Le Wi-Fi MIMO

Publié le 29/03/2006 par
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Les réseaux sans fil connaissent une croissance constante depuis leur mise sur le marché il y a déjà quelques années. Les routeurs sans fil sont devenus des produits très populaires au point que les versions classiques sont nettement moins mise en avant. Les gammes de produits évoluent constamment au gré des innovations officielles – et officieuses – qu’incluent les constructeurs.

Depuis quelques mois une nouvelle technologie censée révolutionner le sans-fil fait de plus en plus parler d’elle : Le MIMO. Ses bienfaits seraient nombreux et représenteraient l’avenir du sans-fil. Cependant, ce ne serait pas la première fois qu’une nouvelle technologie, censée repousser de manière considérable les limites du sans-fil, se montre dans les faits plutôt décevante.

Alors le MIMO, Esbroufe marketing ou véritable avancée ? Réponse en pratique à l´aide de solutions proposées par plusieurs fabricants.
Petit rappel
Les premières technologies sans fil grand public sont apparues sur le marché en 1999, avec leur intégration optionnelle au sein des portables Apple, avant d’être démocratisées sur PC par Intel et son Centrino en 2003. Elles étaient basées sur deux normes fixées par l´IEEE : la 802.11a et 802.11b. La première annonçait une bande passante de 54Mbps en utilisant des fréquences autour de 5 Ghz, la deuxième plafonnait à 11Mbps sur une fourchette de transmission se situant dans les 2,4 Ghz. Moins chère et offrant une portée accrue, c´est cette dernière qui s´est rapidement imposé sur ce marché émergeant.

Mais en pratique, tout n´était pas rose : Les débits réels étaient équivalent, au mieux, à 50-60% de la bande passante théorique, et surtout, les portés étaient assez aléatoires, car excessivement dépendante de l´environnement, et tout obstacle amputait sérieusement la couverture du réseau. Cela restait suffisant pour des communications légères entres postes, notamment du partage de connexion Internet, mais tout gros transfert de fichiers devenait vite décourageant.

Fort de ce constat, et face à la réelle demande de la part des utilisateurs souhaitant s´affranchir de l´Ethernet (et surtout des fils), il fut ajoutée une nouvelle norme de transmission, la 802.11g, qui propose une bande passante de 54Mbps. Utilisant la même plage de fréquence que le 802.11b, elle est ainsi compatible avec cette dernière, et permis une évolution en douceur des réseaux 802.11b déjà existant. Ceci ajouté à une chute continue des prix et à une relative simplification de mise en œuvre ont contribué à une démocratisation d´importance du sans-fil.

Cependant cela restait une évolution, et la norme manquait encore d´efficacité face aux usages pratiques auxquelles elle devait faire face, notamment avec la forte croissance des débits de connexion à Internet : être bridé non pas par son modem, mais par son réseau sans fil, c´est plutôt rageant. Les utilisateurs deviennent également exigeant et veulent par exemple pouvoir écouter de la musique ou regarder de la vidéo de la manière la plus confortable possible, et ce en se souciant le moins possible des distances et obstacles qui composent leur environnement.

Voilà pourquoi une nouvelle norme fut une nouvelle fois mise en chantier en janvier 2004: le 802.11n. Actuellement en cours de finalisation, une première ébauche ayant été validé en mars, il apporte comme principale évolution la technologie connue sous le nom de MIMO, dont le principe essentiel est d’utiliser simultanément plusieurs canaux. Les premiers chipsets suivant la première ébauche de la norme sont tout juste annoncés et les périphériques devraient dans le meilleur des cas être disponible en juin, mais on ne sait pas encore quand le 802.11n sera entièrement finalisé.

Officiellement donc, il n’existe pas encore de périphériques 802.11n. Les périphériques testés dans cet article répondent tous par défaut à la norme 802.11g, mais « empruntent » tous la principale nouveauté de la norme n : le MIMO.
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