. Peut être qu’à 90°C, le Verax donnera sa pleine puissance ...

Incontestablement silencieux mais incontestablement peu performant, le Verax conviendra aux possesseurs de Pentium 4 chauffant peu (2.4C ou 2.6C par exemple) et non overclocké. Au prix exorbitant et injustifié auquel il est vendu, on comprend néanmoins mieux l’expression le silence est d’or ...


Page 17 - Zalman CNPS 7000 AlCu & 7000 Cu

Zalman CNPS 7000 AlCu & 7000 Cu
Zalman a fait du silence un objectif majeur que doivent respecter ses produits. Avec la série des 7000, le fabricant coréen a mis au point un dissipateur énorme qui ne risque pas de passer inaperçu dans votre configuration. D’abord compatible uniquement avec les socket 478 et 754 (Athlon 64), Zalman a récemment sorti une version estampillée ‘A’ qui apporte en plus le support du socket 462.

Le radiateur présente donc des dimensions impressionnantes et pour s’en rendre compte il suffit de mentionner le simple fait que le ventilateur incorporé au centre des nombreuses ailettes est un modèle de 92 millimètres. Le remplacement de ce dernier par un autre modèle risquera de poser problème étant donné l’absence de châssis. Il est à noter également que la base est assez petite par rapport à d’autres solutions de refroidissement.

Le dissipateur est composé de cuivre et d’aluminium pour la version AlCu tandis que la version Cu est intégralement constituée de cuivre. Cette dernière présente un poids incroyablement élevé de 773 grammes. Zalman recommande d’ailleurs d’être très prudent lors du déplacement d’un PC équipé du 7000 Cu. Quand on sait qu’Intel recommande un poids maximum de 450 grammes pour un dissipateur, on comprend que Zalman décline toute responsabilité en cas de dégâts encourus lors de déplacement du PC.

Le ventilateur est donc un 9.2 centimètres et c’est finalement devenu une habitude chez Zalman. Sa vitesse de rotation maximale est de 2500 tours/minute. Grâce au célèbre FanMate1, cette vitesse peut tomber à 1400 rotations par minute lorsque l’on règle sa molette au minimum. Comme Verax, Zalman garde secrète sa capacité de refroidissement.

Contenu du package :

- Ventirad
- FanMate 1
- Support et vis de fixation pour socket 478
- Vis spécifiques à la fixation au socket 754
- Pâte thermique


Le système de fixation est original et assez pratique. Son avantage est que la pression à exercer pour fixer le dissipateur est assez faible. Il faut placer les deux bras dans les trous du clip de rétention, aligner les trous des supports métalliques avec ces bras et ensuite visser. Le bras va alors monter jusqu’au support métallique latéral du radiateur. Simple et efficace. Par contre, du fait de la forme arrondie réduite de la base, le Zalman ne se "cale" pas dans le berceau du socket 478. La conséquence est que lors de la fixation, il glisse sur le processeur et donc étale de la pâte thermique un peu partout sur la base.

Question nuisances sonores, le ventilateur de 92 millimètres à 2500 tours/minute s’entend mais est relativement discret par rapport à d’autres solutions de refroidissement de ce comparatif. Avec le FanMate1 réglé au minimum, les Zalman sont quasi inaudibles.

Les performances sont de tout premier ordre avec le ventilateur réglé au maximum. Avec 43°C à 1.55V et 52°C à 1.75V, le 7000Cu fait un peu mieux que le 7000 AlCu : respectivement 45°C et 54°C. Ces performances les positionnent dans les meilleurs de ce comparatif. Avec le ventilateur au minimum, il vaudra mieux les utiliser avec le processeur à sa fréquence d’origine, les températures relevées en overclocking devenant en effet un peu élevées : 57°C pour le Cu et 58°C pour l’AlCu contre 52 et 54 °C avec un vcore de 1.55V.

Zalman nous propose une fois de plus des dissipateurs combinant performances et nuisances sonores réduites. Notre préférence va à la version AlCu, plus légère et moins chère, étant donné la faible différence de performances par rapport à la version Cu, vraiment trop lourde et plus chère. Vu le package complet, les performances et le prix très intéressant du AlCu, on peut le qualifier de meilleur rapport prix/performances/niveau sonore de ce comparatif. Le Cu est un peu plus cher pour un faible gain en refroidissement et surtout un poids énorme sans fixation à la carte mère ...


Page 18 - Performances

Performances
Rappelons que ces tests ont été faits à l’air libre à 20°C et que des températures plus élevées seront à constater dans un boîtier fermé, selon la bonne ventilation de ce dernier. A noter également qu’il est plus que conseillé de rester sous les 70°C avec un Pentium 4.

Voici les résultats obtenus après une heure de burn avec le Pentium 4 à sa fréquence et voltage d’origine : 3 GHz et 1.55 V.


Et ci-dessous, les températures obtenues après une heure de burn avec le P4 overclocké à 3.5 GHz et un vcore de 1.75V.


Les Thermalright se placent loin devant les autres avec un ventilateur puissant tournant à 4000 tours/minute. Le SP-94 embarquant un système à caloducs est très impressionnant avec seulement 34°C sans overclocking et 43°C en overcloking. La puissance du ventilateur n’explique pas à elle seule ces bons résultats. Il suffit en en effet de comparer ces températures avec celles obtenues par l’Alpha ou le Swiftech avec le même ventilateur pour constater que les dissipateurs Thermalright sont vraiment performants.

Derrière ces rois du refroidissement, nous trouvons une armée de solutions se tenant en quelques degrés mais qui présentent toutes la particularité commune d’être bruyantes. Ce n’est qu’avec le SP-94 surmonté d’un Papst que nous rencontrons la première solution très peu bruyante. Epinglons également parmi les solutions performantes et peu bruyantes, les Zalman CNPS 7000 Cu et AlCu. Sans overclocking, le Nexus PHT-3600, très silencieux, fait également bonne figure. A noter aussi les performances moyennes des solutions Intel ...

En queue de peloton, on trouve les ventirads équipés de potentiomètre avec leurs ventilateurs réglés au minimum. L’intrus dans ces lanternes rouges est le Verax ... avec son ventilateur à son maximum.


Page 19 - Niveau sonore

Niveau sonore

Sans surprises, les plus silencieux sont les moins performants. En effet les Zalman au minimum sont loin de refroidir honorablement le processeur, tout comme le Verax. Le premier du classement à combiner un faible niveau sonore sans sacrifier à la performance est le Nexus PHT-3600. Par contre, comme nous l’avons déjà mentionné, son usage devra se limiter à des processeurs non overclockés.

Les premiers dissipateurs à combiner performances et silence, même en overclocking, sont les Thermalright surmontés du Papst. Nous l’avons vu, même doté de ce ventilateur peu bruyant, ils affichent des performances très correctes, y compris lorsque le processeur reçoit un niveau de tension bien supérieur à celui d’origine.

Autre constatation, l’Intel Box en aluminium est un brin plus silencieux que les Zalman CNPS 7000 avec leur ventilateur à leur régime maximum. Notons également que le ventilateur Y.S.Tech s’avère être très bruyant, dommage pour l’OCZ et le Vantec Aeroflow qui en sont équipés. Enfin, et sans surprises, le Thermaltake Spark 7 avec ses 6000 rotations par minute est bien le plus bruyant du lot.

Dans un boitier, les solutions mesurées entre 40 et 45 dBA sont très peu audibles voir inaudibles. Entre 45 et 50 dBA, elles sont peu audibles, deviennent audibles entre 50 et 55 dBA, bruyantes entre 55 et 60 dBA et vraiment très bruyantes au delà!


Page 20 - Conclusion

Conclusion
L’offre des solutions de refroidissement par air pour processeurs Intel n’a plus rien à envier à celle pour processeurs AMD. La montée en fréquence des Pentium 4 n’y est pas étrangère, de même que les performances et nuisances sonores moyennes des solutions fournies par Intel.

Dans ce marché très hétéroclite, les plus hautes marches du podium reviennent à Thermalright avec ses SLK-900, SLK-947 et surtout le SP-94 et ses caloducs. Performants même avec un ventilateur peu bruyant, ils justifient pleinement la réputation qu’ils se sont forgés et leur prix. Ils font partie des rares dissipateurs pouvant allier overclocking et faible bruit.

Face à ces monstres onéreux livrés sans ventilateurs, nous trouvons les Zalman CNPS 7000 qui bien que moins performants offrent le meilleur compromis prix/performances/nuisances sonores de notre comparatif. Nous préférons la version AlCu moins chère, beaucoup moins lourde et à peine moins performante que la version Cu.

Enfin, parmi les solutions peu coûteuses, nous avons été séduits par le Nexus PHT-3600 qui est réellement discret tout en affichant des performances honorables du moment que l’on réserve son usage à un processeur non overclocké.

En effectuant ce comparatif et en constatant les résultats, nous ne pouvons que conclure que les systèmes de refroidissement par air n’ont pas dit leur dernier mot face aux processeurs modernes qui dissipent de plus en plus de chaleur. A condition de bien choisir, on trouve encore des solutions offrant d’excellents rapport refroidissement / bruit, preuve que le watercooling n’est pas - encore - une nécessité ...


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