NVIDIA nForce 790i Ultra SLI

Publié le 18/03/2008 par
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Après un nForce 780i en demi-teinte, ce dernier faisant en fait plutôt office de nForce 690, Nvidia revient sur le devant de la scène 3 mois après avec son nForce 790i. Au menu des nouveautés, on trouve entre autre une gestion native du PCI Express 2.0 ainsi que l’intégration d’un contrôleur mémoire DDR3 – une première chez NVIDIA.
Une nouvelle puce
Alors que le nForce 780i n’était en quelque sorte qu’un nForce 680i affublé d’une puce additionnelle, le nForce 790i intègre cette fois un tout nouveau SPP. Ce SPP, qui est la dénomination officielle de NVIDIA pour le northbridge, gère cette fois le PCI-Express 2.0 en natif.


Pour rappel, sur nForce 780i SLI le PCI-E 2.0 était géré par une puce additionnelle, le nForce 200, qui était reliée via un PCI-E 1.0 « overclocké » au SPP : en pratique, les performances n’étaient pas au niveau de celles offertes par le bus PCI-E du X38. Cette fois la gestion du PCI-E 2.0 est native, cette nouvelle version permettant pour rappel d’atteindre sur chaque lien un débit de données de 500 Mo /s, contre 250 Mo /s pour la première version. Deux ports PCI Express 2.0 x16 sont ainsi gérés.


NVIDIA met également en avant des améliorations dans la gestion du PCI-Express sur le SPP utiles dans une configuration multi GPU : le GPU-to-GPU Direct Link, d’une part, qui permet aux cartes de communiquer entre elles directement sans passer par le contrôleur mémoire, et le Broadcast, qui permet au CPU de n’envoyer qu’une fois des informations qui sont ensuite répliquées à tous les GPU. Reste à voir si ces améliorations auront un impact notable dans le cadre du Quad SLI par exemple, soit le SLI de 9800 GTX qui sera lancé d'ici une semaine.

Le PCI-E 2.0 n’est pas la seule nouveauté offerte par le nForce 790i puisqu’il s’agit du premier chipset non-Intel gérant la DDR3. Introduit il y’a bientôt un an, ce nouveau type de mémoire se distingue de la DDR2 part la tension d’alimentation qui passe à 1.5V, contre 1.8V en DDR2 et 2.5V en DDR, ainsi que le prefetch. Ce dernier, qui était passé de 2n à 4n bits lors du passage de la DDR à la DDR-2, passe désormais à 8n bits. L’organisation interne des cellules mémoire a donc été modifiée pour obtenir un débit doublé sans augmenter leur fréquence au dépend de celle du buffer d’entrées / sorties et du bus mémoire externe.

DDR2 au dessus, DDR3 en dessous

Outre le gain de consommation, cette mémoire apporte donc un gain sensible côté bande passante puisque qu’elle est officiellement disponible dans des versions comprises entre la DDR3-800 et la DDR3-1600, soit le double de la DDR2 qui va de DDR2-400 à DDR2-800, et que les fabricants vont maintenant jusqu’à la DDR3-2133. Seul problème, son prix, qui est très élevé. La gestion de la DDR3 sur nForce 790i est assortie de l'EPP 2.0, le 2.0 étant uniquement lié à la gestion de la DDR3. Pour rappel, l'EPP est une sorte de SPD plus évolué permettant aux fabricants de mémoire de transmettre par son intermédiaire plus d’informations à la carte mère, ceci afin de permettre une meilleure utilisation de la mémoire en fonction des profils EPP qu’ils intègrent : par exemple un profil avec les meilleurs timings, et l’autre avec la meilleure fréquence.


NVIDIA lance deux versions du nForce 790i, la SLI et la Ultra SLI. Si la première est officiellement « limitée » à la DDR3-1333, la seconde va plus loin et NVIDIA annonce un support de la DDR3-2000, chose possible sans o/c du FSB du fait de la flexibilité offerte par les chipsets NVIDIA qui permettent de régler la mémoire et le FSB de manière asynchrone (sans un nombre limité de coefficient FSB:DRAM). La version Ultra est également annoncée comme étant plus overclockable, sans que des chiffres précis soient fournis.

Le southbridge reste le même et offre donc deux ports Gigabit Ethernet, qu’il est possible de coupler via la technologie DualNet, et 6 ports SATA configurables en RAID 0, 1, 0+1 ou 5. C’est également lui qui gère le dernier port PCI Express x16, qui reste donc de type 1.0.
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