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Raja Koduri en repos sabbatique, Lisa Su reprend RTG

Tags : AMD; Apple; ATI; Radeon; RTG;
Publié le 13/09/2017 à 14:58 par Guillaume Louel

Nos confrères de pcper  ont confirmé que Raja Koduri, qui dirigeait jusqu'ici le Radeon Technology Group d'AMD était en "repos sabbatique" jusqu'à la fin de l'année, pour des raisons personnelles.

Un langage très "diplomatique" qui s'accompagne d'une reprise en main par Lisa Su, la CEO d'AMD du groupe RTG et annonce probablement une réorganisation interne. Dans un message interne publié par nos confrères, Raja indique à ses équipes qu'il vise, en 2018, s'intéresser plus à "l'architecture et la réalisation de la vision [d'une informatique immersive et instinctive]" en "rebalançant ses responsabilités opérationnelles".

On ne sait pas s'il reviendra dans son rôle, ou même dans un autre, chez AMD. Pour rappel Raja Koduri  avait tenu divers postes dans les architectures graphiques d'ATI et d'AMD, suivi d'un passage de quatre années chez Apple en tant que directeur graphique, avant de revenir chez AMD dans son poste actuel.

Dossier : Radeon RX 470 4 Go vs GeForce GTX 1060 3 Go : le test de cartes Asus, EVGA, MSI, Sapphire et XFX

Publié le 10/01/2017 à 00:00 par Damien Triolet

Après les RX 480 et GTX 1060 6 Go, AMD et Nvidia proposent des RX 470 et GTX 1060 3 Go basées sur les mêmes GPU mais plus abordables. Des solutions de choix pour les joueurs ?

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Le Radeon Technologies Group remonte la pente

Tags : AMD; RTG; Vega;
Publié le 14/09/2016 à 15:41 par Damien Triolet

Pour rappel, en septembre dernier, AMD s'est réorganisé de manière à mettre en place une division à peu près indépendante qui se focaliserait sur tout le pan "graphique" de ses activités. Le Radeon Technologies Group était né et s'apparentait en quelque sorte à une reformation de l'ancien ATI qui avait été progressivement intégré au sein d'AMD. Un an après c'est l'occasion pour cette division graphique de faire le point.

L'intérêt de la réorganisation était de donner plus d'agilité et de liberté aux équipes chargées des GPU et des cartes graphiques, que ce soit en termes de stratégie commerciale, de communication ou d'utilisation de son budget. Face à un délitement de ses parts de marché, un changement significatif était devenu important pour lutter plus efficacement contre Nvidia dans l'écosystème PC. C'est Raja Koduri, ex architecte et ex CTO qui, après un passage chez Apple, a pris la direction de ce Radeon Technologies Group (RTG).

Sa mission était on ne peut plus claire : stopper la chute des parts de marché et remonter la pente. Pour y parvenir, ce n'est pas réellement plus de moyens qui ont été donnés à Raja Koduri, mais plutôt l'opportunité de faire mieux avec ce qui est disponible et de revoir certaines priorités. Le premier changement visible pour les utilisateurs a été une refonte de la stratégie liée aux pilotes accompagnée d'une nouvelle interface et d'un changement de marque.

Le RTG a ensuite peaufiné sa manière de collaborer avec les développeurs, notamment avec le portail GPUOpen, avec un timing qui a suivi l'arrivée des nouvelles API. Un investissement important a également été effectué au niveau de la réalité virtuelle. Si cette technique d'affichage ne génère pas encore énormément de revenus, elle offre par contre pas mal de visibilité, ce qui est toujours bon à prendre en plus de se positionner sur ce nouveau marché. Et évidemment de nouveaux produits ont été lancés avec la famille de Radeon RX 400 Polaris. Si tout n'a pas été parfait concernant leur lancement, et si elles ne peuvent pas concurrencer les GeForce sur le haut de gamme, elles représentent sans aucun doute de meilleurs produits par rapport à l'ancienne gamme.

Hier, lors d'une conférence avec la presse, Raja Koduri a expliqué être satisfait des résultats et du travail de ses équipes, beaucoup a été fait au cours des 12 derniers mois, tout en indiquant leur rappeler régulièrement qu'il reste encore énormément à faire. Comme nous l'avons vu dans les chiffres de parts de marché, la division RTG d'AMD est effectivement en train de remonter la pente. Il est question d'une progression de 26% à 34% de ses parts de marchés entre Q4 2015 et Q2 2016 (cartes graphiques desktops + mobiles). Un résultat très encourageant pour Raja Koduri. Toujours très pragmatique et réaliste, il précise que ce résultat est d'autant plus appréciable qu'il a été obtenu alors même que Nvidia ne lui a pas facilité la tâche avec de bons produits et une exécution sans faille.

Quid de la suite ? Malheureusement, nous n'en saurons pas plus sur les futurs produits et technologies qui seront proposés par le RTG. Raja Koduri s'est contenté de rappeler avoir mentionné il y a peu le premier semestre 2017 pour les très attendus GPU Vega, en précisant cependant que des détails les concernant seraient dévoilés avant les fêtes de fin d'année. Une stratégie de communication qui semble donc à peu près similaire à celle engagée pour Polaris et qui consiste en partie à occuper l'espace pour gagner du temps.

Cette approche, souvent nécessaire pour une société en position de challenger, est évidemment à double tranchant puisqu'elle revient à dévoiler certains éléments à la concurrence et peut conduire à s'avancer trop tôt sur des aspects qui ne sont pas encore garantis. Lors d'une précédente discussion avec Raja Koduri, après que la campagne de communication axée sur l'efficience de Polaris ait été lancée mais avant les tests des Radeon RX 400, ce dernier nous avait indiqué qu'il était crucial de trouver avec ses équipes un bon équilibre pour faire en sorte de bénéficier d'un peu de teasing sans prendre le risque de décevoir en survendant certains aspects. Nous espérons évidemment que cet équilibre aura été mieux calibré et attendons avec impatience d'en savoir plus sur la génération Vega.

 
 

AMD annonce Polaris, sa future architecture GPU

Publié le 04/01/2016 à 15:00 par Damien Triolet

Enfin, après 4 années de GCN en 28nm, les Radeon vont accueillir une nouvelle architecture gravée en 14nm : Polaris. Et pour AMD le focus se portera sur l'efficacité énergétique avec un bond en avant annoncé sans précédent !


Le Radeon Technology Group d'AMD profite de ce début d'année pour lever un (très petit) coin du voile qui entoure sa prochaine génération de GPU, notamment en donnant un nom de code à son architecture : Polaris (l'étoile polaire). Et pour positionner sans équivoque ses objectifs avec cette architecture, AMD explique avoir opté pour ce nom de code en faisant le parallèle entre l'efficacité des étoiles à générer des photons et l'efficacité demandée aux GPU pour générer des pixels.

Comme vous le savez, l'architecture actuelle des Radeon est globalement en retrait par rapport à l'architecture Maxwell de Nvidia au niveau de l'efficacité énergétique. Fort de larges parts de marché et ayant bien anticipé le très long passage par le procédé de fabrication 28nm (exploité pour les GPU depuis 4 ans déjà !), Nvidia a développé deux architectures pour celui-ci : Kepler et Maxwell. En face, AMD est resté sur une architecture GCN moins efficace en se contentant d'évolutions mineures de son cœur. Pourquoi ? Probablement parce que, contrairement à Nvidia, AMD avait parié sur l'exploitation d'un procédé en 20nm qui ne s'est jamais concrétisée pour les GPU.

Tout cela va enfin changer en 2016 avec l'arrivée de GPU fabriqués en 16nm FinFET+ chez TSMC et en 14nm LPP chez GlobalFoundries et Samsung. Ces nouveaux procédés de fabrication ont pour point commun de donner enfin aux GPU l'accès à la technologie FinFET, de quoi donner un coup de pied dans une fourmilière bien trop tranquille à notre goût !

Introduit par Intel en 2012 sous les noms de "transistors tri-gates" ou de "transistors 3D", le FinFET se détache de la construction planaire classique des transistors en donnant une troisième dimension à la porte ce qui permet d'en augmenter la surface de contact et de mieux l'isoler. Les courants de fuite, qui peuvent représenter une grosse partie de la consommation d'un transistors classique, sont alors nettement réduits.


Autant, voire plus, que la finesse de gravure, c'est ainsi le passage au FinFET qui autorise une avancée significative dans les performances des transistors, ce qui peut se traduire par un gain de fréquence, une nette réduction de la consommation ou un mélange de ces deux points selon le positionnement de la puce. Autre avantage selon AMD, le FinFET permet d'obtenir un comportement plus homogène de l'ensemble des transistors, ce qui réduirait la variabilité dans les échantillons produits.

Comme c'est traditionnellement le cas pour les Radeon, c'est lors de ce changement de process qu'AMD va introduire une évolution significative de son architecture GPU, sur laquelle le Radeon Technology Group va bien entendu vouloir communiquer. Et pour cela il faut pouvoir lui mettre un nom.

La nomenclature des architectures GPU d'AMD, ou plutôt son absence, a été source de confusion ces dernières années. En l'absence de communication d'AMD, nous avons ainsi fait référence à GCN 1.1 et GCN 1.2 pour parler des petites évolutions apportées depuis la Radeon HD 7970 de décembre 2011. AMD préfère cependant concentrer le terme GCN sur les unités de calcul du GPU (ses "cœurs"), d'autres éléments du GPU pouvant évoluer indépendamment. Polaris représente ainsi le nom global de la nouvelle architecture et GCN 4 la nouvelle version de ses unités d'exécution (après GCN 1 / 1.0, GCN 2 / 1.1 et GCN 3 / 1.2).

Raja Koduri, qui dirige Le Radeon Technology Group, nous a indiqué vouloir faire en sorte que les cartes graphiques qui embarqueront un GPU de type Polaris soient clairement identifiables. Pragmatique et réaliste, il est bien conscient qu'avec une éventuelle future gamme de cartes graphiques, il pourra être difficile pour ses équipes de résister à la tentation d'y intégrer d'anciens GPU. Il sera ainsi important de permettre aux GPU Polaris d'être mis en avant de manière explicite.


Avec Polaris, à peu près tous les blocs du GPU vont être mis à jour. Nous vous avons déjà parlé de l'aspect affichage et vidéo le mois passé. Pour rappel, les GPU Polaris supporteront le HDMI 2.0a, le DisplayPort 1.3 et le décodage des vidéo 4K en H.265.

Les processeurs de commandes (grahiques et compute), les processeurs géométriques, le cache L2 et le contrôleur mémoire seront également revus pour accompagner le passage aux Compute Units (CU) de type GCN de 4ème génération. Sur ce dernier point AMD précise que Polaris pourra supporter soit un bus GDDR5 soit un bus HBM, suivant les GPU.

Malheureusement, AMD en dit très peu sur les évolutions et ne donne que ces quelques maigres détails :


AMD indique tout d'abord que le cœur de l'architecture a été amélioré pour une meilleure efficacité énergétique. Comme Nvidia a commencé à le faire à partir de la génération Kepler, nous pouvons supposer qu'AMD va essayer de ne plus avoir besoin d'une logique d'ordonnancement complexe et gourmande à l'intérieur des CU, là où le comportement d'une suite de certaines instruction est totalement déterministe et peut donc se contenter d'un ordonnancement statique préparé lors de la compilation.

AMD parle également d'amélioration des ordonnanceurs matériels, mais cette fois nous supposons qu'ils ne font pas référence aux CU mais au front-end et aux tâches globales initiées par les processeurs de commandes. Il s'agit ainsi probablement d'améliorations destinées au support du multi-engine de Direct3D 12. Il est également question de nouveaux modes de compression. Il pourrait s'agir de la compression ASTC, coûteuse à implémenter (mais le 14nm règle ce problème) et qu'AMD et Nvidia avaient évité jusqu'ici, contrairement aux concepteurs de GPU pour SoC pour lesquels quelques transistors de plus ne sont jamais trop chers payés pour économiser de la bande passante mémoire et de l'énergie.

Enfin, AMD mentionne un Primitive Discard Accelerator, soit un système d'éjection des triangles masqués du pipeline de rendu. Pour rappel, statistiquement, à peu près la moitié des triangles d'un objet tournent le dos à la caméra et peuvent être éjectés du rendu dès que cet état est confirmé. Pouvoir le faire rapidement permet de booster les performances géométriques en situation réelle.

Actuellement, les moteurs géométriques des Radeon ne sont pas capables d'effectuer cette tâche plus rapidement que le rendu d'un triangle, contrairement aux GeForce qui en profitent pour se démarquer dans certaines scènes, notamment quand la tesselation génère de nombreux triangles masqués. Avec Polaris, AMD devrait enfin combler ce déficit, probablement en doublant le nombre de moteurs d'éjection des primitives par moteur de rastérisation (Nvidia a opté pour une autre approche en décentralisant une partie du traitement géométrique mais nous ne nous attendons pas à ce qu'AMD suive cette voie).


Pour introduire Polaris, contrairement à ce qui se passe habituellement (à l'exception de Maxwell 1 et des GTX 750), AMD met en avant non pas son futur haut de gamme mais un petit GPU prévu pour les PC compacts et pour les portables. Il est équipé de mémoire GDDR5. Nous n'avons pas encore de nom pour ce GPU et n'avons pu l'apercevoir que brièvement sans pouvoir en prendre une photo. Tout juste de quoi apercevoir qu'il s'agit effectivement d'une petite puce et d'un packaging compact.

Sans confirmer que ce serait le premier GPU Polaris disponible, AMD a indiqué que ce petit GPU était important pour sa division graphique, qu'il serait lancé mi-2016 et qu'il serait fabriqué en 14nm chez GlobalFoundries. En précisant ne pas exclure que d'autres GPU soient fabriqués ailleurs, chez Samsung (probablement) ou chez TSMC (de moins en moins probable).

Au niveau de ses spécifications, nous ne saurons rien. Il faudra encore patienter quelque peu, le but d'AMD aujourd'hui étant de nous mettre l'eau à la bouche pour nous faire patienter quelques mois de plus.


Nous avons par contre pu voir ce GPU en action dans une version alpha lors d'un événement presse organisé il y a quelques semaines. AMD a voulu illustrer les gains d'efficacité énergétique apportés par Polaris par rapport à un GPU Maxwell, déjà très efficace. Des chiffres à prendre avec des pincettes, puisqu'ils restent dans le fond assez vagues et avec des conditions de mesure discutables, mais qui font état d'une progression fulgurante du rendement de l'architecture GCN.

Un système équipé d'un petit GPU Polaris est ainsi capable de maintenir 60 fps dans Star Wars Battlefront avec une consommation totale mesurée à la prise de 86W là où un même système équipé d'une GTX 950 demande 140W. Difficile d'en déduire exactement la consommation GPU et ce gain peut en partie être lié à la combinaison d'une puissance GPU supérieure avec un V-Sync à 60 Hz qui permet de rester à une plus faible fréquence, d'ailleurs le GPU utilisé est configuré à 850 MHz pour 0,8375v seulement. Mais de toute évidence Polaris en 14nm va enfin permettre à AMD de faire mieux que Maxwell en 28nm.

AMD tient d'ailleurs à préciser que cette démonstration a été effectuée avec un support partiel de Polaris par les pilotes. Les gains d'efficacité proviennent ainsi uniquement du 14nm et des CU GCN 4, le support des nouveaux mécanismes dédiés à économiser de l'énergie n'ayant pas encore été implémenté.

Bien entendu, les GPU Polaris n'auront pas simplement affaire aux GPU Maxwell actuels mais bien aux GPU Pascal et peut-être à de petits GPU Maxwell 2 fabriqués en 16/14nm. Et il est beaucoup trop tôt pour savoir comment s'opposeront ces futurs concurrents. Pour la première fois depuis très longtemps, il est d'ailleurs intéressant de noter qu'un élément tiers pourra venir semer le trouble dans le combat AMD vs Nvidia : les fondeurs. En effet, il semble de plus en plus probable qu'AMD exploite principalement les process 14nm de GlobalFoundries et Samsung alors que Nvidia exploiterait plutôt le 16nm de TSMC. Si l'un de ces process s'avère meilleur que l'autre, le fabricant de GPU qui aura misé sur le bon cheval s'en trouvera mécaniquement avantagé même si le process ne fait pas tout.

Vous retrouverez la présentation complète ci-dessous :
 
 

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