| AMD K6 III Processeurs Publié le Lundi 22 Février 1999 par Marc Prieur URL: /articles/103-1/amd-k6-iii.html Page 1 - Introduction
J’ai eu l’occasion de m’amuser quelques instants avec ce processeur, d’ou cette rapide preview. Plus de résultats de tests dès que je pourrais avoir le processeur plus longtemps bien entendu ;)
La principale limitation de l’architecture Socket 7 (et donc Super Socket 7) se situe au niveau du cache de second niveau. Ce dernier était en effet jusqu’alors intégré sur la carte mère et cadencé à la fréquence du bus système. Si cela ne posait pas de problèmes il y’a un ou deux ans, c’est plus difficile a gérer maintenant. Un K6 2 400 Mhz doit se contenter d’un cache L2 cadencé à seulement 100 Mhz auquel il ne peut pas accéder à pleine vitesse, le bus étant également occupé par les échanges avec la mémoire vive et les divers périphériques. Résultat, le gain de performances entre un K6 2 350 et un K6 2 400 est très peu élevé. Ce problème d’architecture à été résolu depuis longtemps par Intel, se qui leur a permis de faire monter en puissance leur processeurs. Par exemple le Pentium II dispose de 512 Ko de cache externe (situés sur la cartouche SECC) cadencé à ½ de la fréquence du processeur, et accessible via un bus spécialisé (grâce à l’architecture DIB – Dual Independant Bus). Avec le K6 III, ces limitations font désormais parties du passé. En effet, une nouvelle architecture, le " TriLevel Cache design " (cache à trois niveaux) apporte des changements sur trois points.
Malheureusement et c’est un fait connu, le cache de second niveau, s’il aide pour les calculs en entiers n’est que très peu utile pour les calculs en virgule flottante, qui sont pourtant le gros point faible du K6 II. Page 2 - Performances
Encore une fois, je dois vous prévenir que je n’ai pas eu le processeur entre les mains assez longtemps pour faire de vrais tests comme j’aurais aimer les faire, il s’agit donc d’une preview et les scores sont a prendre avec des pincettes.
Le CPU Mark 32, qui reflète les performances du processeur dans un environnement bureautique, bénéficie largement du cache à trois niveau du K6 III. En effet jamais un processeur n’avait obtenu tel score jusqu´à maintenant. Le FPU Mark passe quand à lui de 1330 avec un K6 2 400 à 1520 avec un K6 III 450, soit un gain de 14% du en grande partie a l’augmentation de fréquence de 10%. Ce n’est malheureusement pas assez pour rattraper le retard des K6 par rapport aux Intel Celeron et Pentium II.
Sous Quake II lorsqu’on utilise le patch 3D Now !, les résultats avec une Voodoo 2 sont toujours aussi bon. Mais la encore avec le passage du K6 2 400 au K6 III 450 on ne gagne que 17%. C’est néanmoins différent avec la Riva TNT. Certes, le patch 3D Now ! n’est pas très efficace, mais on gagne tout de même 28% en passant du K6 2 400 au K6 III 450. Page 3 - Upgrade et Conclusion
Sur le papier, le gros avantage du K6 3 est la compatibilité avec les cartes mères Super 7 actuelles. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas dans la pratique. Tout d’abord, votre carte mère doit disposer d’un bios supportant le K6 2 400, premier K6 utilisant le nouveaux core ‘CXT’. Sans un tel bios, le cache L1 de ce nouveau core sera mal exploité et vous obtiendrez des performances plus que décevantes. Par contre, lorsque vous utilisez un bios adapté, les performances du CXT sont 5 à 8% au dessus des anciens K6 2. Le K6 III est basé sur ce le CXT, et la carte mère n’a en théorie besoin de rien d’autre, le cache L2 interne étant géré de manière transparente par le processeur.
Il ne reste qu’a espérez que le K7 soit aussi bon en FPU que le K6 III en calculs d’entier et qu’il ne sera pas vendu à un prix excessif … En attendant, rendez vous dans une ou deux semaines pour le test final de ce processeur ! Copyright © 1997-2026 HardWare.fr. Tous droits réservés. |