Intel Core i7 et Core i5 LGA 1155 Sandy Bridge

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Un overclocking contrôlé
Les premiers chanceux qui ont pu voir le Sandy Bridge en action ont rapidement dévoilé les problèmes d'overclocking rencontrés par la plateforme. En cause la fréquence de bus, fixée à 100 MHz d'origine, et qui peine à dépasser 108 MHz sans provoquer le plantage de la machine. Tout le monde a naturellement d'abord pensé à une limitation volontaire de la part d'Intel, ce dernier n'étant pas fermé à la pratique d'overclocking, mais uniquement par le biais de modèles vendus dans ce sens (les versions « extrêmes » XE, puis par la suite les série K à multiplicateur débloqué). L'overclocking par augmentation de la fréquence de bus est applicable sur tous les modèles, et échappe ainsi totalement au contrôle du fondeur.

La cause de cette limitation a été rapidement découverte : sur Sandy Bridge, la fréquence des différents bus est calée sur celle du bus processeur de façon synchrone : PCI Express, PCI, SATA, USB utilisent tous une fréquence directement proportionnelle aux 100 MHz du bus. A la différence des plateformes précédentes, pour lesquelles ces fréquences sont générées de façon asynchrone, c'est-à-dire indépendamment de celle du bus.

La désynchronisation des fréquences, adoptée jusqu'alors, est source d'une baisse de performance globale, car la logique derrière cette technique se paie par de nombreux cycles d'attente lors des accès aux bus concernés. Utiliser des fréquences synchrones se justifie donc par un gain de performance, mais au prix d'une dépendance entre ces fréquences.

A partir de là, on peut se poser des questions. Intel certifie que la plateforme n'était pas censée être validée avec une gestion synchrone des fréquences, et qu'il s'agit d'une erreur malheureuse, et non d'un choix volontaire. D'ailleurs, le fondeur assure que les futures plateformes (notamment les versions haut de gamme sur LGA 2011) reviendront à une gestion asynchrone des fréquences. A voir ! Cela étant, volontaire ou non, cette limite d'overclocking peut coûter cher à Intel, on a déjà vu des modèles de processeurs boudés par les utilisateurs à cause de leur manque de propension à prendre des MHz.

Intel a donc lâché un peu de lest, afin de mieux faire passer la pilule.


Les modèles les plus puissants (Core i7-2600 et Core i5-2500) existent ainsi en version K, dont le coefficient multiplicateur peut être librement fixé jusqu'à 57 x (soit une fréquence théorique maximale de 5,7 GHz), et dont le prix est à peine supérieur à la version classique (+ $23 pour le 2600K, et + $11 pour le 2500K). Notez que pour modifier le multiplicateur des modèles K, ceux-ci devront être impérativement installés sur un chipset P67, et non H67.


Quant aux modèles classiques non K, ceux-ci permettent quand même quelques fantaisies : choix des fréquences mémoire (DDR3 1067, 1333 mais aussi 1600, 1867 et 2133), du GPU (diviseurs libres) et réglage du seuil de puissance régulant le mode turbo. De plus, il est possible d’augmenter de 4 crans le coefficient multiplicateur du Turbo, ce qui permet ainsi d’atteindre 500 MHz de plus avec 4 core utilisés comme précisé dans le tableau suivant.


L'overclocking n'est donc pas mort … mais il est désormais sous le contrôle total d'Intel. Même si le constructeur dément formellement le caractère volontaire de cet événement. Quoiqu'il en soit, il sera intéressant de se pencher sur les choix d'Intel en ce qui concerne la future plateforme socket 2011 : restaurera-t-il les fréquences asynchrones comme il l'a annoncé ? Et si oui, reviendra-t-il en arrière sur les concessions faites sur les versions non K, ainsi que sur les prix des versions K sur LGA 1155 ?
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