Comparatif : 11 Ecrans 19 pouces

Publié le 16/05/2001 par et
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Un peu de technique

Point commun à tous ces écrans, avant d´attaquer leurs différences : le tube cathodique. Son enveloppe, sous vide, contient une cathode (émet les électrons quand elle est chauffée), un canon à électrons (concentre et accélère le faisceau) et une anode (attire le faisceau vers la façade du tube). A sa sortie, le faisceau est ensuite dévié par deux bobines parcourues par du courant (la plaque la plus positive attire plus ou moins le rayon, composé l´électrons donc négatifs, suivant la charge). L´un sert à la déviation verticale, l´autre à la déviation horizontale. L´ensemble présentant assez peu de pièces mobiles, il est d´ordinaire assez fiable. Les moniteurs affichant leurs images en couleurs, vous trouverez en fait trois canons pour les trois couleurs de base : rouge, vert et bleu. On parle alors de technologie additive : les teintes à l´écran sont composées à partir de ces trois nuances en jouant sur les intensités, et sont révélées par les gouttes de phosphore présentes à la surface. Ces éléments de phosphores étant très près els uns des autres, l´oeil perçoit le résultat de ces trois impacts comme un seul et unique pixel.

Les différences apparaissent à la sortie de ce système magnétique, quand le faisceau vient heurter la grille placée juste devant l´écran.
Shadow Mask

Le procédé utilisé pour ces écrans est le même que celui des téléviseurs. Les rayons des trois faisceaux viennent balayer une grille métallique perforée de milliers de trous circulaires positionnés en triangle (configuration en trio de points). Chaque perforation juxtapose un point de phosphore destiné à révéler la couleur. La distance entre la source et l´impact sur la grille étant inférieure au centre qu´aux bords, le centre a tendance à chauffer plus vite que les parties les plus éloignées. D´où un phénomène de dilatation non homogène qui vient perturber la lecture. Les constructeurs ont néanmoins aujourd´hui trouvé un remède à cela : les grilles des écrans exploitant toujours cette technologie sont dorénavant construits en Invar, un alliage de nickel et de fer dont le facteur de dilatation est proche de zéro. Ceci afin d´assurer une meilleure lisibilité de l´image qui aurait tendance à se brouiller et à se ternir au centre sinon.

Cette technologie possède néanmoins un défaut majeur : la grille occupe un fort pourcentage de la zone de l´écran. Or, là où il y a masque, les électrons, et donc la lumière, ne passent pas. Hors ajout de filtre supplémentaire, l´image résultante est donc assez sombre, comparativement aux solutions utilisées pour les technologies développées ci-dessous.

Certains constructeurs ont donc décidé d´aller encore plus loin, en ajoutant un nouveau filtre derrière chaque phosphore. C´est le cas de Toshiba, avec son Microfilter, de Panasonic (RCTs) et de ViewSonic (SuperClear). L´idée suivie par chacun est que le filtre laissera passer dans un sens le rayon émis par le canon, mais il captera également la lumière extérieure à l´écran pour rehausser la sienne et s´appuyer dessus pour délivrer une teinte toujours pure mais plus lumineuse.

Cette technologie, moins onéreuse que les suivantes, est non seulement efficace, mais c´est une solution particulièrement adaptée en utilisation bureautique. Elle également appréciée dand le milieu du graphisme car elle apporte un meilleur respect des couleurs que la plupart des autres technologies.
Trinitron

Sony a développé dans les années 60 (1968 pour être précis) une technologie alternative connue sous le nom de Trinitron, initialement destinée aux moniteurs télé. Leur adaptation aux écrans d´ordinateurs s´est faite au début des années 80. Leur idée : plutôt que de grouper les phosphores en triangle, ils sont ici alignés par couleurs, en hauteur en lignes ininterrompues. Et les rayons ne sont plus ronds, mais droits sur les bords gauches et droits, arrondis sur le dessus et en dessous. En conséquence de quoi la grille du Shadow Mask a été remplacée par une nouvelle trouée non de points mais de bandes verticales, ininterrompues elles-aussi, à l´images des bandes de phosphore. Le masque, la partie solide à travers ne peuvent pas passer les faisceaux, étant maintenant d´une surface inférieure à celui utilisé avec la précédente technologie, les images en deviennent beaucoup plus lumineuses, plus brillantes. Maintenant, la grille, en fait composée de milliers de filaments fins, doit être maintenue fermement, d´où la présence de deux fils horizontaux tendus à l´extrême et censés amortir les chocs et les phénomènes de dilatation (infimes, mais sensibles) dus à l´échauffement des matériaux. En conséquence de quoi deux traits sombres sont visibles à l´écran sur fonds clairs. Cela pose parfois un problème à certains utilisateurs, particulièrement quand ils utilisent majoritairement des applications bureautiques à fond blanc sur leur poste. Dans la pratique et dans la majorité des cas, si vous les voyez effectivement les premiers jours, vous vous y habituez tout de même rapidement. A noter également que le nombre de fils visibles dépend de la taille de l´écran, et surtout de la taille de la grille. Vous n´en aurez qu´un pour les écrans d´une taille inférieure à 17" contre deux au dessus ou équivalent. En bref, les trois principaux avantages du Triniton sont : diminution de la dispesion calorifique, luminosité accrue à puissance égale, meilleur contraste, dalle entièrement plate.

Deux constructeurs seulement fournissent des tubes basés sur cette technologie : Sony (les moniteurs à base de ses canons se reconnaissent à leur appellation FD Trinitron) et Mitsubishi (DiamondTron, également appelé PerfectFlat chez ViewSonic). La principale différence entre eux : Sony utilise en fait trois canons à électrons pour les trois couleurs de base RVB quand Mitsubishi n´en utilise qu´un seul. Dans tous les cas, les technologies différentes se regroupent sous l´appelation Aperture Grille, moins connue mais plus générale que le fameux Trinitron, plus spécifique à Sony.

La technologie Trinitron étant tombée depuis dans le domaine public, fin 90, Sony continue depuis à se différencier des constructeurs y ayant aujourd´hui accès en développant le FD Trinitron. Il s´agit ni plus ni moins d´une simple amélioration du Trinitron, agrémenté cependant de nouvelles technologies afin, principalement, de rendre le faisceau d´électrons à la fois plus fin et plus dense (EL-Sagic). De même, ils appliquent aujourd´hui un filtre de contraste à l´écran, sous forme d´un dépôt chimique sur la dalle, afin de embellir le noir.
Slot Mask

Plus récemment encore, Nec et Panasonic ont décidé d´ouvrir une nouvelle voie, intermédiaire au Shadow Mask et à l´Aperture Grid en combinant les deux technologies. Le but : ne garder que les avantages de chacune. Ainsi, la grille résultante est-elle un hybride des deux précédente. Elle reprend l´idée des fentes verticales d´une part, et la bonne tenue du Shadow Mask d´une autre du fait de l´utilisation d´une véritable grille métallique et non de filaments. Le résultat est certes un peu moins lumineux que dans les technologies TRON, mais il est plus stable. Et il est plus brillant que les Shadow Mask. Les principaux écrans exploitant cette technologie sont signés Nec - Mitsubishi, et s´identifient par leur appellation du type ChromaClear ou Flatron (Flat Tension Mask).
Enhanced Dot Pitch, ou Masque Elliptique

C´est la dernière technologie issue des éprouvettes de nos constructeurs. Arrivée sur le marché fin 1997, et signée Hitachi, EDP reprend l´idée du Shadow Mask de placer les points sur la grille en triangle, mais s´en différencie par la forme des perforations non pas rondes mais ovales. Avantage : moins de perte de luminosité car la grille prend moins de place. Les images sont plus lumineuses.
Normes de sécurité
L´utilisation toujours plus fréquente des écrans en entreprise a amené les constructeurs à s´interroger sur leurs nuisances éventuelles, ce qui aboutit courant 1990 à l´adoption internationale de la norme MPR2 appelant à la réduction des émissions électrostatiques.

1990 : adoption d´une nouvelle norme TCO, introduite par la Confédération suédoise des employés professionnels qui aboutira à des mises à jours toujours plus complètes de sa définition initiale, TCO92, TCO95 et TCO99. Y sont recensés cette fois des règles ayant trait au confort visuel, au recyclage des pièces, à l´usage de certains composants chimiques (dont le fréon), l´obligation d´utiliser des matériaux bio-dégradable. TCO99, la dernière norme en vigueur et à laquelle se plient maintenant une majorité d´écrans, complète toutes ces directives en y ajoutant l´obligation pour les écrans d´offrir, notamment, un ajustement en température des couleurs, un taux de rafraîchissement minimum de 85 Hz (100 Hz recommandé) et de limiter le taux de réflexion à la lumière extérieure et le champ magnétique de l´écran. Mais surtout, la présence des logos TCO ´95 et TCO ´99 garantit un niveau d´uniformité à la fois du contraste et de la luminosité sur toute la surface de l´écran. Ce qui ne sera pas le cas sur un TCO ´92, comme celui de Sony, pénalisé par sa coque noire.
Procédure de Test
Afin de tester les écrans 19 pouces présents dans ce comparatif nous avons utilisé la configuration suivante :

- Processeur Intel Celeron 600
- Carte mère Abit BF6
- 128 Mo de SDRAM
- Carte Graphique Matrox G400 Dual Head
- Lecteur DVD Pioneer A03S

La procédure de test inclue les élément suivants :

1. Utilisation du logiciel CRT Test/Ntest pour les fonctions suivantes :

- Géométrie
- Pureté
- Qualité des palats/couleurs
- Moiré
- Lisibilité
- Contraste et Luminosité

2. Observation du moniteur et mesure de la fréquence maximale dans les résolutions suivantes :

- 800 x 600
- 1024 x 768
- 1280 x 960
- 1600 x 1200
- Résolution max.

3. Test de lecture de DVD Vidéo The Matrix

4. Test du blindage des écrans à l’aide d’un aimant.
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