Comparatif : 5 NAS Raid 5

Publié le 03/03/2008 par
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Thecus N4100+

Fondée en 2004, la société taïwanaise Thecus s’est faite une spécialité des solutions de stockage réseau SOHO. Le modèle N4100+ est une évolution essentiellement logicielle du déjà ancien N4100 (sorti en 2005). Il reste le seul Nas quatre baies du constructeur encore au catalogue, mais il est évident que la star de la gamme, aujourd’hui, est le modèle N5200BR Pro à cinq baies. Si ce N4100+ est toujours commercialisé, de plus à un prix séduisant (moins de 500 € ttc), il n’a, en termes de performances, pas grand-chose de commun avec le foudre de guerre suscité. La machine n’est en effet animée que par un processeur Intel Xscale à 600 MHz (référence IOP 80219), lui-même épaulé par 128 Mo de mémoire vive. Ce couple n’a rien d’exceptionnel et les performances délivrées n’ont aujourd’hui plus rien de bien reluisant…


Malgré tout, il n’en propose pas moins un panel de fonctions complet et à la hauteur, en tous cas sur le papier, de ce que proposent les modèles concurrents sortis depuis. Il dispose même de quelques fonctions exclusives, telles que la présence d’une double interface réseau Gigabit, permettant de relier la machine à deux réseaux distincts. En revanche, au contraire du N5200B Pro, le N4100+ ne permet pas de les exploiter en mode d’agrégation de liens (802.3ad). On apprécie également la possibilité de brancher une clé USB Wifi (liste de compatibilité dans le manuel) pour transformer le N4100+ en point d’accès 802.11g. Même si, évidemment, les taux de transferts seront alors bien moindres, cela peut toujours dépanner.
Installation et mise en route
Elégant et discret, le N4100+ bénéficie d’une très bonne finition. Le système d’installation des disques durs fonctionne parfaitement, à tel point que Thecus l’a réutilisé tel quel dans le N5200BR Pro. Les chariots, sur lesquels on fixe les disques à l’aide de quatre vis fournies, glissent sans problème et se bloquent doucement après le rabat du loquet frontal. On a la possibilité de verrouiller chaque disque à l’aide d’une clé pour éviter tout retrait accidentel. Evidemment, le système gère le Hotswap, ce qui permet de changer un disque défectueux sans interruption du service.


La taille exiguë du boîtier ne facilite pas le refroidissement des disques ; malgré la présence d’un ventilateur de 92 mm, ceux-ci conservent une température de fonctionnement la plus élevée du comparatif. L’alimentation, située en bas du boîtier, intègre également d’un ventilateur de 40 mm. Du coup, si le niveau sonore reste en deçà de celui mesuré sur le N5200 Pro (3 ventilateurs), le N4100+ n’en demeure pas moins bruyant.
A l’usage
L’interface de configuration du système n’est pas vraiment un modèle du genre. Partiellement francisée, elle n’intègre aucune aide en ligne et souffre d’une organisation parfois… discutable. Des défauts que l’on retrouvera sur le N5200BR Pro et dont il faudra s’accommoder ; fort heureusement, la tâche n’a rien d’insurmontable.

Cela fait, on découvre un ensemble de fonctions assez riche, avec notamment un planificateur de mise en route (par jour de la semaine), et la possibilité de choisir la taille de bande Raid (64 Ko par défaut, conservé dans ce test).

Spécificité de Thecus, un gestionnaire de modules permet d’installer les applications développées par la communauté. Celles-ci sont moins nombreuses que pour la série des N5200, mais néanmoins dignes d’intérêt : serveurs multimédias alternatif (Firefly, Geekbox), client P2P (MLDonkey), accès SSH, amélioration du FTP, etc. Notez que Thecus propose lui-même trois extensions « officielles » : celles-ci permettent d’installer le serveur d’impression, le serveur multimédia DLNA, ainsi que le service de téléchargement (Bittorent, HTTP et FTP). Si ce dernier permet de spécifier des plages horaires de téléchargement, il ne permet pas en revanche de personnaliser les ports utilisés. En outre, Thecus propose un module permettant d’activer la compatibilité avec le protocole NFS, mais celui-ci ne s’installe pas. Peut-être s’agit-il d’une erreur…

Et à ce propos, rappelons que nous nous sommes heurtés à quelques problèmes de stabilité lors des mesures de performance. La machine plantait systématiquement lors de l’activation des jumbos frames, tandis qu’il nous a été impossible de transférer des gros fichiers (1 Go) sur un volume USB… Heureusement, ces problèmes n’impactent pas une utilisation « standard » de la machine : Raid 5, paquets Ethernet de 1500 octets, et transfert des données sur les disques internes.

Rapport performances/prix
Au final, le principal problème du N4100+ est d’avoir aujourd’hui trouvé un concurrent de taille avec le Synology CS-407. Commercialisé dans la même gamme de prix, ce dernier offre autant – sinon plus de fonctions –, une meilleure ergonomie, et surtout des performances nettement supérieures…

On aime :
– les deux ports Gigabit ;
– le gestionnaire de modules ;
– le prix.

On regrette :
– les performances !
– parfois instable ;
– l’interface de configuration perfectible ;
– la température des disques ;
– pas de gestion des quotas.
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